Francis Jammes, poète « de la Charité envers les bêtes »

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J
Merci, Christine, pour la citation du si bel extrait montrant le lien entre Francis Jammes et saint François ! <br /> Merci, Jean, pour ton beau commentaire sur les photographies et pour ce que tu écris : « Cette poésie est la compréhension du cosmos comme louange perpétuelle, ainsi que le manifeste ce poème eucharistique, du reposoir (avec le lien original entre les étoiles et les roses) à l’admirable “sorte de petite messe délicieuse“ » !
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F
Merci Christine pour cette citation de Francis Jammes sur saint François, qui se passe de commentaire ! Et merci Jean pour ce que tu écris là : "J’aime énormément les deux photographies, si vivantes ; particulièrement la seconde où chien et homme se ressemblent tant. On pressent affection et respect chez la personne qui les a réalisées, et c’est un cadeau pour nous d’avoir accès à l’intimité de ces prises de vue…"
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J
Merci, Jean, pour ce que tu dis sur les photographies, que j’ai trouvé très beau et qui entraîne à la gratitude : « On pressent affection et respect chez la personne qui les a réalisées, et c’est un cadeau pour nous d’avoir accès à l’intimité de ces prises de vue… »<br /> Merci, Christine, pour le très beau passage que tu retranscris de cette communion entre Francis Jammes et saint François. Que c’est émouvant cette union des familles d’âmes qui transcende le temps et l’espace !
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L
Merci Christine pour ce passage de Francis Jammes sur saint François !
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J
Merci, Christine, pour le passage très émouvant témoignant du lien entre Francis Jammes et saint François.
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J
Merci pour cet article.<br /> J’aime énormément les deux photographies, si vivantes ; particulièrement la seconde où chien et homme se ressemblent tant. On pressent affection et respect chez la personne qui les a réalisées, et c’est un cadeau pour nous d’avoir accès à l’intimité de ces prises de vue…<br /> Deuxièmement, j’ai vraiment beaucoup apprécié cette analyse pleine de sagacité de Robert Mallet : « On sent chez tous ces poètes [du mouvement symboliste] le besoin réel de renouer avec une nature dont le contact a été perdu. Mais aucun d’eux, pas même le mieux doué, ne parvient à discerner et à traduire la véritable poésie des choses de la terre, car chacune de leurs œuvres, même la plus sincère, au lieu d’exprimer un instinct, manifeste l’effort. On attend un authentique poète de la nature chez qui la louange de la vie des champs jaillira comme un cri spontané et non comme une chanson étudiée. » <br /> Je trouve aussi très beau ce qu’il écrit sur Francis Jammes : <br /> « Il publie sa sympathie affectueuse pour des objets que les conventions du cœur dédaignent ou ignorent : ‘‘Je me sens responsable envers elles comme un frère aîné.’’ » ; <br /> « Les animaux sont ses confidents » ; « Il devient en somme leur interprète. Et de s’être ainsi solidarisé avec eux, lui fait comprendre ‘‘toute l’infinité résignée et muette de leurs douleurs’’ » et – j’ajoute – bien des mystères inaccessibles pour le commun, comme Francis James en témoigne lui-même : « On ne s’en douterait pas. Mais, moi, je sais » (et, plus loin, « je veux » : émouvante expression de son amour).<br /> Cette poésie est la compréhension du cosmos comme louange perpétuelle, ainsi que le manifeste ce poème eucharistique, du reposoir (avec le lien original entre les étoiles et les roses) à l’admirable « sorte de petite messe<br /> délicieuse », quatrain que j’ai particulièrement aimé (la remarque que tu fais sur la différence essentielle avec le panthéisme est tout à fait juste).<br /> Merci enfin pour ce que tu écris quant à toi, en rapport avec l’Arche de Noé, sur « le cœur des véritables poètes, qui est un asile [‘‘hospice’’, hôpital] pour tous les êtres ».<br /> Je m’unis aux trois François en disant avec Francis Jammes, au Ciel, la belle prière du Pape François, si accordée au « Cantique des créatures » de saint François d’Assise.
