''Saint François prêchant aux oiseaux'' (Alexandre de Riquer)

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M
Merci Frantz pour la citation du Pape François que tu ajoutes. Merci Lucie d’avoir interprété que saint François caressait un oiseau. Merci Joseph pour le rappel que l’alouette est « l’oiseau-gratitude ». Merci Jean pour ces mots : « elle résume à la fois la noblesse de la condition animale et l’appel universel à l’action de grâces, qui est donc aussi, c’est à souligner, un « devoir » ! »
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J
Merci pour la découverte de ce tableau, les oiseaux sont très bien peints et j’apprécie la description que tu en fais, ainsi que ta remarque sur la végétation. <br /> Bien évidemment, ce que je trouve le plus beau est le fioretti ! Je remercie pour les témoins qui nous en ont fait part… et, dans leur lignée, pour le Pape François, de vénérée mémoire, avec sa phrase si profonde que tu cites et celle que Frantz a ajoutée en commentaire. <br /> Ce que je retiens particulièrement de cette prédication de saint François d’Assise, c’est l’exhortation « votre devoir est de louer partout et toujours », car elle résume à la fois la noblesse de la condition animale et l’appel universel à l’action de grâces, qui est donc aussi, c’est à souligner, un « devoir » ! Comme je le répète souvent, je rends grâce à Dieu pour les êtres qui, accomplissant ce pour quoi ils ont été faits (« les chants qu’il vous a enseignés » : que c’est beau !), suppléent à l’ingratitude si laide, et si fréquente, hélas, de l’être humain… <br /> « Faut-il que le Créateur vous aime, pour vous accorder de telles faveurs ! » Que devrions-nous dire, nous !
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J
Merci pour la joie de cette rencontre avec saint François d’Assise, « L’homme fraternel » selon la belle expression d’Eloi Leclerc, selon ce si bel extrait des Fioretti, qui m’a profondément réjoui et entraîné, et bien illustré par le tableau, dans l’esprit de simplicité qui préside à ce si bel épisode.<br /> Comme cela est beau et édifiant de lire ces paroles, où l’on fait l’expérience de l’amour de réconciliation de ce saint si admirable (et avec un si bon disciple en la personne du Pape François !) : « Mes petits frères les oiseaux, leur dit-il, nombreux sont les liens qui nous rattachent à Dieu… »<br /> J’aime beaucoup la manière dont saint François exhorte ses « petits frères » :<br /> « Et pour vous, votre devoir est de louer partout et toujours… »<br /> Comme cela est beau également de penser au Père du Ciel « formateur » de ses petites créatures : « …pour les chants qu’il vous a enseignés… » ;<br /> Je rends grâce enfin pour cette exhortation que je veux accueillir pour moi-même : <br /> « Aussi, mes frères les oiseaux, ne soyez pas ingrats… »<br /> J’ai aimé le rappel que l’alouette (« l’oiseau-gratitude »), était l’oiseau préféré de saint François.<br /> Il me semble que ce prêche aux oiseaux est aussi une forte prédication envers les hommes qui ont oublié leur lien avec les créatures, ainsi que le rôle particulier qui leur avait été confié par Dieu. Ce rôle qui est pleinement rempli par l’Eglise, accomplissant la Parole de Dieu. Je pense, par exemple, au fait qu’un dimanche sur deux et à de nombreuses fêtes, toute l’Eglise, en la voix de ses priants, reprend ce rôle d’exhortation, dans la louange du matin : <br /> « Toutes les œuvres du Seigneur,<br /> bénissez le Seigneur :<br /> À lui, haute gloire, louange éternelle ! » (Livre de Daniel, chapitre 3, versets 57 à 58).<br /> Et plus particulièrement, en lien avec saint François et ce tableau : <br /> « Vous tous, les oiseaux dans le ciel,<br /> bénissez le Seigneur ! » (verset 80)<br /> Mes deux oiseaux « préférés » dans le tableau, sont incontestablement les deux aux pieds de saint François, qui semblent avoir tout compris : ne faisant pas montre de leur taille supérieure aux passereaux, tendus vers le haut, dans l’écoute de leur maître fraternel, ils ne revendiquent pas d’autre place que celle d’écouter éperdument…
