''L’Annonciation'' (par Henry Ossawa Tanner)

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci, Jean, pour ton commentaire !
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L
Merci à chacun pour vos commentaires ! <br /> Frantz et Jeanne, merci pour ce que vous dites sur la couleur de la tenture rouge et ce qu’elle évoque pour vous.<br /> Merci Christine pour avoir situé la scène avant la nuit et pour ce que tu écris de beau à ce sujet ! <br /> Merci aussi Frantz et Jean pour ce que vous dites sur le désordre et l’aspect miséreux de la chambre qui ne correspondent pas au mystère célébré et pour ce que tu expliques Jean sur le sens du lit, qui dans la peinture classique n’est jamais défait. Je trouve que c’est un beau symbole et je rejoins ton avis que, du coup, cela est malheureux d’avoir fait autrement…<br /> Merci enfin, Joseph, de citer le Pape François. Je retiens en particulier cela, si important : « pour accueillir les grands dons de Dieu, il faut savoir chérir ceux qui sont plus quotidiens et moins apparents. C'est précisément par sa fidélité quotidienne à la bonté que la Vierge a permis au don de Dieu de grandir en elle. »
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J
Merci, Christine, pour ce que tu exprimes de ce temps de l'avant-nuit. Merci, Jean, pour l'explication de la symbolique du lit non défait.
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F
Merci à chacun pour son commentaire. Particulièrement Joseph, pour ce que tu cites du Pape François ; Jean, pour l'explication du lit non défait dans la peinture classique ; et Christine sur le début de nuit.<br /> Merci aussi Jean pour ce que tu écris sur saint Joseph !<br /> Merci à ceux qui m'ont aidé à voir différemment le regard de la Vierge Marie dans ce tableau : à l'écoute et attentive, oui.
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J
Merci, Christine, de ce que tu partages avec nous de ta compréhension que cette scène se passe avant la nuit.
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J
Merci pour ce partage. Je trouve réussie et très intéressante (et juste bibliquement, comme tu le soulignes) la manière de figurer l’archange Gabriel.<br /> En revanche, je n’aime pas du tout la façon dont est représentée Notre-Dame de l’Annonciation ! Et contrairement à Joseph, je trouve qu’elle fait vieille ! Comme Frantz, « je dois dire que je n’apprécie pas l’aspect désordonné de la chambre de la Sainte Vierge (pli sur le tapis, draps défaits sur le lit, manteau non plié et jeté sur le coffre) et l’impression de malpropreté (les traces de moisissures sur le broc), qui me semble ne pas correspondre à la dignité qui peut être celle même des pauvres gens, et encore moins à une femme telle que la Vierge Marie » ; et j’ajouterais : peut-on seulement imaginer que saint Joseph l’aurait laissée dans une telle chambre ?! <br /> À savoir que dans la peinture classique, si vous l’avez remarqué, le lit de la Sainte Vierge n’est jamais défait : en effet cela symbolise justement sa virginité… Tout cela est donc malheureux, je trouve. <br /> En revanche, pour finir, comme j’ai commencé, par une note positive, je vois dans son regard, et contrairement à Frantz, cette fois, une écoute, une attention ; et la lampe à huile en est un beau symbole.
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C
Merci, Lucie, pour ce tableau de Tanner qui en me déroutant m'a obligée à chercher à comprendre.<br /> La liturgie de ce jour nous emmène là où tout a commencé et cela est en soi bouleversant.<br /> Je me suis souvent imaginé une petite maison claire et fleurie, du soleil entrant par la fenêtre,une jeune-fille en prière; ici, rien de tout cela: une pièce sans attrait, non pas simple mais nue et austère, et totalement fermée; et une jeune-fille en tenue de nuit au bord d'un lit ouvert comme si c'était le soir, la fin d'une journée et qu'après avoir allumé la lampe à huile, elle s'apprêtait à dormir. Je me suis alors dit qu'était belle cette idée: en ce début de nuit tout allait commencer (et n'est-ce pas souvent la nuit que se passent les plus grandes choses? nuit de la sortie d’Égypte que tu cites Lucie, nuit de Noël, nuit de Pâques...).<br /> Ayant ainsi situé la scène en début de nuit, j'ai mieux compris l'Ange Gabriel semblable à la colonne de nuée (merci pour le rapprochement), le manteau bleu qui attend pour la grande Traversée, et ce visage pur au regard si attentif ( je l''avais trouvé dans un premier temps apeuré et perplexe): la Vierge Marie écoute et regarde, elle a dit son "fiat", son oui définitif, elle va se lever, petite, fragile, mais remplie d'Esprit-Saint; portant en son corps le Sauveur du monde; elle va quitter toutes ses sécurités, ses projets... et nous emmener avec elle.
