Visitation (Pietro di Francesco degli Orioli)

Publié le

Publié dans Dessin et peinture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Merci pour tout ce qui souligne, dans vos commentaires, l'expression bouleversante du Mystère.<br /> Merci, Jean, de nous redire que certaines œuvres sont l’œuvre de la Grâce.
Répondre
J
Merci, Jean, pour ton très beau commentaire (aussi dans son expression), spécialement pour cette certitude de foi que tu nous offres, avec ta très belle manière d’appeler sainte Élisabeth : <br /> « elle a les yeux embués et les lèvres qui tremblent ; elle va pleurer de gratitude bouleversée et bouleversante.<br /> Son regard est celui d’une voyante. Elle discerne au-delà du voile de Notre-Dame » ;<br /> Merci pour le très beau lien entre la célébration de la charité par saint Paul et ce mystère du Rosaire. <br /> Et merci pour ce que tu expliques sur la différence de l’Art sacré.
Répondre
J
Merci, Jean, pour ton commentaire sur sainte Élisabeth : c'est si beau ! Merci de partager avec nous le nom avec lequel tu aimes à la nommer. Je n'avais même pas remarqué le visage au-dessus de l'épaule de saint Zacharie...
Répondre
M
Merci Jean pour ce que tu écris sur l’expression de sainte Elisabeth ! Et sur son regard, celui « d’une voyante ». Et ce que tu expliques sur le regard et sourire de saint Zacharie.
Répondre
L
Merci Jean pour ton si beau commentaire sur sainte Élisabeth la Majeure, qui voit « au-delà du voile », et sur sa gratitude : « elle va pleurer de gratitude bouleversée et bouleversante ». Merci de souligner que le véritable Art sacré ne se résume pas au thème.<br /> Merci Joseph pour ce que tu écris : « je trouve très beau également que la Vierge Marie prenne appui sur sainte Élisabeth, avec sa main gauche, comme pour évoquer le « soulagement » et la « consolation » de Notre-Dame, dans sa grande solitude face à l’incompréhensible mystère porté : pouvoir compter sur le cœur inspiré de sainte Élisabeth, admirablement accordée à Elle dans l’Esprit-Saint ! » Je trouve, après y avoir fait attention grâce à ton commentaire, que l’on perçoit très fortement cela !
Répondre
J
Merci, Joseph, d’avoir fait le lien entre la main et ce que tu redis bien : <br /> « Je trouve très beau également que la Vierge Marie prenne appui sur sainte Élisabeth, avec sa main gauche, comme pour évoquer la consolation de Notre-Dame dans sa grande solitude face à l’incompréhensible mystère porté : pouvoir compter sur le cœur inspiré de sainte Élisabeth, admirablement accordée à Elle dans l’Esprit-Saint ».
Répondre
J
Sourire et regard (sympathiques, au demeurant) de Zacharie sont nettement différents, il me semble. Il est manifestement attendri de voir sa cousine par alliance, mais il ne perçoit pas le Mystère, cela me paraît clair.<br /> <br /> Aucun d’entre vous n’a mentionné le visage au-dessus de son épaule. Peut-être une image non tronquée permettrait-elle d’en savoir davantage ?
Répondre
J
Merci pour cette découverte. <br /> La chasteté des couleurs et de l’entrelacement des mains sied à cet ineffable mystère où les liens de parenté sont surnaturalisés.<br /> Ce qui m’a beaucoup ému est l’expression d’Élisabeth la Majeure, comme j’aime à la nommer. Je crois – j’ose croire – que je sais exactement ce qu’il en est : elle a les yeux embués et les lèvres qui tremblent ; elle va pleurer de gratitude bouleversée et bouleversante.<br /> Son regard est celui d’une voyante. Elle discerne au-delà du voile de Notre-Dame ; au-delà du voile qu’évoque saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens (chapitre 13, verset 12)… passage où il célèbre justement la charité, « fruit du mystère » de la Visitation dans la tradition du Rosaire. <br /> Réussir à rendre par la peinture ceci et cela ne peut être que l’œuvre de la Grâce ; le talent et la technique n’y suffiront jamais, et voilà la ligne de partage entre l’Art sacré et celui qui ne l’est pas (et non pas seulement une question de thème).
