''Arrivée du Pardon de Sainte-Anne-de-Fouesnant à Concarneau'' (Alfred Guillou)

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M
Merci Joseph d’avoir remarqué l’absence de voiles dans les deux premières barques et ce que tu en dis. Merci Jean d’expliquer les termes culturels, pour ton commentaire du texte d’Anatole le Braz, et pour ta remarque d’humour quant au féminisme.
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C
Ce que j'appelle, peut-être maladroitement, "tourisme religieux" est l'engouement actuel pour les édifices religieux, et même les monastères, non accompagné de prière, de recueillement,de signes de respect, de silence; je pense notamment aux foules qui déferlent sur Notre-Dame de Paris pour photographier, ou encore à cette proposition estivale en Bretagne d'"art dans les chapelles" qui détourne même les chapelles de leur raison d'être, si elle ne va pas jusqu'à profaner une terre sacrée...
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J
Merci, Frantz et Jean, de m’avoir corrigée au sujet de l’aube. Merci, Joseph, pour ton beau commentaire au sujet des deux premières barques. Merci, Jean, pour tes explications, pour ton avis (attendu !) sur le texte d’Anatole Le Braz. Merci pour ce que tu as écrit de très beau et pour ton action de grâce : “Je trouve d’autant plus touchant ce pèlerinage du fait qu’il est accompli par voie de mer, et cela me fait encore davantage penser au cheminement qui doit être celui de l’âme vers son Ciel, « sans se laisser distraire »“. Enfin, merci d’avoir eu encore la gentillesse de faire rire ! Je salue donc le dévouement des hommes (qui le sont vraiment) auprès des dames et demoiselles plus généralement.
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F
Merci Joseph pour ta remarque sur les deux premières barques dépourvues de voile, détail auquel je n’ai pas su faire attention, et surtout pour le sens que tu en tires. Merci aussi pour ce que tu écris également : « J’ai trouvé très beau le robuste effort de délicatesse des deux marins, pour que surtout, surtout la barque ne heurte pas trop fort le rivage, afin que la statue de Notre-Dame ne soit pas secouée. » <br /> Merci Christine pour la citation de Charles Le Goffic, dont j’ai particulièrement aimé l’expression « fêtes de l’âme », même si je trouve que la finale (« on y rit peu et on y prie beaucoup ») est peut-être un peu binaire : s’il est question par « rire » de divertissement mondain, alors je comprends bien ce qu’il écrit, mais je me dis que ce ne serait pas bon pour autant de dire que les pardons bretons ne sont pas des lieux de réjouissance : je ne connais pas assez, c’est certain, mais il me semblait que les festivités qui suivaient les célébrations y étaient importantes, et justement parce qu’elles étaient passées par la prière commune, on pouvait sans doute mieux vivre les bons rires, sans dérives. Mais c’est peut-être là une pensée erronée ou naïve…<br /> Merci Jean pour ton appréciation littéraire, qui m’apprend à distinguer les expressions de qualité de celles qui sont discutables ou pompeuses. Merci pour ta remarque sur le féminisme, qui m’a bien fait sourire : c’est à la fois très drôle et si réaliste !<br /> Je vous demande pardon pour ma faute de frappe : j’avais bien lu « Délos » !
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L
Merci Joseph d’avoir relevé l’absence de voile - en dehors des bannières - des deux premières barques, et pour ce que tu dis : « J’aime à penser que ce puisse être la manifestation de la foi en la présence de la Vierge Marie qui attire le Vent de l’Esprit Saint ! »<br /> Merci aussi pour ton évocation du « voyage vers le Port éternel » et Jean pour ce que tu écris au sujet du pèlerinage maritime : « cela me fait encore davantage penser au cheminement qui doit être celui de l’âme vers son Ciel, « sans se laisser distraire ». » ; et pour les traits d’humour !
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J
Merci, Jean, pour ton explication culturelle, et pour avoir souligné les passages trop pompeux du texte, pour être dans la juste appréciation.
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J
À quoi penses-tu quand tu parles de « tourisme religieux », Christine ? Quant à l’expression « délicieusement suranné », dans la citation (qui contient du vrai, certes) que tu rapportes, pour désigner les pardons bretons, je pense difficile de tomber plus mal…
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J
J’aime bien le parallèle que tu fais, Frantz, entre les rames et les ailes des oiseaux.
