Mosaïques de Sainte-Sophie de Constantinople

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J
Merci beaucoup Jean pour ce que tu exprimes de très fort sur la Sainte Vierge : "dont le visage sépulcral montre qu’elle a été plongée dans les eaux de la souffrance et de la mort avec son Fils"
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J
Merci, Jean, pour ton très beau regard sur le visage de la Sainte Vierge...
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L
Merci Jean pour ce que tu écris : "la représentation saisissante de la Sainte Vierge dont le visage sépulcral montre qu’elle a été plongée dans les eaux de la souffrance et de la mort avec son Fils"
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F
Merci à chacun pour son commentaire. Particulièrement Marguerite, pour ce que tu écris sur les rayons qui sortent de la Poitrine du Christ ; Jean, pour ce que tu dis sur la Vierge Marie "dont le visage sépulcral montre qu’elle a été plongée dans les eaux de la souffrance et de la mort avec son Fils" ; et Joseph, pour ceci : " une grande stabilité, majestueuse (la stature des personnes représentées), qui résiste au temps, alliée à une forme d’inquiétude silencieuse, dans la fragilité de ces mosaïques qui s’abîment avec le temps."
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J
Merci, Marguerite, d’avoir fait remarquer les rayons dorés qui sortent de la Poitrine du Christ. <br /> Je trouve très juste ce que tu écris là, Joseph : « Cela m’évoque le mystère de ce lieu saint : une grande stabilité, majestueuse (la stature des personnes représentées), qui résiste au temps, alliée à une forme d’inquiétude silencieuse, dans la fragilité de ces mosaïques qui s’abîment avec le temps. J’ai trouvé également très fort que soit donné aux personnes qui fréquentent la Basilique ce témoignage de la prosternation de l’empereur devant l’image de Jésus vrai Homme et vrai Dieu. Je rends grâce enfin pour l’œuvre extraordinaire du Credo de Nicée-Constantinople, et pour l’édifice invariable de la foi, que nulle force humaine ne pourra jamais ébranler. »
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J
C’est magnifique. La mosaïque que je préfère est la « déisis », bien connue. C’est une œuvre d’art exceptionnelle, que ce soit le « Pantocrator » impérieux, le si beau « Prodromos » affligé, ou la représentation saisissante de la Sainte Vierge dont le visage sépulcral montre qu’elle a été plongée dans les eaux de la souffrance et de la mort avec son Fils, comme le dit l’évangile de ce jour : « Ton Cœur sera transpercé comme par une épée » (Lc 2, 35).<br /> J’aime aussi la deuxième car j’apprécie toujours la représentation d’offrande de monuments.<br /> Que la « Sainte-Sagesse » ait survécu à tant d’épreuves, en particulier les seize séismes, est un puissant symbole de la permanence de l’Église dans les tourments de l’Histoire. L’est bien davantage encore, comme tu le dis, la fidélité de nos frères chrétiens d’Orient, qui sont les vrais « temples de l’Esprit Saint » (cf I Corinthiens 3, 17 : « Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous »).
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C
Merci, Frantz, pour cet article très instructif qui nous fait entrer avec toi dans cette "attention", "admiration" et "préoccupation".<br /> Nous sommes incontestablement devant un très grand trésor qui a traversé les siècles (merci pour l'historique) et représente en lui-même à travers tant de tribulations, de menaces, de chutes et de relèvements, toutes les vicissitudes de la vie chrétienne. Et je me dis que, même dérobées aux regards, ces mosaïques demeurent un vivant témoignage et sans doute le cœur battant de la mosquée...<br /> L'art de la mosaïque m'impressionne beaucoup car je trouve splendide cette unité issue du fractionnement, la vision du tout à partir d'une multitude de facettes; j'imagine le travail à la fois de force pour tailler tous ces petits morceaux, de minutie et de patience.<br /> Ma préférence va aussi à la première mosaïque dont le titre me touche profondément: cette supplication se lit tellement dans les regards de la Vierge Marie et de Saint Jean-Baptiste! Cela me semble une supplication à la fois confiante et douloureuse : l'inquiétude qui se lit est comme corrigée par une douceur remplie d'amour.<br /> J'aime aussi beaucoup la prosternation de l'empereur dans la troisième mosaïque, et ses grandes mains vides: il n'a rien à offrir, contrairement à Constantin et Justinien (2ème mosaïque), il fait à Dieu l'hommage de sa personne toute entière, remet son pouvoir, sa grandeur; il adore humblement son Seigneur.<br /> C'est cette adoration fidèle, silencieuse, qui traverse les siècles et que rien ne peut détruire.<br /> Avec toi, Joseph je rends grâce "pour l’œuvre extraordinaire du Credo de Nicée-Constantinople, et pour l’édifice invariable de la foi, que nulle force humaine ne pourra jamais ébranler."