Répondre
L
Merci Christine pour la découverte de Pietro di Francesco deli Orioli et pour tout ce que tu expliques sur l’école de Sienne et son importance dans l’histoire de la peinture. J’ai trouvé très intéressant cette technique du verdaccio, car d’une manière générale je trouve ingénieux et pas très intuitif d’utiliser une sous-couche pour faire varier la couleur finale !<br /> Sur cette œuvre je trouve très beaux les très fins des visages, des vêtements et des mains (merci pour ce que tu écris sur la rencontre des quatre mains de la Vierge Marie et de sainte Élisabeth) et les regards. Les couleurs rendent spécialement bien la délicatesse et le respect dus au mystère qui est ici célébré, en particulier le gris perle (que j’aime beaucoup !) de la Vierge Marie, la violine et le bronze (pour reprendre tes mots) de sainte Élisabeth et le ton rose de l’arrière plan.<br /> J’ai aussi tout de suite été frappée par la présence de saint Zacharie : par son regard et son sourire. Témoin actif de la Visitation il semble lui aussi jubiler d’une joie intérieure profonde. Me vient alors le rappel qu’à ce moment de l’histoire il est muet et que cette joie il ne pourra l’exprimer que plus tard, quand il donnera à son fils le nom de Jean (cf. Bible, Évangile selon saint Luc 1, 59-79).<br /> Pour ma part, j’ai du mal à me dire que la Vierge Marie soit venu visiter sa cousine pour recevoir une confirmation… Elle qui est sans péché et d’une foi inébranlable pouvait-elle douter de la parole de l’Archange ? N’est-elle pas accourue vers sainte Élisabeth dans une parfaite gratuité du cœur ?<br /> J’ai trouvé très belle cette phrase gravée sur la monnaie de la ville de Sienne !<br /> Merci enfin pour la citation du Pape François, dont je retiens particulièrement cette phrase : « à travers leur étreinte, sa Miséricorde fait irruption dans l’Histoire humaine avec une joyeuse douceur » et aussi cette expression : « comme une lumineuse icône intérieure. »
Répondre
M
Merci Christine pour la contemplation de cette si belle scène par l’œuvre de Pietro di Francesco deli Orioli. J’aime le calme et la simplicité de cette rencontre, les yeux grands ouverts de sainte Elisabeth, elle qui reconnait en la Vierge Marie la « Mère de son Sauveur. N’est-ce pas cette phrase dont on aperçoit quelques mots ? « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Sauveur vienne jusqu’à moi ? » (Evangile selon saint Luc chapitre 1 verset 43), comme la foi de sainte Elisabeth, éclairée par l’Esprit Saint, est profonde et belle ! La Vierge Marie elle, a les yeux baissés, toute humble. J’aime aussi beaucoup et trouve très touchant le regard et le sourire qui se dessine sur les lèvres de saint Zacharie. J’y lis beaucoup d’admiration. Je trouve très jolie la tunique de Marie, avec cette couleur qui évoque je trouve à la fois le blanc et le bleu, couleurs mariales. Je te remercie pour ce que tu dis de très beau sur les mains : « Rien de captatif dans cette étreinte, mais la douceur à quatre mains d’une quadruple communion : Jésus, Marie, Jean-Baptiste, Élisabeth. ». Ce geste très beau est rempli d’affection et de respect. Est belle aussi la proximité de ces deux enfants à travers le sein de leur mère, et la manière dont le peintre a représenté cela. Merci pour la citation du Pape François avec cette belle invitation de sainte imagination, à l’école de saint Ignace de Loyola dont il était le fils, pour « fixer dans l’âme comme une lumineuse icône intérieure ». Enfin merci pour tout ce que tu expliques sur le peintre et l’école siennoise, je retiens particulièrement sa dévotion à la Vierge Marie et celle de la ville de Sienne par cette devise gravée sur sa monnaie.
Répondre
F
Merci Christine de nous donner à contempler cette représentation du Mystère de la Visitation, mystère si profond et beau ! Je me suis d’abord laissé attirer par ces couleurs particulières, ce rose pâle des murs de la maison, les gris et les verts si discrets et doux, et qui, je trouve, invitent au silence et à la crainte de troubler la délicatesse de cette rencontre. Délicatesse qui est comme concentrée dans l’entrelacement si respectueux des mains : on sent que ce contact, qui n’a pas besoin d’être exubérant, exprime ce qui n’est pas encore – ou qui est déjà ? – sorti des lèvres maintenant closes de la Vierge Marie et de sainte Élisabeth. Comme c’est beau ! Merci pour le détail des visages, et ce que tu en dis. Je suis saisi par celui de la Mère de Dieu, qui semble comme soulagé à l’instant d’un certain poids : je pense avec gratitude à ce que j’ai entendu il y a quelques temps sur le soulagement qu’a été certainement pour elle cette révélation que sainte Élisabeth a reçu de la Présence en elle du « Seigneur » ! Je trouve également très belle la manière dont le peintre a signifié, avec discrétion et pudeur, cette Présence de Jésus, ainsi que celle de saint Jean Baptiste, comme tu le soulignes. J’aime également le beau sourire de Zacharie, ses yeux reconnaissants qui fixent la Mère du Sauveur.<br /> Merci également pour la présentation de l’artiste, et le contexte de l’art siennois, l’inscription dans une école, avec ses traits propres, ses techniques, ses couleurs privilégiées. Comme est belle cette sentence qui résonne comme une devise pour la ville de Sienne : « Antique Sienne, ville de la Vierge » ! J’imagine avec joie combien sainte Catherine de Sienne, quelques temps plus tard, regarda cette parole comme un honneur et la reprit à son compte.<br /> Merci enfin pour la si belle citation du cher Pape François, avec son expression admirable au sujet de cette Visitation, que je veux m’appliquer : « la fixer dans l’âme comme une lumineuse icône intérieure ».
