''L’Immaculée Conception ou Assomption de la Vierge'' (Bartolomé Esteban Murillo)

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci pour vos commentaires! Merci Joseph pour ce que tu écris sur la main de la Vierge Marie présentée au Seigneur, et Jean pour ces mots: "Elle-même ne regarde rien d’autre que sa destination ; ses yeux sont captivés, elle est tout entière prise : plus rien n’existe, enfin, que son Amour qu’elle va retrouver."
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J
Merci, Jean, pour ce que tu écris sur le prodige spirituel accompli en Notre-Dame : « innocence et maturité s’épousent parfaitement. »
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F
Merci Jean pour ceci que tu écris, et que je trouve si beau : "Du reste, Elle-même ne regarde rien d’autre que sa destination ; ses yeux sont captivés, elle est tout entière prise : plus rien n’existe, enfin, que son Amour qu’elle va retrouver." <br /> Merci Joseph pour la citation de Bernanos : je ne pense pas comprendre ce qu'il écrit sur l'indulgence, mais ses mots pour parler de la jeunesse de la Vierge Marie sont, je trouve, particulièrement forts.
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J
Merci, Joseph, pour ton commentaire sur la Vierge Marie qui présente sa main comme une jeune Dame à son Seigneur. Merci, Jean, pour ce que tu écris : « Du reste, Elle-même ne regarde rien d’autre que sa destination ; ses yeux sont captivés, elle est tout entière prise : plus rien n’existe, enfin, que son Amour qu’elle va retrouver. »
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J
J’aime beaucoup ce tableau. Cette représentation de l’Immaculée en son Assomption est vraiment très priante ; elle me conduit instantanément au silence de la contemplation. <br /> Je trouve le visage de Notre-Dame si beau et émouvant : en lui, innocence et maturité s’épousent parfaitement. C’est un prodige, du point de vue artistique, certainement ; mais infiniment plus du point de vue de la réalité spirituelle que cela évoque…<br /> Merci pour ton commentaire sur les « putti » ; néanmoins, je me suis senti seulement attiré par le visage de l’Immaculée. Du reste, Elle-même ne regarde rien d’autre que sa destination ; ses yeux sont captivés, elle est tout entière prise : plus rien n’existe, enfin, que son Amour qu’elle va retrouver.
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C
Merci Marguerite pour ce tableau de Murillo qui nous donne à contempler le Mystère si réjouissant de l'Assomption; en contemplant ce tableau c'est l'acclamation, magnifiquement répétée, de l'hymne acathiste, "réjouis toi !", "réjouis toi !", qui monte à mon cœur...<br /> Ce qui me touche le plus c'est la jeunesse de la Vierge Marie, son corps glorieux, préservé de tout vieillissement, de toute corruption comme de toute souillure: le temps n'a eu aucune prise sur elle. Pourtant nous connaissons tous des pietas bouleversantes où son visage en larmes n'est que douleur. Ici, l'éternité a définitivement tout restauré. Merci beaucoup Joseph pour les mots de Bernanos que tu cites; elle est l'Immaculée depuis toujours et pour toujours, "plus jeune que le péché".<br /> Tout dans le tableau est élévation: regard, visage, mains, et même le bleu manteau empli de vent. Et les petits anges semblent lui faire escorte en la poussant pour aller plus vite! Je trouve que c'est le même élan, la même disponibilité de tout l'être que dans certaines représentations picturales de l' Annonciation. Sans que nous ne voyions rien du Ciel qui l'accueille , toute l'attente de son regard nous le fait désirer.
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F
Merci pour la présentation de ce tableau qui aide à contempler le mystère de l’Assomption de la Vierge Marie. Tout d’abord j’ai bien remarqué le titre, qui met cette représentation de Murillo sous le signe de deux mystères, celui de l’Assomption évidemment, mais aussi celui de l’Immaculé Conception, ce qui souligne le lien entre les premiers instants de la vie de Marie sur Terre et ses premiers instants de sa vie au Ciel. Comme toi, j’ai d’abord été frappé par le visage extrêmement jeune de Notre-Dame : on pourrait lui donner quinze ans. Ce n’est pas forcément la représentation du visage de la Sainte Vierge que je préfère, mais je dois dire que c’est un de ceux qui, je trouve, et parmi celles que j’ai pu voir, évoque le mieux son innocence et sa pureté de cœur, qui transparaît si bien sur ses traits ! Je trouve beaux ses yeux rivés vers la source de la lumière qui l’illumine, et que nous ne pouvons voir. Ils nous montrent la direction vers laquelle tendre ! Des vêtements, qui, comme tu le soulignes, montrent beaucoup de mouvement, j’apprécie la simplicité, ainsi que la délicatesse de la ceinture et de l’écharpe, et le si beau drapé du manteau bleu. Mais ce que j’ai préféré, ce sont les mains de la Vierge Marie : je trouve que sa gauche manifeste l’ouverture de la joie stupéfaite, émerveillée et reconnaissante ; quand à la main droite, j’y ai vu comme un geste à la fois d’accueil et d’offrande : la récapitulation de toute une vie d’offrande de soi à ce Dieu qu’elle a tant aimé, et l’aboutissement de toute une vie d’accueil de Dieu sans aucune limite. Que c’est beau ! <br /> J’ai bien aimé regarder les anges, même si je dois dire que, je suis d’accord, ils donnent l’impression d’être agités, ce qui ne peut être vrai, puisque les anges ne sont pas dans l’agitation. Ceux qui m’ont le plus plu sont les petits, tout en haut, aux yeux rivés sur leur Reine, emplis d’admiration.