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C
Merci Joseph pour ce temps offert de compagnonnage avec le si cher Francis Jammes, inclassable parmi les poètes puisqu'il ne put entrer dans aucune autre école littéraire que le "jammisme" ! mais se réclamant de Saint François dont il écrit qu'il est "le pur Patron" de la Poésie; il s'adresse ainsi à Saint François dans "Le rêve franciscain" (chapitre VIII): <br /> "Tu me rendis la vie avec la Poésie dont tu es le pur Patron, parmi les anges; la Poésie au beau front, qui n'est qu'une louange de la création, et que l'on rapporte à Dieu. Rien n'échappe à cette louange: ni la pomme sur le ciel bleu, ni le troupeau qui sonne, ni l'oiseau emportant un brin de laine, ni une seule herbe dans la plaine";<br /> Le chapitre se termine par ces mots:"Je me tus et je vis que François pleurait de joie."<br /> <br /> C'est cette simplicité franciscaine, que tu soulignes, qui me touche à nouveau profondément.<br /> Les deux photos illustrent très bien combien les animaux furent ses "confidents", selon le mot de Robert Mallet qui dit la nature de sa relation: confiance absolue en celui à qui sont livrées les plus secrètes pensées. Ces photos illustrent aussi la joie toute franciscaine de la vie partagée. J'aime beaucoup, de la même manière, l'identité de "frère ainé" qu'il se découvre au contact des bêtes et des choses, dans la vie rustique et cachée qu'il a épousée:‘‘Je me sens responsable envers elles comme un frère aîné.’’ Le terme "hospice" dans ta note 7,-" mon âme s’ouvre comme un hospice"-, dit toute sa bienveillance, sa sollicitude, sa compassion. Protéger la vie, prendre soin de la création , réparer, consoler: oui, ce n'était pas chez lui un programme d'écologie politique, mais l'impérieux appel d'un cœur battant...<br /> <br /> Merci pour le poème choisi qui reflète si bien la poésie de Jammes: l'âne et le bœuf cachent "un grand mystère sous leurs humbles fronts"et parle(nt) au Bon Dieu; le poète accède par humilité à ce mystère; il contemple et communie. On ne peut s'étonner du vocabulaire prosaïque (causent, morceaux, grossière), de la langue parlée (pourquoi pas, bien loin de là), au service de ce lien sans apprêts, tendre et familier. J'aime particulièrement les troisième et quatrième quatrains et l'office de louange dominicale des prairies.<br /> <br /> Oui, je peux faire miens les mots d'Albert Samain sur les vers de Jammes: " Au milieu de la surchauffe intellectuelle où se dessèchent les esprits, c’est comme un verre d’eau claire qu’on<br /> apporte et tous boivent avidement..."<br /> <br /> Merci Joseph de nous appeler à la gratitude pour ce que nous enseigne cette Poésie, mais aussi à la contrition. Et donc à la conversion.<br /> Merci de nous permettre de prier avec les mots du Pape François, et d'implorer le juste regard sur les créatures:<br /> "Elles sont tiennes,<br /> et sont remplies de ta Présence,<br /> comme de ta tendresse."
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M
Merci beaucoup Joseph pour ce réjouissant et beau partage sur la personne de Francis Jammes et sa mission de poète ! Il y a beaucoup d’expressions et de réalités exprimées que j’ai trouvé très belles quant à la relation de ce poète avec les animaux et le rôle de sa poésie. Tout d’abord le fait que Francis Jammes aime véritablement cette vie rurale qu’il a choisie et ce qui l’entoure : « S’il ne met pas la main à la charrue, il sait comment on la manie. Il n’ignore aucun des secrets de la vie rurale, il peut appeler toutes les plantes, tous les oiseaux, tous les insectes par leurs noms. Les paysans sont ses amis, les animaux ses confidents. ». Ensuite la beauté de cette réalité : le don « de communiquer avec l’âme secrète des choses », comme cela est admirable. Et je me dis qu’en découle donc forcément, si ce don est vrai, une véritable empathie et une lourde responsabilité, et ainsi il dit : « ‘‘Je me sens responsable envers elles comme un frère aîné.’’ », et « mon âme s’ouvre comme un hospice à toutes les douleurs animales », lui qui voit, qui sait « ‘‘toute l’infinité résignée et muette de leurs douleurs’’ ». Quel mystère que cette vocation, si belle, envers les créatures. J’ai trouvé très beau aussi, comme tu le relèves, de parler de son œuvre comme une « arche de Noé » et aussi qu’il devient « leur interprète ». <br /> Merci pour le beau poème partagé avec nous. J’ai particulièrement aimé :<br /> « les étoiles font un reposoir et sont des roses. » <br /> « Leurs yeux et les miens savent très bien se parler. »<br /> « auprès des marguerites pour qui c’est dimanche / tous les jours puisqu’elles ont des robes blanches. »<br /> « Ils sont les amis des grillons aux grosses têtes / qui chantent une sorte de petite messe / délicieuse dont les boutons d’or sont les clochettes / et les fleurs des trèfles les admirables cierges. ».<br /> Ce regard à la fois simple et profond, pénétrant, sur ce qui est, est tellement beau ! Je m’associe à ton action de grâce pour ces poètes qui permettent que « le contact ne soit pas coupé entre les créatures », et pour tous ceux qui répondent à cet appel de Francis Jammes et qui « ‘‘Prêche la parole simple qui donne la bonté aux ignorants.’’ ». Je rends grâce de même pour l’Impromptu des créatures, de Léo Pastór !<br /> Merci aussi pour la citation de Laudato si’ de notre cher Pape François. Enfin merci pour les photographies, j’aime cette salutation mutuelle sur la première, et le bon chien avec son maître sur la deuxième.