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J
Merci pour la possibilité de découvrir l’histoire et l’esprit de cette vénérable basilique. J’ai été particulièrement frappé par le déchaînement des seize séismes contre le saint édifice, comme l’image du combat spirituel qui l’entoure, et qui continue de le frapper actuellement. Je pense ainsi à la neutralisation effectuée par le voilement des mosaïques suite à la transformation en mosquée, qui n’est peut-être pas une destruction par la dynamite, mais qui n’en reste pas moins une grande violence faite à la tradition de prière et de culte chrétien. Mais je me dis aussi que ce n’est peut-être que la conséquence logique de la volonté de relégation du trésor de la foi chrétienne en musée. Ainsi, je retiens spécialement la dernière phrase de ton article : « … comme sont toujours présents, y compris en terre hostile, les disciples du Christ, qui lui restent fidèles en priant et aimant en son Nom. » Non sans préoccupation pour eux, je rends grâce pour ces « pierres vivantes » de la « demeure spirituelle » (cf. 1ère lettre de saint Pierre, chapitre 2, verset 5, dans la Bible), qui restent avec courage, selon le plus grand défi de la fidélité du cœur. <br /> Du point de vue de l’Art, c’est la mosaïque de la « supplication » de Notre-Dame et Saint Jean-Baptiste autour du Christ Pantocrator qui m’a le plus frappé : j’ai trouvé les expressions du regard de la Vierge Marie et du visage de saint Jean-Baptiste saisissantes, avec la perception d’une profonde gravité et d’une grande douleur, particulièrement dans les yeux de la Vierge Marie. Cela m’évoque le mystère de ce lieu saint : une grande stabilité, majestueuse (la stature des personnes représentées), qui résiste au temps, alliée à une forme d’inquiétude silencieuse, dans la fragilité de ces mosaïques qui s’abîment avec le temps. <br /> J’ai trouvé également très fort que soit donné aux personnes qui fréquentent la Basilique ce témoignage de la prosternation de l’empereur devant l’image de Jésus vrai Homme et vrai Dieu.<br /> Je rends grâce enfin pour l’œuvre extraordinaire du Credo de Nicée-Constantinople, et pour l’édifice invariable de la foi, que nulle force humaine ne pourra jamais ébranler.
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M
Merci Frantz pour la découverte historique et de ces trois mosaïques de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople. Quel trésor est cet édifice ! Je trouve exceptionnelle l’expression des visages sur la première mosaïque que tu présentes, c’est très impressionnant et tellement beau. Le regard de la Sainte Vierge et celui de saint Jean-Baptiste sont si expressifs, on y lit tant de peine, de tristesse. « La Sainte Vierge et saint Jean-Baptiste sont tous deux de trois quarts, implorant, lors du jour du Jugement dernier, l’intercession du Christ pour les péchés de l’humanité. » Cela donne à réfléchir et je trouve que l’on pourrait contempler cette œuvre avec cette phrase pendant longtemps, suppliant de saisir cette douleur qui les habitent… (pour se convertir !). On voit aussi je trouve, beaucoup d’amour dans le regard de la Vierge Marie. Peut être un regard peiné, mais aimant, celui d’une Mère fidèle. J’aime énormément la représentation de saint Jean-Baptiste, ses cheveux, sa longue barbe, ses quelques traits, virils. Je trouve beau, comme tu le soulignes, que le regard de Jésus lui ne soit pas un regard emplie de tristesse, c’est un regard pénétrant, paisible, me semble t’il. J’aime aussi la présence de ces quelques « rayons » dorés qui sortent de sa tunique, bien qu’ils ne soient pas du côté gauche, ils m’évoquent le rayonnement de son Sacré-Cœur. Merci aussi pour ce que tu partages avec nous sur les deux autres mosaïques. Je trouve beau tout ce doré, omniprésence de cet or qui insiste sur l’identité divine de Jésus. La deuxième mosaïque me fait penser au titre de la Vierge Marie : « Trône de la Sagesse ». Dans la troisième je retiens particulièrement cette attitude de soumission de l’empereur.<br /> Merci pour la leçon qui conclut ton article et pour ces mots : « La vérité peut être voilée, la Parole de Dieu oubliée, l’Histoire effacée… Et pourtant, ces mosaïques sont toujours là, Sainte-Sophie est toujours debout, comme sont toujours présents, y compris en terre hostile, les disciples du Christ, qui lui restent fidèles en priant et aimant en son Nom. »
