La beauté de l'anatomie

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M
Merci Jeanne et Christine pour ce que vous écrivez sur les mains de Jésus. Merci Jean de souligner que la main peut aussi, hélas, se mettre au service de la mort et du mal. Et pour la dernière phrase de ton commentaire.
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J
Merci Jean pour ton commentaire émerveillé, mais aussi pour le rappel de la dualité que peut avoir la main…<br /> Merci d’avoir souligné la bouleversante confidence sur la vocation sacerdotale, qui me touche également beaucoup. Merci pour ta très belle conclusion, qui résume bien l’admirable dynamique de sa vie : « Il expérimenta lui-même l’œuvre de la Passion dans ce corps qu’il avait si bien étudié ; et j’aime à penser qu’il est ainsi allé du cœur au Sacré-Cœur. »
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J
Merci, Jean, pour l’expression, qui m’a touchée, de ton émerveillement ! Merci également pour ce que tu écris au sujet de la main qui peut se mettre soit au service de la vie et du bien soit à celui de la mort et du mal. Merci pour la très belle finale de ton commentaire : « Par là, il expérimenta lui-même l’œuvre de la Passion dans ce corps qu’il avait si bien étudié ; et j’aime à penser qu’il est ainsi allé du cœur au Sacré-Cœur. »
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F
Merci, Jean, pour ce que tu soulignes que le prodige qu'est la main peut se mettre au service du bien, mais aussi de la mort et du mal : cette vérité invite expressément à la responsabilité.<br /> Et je te remercie aussi pour la dernière phrase de ton commentaire, réalité si belle : "il expérimenta lui-même l’œuvre de la Passion dans ce corps qu’il avait si bien étudié ; et j’aime à penser qu’il est ainsi allé du cœur au Sacré-Cœur".
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L
Merci Jean pour ton commentaire, en particulier : « ‘‘ Il attribue sa conversion au mode de vie et de pensée des catholiques rencontrés, à leur charité ’’. Cela devrait secouer ! » et ta dernière phrase : « Il expérimenta lui-même l’œuvre de la Passion dans ce corps qu’il avait si bien étudié ; et j’aime à penser qu’il est ainsi allé du cœur au Sacré-Cœur. » !
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J
Pour te répondre, Jeanne, on a recensé 639 muscles dans le corps humain (il est vrai néanmoins que certains sont plus ou moins présents selon les personnes…)
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J
Merci, Christine et Jeanne pour vos commentaires sur les mains de Jésus, une pensée qui suscite l’adoration.
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J
Merci, Joseph, pour cet article qui me donne de la joie spirituelle.<br /> <br /> Oui, la main est un véritable prodige, mais il ne faut jamais oublier qu’ensuite elle peut se mettre, soit, en effet, au service de la vie et du bien (« qui console, qui soigne, qui bénit »… qui prie, avec cette si noble jonction des mains sur le beau dessin de Dürer – et je pense à d’autres gestes liturgiques) soit, hélas, à celui de la mort et du mal… La considération serait d’ailleurs la même en ce qui concerne l’expression si juste que Descuret emploie pour la définir : « auxiliaire ou suppléant de la voix et du langage ».<br /> Je retiens également la maxime de Plutarque : « Le corps est l’instrument de l’âme, et l’âme, l’instrument de Dieu » ; même si elle est dépassée par « la Religion de l’Incarnation, parce qu’elle seule est vraiment la gardienne de son identité sacrée – unité du corps et de l’âme – et la protectrice de sa vulnérabilité et de sa destinée éternelle », comme tu l’écris. <br /> <br /> Bien entendu, j’ai été surtout vivement intéressé et touché par le bienheureux Nicolas Sténon qui a fait partie (il se vivait comme le médecin des pauvres ; il vendit ses attributs épiscopaux pour eux) « de l’immense chaîne ininterrompue des serviteurs de la chair souffrante, particulièrement les personnes consacrées à Dieu », comme tu l’écris encore, dont la pensée me donne évidemment à moi aussi « émotion et gratitude ». <br /> Son admirable citation que tu rapportes (« Le véritable but de l’anatomie est de permettre aux observateurs, à travers le