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J
C’est une expression d’Eschyle, Joseph ; et Délos (à moins que ce ne soit « Déols », Frantz ?) est une île « sacrée » de la Grèce antique. <br /> J’ai vraiment apprécié ta remarque sur l’absence de voiles autres que les bannières, et sur « le robuste effort de délicatesse des deux marins, pour que surtout, surtout la barque ne heurte pas trop fort le rivage, afin que la statue de Notre-Dame ne soit pas secouée. »
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J
Merci pour cet article, d’actualité en cette période estivale où de nombreux pardons sont encore vécus, occasions de dévotion, d’évangélisation et aussi de rencontre. <br /> Si l’on fait abstraction du parallèle méridional discutable et des envolées pompeuses (« à l’instar des nefs sacrées » ; « l’eurythmie de ces flots calmes » ; « les trirèmes helléniques voguant vers la blanche Délos » ; « les femmes prennent terre les premières d’aucunes »), le récit d’Anatole Le Braz est intéressant, surtout quand il évoque l’attitude si émouvante des femmes après leur débarquement. <br /> Quant au tableau, il est si beau dans son réalisme ! Je trouve particulièrement bien rendue la dignité des gracieuses pèlerinantes aux délicates coiffes (et, comme toi, j’ai beaucoup aimé la présence des médailles). Si l’on se rapporte au texte, il apparaît clairement que c’est l’aurore : « une étoile attardée brille encore, d’un faible scintillement, dans le ciel à moitié envahi par le flot montant de la lumière » (remarquable métaphore, pour le coup). Bien sûr que ce ne sont pas les demoiselles qui ont ramé, quelle idée ! Heureusement pour leurs glandes sudoripares (et pour l’avancée des barques…), le féminisme n’existait pas encore.<br /> Je trouve d’autant plus touchant ce pèlerinage du fait qu’il est accompli par voie de mer, et cela me fait encore davantage penser au cheminement qui doit être celui de l’âme vers son Ciel, « sans se laisser distraire ».<br /> Je rends grâce pour la Bretagne, plus belle province du plus beau pays du monde, belle, oui, avant tout de la foi des ses aïeux, foi dont les signes sont, partout où on ne les a pas détruits, disséminés.
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C
Merci, Jeanne, pour le double témoignage que contient ton article sur la beauté et la ferveur des pardons bretons.<br /> J'ai été dans un premier temps très intriguée par le texte d'Anatole Le Braz si teinté de notations méditerranéennes: "gabarres de pêche, taillées pour la lutte quotidienne avec l’autan" (gabarre est plus un terme qui désigne des embarcations traditionnelles à fond plat du sud de la France et autan un vent sec et chaud qui souffle dans le midi ),"cette méditerranée abritée et silencieuse", " sans se laisser distraire par la tiédeur intime du paysage, par cette flore odorante". Je me suis demandée si Le Braz, en brillant ethnologue et conférencier de renom dans des pays étrangers, n'évoquait pas les courageux pèlerins bretons qui, au Moyen Âge, accomplissaient de très longs voyages vers les grands sanctuaires de la Méditerranée, les Saintes Maries de la mer, Rome, et même Jérusalem. Mais toute cette évocation n'est en fait, je l'ai compris,que métaphorique pour mieux faire comprendre l'immense dépaysement et déplacement du cœur que vivaient ces pèlerins arrivant dans la rade de Brest ( l'île de Tibidi est un bon repère géographique!) depuis leur austère île d'Ouessant, ce bout du monde battu des flots. Sans doute se rendaient-ils au grand pardon de Sainte Anne- la -palud.<br /> N'en est que plus touchante, et même édifiante, leur ferveur, la solennité de leur approche ("cette allure noble et cadencée"), le silence sacré dont s'entoure leur démarche ("toutes ces manœuvres s’accomplissent sans bruit, presque sans gestes"). Rien ne les distrait, rien ne les détourne de cette quête spirituelle qui les habite corps et âmes : nous sommes bien loin d'un certain tourisme religieux qui fleurit aujourd'hui.."Elles suivent la route, absorbées dans leurs dévotions, sans se laisser distraire par la tiédeur intime du paysage, par cette flore odorante, par cette jeune verdure dont leurs regards, pourtant, sont si peu coutumiers, et dont beaucoup d’entre elles respirent aujourd’hui pour la première fois le pénétrant arôme. Ce sont choses qui ne les touchent point , si sevrées qu’elles en puissent être dans leur île sauvage, presque à nu sous son maigre manteau d’herbe brûlée. Elles passent indifférentes à toutes ces séductions de la Grande Terre’’. <br /> Les notations verticales nous aident à tourner nous aussi nos regards vers le Ciel: "une voile se montre, et, derrière elle, on en voit poindre d’autres, piquant ça et là de notes brunes la grise uniformité des lointains", "un cierge dans les mains", "elles n’ont d’yeux que pour la fine aiguille de granit", "droit au-dessus de la pointe, une étoile attardée brille encore". Je trouve cela très beau.<br /> Le tableau d'Alfred Guillou me semble ainsi très accordé au texte; je suis particulièrement saisie par la beauté des costumes et des coiffes, cet ouvrage amoureux de dentelles dont la blancheur contraste avec la lumière déclinante du crépuscule (j'imagine une arrivée pour les vêpres et les vigiles du grand Jour) et les sombres silhouettes des marins qui guident l'embarcation pour l'accostage; le trésor des missels repose au creux des mains et on devine la hâte d'arriver à la main de la jeune-fille soulevant un pan de sa robe pour enjamber la barque et fouler la terre sacrée.