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J
Merci. Je rends grâce pour ces Fioretti et qu’elles nous soient parvenues pour recevoir les témoignages de vie de saint François d’Assise !<br /> J’ai beaucoup aimé cette phrase : « Émerveillé de ce spectacle et rempli du Saint-Esprit, François dit à ses compagnons ». Je me dis qu’à travers la disponibilité de saint François au Saint-Esprit, l’Esprit Saint, souvent représenté comme une colombe (ou bien presque comme un oiseau de proie) était présent au milieu de tous ces oiseaux petits et grands. « Louez-le aussi pour la nourriture qu’il vous procure sans que vous ayez à travailler, pour les chants qu’il vous a enseignés » : Dieu Créateur a lui-même enseigné aux oiseaux tous leurs chants... C’est formidable ! J’ai été émerveillée par la bénédiction finale que saint François fait ainsi que de l’accueil de ces créatures qui s’envolent toutes ensemble, en forme de Croix. <br /> <br /> Merci pour la découverte de ce tableau. J’ai apprécié le mouvement qui donne l’impression que le nombre des oiseaux est très élevé : il y en a tellement que ça fait comme un essaim d’abeilles, indénombrables, en vol. J’ai aimé voir la main droite de saint François qui se fond presque dans cette foule d’oiseaux, comme il s’est fondu dans la fraternité avec tous les êtres. Comme toi, j’ai aimé la hâte des hirondelles. Elles ont l’air d’arriver à toute vitesse, à tel point qu’elles fendent l’air afin de ne pas arriver en retard. Les trainés de noir en haut à gauche, me penser que des grands oiseaux (peut-être des oiseaux de proie ?) sont sur le point d’atterrir et que c’est leur ombre que l’on voit. Les oiseaux que je préfère sont ceux dont tu parles, au pied de saint François, avec leur tête bien levée, au milieu de jolies fleurs sauvages.
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L
Merci Marguerite pour nous avoir rapporté cette histoire belle et émouvante de saint François ! Je trouve remarquable qu’il se laisse interpeler et émerveiller par le spectacle des oiseaux, plus nombreux qu’à l’ordinaire, et qu’il décide de s’approcher (cela me fait penser à Moïse voyant le buisson ardent - cf. dans le Bible, le livre de l’Exode, chapitre 3, versets 1 à 7). Sans son regard, rien ne se serait passé !<br /> Les attitudes des oiseaux sont de véritables exemples pour nous : d’abord leur immobilité : « Ils se tenaient immobiles, bien qu’en se déplaçant, le saint les frôlât de sa tunique », mais aussi, leur écoute : « le cou tendu », leur humilité : « l’inclination de la tête », leur joie, et même leur adhésion à la Croix (par l’envol final) ! Je remercie pour l’exemple que nous recevons de ces oiseaux ! Et aussi pour le message et l’exhortation de saint François à la louange, à la gratitude, en arrêtant de croire que tout ce que nous avons nous est dû. Ne s’agit-il pas simplement d’apprendre à ouvrir les yeux pour voir tout ce que nous recevons ? (comme lui qui a su voir cet attroupement inhabituel des oiseaux).<br /> Merci pour la découverte du tableau d’Alexandre de Riquer. En voyant la première image de l’œuvre, légèrement floutée, j’ai tout de suite été attirée par la main droite de saint François. Il me semblait qu’il caressait le buisson, reposoir des oiseaux. Mais le détail suivant m’a révélé un geste plus délicat encore : saint François caresse un petit oiseau – ou bien lui tend son doigt afin qu’il y monte. Je trouve le mouvement suggéré de sa main plein de tendresse et d’attention.<br /> J’aime surtout, dans cette représentation, la diversité des oiseaux, dans leurs espèces et dans leurs tailles : les hirondelles fondant sur saint François et les deux grands oiseaux inclinant pieusement la tête, ont ma préférence ! Avec aussi, le petit moineau sur le capuchon, qui m’a fait bien sourire (audace et zèle : puisque je pense bien qu’il se met là pour « appeler au rassemblement »). <br /> <br /> Merci Christine pour avoir vu la ressemblance du rocher avec un nid.
