« Scènes de la vie de sainte Lucie » (le Maître de la Légende de sainte Lucie)

Publié le

Publié dans Dessin et peinture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Je rejoins donc ce qu’écrit Frantz : « Le signe physique du corps de sainte Lucie que ‘‘mille hommes et mille paires de bœufs’’ ne peuvent faire bouger manifeste cette détermination qui, unie à la Volonté de Dieu, devient absolument inébranlable. J’ai d’ailleurs été frappé par le fait que les cordes tirées par les bœufs ne font même pas un pli sur le vêtement de sainte Lucie : c’est comme si elles n’existaient pas ! »
Répondre
J
C’est un très beau tableau ; comme toujours, j’apprécie le trait et les magnifiques couleurs de l’art pictural flamand. <br /> La dévotion de sainte Lucie pour sainte Agathe (cette communion admirante est si présente chez tous les saints !) est touchante, et encore davantage quand on pense au fait qu’elle la suivra directement dans les mentions du Canon romain de la Messe…<br /> Ce qui m’édifie particulièrement chez cette jeune martyre de la générosité envers les démunis et de la chasteté, c’est sa force spirituelle (don de l’Esprit Saint, justement représenté) qui rayonne dans sa psychè et dans son corps : une femme dans la totale maîtrise d’elle-même et de ses paroles !
Répondre
C
Merci, Lucie, de me faire découvrir ainsi la vie de Sainte Lucie dont j'avais depuis longtemps associé le nom à la lumière (lux) mais dont je ne connaissais presque rien.<br /> Ce qui me frappe le plus c'est le rayonnement paisible qui émane de Sainte Lucie: la même paix, que ce soit dans le tableau de la guérison, dans la scène devant le juge, et , enfin, dans l'évocation de sa marche au martyre: la présence explicite de l'Esprit-saint dans le volet de droite, au cœur de ce qui est déjà son auréole, me semble être la principale différence (avec les mains très éloquentes) entre les trois représentations de la Sainte, unifiée dans sa Consécration, ferme dans sa foi, sereine dans son espérance. Elle a trouvé l'unique Trésor ("un bien plus rémunérateur")...et une certaine impassibilité en témoigne.<br /> M'ont touchée aussi la communion avec sainte Agathe et le lien fort avec sa mère.<br /> Enfin cette parole magnifique: "puisque je n’ai plus rien à donner, je me donne moi-même" .
Répondre
M
Merci Lucie de partager avec nous l’histoire de ta sainte patronne que je suis vraiment contente de découvrir. D’abord je trouve réjouissant le lien de sainte Lucie avec sainte Agathe, ensuite on ne peut qu’être admiratif devant sa piété, son courage et sa virilité. J’aime la manière assurée avec laquelle elle répond devant le magistrat, et notamment ces mots : « Les discours de Dieu ne peuvent cesser ». Comme il est beau de voir la main protectrice de Dieu sur la vie de cette sainte femme en faisant en sorte qu’elle soit immobile, et le témoignage de son lien aussi à l’Eglise avec ce qui est rapporté : « Elle continua à parler pour annoncer la paix imminente qui allait être rendue à l’Église. »<br /> Concernant l’œuvre picturale j’aime beaucoup le style de l’ensemble, les couleurs, les vêtements, les paysages. Les belles herbes au pied des scènes, les fleurs que tu as relevées mais aussi les bleues à gauche, la belle tenue de sainte Lucie, et même s’il s’agit d’un personnage ignoble, le vêtement du juge. Je trouve joli le visage simple et lumineux de sainte Lucie, en particulier sur la partie de gauche. J’aime ses longs cheveux dorés, sa couronne de petites fleurs de perles, sa robe et son beau manteau bleu. Ce que je trouve très touchant est la présence de l’Esprit Saint (très beau, les ailes déployées) posé sur la tête de la sainte. <br /> Merci aussi pour ce que tu écris sur la porte de la propriété laissée ouverte.