<br /> Merci Joseph d'avoir remarqué le fait que" les deux premières barques aient pour seule voile… leur bannière ! " et d'avoir aimé" à penser que ce puisse être la manifestation de la foi en la présence de la Vierge Marie qui attire le Vent de l’Esprit Saint !".<br /> Je terminerai par une citation sur les pardons, d'un autre grand écrivain breton, exact contemporain d'Anatole Le Braz , Charles Le Goffic (1863-1932) : « Les pardons sont les mêmes qu’ils étaient il y a deux cents ans, et vous ne trouverez rien de si délicieusement suranné. Ils ne ressemblent point aux autres fêtes. Ce ne sont point des prétextes à ripailles comme les kermesses flamandes, ni des rendez-vous de somnambules et d’hommes-troncs, comme les foires de Paris. L’attrait vient de plus haut : ces pardons sont restés des fêtes de l’âme. On y rit peu et on y prie beaucoup… » .<br /> L'expression "fêtes de l'âme" exprime parfaitement pour moi ce que reflètent texte et tableau de cet article.
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M
Merci Jeanne pour la découverte de ce tableau d’Alfred Guillou et de cet extrait d’Anatole Le Braz. Concernant ce dernier, j’ai apprécié découvrir un certains nombres de mots ! Trouvé très intéressante et évocatrice la description de ces « gabarres de pêche », particulièrement ces mots : (…) « les déconcerte et les intimide, elles, les habituées de la tempête, les affronteuses des houles déchaînées ? Ou bien faut-il croire qu’elles ont quelque sentiment de la solennité de leur rôle ? ». J’ai aimé lire ceci : « Les femmes prennent terre les premières d’aucunes, fidèles à la coutume antique, se prosternent pour baiser le sol, à l’endroit où commence, au dire de la tradition, la zone bénie, le domaine de Notre-Dame. », « Toutes vont pieds nus, toutes ont un cierge dans les mains. ». Et ce qu’il décrit sur le fait qu’elles soient absorbées par la prière et la dévotion, sans distractions, et notamment : « elles n’ont d’yeux que pour la fine aiguille de granit qui se profile là haut, sur la crête, derrière le rideau des bois. ». Toute cette description de prière populaire, comme tu l’évoques au début de ton article, est très belle et réjouissante. <br /> Dans le tableau d’Alfred Guillou, je trouve très impressionnant le nombre de voile que l’on distingue. Ce pieux évènement rassemble beaucoup de fervents pèlerins. J’ai aimé voir ces jeunes filles dans la barque rassemblées autour de la sainte, dans leur belle tenue pour l’honorer. Sans doute font-elles partie d’un groupe spécial de dévotion, avec leur tenue similaire et cette médaille autour du cou. Je trouve qu’elles sont très belles avec leurs belles dentelles. Je remarque aussi le dévouement de ces hommes, qui ont ramés (vu la longueur et le gabarit de ces rames, ces jeunes filles auraient eu bien de la peine, il me semble, si elles avaient dû s’en occuper…) et qui maintenant veillent pour l’accostage. J’aime aussi les croix que l’on voit élevées en haut des bannières et qui ressortent dans ce beau ciel rosé. Les mouvements de la mer au bord de la barque est très bien rendu aussi je trouve. Je remarque aussi la présence d’un petit drapeau français en haut d’une voile.
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J
Merci pour cet article dans la tradition si profonde des pardons bretons.<br /> Bien que la culture nécessaire m’ait manqué pour comprendre ce qu’est le « sourire innombrable de la mer », avec « la blanche Délos », j’ai vraiment apprécié la belle plume d’Anatole le Braz, avec d’abord le très beau titre de son livre, qui honore bien la véritable Bretagne : « Au pays des pardons ». Je retiens aussi spécialement la métaphore filée des barques « lourdes et robustes gabarres de pêche, taillées pour la lutte quotidienne avec l’autan », qui m’a évoqué l’âme des vrais bretons, avec d’ailleurs, en prolongement, la détermination des Ouessantines fixées sur leur vraie dévotion : « elles n’ont d’yeux que pour la fine aiguille de granit qui se profile là-haut, sur la crête, derrière le rideau des bois », jusqu’au très beau passage, enfin, sur le chant à Notre-Dame.<br /> Merci également pour la découverte de ce tableau d’Alfred Guillou, rempli d’une paisible joie. Ici, les pèlerins ne semblent pas chanter, mais j’ai aimé moi aussi être plongé dans les « sons produits par le vent, par les grandes rames entrant et sortant de l’eau, ainsi que par les mouettes, que l’on voit voler dans le ciel… ».<br /> Qu’elle est belle cette flottille de piété, qui évoque si profondément le voyage vers le Port éternel !<br /> J’ai trouvé très beau le robuste effort de délicatesse des deux marins, pour que surtout, surtout la barque ne heurte pas trop fort le rivage, afin que la statue de Notre-Dame ne soit pas secouée.<br /> J’ai aussi été touché par le fait que les deux premières barques aient pour seule voile… leur bannière ! J’aime à penser que ce puisse être la manifestation de la foi en la présence de la Vierge Marie qui attire le Vent de l’Esprit Saint !
