''La Madone à la Rose'' (Le Titien)

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci, Jean, de donner ton avis sur le visage de la Sainte Vierge : je ne savais pas, seule, avoir un avis. Merci pour ce que tu écris : « je pense qu’elles symbolisent les âmes que son Précurseur lui conquerra (par exemple saint Jean) et, par-dessus tout, la sienne » : c’est tellement beau !<br /> Merci, Joseph, pour ton commentaire au sujet des figures masculines qui entourent Notre-Dame, des âmes cachées, et, bien évidemment, du rappel de la présence du très cher saint Joseph ! Merci, Christine, pour avoir relevé le point commun entre saint Jean-Baptiste et saint Antoine le Grand : le désert. Merci, Marguerite, de faire allusion à la manière dont sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face est si souvent représentée.
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J
Merci Jean pour le sens très fort que tu montres quant aux roses : « je pense qu’elles symbolisent les âmes que son Précurseur lui conquerra (par exemple saint Jean) et, par-dessus tout, la sienne. »; et le lien entre saint Jean-Baptiste et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, de la Sainte Face.
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J
Je souscris à ces réflexions de Joseph : « la joie de la Vierge Marie entourée de si belles figures masculines » ; « Saint Antoine me semble rappeler la présence de saint Joseph »
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J
Très beau tableau, où l’on reconnaît bien le pinceau du Titien. Je trouve le visage de la Sainte Vierge plutôt réussi, et, ce qui n’est pas si fréquent à cette époque de l’Histoire de l’art pictural, les enfants ne sont pas exagérément potelés. <br /> J’apprécie de voir, en te lisant, que tu as pu intégrer certaines choses sur le mystère de la relation entre saint Jean-Baptiste et Jésus. Celui-ci serre sur son Cœur les fleurs que lui offre son grand Ami (cf Jn 3, 29) : même si on pourrait aussi y discerner la Création, que le Christ va également sauver, je pense qu’elles symbolisent les âmes que son Précurseur lui conquerra (par exemple saint Jean) et, par-dessus tout, la sienne.<br /> Qu’il est beau que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face ait su si bien traduire par ses mots et sa vie l’identité de Jean.
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J
Merci pour la découverte de ce tableau du Titien, qui convie à un grand émerveillement enfantin. Qu’il est beau ce geste du petit saint Jean-Baptiste qui semble se hisser sur la pointe des pieds !<br /> J’ai également aimé contempler, en regard, de l’autre côté, le vénérable saint Antoine le Grand, avec son sourire bienveillant. Appuyé sur son bâton, il me semble rappeler la présence de saint Joseph. <br /> J’ai aimé penser aussi à la joie de la Vierge Marie entourée de si belles figures masculines remplies de délicatesse !<br /> Saint Jean-Baptiste et saint Antoine le Grand, Pères des moines du désert ; sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face, carmélite ; Notre-Dame de Nazareth, par-dessus tout : quelle est belle cette famille des âmes cachées, dont chaque instant enfoui dans l’offrande est une rose pour l’Enfant-Jésus !<br /> Le mystère évoqué est si grand, si beau, si entraînant : l’amour de Jésus avec ses amis, comme le chante, entre autres, le bouleversant poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face, devant lequel on met son doigt devant sa bouche, en effet. Magistrale leçon de la vie consacrée.
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C
Merci, Jeanne, pour la contemplation ce ce tableau du Titien et du lien que tu fais avec ce magnifique poème de Sainte Thérèse.<br /> Dans ce tableau, j'aime regarder cette cascade de visages et de regards, " eau limpide qui coule" à l'image du voile de la Vierge Marie, comme tu l'écris.<br /> La Vierge à l'Enfant est encadrée par deux saints: l'un très âgé, Saint Antoine, l'autre extrêmement jeune, Saint Jean-Baptiste: leur point commun est le désert; l'un comme l'autre ont choisit le désert comme lieu de retraite, de conversion, de proximité avec Dieu. Et voici que ce sont ces roses là, ces roses de l'amour, les seules à fleurir au désert, qui sont offertes à l'Enfant-Jésus...<br /> Je suis touchée par la façon dont le petit Jean a cueilli les roses: pas par la tige, comme tu le dis, mais à pleines mains, comme font tous les petits enfants, un peu maladroits et pressés; et c'est là,précisément, que le geste rejoint le poème de Sainte-Thérèse sur l'offrande de la rose effeuillée de son cœur. Merci beaucoup pour la mise en parallèle du tableau et du poème.<br /> Comme Frantz, sans les commenter, je me permets de relever quelques vers que je trouve admirables:<br /> <br /> -"Seigneur, sur tes autels plus d’une fraîche rose<br /> Aime à briller<br /> Elle se donne à toi… mais je rêve autre chose :<br /> C’est m’effeuiller ! …"<br /> <br /> -"Une rose effeuillée sans recherche se donne<br /> Pour n’être plus.<br /> Comme elle avec bonheur à toi je m’abandonne<br /> Petit Jésus."<br /> <br /> -"Je veux en m’effeuillant te prouver que je t’aime<br /> Ô mon Trésor !..."<br /> <br /> Et comment ne pas penser à cette pluie de roses qu'elle promit de faire tomber aussi pour nous après sa mort?
