''Là où un bon berger veille'' (Jean-Sébastien Bach)

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Publié dans Musique, Danse

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J
Merci, Joseph, pour les passages de ton commentaire que Jean cite.
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J
Merci, Joseph, pour ce que tu écris dans ton commentaire sur l’objectif qu’est pour les véritables figures de berger la joie de la communion du troupeau. Et aussi sur « la haute vocation d’enseignement de l’Art véritable », avec les puissants obligés d’écouter la leçon.
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J
J’ai apprécié cette cantate très noble et apaisante, comme presque toujours chez Bach (ce qui rend certainement témoignage à son âme). Les passages que j’ai préférés sont les instrumentaux, j’aime beaucoup le son de la flûte baroque.<br /> Intéressant, les informations que tu as trouvées sur la construction de l’œuvre ; et aussi ce que tu dis quant à l’intensité musicale qui accompagne les mots « ruh und friede » (à partir de 2’50) « peut-être pour signifier que c’est le désir de cela, souvent douloureux, qui anime le peuple… Il est possible également que Bach ait voulu signifier par là que cette paix et ce calme ne s’obtiennent que par un rude combat contre les loups ».
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M
Merci Frantz pour la découverte et l’écoute de cette cantate de Bach, j’ai beaucoup aimé la découvrir. Merci pour toute les explications que tu partages avec nous, et dès que j’ai découvert la première phrase de ce texte j’ai immédiatement, connaissant la foi de Bach, pensé à ce titre de Jésus Bon Berger. Merci pour l’extrait de l’Evangile que tu cites. Comme tu l’écris, il n’est pas pensable que Bach ait pu composer ce morceau sans penser à cela. Je trouve très intéressant que la partie évoquant les régents soit encadrée par cette mention et cet exemple du bon berger comme une insistance à le regarder et l’imiter. Me frappe aussi, comme tu le soulignes, l’insistance sur les mots « le calme et la paix ». J’ai beaucoup aimé cet accompagnement joué par les flûtes et le violoncelle, à la fois simple et gai je trouve. Je ne saurais juger le chant, mais j’ai apprécié l’écoute, cela m’a paru également simple et clair.
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L
Merci Frantz pour la découverte de cet aria, et pour tout le contexte et l’explication que tu en donnes, en particulier sur la première partie qui pourrait faire référence à Jésus Bon Pasteur. Ce que je trouve intéressant, c’est de voir comment, avec l’aide de Salomon Franck, Jean-Sébastien Bach se sert d’un sujet profane pour transmettre, par la musique, un message à la fois politique et spirituel (et de penser à l’influence qu’il pouvait alors avoir). Je retiens en particulier ce que tu expliques sur les choix musicaux (notamment sur les tensions harmoniques) qu’il fait pour accentuer son message.<br /> Merci aussi pour les autres explications musicales : je suis contente par exemple d’apprendre à mieux distinguer les tonalités majeures et mineures ; ou encore d’être conduite à faire plus attention à la basse. J’ai aussi trouvé intéressant ce que tu écris sur la voix de soprane « qui possède la profondeur des altos » : j’apprécie moi aussi son interprétation !
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J
Merci pour le plaisir et la joie de découvrir cette cantate de Bach. Il m’a semblé qu’elle était une belle illustration du verset du psaume 22ème : « Sur des prés d'herbe fraîche, le Seigneur me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. » (Bible, Psaume 22, versets 2 et 3). C’est en tous cas dans cet esprit que j’ai aimé l’écouter. Ce qui m’a le plus touché et émerveillé est l’harmonie instrumentale, et spécialement l’admirable entente musicale des flûtes, qui semblent « marcher » au même pas, comme deux brebis, à la fois bien disciplinées et dans un mouvement libre et léger, dans la communion d’être conduites par un bon berger ! Quelle belle leçon pour les gouvernants réceptifs devait être cette cantate ! En effet, je me suis dit qu’en entendant cette entente musicale, les véritables figures de berger devaient trouver une belle image de leur objectif principal : la joie de la communion du troupeau doit être si désirable ! Je rends grâce pour la haute vocation d’enseignement de l’Art véritable, et j’aime imaginer ces puissants et ces grands obligés (ou très heureux !) de faire silence et d’écouter la leçon de la musique, de Bach, mais plus encore de l’exemple du Bon Berger. <br /> J’ai été frappé également par l’importance du silence à 3’14, qui m’a rappelé un texte du vénéré Pape François : « Un bon musicien connaît la valeur du silence, de la pause. L’alternance entre son et silence est féconde et permet l’écoute, qui a un rôle fondamental dans tout dialogue. » (Message vidéo adressé aux participants de la 4ème Conférence Internationale sur la Musique, 4 février 2021).
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J
Merci. C’est beau cette façon dont la foi, chez Bach, est devenue indissociable avec l’œuvre musicale. J’ai bien apprécié le son des flûtes alto que je trouve très plaisant. Plus qu’aux musiques des bergers, le jeu des flûtes m’évoque ce que seraient les cabrioles des agneaux et la marche des moutons. Merci pour les éléments historiques que tu donnes afin de mieux comprendre le contexte de cette œuvre. Il est vrai que cette traduction fait tout de suite penser au Bon Berger qu’est Jésus.
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C
Merci Frantz de nous permettre d'accueillir le don de la paix à travers cet aria, d'en saisir le combat, d'identifier, à travers la foi de Jean-Sébastien Bach, Jésus, le seul Bon Berger; dans notre actualité dominée par le fracas de tant de guerres, et dans nos cœurs si souvent tendus, écouter "on peut sentir le calme et la paix" est une bénédiction. <br /> J'ai trouvé moi aussi la voix de la soprano très pure et, traçant, en elle-même, comme un chemin clair et sûr vers la Bergerie. Merci de m'apprendre à écouter les flûtes alto et la basse continue et à en traduire le langage.<br /> J'ai été aussi très sensible à ces "altérations" dont tu parles, à cette tension, à l'alternance d'accents musicaux graves et de sérénité.<br /> Comme tu l'écris, le langage musical et le langage de la foi ne peuvent se dissocier chez Bach: ils se soutiennent et se nourrissent mutuellement. J'ai besoin d'être guidée dans l'écoute musicale pour pénétrer dans la ferveur d'une âme profondément éprise du Christ.Merci.
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