Répondre
J
Merci pour l’approfondissement à travers l’Art sacré de la découverte de la vie de sainte Lucie, modèle d’âme consacrée et d’amie des pauvres. Le récit est encore une leçon de courage, de force et de liberté intérieure montrés par les saints martyrs, et ici particulièrement par sainte Lucie ; vertus que je trouve bien exprimées dans le tableau, avec les attitudes corporelles, les expressions de visage, dans la sainte indifférence. Ce que je trouve le plus beau, c’est la présence de l’Esprit Saint dans l’auréole de la sainte, qui me rappelle la parole de Jésus :<br /> « Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 10, versets 18 à 20).
Répondre
F
Merci pour cette occasion de découvrir davantage la vie de sainte Lucie. Me frappe d’abord, dans ce que tu rapportes, le lien entre les saints, et ici la dévotion qu’avait sainte Lucie envers sainte Agathe. Je trouve également très beau cet appel à la vie consacrée, et la détermination à repousser tout ce qui entraverait la réponse à cet appel, jusqu’à préférer la mort. Quelle force d’âme ! Le signe physique du corps de sainte Lucie que « mille homme et mille paires de bœufs » ne peuvent faire bouger manifeste cette détermination qui, unie à la Volonté de Dieu, devient absolument inébranlable. J’ai d’ailleurs été frappé dans la représentation de cet épisode, dans la partie droite du tableau, par le fait que les cordes tirées par les bœufs ne font même pas un pli sur le vêtement de sainte Lucie : c’est comme si elles n’existaient pas ! Et la suite du martyre, que tu racontes, continue d’affirmer cette force que Dieu déploie dans la vie de sa sainte. Force qui se manifeste dans la grande douceur, si bien représentée ici je trouve, de sainte Lucie. La présence de l’Esprit Saint, dans la partie de droite, est si belle ! J’ai aimé regarder la porte ouverte vers le jardin clos, qui m’évoque l’un des vocables de la Vierge Marie ; la chevelure fine et lumineuse de sainte Lucie, qu’on dirait même couverte de petites étoiles (surtout à gauche) ; son beau manteau bleu, évoquant peut-être là encore son lien avec la Vierge Marie (même si l’un des hommes qui la traînent en « justice » porte la même couleur) ; la présence des pauvres dans la partie de gauche ; le parterre fleuri, avec en particulier la présence des lys. Enfin, je retiens particulièrement la très belle parole de sainte Lucie : « Le sacrifice qui plaît à Dieu consiste à visiter les pauvres et à subvenir à leurs besoins ; et puisque je n’ai plus rien à donner, je me donne moi-même pour lui être offerte. »
Répondre
J
Merci, c’est toujours une joie de lire des éléments de la vie des saints, et ici de sainte Lucie ! Une fois encore chez une sainte : quelle virilité dans le courage de ses actes et de ses paroles ! Celles-ci m’ont particulièrement interpelée : « Le sacrifice qui plaît à Dieu consiste à visiter les pauvres et à subvenir à leurs besoins ; et puisque je n’ai plus rien à donner, je me donne moi-même pour lui être offerte. » et « Ceux qui vivent chastement sont le temple de Dieu. » J’ai été touchée par la protection de Dieu dans l’épisode où sainte Lucie est rendue immobile avec l’Esprit Saint qui plane sur sa créature bien-aimée. J’ai aimé voir la présence des lys blancs sur le premier volet du tableau. Ca m’a intéressé de voir que dans le panneau central, sainte Lucie ne regarde pas cet homme : ça ne l’intéresse pas ! Je repense alors à cet extrait du Livre d’Isaïe dans la Bible « Celui qui va selon la justice et parle avec droiture, qui méprise un gain frauduleux, détourne sa main d’un profit malhonnête, qui ferme son oreille aux propos sanguinaires et baisse les yeux pour ne pas voir le mal celui-là habitera les hauteurs, hors d’atteinte, à l’abri des rochers. Le pain lui sera donné ; les eaux lui seront assurées. » (versets 15 à 16).
Répondre