Répondre
J
Merci pour la joie de découvrir ce tableau de Pietro di Francesco deli Orioli, et cette nouvelle représentation du mystère si beau, profond et lumineux de la Visitation. J’ai eu de la joie, tout d’abord, à voir quelques mots en latin de la si belle exclamation de gratitude de sainte Elisabeth, au-dessus des alcôves : « D’où m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Bible, Évangile selon saint Luc, chapitre 1, verset 43). <br /> C’est sans doute l’expression de sainte Elisabeth que j’ai trouvée la plus touchante, avec cette « émotion » religieuse si bien évoquée par le peintre, dans l’allégresse intérieure débordante de gratitude (sans oublier saint Zacharie !).<br /> J’ai aussi été touché par cette étreinte des mains, qui m’a évoqué l’autre rencontre invisible, bouleversante, entre le tout-petit saint Jean Baptiste, et le plus petit encore Enfant-Jésus embryon … Que c’est beau ! <br /> Selon l’éclairage reçu d’un proche il y a peu de temps, je trouve très beau également que la Vierge Marie prenne appui sur sainte Elisabeth, avec sa main gauche, comme pour évoquer le « soulagement » et la « consolation » de Notre-Dame, dans sa grande solitude face à l’incompréhensible mystère porté : pouvoir compter sur le cœur inspiré de sainte Elisabeth, admirablement accordée à Elle dans l’Esprit-Saint ! Que c’est beau là encore !<br /> J’ai trouvé également très bien réalisé le voile délicat de la Sainte Vierge, et j’admire la noble simplicité de cette école siennoise, avec les éléments historiques très intéressants que tu nous apportes, notamment cette technique « pour faire surgir les lumières et les ombres grâce au fond qui transparaît plus ou moins ».<br /> J’ai trouvé édifiant également que cette école de Sienne se soit appliquée à célébrer la Vierge Marie par son art, au point de pouvoir revendiquer lui appartenir. <br /> Merci enfin pour la grande joie de relire ces mots si profonds du cher Pape François, particulièrement ceci : « A travers leur étreinte, sa Miséricorde fait irruption dans l’Histoire humaine avec une joyeuse douceur. […] imaginer un instant cette étreinte entre la jeune Mère de Dieu et la vieille mère de saint Jean-Baptiste ; à se la représenter dans l’esprit et à la visualiser dans le cœur, pour la fixer dans l’âme comme une lumineuse icône intérieure. »<br /> Oui, quelle belle image nous est offerte là, pour nous aider à « fixer dans l’âme » la « lumineuse icône intérieure » de cette double rencontre bouleversante, qui transfigure les relations humaines en Dieu et remplit d’admiration !
Répondre
J
Merci, Christine, de partager avec nous ton émerveillement. J’ai vraiment bien aimé le style de ce tableau. La première chose que j’ai remarquée est la couleur rose pale. Je trouve qu’elle est ici un peu comme une promesse de Joie ! : la Joie, Jésus, que porte la Vierge Marie !, la Joie qu’est aussi cette Mère de Dieu proclamant son Magnificat !, la joie du petit saint Jean-Baptiste tressaillant d’allégresse dans le sein de sa mère !, la joie d’Élisabeth qui comprend que le Salut est proche ! J’ai été interpelée par les regards de sainte Élisabeth et de la Vierge Marie : elles semblent ne pas se regarder. J’ai l’impression que la Sainte Vierge regarde le ventre de sa cousine comme si elle saluait saint Jean-Baptiste qu’elle rencontre pour la première fois : elle l’aimera comme un fils et elle l’aime déjà ! Quant à sainte Élisabeth, il me semble qu’elle regarde légèrement au-dessus de la tête de Notre-Dame comme s’il elle saluait l’Esprit-Saint qui planant sans cesse au-dessus de sa Bien-aimée. Merci pour avoir vu dans ces mains tenues « la douceur à quatre mains d’une quadruple communion : Jésus, Marie, Jean-Baptiste, Élisabeth ». J’ai aimé la position de ces mains : elles laissent de la place à quelqu’un d’autre. J’espère que ce n’est pas farfelu, mais cette position me rappelle la manière dont on peut disposer les mains pour que quelqu’un vienne s’assoir et qu’on puisse le déplacer, un peu comme des porteurs ou des brancardiers. Voilà alors deux mères qui portent les âmes vers leurs fils qui travaillent ensemble au salut des âmes ! J’ai alors été touchée en cherchant (mais, n’étant pas latiniste, je ne sais pas si j’ai correctement cherché ?) que le mot "veniat" écrit quasiment au-dessus de ces mains signifie « qu’il vienne ». <br /> Je rends grâce pour le cher Pape François, pour ses paroles, et pour sa compréhension si profonde du mystère de la vieillesse et de la mission des personnes âgée !<br /> Merci pour les renseignements historiques et techniques au sujet de l’école siennoise de peinture.
Répondre