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J
Merci, Joseph, pour ce très bel article ! Merci pour la présentation faite de Francis Jammes dont la simplicité de cœur attire ainsi que sa vie retirée et cachée dans la montagne, et le fait qu’il est un grand dévot de Notre-Dame de Lourdes ! J’ai particulièrement aimé ceci dans l’hommage de Robert Mallet : « On attend un authentique poète de la nature chez qui la louange de la vie des champs jaillira comme un cri spontané et non comme une chanson étudiée ». Je rends grâce pour ces poètes d’hier et d’aujourd’hui qui ont vécu ou vivent de ce cri « vers le Dieu vivant ! » (cf. Psaume 83,3). <br /> « Il peut appeler toutes les plantes, tous les oiseaux, tous les insectes par leurs noms. Les paysans sont ses amis, les animaux ses confidents. […] Ce don qu’il possède de communiquer avec l’âme secrète des choses le porte à compatir non seulement à la souffrance présumée d’un épi de blé malade, mais aussi à celle des pierres que l’on casse au bord des routes. Sans se soucier des railleries, il publie sa sympathie affectueuse pour des objets que les conventions du cœur dédaignent ou ignorent : ‘‘Je me sens responsable envers elles comme un frère aîné.’’ » ainsi que l'extrait de « De la Charité envers les animaux » : Je me suis dit que les poètes catholiques qui vivent cela reçoivent probablement une compréhension et une communion toute particulière avec Sacré-Cœur de Jésus : Jésus est attentif à chaque créature et il est compatissant envers la souffrance de la Création qui manifeste quelque chose de son Cœur souffrant. <br /> Elle est belle la vénération mutuelle qu’ont ces poètes entre eux ! Je remarque celle d’Albert Samain que Robert Mallet introduit ainsi : « lui-même salue l’apparition de ce confrère provincial dont l’art risque d’éclipser le sien ». <br /> Merci pour ce que tu écris : « du cœur des véritables poètes, qui est un asile pour tous les êtres ».<br /> J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir ce poème de Francis Jammes ! Je suis touchée par la tendresse fraternelle du poète. Ayant eu la grâce d’en être témoin chez un autre poète avec certaines créatures, ce vers m’a émerveillée : « Leurs yeux et les miens savent très bien se parler. »<br /> Dans ce poème, j’ai aimé le rythme, l’enthousiasme et le regard bon de Francis Jammes. Je trouve si jolis ses vers à propos des marguerites ou encore des grillons et des fleurettes.<br /> Je remercie encore pour les vrais poètes qui rendent le généreux service d’aider ceux qui ne savent pas voir, à voir en les introduisant à la poésie qui nous entoure ! Merci !