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M
Merci Jeanne de partager avec nous cette très belle scène dont ici saint Antoine le Grand est témoin. Je trouve qu’il y a beaucoup de simplicité dans l’attitude et le visage de la Vierge Marie, merci pour ce que tu écris sur son voile : « dont le mouvement me fait un peu penser à une eau limpide qui coule. » Ce qui m’a amusé c’est de voir l’Enfant-Jésus s’appuyer de sa jambe gauche sur le bras de sa Mère, cela m’a paru original. Comme saint Jean-Baptiste est touchant, les yeux levés vers son Seigneur et Ami, en lui tendant de belles fleurs. C’est très beau que Jésus les tienne sur son Cœur. Cela m’évoque, avec la mention de la Croix que tu fais et le poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face que tu partages avec nous, la manière dont elle est elle-même si souvent représentée par les statues de nos églises, en portant dans sa main sur son cœur un crucifix et des roses. Merci pour son si profond poème qui me dépasse tant et sur lequel je ne ferais pas moi-même de commentaire. Je rends grâce pour ces si belles âmes, saint Jean-Baptiste, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face, et sans doute aussi saint Antoine le Grand que je ne connais pas, qui sont de si merveilleux exemple d’intimité et d’amour pour l’Enfant-Jésus !
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F
Merci pour la présentation de cette Madone à la Rose, qui fait entrer un peu dans l’intimité de saint Antoine le Grand avec la Vierge Marie, l’Enfant Jésus, et saint Jean-Baptiste. Enfoui dans sa grotte, et plus encore dans son grand manteau sombre, c’est dans cette retraite cachée, je suppose, qu’il a eu la lumière de cette rencontre. Lumière qui, comme tu le soulignes, fait resplendir sa tête. En même temps, quel contraste entre le noir de son vêtement et la clarté de l’Enfant nu, dépouillé, dans la pauvreté qu’il a choisie et qui le rend tout disponible à recevoir de son cousin et grand ami ces fleurs. Comme est beau saint Jean-Baptiste !<br /> Évidemment, le poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte-Face est d’une beauté qu’on n’ose commenter ! Il y a tant d’intimité dans ces vers, tant d’amour : on a peur de salir le mystère… Je dirai simplement que je relève particulièrement certains mots et expressions qui, toutes, indiquent l’enfouissement que j’ai aimé voir dans l’attitude de saint Antoine dans le tableau : « s’immoler sans partage », « m’effeuiller », « on la jette », « pour n’être plus », « ces débris », « à jamais flétrie », « je dois mourir ». Dolorisme insupportable ? Bien au contraire : « avec bonheur », « pour ton amour », « Beauté Suprême », « quel heureux sort ! »… Mais si je devais retenir un seul vers, ce serait celui-ci : « Je veux en m’effeuillant te prouver que je t’aime »
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L
Merci Jeanne pour cette œuvre du Titien que tu me permets de découvrir. Elle me réjouit beaucoup ! <br /> D’abord, j’ai aimé, avec toi, admirer la générosité aimante de saint Jean-Baptiste. Merci pour la manière très belle dont tu parles de son allant. Cela émeut. <br /> Le geste de Jésus, gardant contre son Cœur les petites roses, est très évocateur je trouve. Il me parle de la vigilance de Jésus sur les âmes : Il a beau porter son attention sur une nouvelle fleur, les autres ne seront pas négligées pour autant. Bien au contraire ! Il les garde très fermement et précieusement.<br /> Me touche enfin beaucoup les regards de la Vierge Marie et de saint Antoine. Il y a comme un effet d’entraînement dans ces regards admiratifs : Jésus regarde la nouvelle rose de saint Jean-Baptiste, la Vierge Marie regarde le geste des enfants et saint Antoine, me semble-t-il, est comme conduit à regarder les enfants par le regard de la Mère.<br /> Artistiquement j’aime aussi beaucoup la manière dont Le Titien a juxtaposé les deux mondes, bien réels, terrestre et céleste. Le bleu et la clarté du second contraste avec la couleur sombre du premier. Saint Antoine a donc bien la tête dans le ciel ! Je remarque aussi ses mains, qui se confondent presque avec sa barbe. <br /> Enfin, concernant l’œuvre pictural, j’aime beaucoup le visage très paisible de Notre-Dame.<br /> <br /> Merci pour le poème que tu nous offres à contempler en silence. (…) Je rends grâce pour sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ; et avec toi, pour toutes ces âmes profondément généreuses !
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