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J
Merci, Frantz, pour la présentation historique du contexte que connaît cette basilique. Je trouve que c’est tout de même difficile à comprendre qu’un édifice construit pour un culte chrétien ait été volé pour y faire un autre culte, et y voiler les représentations en mosaïques de Dieu et des saints…<br /> Dans l’art de la mosaïque, je trouve épatant le fait que ce sont des milliers de petits morceaux collés les uns à côté des autres, qu’il est possible de les distinguer seulement de près (cf. l’intérieure de la coupole de la Basilique Saint-Pierre de Rome), et qui, lorsque l’on prend du recul, forme une scène. En prêtant attention à l’or présent sur le fond de chaque mosaïque, je me suis dit que l’intérieur de Sainte-Sophie devait donner un effet vraiment très lumineux. La première mosaïque est celle que j’ai principalement aimée. Je trouve que la représentation faite de trois quarts accentue une réalité si profonde : on perçoit, un peu, combien la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste communient à la même préoccupation, le Salut. J’ai aimé saint Jean-Baptiste : il me semble regarder la Vierge Marie comme s’il l’implorait de prier son Fils. La Vierge Marie, quant à elle, ne regarde ni Jésus, ni saint Jean-Baptiste : peut-être n’est-il pas nécessaire que la Vierge Marie regarde son Fils pour qu’ils se comprennent, car ils sont parfaitement unis. Dans la deuxième mosaïque, je remarque particulièrement le fait que ces deux rois présentent chacun une représentation de leur royaume au grand Roi, Jésus. Enfin, dans la troisième mosaïque, j’ai particulièrement fait attention au geste de prosternation de l’empereur avec ses mains ouvertes.
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L
Merci Frantz pour ton article, pour les indications historiques et surtout pour la possibilité de contempler ces chefs-d’œuvre.<br /> Je suis particulièrement émerveillée par la beauté de la mosaïque de la déisis. D’abord, par les attitudes et regards de la Vierge Marie et de saint Jean-Baptiste. La sainte Vierge ne semble pas regarder Jésus, sa supplication et sa compassion sont toutes intérieures, silencieuses ; mais graves et douloureuses, je dirais… Le regard de saint Jean-Baptiste est fixé sur le Christ, qu’il désigne de sa main, et je trouve toute son attitude très belle. Elle m’évoque son humilité et son désir de s’effacer devant Jésus : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » (Évangile selon saint Jean, chap. 3, verset 20). Même si artistiquement je ne sais pas en expliquer les raisons, je trouve aussi très belle et forte la représentation du Christ : son regard, son attitude (droite et impartiale), et son geste de la main. Merci pour ce que tu expliques au sujet de la position des doigts.<br /> Ce que je retiens des deux tympans et essentiellement l’attitude d’humilité des puissants de ce monde, qui reconnaissent bien au-dessus d’eux, la royauté du Christ. Sur le tympan de l’entrée du sud-ouest j’ai beaucoup aimé regarder l’Enfant-Jésus : les plis de son vêtement sont très bien rendus, et j’aime l’alliance du doré et du rouge, qui m’évoquent la Lumière qu’est le Christ. Les traits de son visage sont fins et beaux. J’aime enfin le geste de la Vierge Marie posant sa main droite sur l’épaule de son Fils.<br /> Je m’émerveille de pouvoir contempler ainsi des œuvres qui ont plus de mille ans (pour les deux tympans) ! L’histoire de la basilique rappelle pourtant combien tout cela est fragile… Et mérite en effet : « notre attention, notre admiration et notre préoccupation. »
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