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F
Merci pour la découverte, déjà du texte d’Anatole Le Braz, que j’ai beaucoup aimé lire : les mots appris (gabarre, autan, eurythmie, trirèmes), l’atmosphère religieuse et toute recueillie (« elles s’avancent avec une sorte de lenteur grave », « Elles passent indifférentes à toutes ces séductions de la “Grande Terre” »), la personnification des barques (« elles, les habituées de la tempête, les affronteuses des houles déchaînées », « de cette allure noble et cadencée que devaient avoir les trirèmes helléniques voguant vers la blanche Déols »)… Mais m’a surtout beaucoup plu la fin, la description du ciel et de l’étoile, si belle : « Et cette petite clarté pâle apparaît vraisemblablement aux Ouessantines comme un signe céleste, car elles ne l’ont pas plus tôt aperçue qu’elles entonnent d’un commun élan l’hymne de la Vierge ». <br /> Ensuite, merci pour l’admirable tableau, dont j’aime énormément le style : la manière dont sont peintes toutes ces voiles voguant en procession, avec ces tons pastels, le mouvement des bannières soulevées par le vent, le cortège des mouettes accompagnant les pèlerins, les longues rames dressées à l’horizontale, et formant comme d’autres ailes aux barques sombres, les ombres de celles-ci sur l’eau, les robes immaculées des jeunes femmes au premier plan, les deux hommes accostant… Mais deux choses ont particulièrement retenu mon attention et m’ont plu par-dessus tout : d’une part, la lumière dans le ciel, ce si beau rose discret, qui enveloppe tout, et s’ouvre délicatement pour laisser passer les tons d’or pâle du soleil, lui aussi si discret. Peut-être suis-je influencé par le texte, mais contrairement à toi je me sens devant un petit matin, j’imagine cette foule qui a ramé toute la nuit pour être aux premières heures du jour à la chapelle Sainte-Anne-de-Fouesnan, prête à processionner, vivre la Messe, et fêter toute la journée la Patronne des Bretons ! D’autre part, cette bannière de Notre-Dame, que tu décris, m’a elle aussi – et surtout – attiré : comme est belle cette étoile scintillant près du visage de la Sainte Vierge ! Elle est la seule qui brille au ciel, et elle est comme le reflet du soleil caché derrière les nuages. Je trouve qu’elle est comme cette « petite clarté pâle » dont parle Anatole Le Braz, et qui inspire ferveur aux pèlerins ! Et comme toi j’ai aimé voir le lien avec l’Ave maris Stella. Je suis d’accord avec toi concernant la médaille qui semble être celle de la Rue du Bac.
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L
Merci Jeanne pour ton article. Je trouve déjà très original qu’un pardon puisse avoir lieu par voie maritime. Cela m’évoque toute une culture propre aux habitants des côtes ou des îles, propre aux peuples de mariniers, de pécheurs. Une culture qui, pour moi, est mystérieuse et attrayante.<br /> J’ai beaucoup apprécié le texte d’Anatole Le Braz (qui m’a fait découvrir plus d’un mot inconnu !). Ce que j’aime particulièrement est son souci de souligner les contrastes : entre cette mer calme de la Méditerranée et l’océan Atlantique impétueux ; entre les terres parfumées que ces femmes foulent pour la première fois et ce qu’il pense connaître de la végétation de l’île de Ouessant. J’aime son style d’écriture et ce mouvement lent et solennel qu’il décrit.<br /> Du tableau d’Alfred Guillou j’apprécie, comme toi, la vision d’ensemble et la couleur du ciel, mais ce que j’ai surtout aimé regarder ce sont ces jeunes filles passagères de la première barque, escortant Notre-Dame. Je trouve très beaux leurs vêtements blancs, couleur de la pureté. Malgré toutes les belles dentelles, l’ornement principal me semble être ces petites médailles qu’elles portent dignement : comme pour bien souligner que la blancheur des robes n’est pas tant pour désigner leur propre pureté, mais pour honorer la « Toute-Pure ».
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