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L
Merci Marguerite pour la découverte de ce tableau de Murillo dont j’aime beaucoup le style. Ce que j’ai particulièrement apprécié est la contemplation du haut de l’œuvre : le visage juvénile de la Vierge Marie, si beau ; ses yeux tournés résolument vers le Ciel ; et surtout le mouvement si délicat de sa main droite, peut être comme un geste d’accueil, un mouvement d’aspiration ou une forme de désignation du Ciel : je ne sais pas réellement comment on doit le comprendre, mais je le trouve profondément beau : simple et pur, me semble-t-il (la Vierge Marie ne cherche ni à capter ni à saisir quelque chose ; au contraire de l’activisme, elle paraît simplement se laisser faire). Il se dégage de tout cela une grande douceur je trouve, une beauté douce et attirante. <br /> Merci d’avoir souligné le contraste entre les ténèbres du bas du tableau et la nuée lumineuse.
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J
Merci pour la joie de contempler cette œuvre très simple, au meilleur sens du terme, de Murillo, pour attacher son regard sur la Vierge Marie. Comme en parlait le Saint-Père Léon justement ce 15 août (cf. https://jean1314.over-blog.com/2020/05/carnets-de-rome.html), comme il est beau de contempler Notre-Dame demeurée enfant, dans le sens évangélique, toute sa vie, selon la si profonde inspiration de l’iconographie qui représente plusieurs fois la Sainte Vierge en sa dormition, emportée comme un nourrisson dans les bras de Jésus. Ici, cependant, il s’agit bien d’une toute jeune fille, au regard simple et pur. Et je ne peux pas m’empêcher de rappeler ces lignes de Bernanos, qui me semblent si bien accordées à ce tableau :<br /> « Le regard de la Vierge est le seul regard vraiment enfantin, le seul regard d’enfant qui se soit jamais levé sur notre honte et notre malheur. Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n’est pas tout à fait celui de l’indulgence – car l’indulgence ne va pas sans quelque expérience amère – mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d’on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue, et bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain. » (Journal d’un curé de campagne, Georges Bernanos).<br /> Je me suis interrogé sur la signification de la position de la main droite de la Vierge Marie, qui semble, au premier regard, vouloir recueillir quelque chose. Mais ensuite, je me suis demandé si le sens voulu par le peintre n’était pas de montrer l’Immaculée présentant sa main au Père, dans le désir craintif, et si émouvant, d’être prise par Lui, auprès de Lui, avec Jésus, comme une jeune Dame présentant sa main à son Seigneur... <br /> J’ai trouvé très amusant le petit ange au manteau, selon ce que tu exprimes, mais qui évoque, avec humour, un très beau désir : la hâte du Ciel d’accueillir sa Reine.
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J
Merci. Dans ce tableau, j’ai aimé en particulier les mains de la Vierge Marie : la droite avec son gracieux geste d’accueil, et la gauche qui s’élève comme un geste de louange. Il y a aussi le tissu en mouvement qui se confond presque avec sa chevelure. J’ai apprécié le choix du peintre de représenter la Sainte Vierge jeune : elle a toujours gardé son Cœur jeune ! J’ai trouvé beau son visage à la fois mûr et d’enfant. Le contraste entre le bas du tableau noir et la blancheur de la robe de la Vierge Marie accentue encore plus ce mystère extraordinaire : elle est l’Immaculée conception et a gardé jusqu’au bout son âme immaculée pour Dieu ! <br /> Quant aux petits anges, ils m’ont vraiment donné l’impression d’avoir envie de rester absolument sous le manteau ou bien juste accrochés, ou encore ne serait-ce que sous le nuage de la Sainte Vierge : pourvu qu’ils restent avec elle, tous ensemble ! Les angelots du haut du tableau me semblent avoir des visages plutôt tristes... Je me suis demandée s’il y avait une signification ? J’ai bien aimé ton regard sur les différents anges.
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