chef-d’œuvre qu’est le corps, d’atteindre à la dignité de l’âme, et grâce à leurs merveilles à tous deux, d’accéder à la connaissance et à l’amour de leur Auteur ») me confirme et m’entraîne dans ma propre réflexion anthropologique et théologique. Je suis par ailleurs très enthousiaste devant la conciliation (pour moi évidente, et depuis toujours, il me semble) éclatante de la raison et de la foi dans son parcours. Sa compétence renversante (détermination de la fossilisation, de l’étude de l’Histoire par la géologie, de la circulation du sang et de la salive, de la nature musculaire du cœur ; travaux neurologiques sur le cerveau éminemment précurseurs…) n’en rend que plus démonstratif son cheminement vers la Vérité : « Son étude le conduit à conclure que l’Église catholique est la véritable Église du Christ ».<br /> À cet égard néanmoins, j’ai été très frappé, encore une fois, de la nécessité du témoignage d’autrui : « Il attribue sa conversion au mode de vie et de pensée des catholiques rencontrés, à leur charité ». Cela devrait secouer ! J’ai d’ailleurs été édifié de le voir lui-même à l’œuvre pour évangéliser sa sphère d’élite, comme lorsqu’il tente de convaincre Spinoza (sommité parmi ceux qu’il est convenu d’appeler les « Lumières »). Cela m’a fait un peu penser à ce qui s’est passé au début du XXè dans la littérature et la peinture en France.<br /> Ce qui m’émeut par-dessus tout est, à l’instar de tous les saints, son lien avec la Croix de Notre-Seigneur, comme le manifestent son blason et la si juste et si bouleversante confidence rapportée sur la vocation sacerdotale. Chez lui, ce lien n’était pas une vague émotion spirituelle, mais du vécu : que ce soit à travers le rejet par nombre de ses collègues scientifiques (ou devrais-je dire, scientistes) qui considéraient (et c’est une « décoration », pour lui !), que sa conversion leur avait « fait un grand tort » ; ou à travers sa fin de vie dans la maladie (qu’il s’efforçait d’habiter de joie, comme le note toujours la biographie de Clairval) : « son ventre douloureux gonflant de jour en jour, il meurt après de grandes souffrances » (cf article Wikipedia sur le bienheureux). Par là, il expérimenta lui-même l’œuvre de la Passion dans ce corps qu’il avait si bien étudié ; et j’aime à penser qu’il est ainsi allé du cœur au Sacré-Cœur.
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C
Merci Joseph pour la joie de m émerveiller de "ce trésor du corps qui nous est confié",du "chef d’œuvre" de notre anatomie, et cela mis en perspective du mystère de l'Incarnation et de la "réalité bouleversante" de la résurrection de la chair.<br /> La magnifique citation de Job, hommage au Créateur, « Tes mains m’ont façonné, créé, de toutes pièces. De peau et de chair tu m’as vêtu, d’os et de nerfs tu m’as tissé » prend encore plus de relief avec cette planche d'anatomie qui dévoile l' immense faisceau extrêmement complexe et si manifestement ordonné qui compose notre main.<br /> Il me semble que cette beauté d'une intelligence indépassable est en elle-même preuve de l 'existence d'un Dieu qui crée par amour... Et, comme le dit Jean-Baptiste-Félix Descuret, nos outils ne sont qu'une très pâle copie du prodigieux outil qu'est notre main!<br /> Au-delà de cette prouesse anatomique, comme je suis touchée par tout ce que peuvent faire nos mains dans le domaine du soin, de la consolation, de la bénédiction, de la prière!<br /> En lisant cet article, j'ai repensé au "Membra Jesu Nostri" de Buxtehude: il contemple dans cette Cantate chacune des parties du Corps de Jésus crucifié, et, notamment ses mains transpercées par les clous; je pense aussi à cette petite main adorable de l'Enfant-Jésus, autour du cou de la Vierge Marie, sur tant d'icônes, aux mains du Christ au soir la Cène, rompant le Pain et s'offrant pour toujours...<br /> Merci pour la découverte de la vie édifiante du bienheureux Nicolas Sténon. Tant de scientifiques de génie ont peu à peu découvert " ce Dieu dont dépend tout l’univers"...<br /> Merci enfin pour ces mains d'Albert Dürer , ce dessin à la plume et à l'encre qui dit si bien, par le nœud des articulations et le saillant des veines, de quelle tension vers le Dieu vivant est faite toute prière.