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F
Comment assez remercier pour l’esprit porté par saint François d’Assise, et pour son message si actuel quant au rôle de l’homme vis-à-vis de la Création ? Le passage des Fioretti que tu partages est si riche d’enseignement ! Merci pour la joie de le lire. Cela m’a rappelé une autre parole du Pape François : « La Création a été voulue par Dieu comme un don et un héritage confié à l’homme. Faite dans et par le Verbe éternel, elle n’est pas sortie des mains du Créateur déjà « achevée », mais « en devenir », c’est-à-dire ouverte et orientée vers un accomplissement. En la remettant à l’homme, comme un bien à garder, Dieu a voulu qu’il contribue à l’orienter vers la perfection à laquelle elle est destinée et qui sera atteinte à la fin des temps. » (13 octobre 2023). C’est bien ce que fait saint François en « orientant » les oiseaux dans la louange. Me touche particulièrement son regard qui se réjouit d’être témoin de l’amour de Dieu pour les autres : « Faut-il que le Créateur vous aime, pour vous accorder de telles faveurs ! » Et toujours, le signe de la Croix sur les créatures, pour signifier que Jésus-Christ a bien englobé toute la Création dans le salut qu’il a opéré par le don de lui-même. Comme toi, je relève l’insistance sur la joie ressentie. <br /> Merci pour la découverte de ce tableau d’Alexandre de Riquer, que j’ai beaucoup apprécié ! Déjà, je trouve que le peintre a mis beaucoup de soin à représenter dans le détail ce grand nombre d’oiseaux, et je te remercie pour l’énumération que tu fais. C’est beau de les voir écouter saint François avec attention, et particulièrement ceux qui sont à ses pieds et lèvent ainsi le bec ! Celui qui s’est perché sur le capuchon m’amuse : ce n’est pas la place la plus évidente, mais enfin, il écoute comme les autres. Je trouve belle la lumière qui émane du visage de saint François, et qui n’irradie pas seulement les oiseaux, mais aussi le feuillage où ils se sont installés. Enfin, le mouvement est saisissant : comme tu le dis, il y a beaucoup de vie. Merci de nous apprendre l’oiseau préféré de saint François.
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C
Merci Marguerite pour cette découverte du tableau d'Alexandre de Riquer, illustrant si bien le récit du prêche de St François aux oiseaux dans les Fioretti.<br /> <br /> Le pape Benoît XVI disait que les saints sont les interprètes authentiques de l’Écriture Sainte: Saint François, saisi tout entier par l’Évangile et vivant les enseignements de Jésus de tout son être , révèle ici sa confiance absolue en Dieu qui prend soin de toutes ses créatures, depuis les oiseaux du ciel et les fleurs des champs jusqu'à l'homme, sommet de la Création (Évangile selon St Matthieu 6;25-34). l'épisode nous rappelle le devoir de louer toujours et partout pour toutes les faveurs que nous recevons de la Providence. je retiens aussi tout particulièrement du prêche de St François cette façon si belle de s'adresser aux oiseaux:"mes petits frères les oiseaux"; c'est cette fraternité qui est à la source de toute vraie écologie. J'aime enfin apprendre qu'ils prirent un envol en forme de croix.<br /> <br /> J'aime beaucoup ce tableau d'Alexandre de Riquer pour l'osmose entre St François et les oiseaux qui s'en dégage: assis à leur hauteur (ils sont descendus du ciel, des arbres) , dans la proximité d'un face à face émerveillé, François invite les passereaux à venir se poser sur ses mains; impossible pour eux d'être effarouchés devant cette paix intérieure et cette douceur qui se lisent dans la pureté de son visage. Leur multitude témoigne d'une profusion de tendresse .François est comme fondu dans ce buisson d'oiseaux, et le rocher sur lequel il est assis ressemble à un nid! La clarté de son auréole rejoint les taches lumineuses que font les gorges des petits chanteurs et les fleurs d'un amandier en haut à droite , de graminées et de chardons en bas à gauche: monde végétal et monde animal unifiés dans la sainteté de sa présence...<br /> <br /> Ce tableau a fait brusquement revenir à mon cœur le poème de René Guy Cadou intitulé "Refuge pour les oiseaux" (Les visages de solitude 1944-1946) que je trouve très beau et qui évoque cette osmose,cette intimité, cette alliance; en voici deux extraits:<br /> <br /> "Entrez n’hésitez pas c’est ici ma poitrine<br /> Beaux oiseaux vous êtes la verroterie fine<br /> De mon sang je vous veux sur mes mains<br /> Logés dans mes poumons parmi l’odeur du thym<br /> Dressés sur le perchoir délicat de mes lèvres (...)<br /> <br /> Vous dormirez contre ma joue les têtes folles<br /> Pourront bien s’enivrer des raisins de mon cœur<br /> Maintenant que vous êtes la je n’ai plus peur<br /> De manquer au devoir sacré de la parole<br /> C’est à travers vos chants que je parle de moi<br /> Vous me glissez des bouts de ciel entre les doigts<br /> Le soleil le grand vent la neige me pénètrent<br /> Je suis debout dans l’air ainsi qu’une fenêtre<br /> Ouverte et je vois loin<br /> Le Christ est devenu mon plus proche voisin<br /> Je remue des printemps en ramassant vos ailes<br /> Vous savez qu’il y a du bleu dans mes prunelles<br /> Et vous le gaspillez un peu dans tous les yeux (...)<br /> <br /> Ces vers ne pourraient-ils pas s'appliquer à Saint François?
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