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L
Merci Joseph pour la rencontre avec Francis Jammes par ton article et pour ce que tu rapportes de son accueil et de son ouverture aux êtres. Je trouve cela profondément beau et réjouissant de me laisser enseigner par ceux qui savent voir, qui savent écouter et se laisser rencontrer. Je trouve très évocatrice sa phrase : « Je me sens responsable envers elles comme un frère aîné ».<br /> Je relève aussi ce que dit Robert Mallet à son sujet : « Il n’ignore aucun des secrets de la vie rurale, il peut appeler toutes les plantes, tous les oiseaux, tous les insectes par leurs noms. Les paysans sont ses amis, les animaux ses confidents. » Et encore : « ce sont leurs propres sentiments qu’il tâche d’exprimer par sa voix. Il devient en somme leur interprète. » : Quelle belle mission !<br /> L’expression d’Albert Samain montre aussi, tellement, combien sa poésie fait du bien : « c’est comme un verre d’eau claire qu’on apporte et tous boivent avidement »<br /> Il y a enfin, évidemment, cette image de Robert Mallet très particulière de l’arche de Noé pour qualifier sa poésie, et ce que Francis Jammes écrit lui-même : « mon âme s’ouvre comme un hospice à toutes les douleurs animales. […] Ô poète, prends en ton âme, pour les y réchauffer et les y faire vivre en bonheurs éternels, ces bêtes souffrantes. ». L’hospice et l’arche de Noé m’ont aussitôt rappelé une exhortation du pape François sur la mission d’hôte des artistes : <br /> « Il serait important que les différentes pratiques artistiques puissent s’établir partout comme une sorte de réseau de « villes refuges », collaborant pour libérer le monde. Je vous en conjure, chers artistes, imaginez des villes qui n’existent pas encore sur la carte : ces « villes refuges ». (28 Avril 2024)<br /> Du poème j’ai particulièrement aimé son regard sur les étoiles : « les étoiles font un reposoir et sont des roses ». De lire aussi sa connaissance et son regard sur les plantes et les petits animaux, mais surtout son attention aimante pour le bœuf et l’âne. Et encore cette phrase : « le bœuf qui, aussi, parle au Bon Dieu », qui me rappelle les prières du petit Adom dans « Le chien qui suivait l’étoile » de Léo Pastór (https://www.qja.fr/2024/12/le-chien-qui-suivait-l-etoile.html).
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F
Merci pour la joie d’apprendre à mieux connaître cet admirable poète qu’est Francis Jammes ! D’emblée, la photographie du début, où on le voit, habit de campagne et grande barbe blanche, s’inclinant devant cette vache, donne le ton et inspire immédiatement ce qui est dit ensuite : « Il est réservé à un poète perdu dans le fond des Pyrénées, là-bas à Orthez, de formuler ce que d’autres tentent d’exprimer systématiquement. Au milieu de la surchauffe intellectuelle où se dessèchent les esprits, c’est comme un verre d’eau claire qu’on apporte et tous boivent avidement... »<br /> Je trouve particulièrement belle cette parole, et la réalité qu’elle décrit : « Si Francis Jammes se penche avec une telle ferveur fraternelle sur la vie mystérieuse des végétaux et des minéraux, nous ne serons pas étonnés de découvrir en lui le défenseur le plus passionné des bêtes. Sa poésie n’est pas qu’un herbier, elle est aussi une arche de Noé. » C’est dire la haute mission de ce poète : non seulement célébration, mais soin, protection, et comme il est dit, rôle d’interprète.<br /> Merci pour le poème partagé. J’apprécie beaucoup le style, simple et profond à la fois, et la manière dont Francis Jammes va à l’essentiel et nous entraîne à écouter et entrer dans son regard. J’aime en ce sens ces vers, concernant l’âne et le bœuf : <br /> « On ne s’en douterait pas. Mais, moi, je sais qu’ils ont<br /> un grand mystère sous leurs humbles fronts.<br /> Leurs yeux et les miens savent très bien se parler. »<br /> Son regard simple et enfantin sur les êtres me touche, cela sonne tellement juste ! Les « lins minces, aux fleurs en ciel bleu » et les « marguerites pour qui c’est dimanche / tous les jours puisqu’elles ont des robes blanches » disent bien la profondeur du poète ! Comme toi je retiens le très beau passage qui parle de la « sorte de petite messe » célébrée par les créatures.<br /> M’interpellent ces vers :<br /> « L’âne et le bœuf ne disent rien de tout cela<br /> parce qu’ils ont une grande simplicité<br /> et qu’ils savent bien que toutes les vérités<br /> ne sont pas bonnes à dire. Bien loin de là. »<br /> En lisant cela, je me dis qu’en effet, le silence des animaux est bien éloquent pour ceux qui savent l’écouter et le comprendre, et que c’est certainement une bonne chose que ce silence qui laisse libre, comme le silence de Dieu qui ne s’impose pas, mais parle au cœur. Moi qui sais si peu écouter et comprendre, et si mal, je rends grâce pour les poètes qui, comme Francis Jammes, comme Léo Pastór dans l’Impromptu des créatures, recueillent les souffrances et les joies de ces êtres et s’en font l’écho. En ce sens, je retiens particulièrement cette parole, mise en note : « Il y a, dans le regard des bêtes, une lumière profonde et doucement triste qui m’inspire une telle sympathie que mon âme s’ouvre comme un hospice à toutes les douleurs animales. »
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