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M
Merci Joseph pour tout ce que tu partages avec nous qui entraine à l’émerveillement et à l’action de grâce. Emerveillement devant ce « véritable chef d’œuvre anatomique » qu’est la main. Merci pour la planche, tellement impressionnante, et pour ce que tu rapportes : « 36 muscles dans la seule main… le tout, si savamment ordonné ! », merci pour la si belle citation de Jean-Baptiste-Félix Descuret et ce que tu y ajoutes : « Je pense encore à la main qui console, qui soigne, qui bénit… symbole éminent de la relation ». J’apprends moi-même d’un ami à mieux prendre conscience de l’importance du corps humain, de sa complexité et de la nécessité d’en prendre soin et de l’aimer. Je rends grâce pour cela !<br /> Merci pour la découverte de la vie du bienheureux Nicolas Sténon et pour son témoignage, celui d’une vie vouée à la recherche de la vérité qui l’a conduit à reconnaître Dieu comme Sauveur et dans l’action de grâce à offrir la sienne à sa suite pour son prochain. Je retiens tout particulièrement cette phrase de saint Jean Paul II : « La profonde conviction que le Christ est la lumière du monde et que ce n’est qu’en le rencontrant que l’homme peut bénéficier de la lumière de la vie, a été la force motrice qui a poussé Nicolas Sténon à ne ménager aucune énergie pour annoncer l’Évangile ».<br /> Enfin merci pour cette « belle illustration de la finalité de l’anatomie et de la plus belle fonction des mains ».
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J
Merci, Joseph, pour ton article et pour l’expression de ton émerveillement auquel je m’associe. C’est impressionnant de voir, grâce à cette image, combien tout est ordonné et relié. Le fonctionnement est pourtant tellement complexe ! Si la main comporte déjà 36 muscles (!), je me demande combien le corps humain en comporte au total ? Penser à Dieu Créateur qui façonne chaque partie du corps de l’homme m’a émerveillée et, en voyant cette main, j’ai pensé avec crainte que Jésus a eu aussi une main formée ainsi. Avec ses mains il a béni, touché les corps pour guérir, tenu un fouet pour chasser les marchands de la Maison de prière, etc. Il les a ouvertes et elles ont été clouées. Elles sont devenues des mains aux plaies glorieuses pour sauver !<br /> Merci pour la très belle citation du Livre de Job dans la Bible. C’est beau ce qu’écrit Jean-Baptiste-Félix Descuret, au sujet de la main : « puis, s’élevant à d’autres fonctions, elle devient l’auxiliaire ou le suppléant de la voix et du langage, soit qu’elle tire des instruments les sons les plus propres à charmer l’oreille, soit que, fixant la pensée sur le papier, sur la pierre, sur le métal ou sur la toile, elle se charge de la transmettre aux générations les plus éloignées. » Merci pour tes mots : « Je pense ainsi avec émotion et gratitude à l’immense chaîne ininterrompue des serviteurs de la chair souffrante, particulièrement les personnes consacrées à Dieu. »<br /> Ça a été une joie de découvrir la vie du bienheureux Nicolas Sténon, son cheminement, sa recherche, son humilité. Merci !