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J
Merci pour la découverte de ce tableau. Je n’y ai pas retrouvé la noblesse, la délicatesse, la joie et la beauté des grands maîtres de la peinture quant à la représentation de l’Annonciation (qui seront de toute façon toujours en dessous de ce mystère si élevé) mais en revanche, j’ai trouvé intéressante la symbolique originale dans la manière de représenter l’ange, être spirituel, avec l’évocation de la colonne de nuée et cette épée. Je retiens également le choix réaliste de représenter la Sainte Vierge très jeune, et j’ai trouvé intéressante l’expression du regard, qui m’évoque une personne très attentive, très concentrée pour bien écouter. Enfin, je relève la volonté du peintre de montrer combien la bouleversante nouvelle de l’Incarnation s’est déroulée dans un quotidien ordinaire, et je repense aux mots du vénéré Pape François : <br /> « Avant l'Annonciation, l'Évangile ne dit rien de Marie. Elle est présentée comme une simple jeune fille, apparemment égale à tant d'autres qui vivaient dans son village. Une jeune fille qui, précisément à cause de sa simplicité, a gardé pur ce Cœur Immaculé avec lequel, par la grâce de Dieu, elle avait été conçue. Et cela aussi est important, car pour accueillir les grands dons de Dieu, il faut savoir chérir ceux qui sont plus quotidiens et moins apparents. C'est précisément par sa fidélité quotidienne à la bonté que la Vierge a permis au don de Dieu de grandir en elle. C'est ainsi qu'elle s'est entraînée à répondre au Seigneur, à lui dire ‘‘oui’’ de toute sa vie. » (8 décembre 2023).
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M
Merci Lucie pour le partage avec nous de cette œuvre de Henry Ossawa Tanner. Même si je préfère les représentations classiques de l’Annonciation, c’est intéressant de découvrir ce tableau. J’ai aimé cette lumière provenant de la colonne qui envahit toute la pièce et la rend presque chaleureuse malgré sa vétusté, que tu soulignes, ainsi que la présence du grand manteau bleu de Notre-Dame. Pour ma part il me semble bien que Tanner ait représenté la Vierge Marie en prière, elle aurait allumée sa petite lampe à huile, le cierge qui est sur la droite de la tablette que l’on aperçoit à travers la colonne, et se serait assise sur le bord de son lit, les mains jointes. Je suis frappée par le fait qu’il ne se trouve sur son visage aucune surprise, elle semble bien attentive, à l’écoute. Comme toi je trouve que le centre de la nuée évoque une lame d’épée, l’épée de la Parole de Dieu ? La tenture rouge, elle, me surprend et m’interroge. Mais peut-être que Tanner a voulu par là, avec ce que l’on aperçoit de l’architecture de la pièce, la présence de ces cruches, du sol pavé, évoquer un lieu précis. Merci pour les différents passages de la Bible que tu évoques.
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J
Merci, Lucie, pour la découverte de ce peintre. Ce n’est pas forcément un style pictural que j’apprécie, tout comme le visage et les mains de la Vierge Marie, mais ça m’a intéressée de découvrir cette représentation du mystère de l’Annonciation. Le fait que la Sainte Vierge soit représentée ainsi me ramène au modèle d’écoute et de prière continuelles qu’elle est : quoiqu’elle fasse, la Vierge Marie est disposée à la visite de Dieu. La place que prend la couleur rouge sur ce tableau me suggère le mystère qui est annoncé : l’Incarnation. Dieu se fait chair, et du sang, le Sang très Précieux, coule en lui… La colonne de lumière m’a fait penser, comme toi, à une épée. Cette présence de la colonne de lumière ou de feu me fait repenser au buisson ardent (Livre de l’Exode dans la Bible, chapitre 3, versets 1 et suivants). Merci d’avoir relevé la lampe à huile : je ne l’avais pas vu de moi-même. L’Embryon-Jésus : quel mystère extraordinairement magnifique !
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F
Merci pour la découverte de cette œuvre, un regard parmi d’innombrables regards d’artistes sur ce mystère de l’Annonciation. J’ai trouvé très intéressante cette façon de représenter la présence de l’ange, bien que surprenante par rapport aux représentations traditionnelles, avec la référence que tu soulignes à la colonne du livre de l’Exode. Intéressante, mais peut-être moins belle à mes yeux, parce qu’elle ne souligne pas la dimension relationnelle entre la Vierge Marie et l’ange, et peut prêter à considérer ce dernier comme une entité un peu floue, une sorte d’énergie lumineuse, même si je ne prête pas un instant de mauvaises intentions au peintre ! Par contre, la lumière qui émane de cet ange, et la manière dont elle illumine toute la scène, est remarquable. <br /> Si d’un côté je dois dire que je n’apprécie pas l’aspect désordonné de la chambre de la Sainte Vierge (pli sur le tapis, draps défaits sur le lit, manteau non plié et jeté sur le coffre) et l’impression de malpropreté (les traces de moisissures sur le broc), qui me semble ne pas correspondre à la dignité qui peut être celle même des pauvres gens, et encore moins à une femme telle que la Vierge Marie, je trouve néanmoins beau le choix des couleurs qui marquent cette chambre sobre : le bleu du manteau, couleur traditionnelle de Notre-Dame, et le beau rouge de la tenture aux trois nuances, qui m’évoque immédiatement l’Esprit Saint comme présence qui envahit toute la personne de la Vierge. J’aime le détail de ses mains jointes. Je ne suis pas vraiment sensible à son regard, qui ne m’évoque pas tellement la prière, ou la crainte de Dieu, et me semble un peu indifférent (mais c’est une impression personnelle). En revanche, je trouve belle la présence de cette lampe à huile, et ce que tu en dis.
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