''La Madone à la Rose'' (Le Titien)

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci Jeanne de partager avec nous cette très belle scène dont ici saint Antoine le Grand est témoin. Je trouve qu’il y a beaucoup de simplicité dans l’attitude et le visage de la Vierge Marie, merci pour ce que tu écris sur son voile : « dont le mouvement me fait un peu penser à une eau limpide qui coule. » Ce qui m’a amusé c’est de voir l’Enfant-Jésus s’appuyer de sa jambe gauche sur le bras de sa Mère, cela m’a paru original. Comme saint Jean-Baptiste est touchant, les yeux levés vers son Seigneur et Ami, en lui tendant de belles fleurs. C’est très beau que Jésus les tienne sur son Cœur. Cela m’évoque, avec la mention de la Croix que tu fais et le poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face que tu partages avec nous, la manière dont elle est elle-même si souvent représentée par les statues de nos églises, en portant dans sa main sur son cœur un crucifix et des roses. Merci pour son si profond poème qui me dépasse tant et sur lequel je ne ferais pas moi-même de commentaire. Je rends grâce pour ces si belles âmes, saint Jean-Baptiste, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte Face, et sans doute aussi saint Antoine le Grand que je ne connais pas, qui sont de si merveilleux exemple d’intimité et d’amour pour l’Enfant-Jésus !
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F
Merci pour la présentation de cette Madone à la Rose, qui fait entrer un peu dans l’intimité de saint Antoine le Grand avec la Vierge Marie, l’Enfant Jésus, et saint Jean-Baptiste. Enfoui dans sa grotte, et plus encore dans son grand manteau sombre, c’est dans cette retraite cachée, je suppose, qu’il a eu la lumière de cette rencontre. Lumière qui, comme tu le soulignes, fait resplendir sa tête. En même temps, quel contraste entre le noir de son vêtement et la clarté de l’Enfant nu, dépouillé, dans la pauvreté qu’il a choisie et qui le rend tout disponible à recevoir de son cousin et grand ami ces fleurs. Comme est beau saint Jean-Baptiste !<br /> Évidemment, le poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, de la Sainte-Face est d’une beauté qu’on n’ose commenter ! Il y a tant d’intimité dans ces vers, tant d’amour : on a peur de salir le mystère… Je dirai simplement que je relève particulièrement certains mots et expressions qui, toutes, indiquent l’enfouissement que j’ai aimé voir dans l’attitude de saint Antoine dans le tableau : « s’immoler sans partage », « m’effeuiller », « on la jette », « pour n’être plus », « ces débris », « à jamais flétrie », « je dois mourir ». Dolorisme insupportable ? Bien au contraire : « avec bonheur », « pour ton amour », « Beauté Suprême », « quel heureux sort ! »… Mais si je devais retenir un seul vers, ce serait celui-ci : « Je veux en m’effeuillant te prouver que je t’aime »
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L
Merci Jeanne pour cette œuvre du Titien que tu me permets de découvrir. Elle me réjouit beaucoup ! <br /> D’abord, j’ai aimé, avec toi, admirer la générosité aimante de saint Jean-Baptiste. Merci pour la manière très belle dont tu parles de son allant. Cela émeut. <br /> Le geste de Jésus, gardant contre son Cœur les petites roses, est très évocateur je trouve. Il me parle de la vigilance de Jésus sur les âmes : Il a beau porter son attention sur une nouvelle fleur, les autres ne seront pas négligées pour autant. Bien au contraire ! Il les garde très fermement et précieusement.<br /> Me touche enfin beaucoup les regards de la Vierge Marie et de saint Antoine. Il y a comme un effet d’entraînement dans ces regards admiratifs : Jésus regarde la nouvelle rose de saint Jean-Baptiste, la Vierge Marie regarde le geste des enfants et saint Antoine, me semble-t-il, est comme conduit à regarder les enfants par le regard de la Mère.<br /> Artistiquement j’aime aussi beaucoup la manière dont Le Titien a juxtaposé les deux mondes, bien réels, terrestre et céleste. Le bleu et la clarté du second contraste avec la couleur sombre du premier. Saint Antoine a donc bien la tête dans le ciel ! Je remarque aussi ses mains, qui se confondent presque avec sa barbe. <br /> Enfin, concernant l’œuvre pictural, j’aime beaucoup le visage très paisible de Notre-Dame.<br /> <br /> Merci pour le poème que tu nous offres à contempler en silence. (…) Je rends grâce pour sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ; et avec toi, pour toutes ces âmes profondément généreuses !
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