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L
Merci Joseph pour ton article !<br /> En voyant la planche d’anatomie de la main j’ai été frappé par tant de ligaments et de muscles (merci d’en avoir rapporté le nombre). Je trouve, moi aussi, que la citation du livre de Job est parfaitement bien illustrée par cette image. Les deux verbes : « vêtu » et « tissé », sont à la fois beaux et très parlant. Il me semble qu’ils disent le soin et la bonté avec lesquels Dieu nous a créés (et continue à le faire). Je rejoins tout à fait ce que tu écris : « Il me semble retrouver dans cette représentation une belle image de la complexité, de l’ingéniosité, de l’harmonie du fonctionnement du corps humain, où tout est articulé et interdépendant. »<br /> Merci pour l’extrait de Jean-Baptiste-Félix Descuret, en particulier la fin, sur l’œuvre de la main au service de la musique ou de l’écriture pour transmettre. Merci également pour ce que tu ajoutes de très beau : « Je pense encore à la main qui console, qui soigne, qui bénit… symbole éminent de la relation. »<br /> Mais, ce que je retiens le plus est la découverte de la vie de bienheureux Nicolas Sténon ! Il ne s’agit pas, bien sûr, de commenter l’article vers lequel tu nous renvoies, mais je te remercie pour l’occasion de lire cela, et de découvrir le cheminement scientifique et spirituel de cet homme qui a accédé « à la connaissance et à l’amour de [l’] Auteur ». Je retiens sa très belle la phrase que tu rapportes, comme un résumé de son parcours.
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F
Merci pour cette belle contemplation de l’anatomie, qui conduit à l’émerveillement et la gratitude pour le corps que Dieu nous a donné. Je te rejoins tout à fait sur ce qu’évoque la planche de l’anatomie de la main, avec le verset du Livre de Job : il me semble qu’il ne puisse y avoir de meilleure image que celle du vêtement tissé, et avec quelle minutie ! Le nombre de 36 pour les muscles de la seule main est époustouflant ! Régulièrement il m’arrive de trouver fou les possibilités si diverses qu’offre ce membre étonnant de la main, jusqu’à des gestes d’une très grande précision et délicatesse… J’ai aimé apprendre la distinction entre palpation et tact, et l’évocation par monsieur Descuret de l’écriture, la sculpture, la peinture, la musique. Je retiens surtout ce que tu écris, en parlant de la Religion de l’Incarnation : « protectrice de sa vulnérabilité et de sa destinée éternelle », concernant le chrétien, en pensant, comme tu le dis, aux personnes consacrées dont les mains ont soigné, soutenu, caressé, nettoyé… <br /> Enfin, merci beaucoup pour la découverte de cette si belle figure qu’est Nicolas Sténon. Déjà, le scientifique qu’il a été, avec ses recherches et découvertes, incitent au respect ! J’ai particulièrement relevé que « le premier, il établit que le cœur est un muscle ». Je trouve très beau son parcours de quête spirituelle et d’ouverture à la Vérité. Ce qui m’a sans doute le plus touché dans l’article vers lequel tu renvoies est ce qu’il écrit sur la raison pour laquelle il est devenu prêtre : « Quand j’essaie de me faire une idée des bienfaits de Dieu envers moi, et je ne pourrai jamais y arriver complètement, je les trouve si grands que cela me pousse à Lui offrir ce que j’ai de meilleur, et cela le mieux possible. Ayant aussi reconnu la dignité du prêtre, qui chaque jour sur l’autel présente ses actions de grâces pour les bienfaits reçus, son expiation pour les péchés commis et toute offrande qui puisse plaire à Dieu, j’ai demandé et obtenu la faveur de pouvoir présenter au Père éternel, pour moi et pour les autres, l’offrande pure et immaculée. » Je retiens aussi ses derniers mots avant son départ pour le Ciel : « Jésus, soyez mon Sauveur ! Je chanterai votre miséricorde durant l’éternité ! »
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