Sorolla : invincible été

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci pour cet article sur ce peintre et son œuvre, entre impressionnisme et réalisme, que je ne connaissais pas. Le tableau que j’ai préféré est le premier : le trait et les coloris sont très agréables ; la joie du bébé, qui semble rire, touchante !<br /> J’ai apprécié, en outre, la façon très adroite dont tu décris l’été : « L’éblouissement de certaines journées où la lumière coule à pleins bords et inonde les heures, où la chaleur fait tout osciller alentour, brouillant de façon presque intemporelle les contours, alors qu’à d’autres moments l’éclat du soleil en souligne la netteté de manière incisive. »
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J
Merci pour la découverte de ce peintre espagnol. Dans le premier tableau, j’ai particulièrement apprécié le visage de la jeune fille au premier plan, j’ai vraiment aimé l’expressivité si bien rendue, alors que l’on voit peu de son visage : on imagine sans peine un beau sourire lumineux. J’ai trouvé amusante également l’expression de l’enfançon. <br /> Les deux autres tableaux, surtout le dernier, m’ont semblé bien dépeindre cette lumière éblouissante du plein été, où l’ont doit plisser les yeux face au soleil un peu agressif, où il y a moins de place pour la nuance. <br /> <br /> « La perception que nous avons des couleurs dépend des teintes avoisinantes » : merci pour cette remarque intéressante, que je trouve belle si on l’applique aux vraies relations humaines, où chacun peut mettre l’autre plus en valeur, où il y a interdépendance dans la spécificité de chacun avec l’identité des autres. <br /> <br /> Merci pour la conclusion de ton article avec la thématique si importante de la lumière dans la foi, et le rappel de ce si beau nom offert par la théologie catholique pour contempler l’identité du Fils : « « Lumière née de la Lumière », qui nous engage à porter cette vraie lumière à tous les assoiffés de lumière, comme Albert Camus. Et alors que le jour décline déjà de plus en plus tôt, je rends grâce pour notre Sauveur qui est venu et qui viendra au cœur de la nuit, Invincible Clarté.
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M
Merci Christine pour la découverte de ce peintre et les quelques éléments de son parcours que tu expliques, pour ces trois tableaux avec leur scène pleine de simplicité et de lumière. Dans le premier j’aime voir ce petit bonhomme emmitouflé dans sa serviette de bain ainsi que la joie de ces deux femmes évoquée par les sourires que l’on devine. Ce qui s’en dégage est bien ce que tu écris je trouve: « tendresse heureuse de la scène ». Je trouve l’ombrelle et sa perspective très réussies.<br /> Dans le deuxième tableau, j’aime la posture de ce jeune pêcheur en marche, son regard au loin, son chapeau sur la tête, ainsi que le mouvement, la vie, de ces enfants jouant dans l’eau.<br /> Dans le troisième tableau je suis frappée par le mouvement des vagues et amusée par cette fillette tenant d’une main sa petite jupe et de l’autre sa baguette, bien attentive dans sa quête.<br /> Merci enfin pour les mots d’Albert Camus et le lien que tu fais avec le Christ « « Lumière née de la Lumière », invincible lumière sans déclin qui désire nous sauver des ténèbres et demeurer en nous ».
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F
Merci pour la présentation de ce peintre. Je trouve intéressant de connaître les influences d’un artiste, cela rappelle qu’il n’est jamais hors-sol ! En ce qui concerne Sorolla, il est frappant de voir que les deux peintres français qui l’ont particulièrement influencé sont de style et de sujets vraiment très différents.<br /> Dans le premier tableau, j’ai surtout apprécié ce que tu soulignes concernant la mise en valeur de la lumière grâce aux teintes avoisinantes, ainsi que le déploiement d’une palette très riche dans les zones d’ombre : on trouve dans la serviette de l’enfant plusieurs nuances de bleu et de vert, de l’ocre, et même il me semble des tons qui tirent vers l’orange. Idem dans le corsage de la jeune femme. Cela témoigne d’abord, je crois, d’un grand sens de l’observation, ainsi que d’une compréhension de la complexité avec laquelle la lumière se diffuse : un tissu est éclairé non seulement par le soleil, mais également par la lumière des éléments qui l’entourent, eux-mêmes éclairés par le soleil. Il me semble en effet que c’est, ici, le sable qui vient éclairer par-dessous la serviette blanche. C’est, je trouve, une belle parabole des liens si riches qui unissent les créatures entre elles : elles reçoivent toutes leur vie de Dieu, mais la vie qui se déploie chez l’une rejaillit et influence les autres. <br /> J’ai aussi apprécié le deuxième tableau, pour les mêmes raisons, avec en plus la présence des crêtes blanches des vagues, des enfants jouant dans l’eau aux bleus si subtiles.<br /> Dans le dernier tableau, c’est la lumière du soleil dans les vagues qui m’a particulièrement frappé.<br /> Concernant les citations d’Albert Camus, cela me fait souhaiter que cet homme ait effectivement fini par reconnaître en Jésus-Christ la véritable Lumière.
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J
Merci, Christine, de partager avec nous la découverte de ce peintre espagnol. Dans le premier tableau, j’ai apprécié la première jeune femme avec les reflets du soleil sur son vêtement et, bien qu’elle soit vue de dos, le sourire que la forme de sa joue laisse deviner. Dans le deuxième tableau, j’ai remarqué le mouvement de cette scène prise sur le vif. Cela est bien rendu à travers l’expression du visage du jeune pécheur qui regarde quelque chose sur le côté tout en continuant sa marche, ainsi qu’à travers les enfants qui s’amusent dans l’eau. Je trouve réussi le scintillement du soleil sur l’eau et la vaguelette la plus proche des enfants. Quant au troisième, c’est celui que j’ai davantage aimé. Je trouve attendrissante cette petite fille qui relève d’une main sa jupe pour éviter de la mouiller, tout en effectuant de l’autre main des mouvements avec son épuisette dans l’espoir de pécher un petit être. Aussi petite que soit la pêche, j’imagine la joie enfantine d’être parvenu à attraper une crevette ou un petit poisson (qui sera relâché dès la fin de la partie!).
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L
Merci Christine pour ce bel article de fin d’été et pour la découverte de Joaquin Sorolla.<br /> Merci pour ce que tu écris au sujet des couleurs du premier tableau. C’est intéressant que les nuances sombres soient mises au service de l’éclat et de la lumière du tableau, et aussi que la blancheur soit délicatement teintée pour ne pas aveugler. Je trouve que le ton rose saumoné égaye joyeusement la scène.<br /> Du deuxième tableau, j’ai aimé voir avec toi, le mouvement : en particulier celui du linge et des vagues. Il m’a fallut un peu de temps au début pour comprendre le titre du tableau tant les poissons se confondaient, en effet, devant mes yeux avec le linge du panier... Je trouve beau ce que tu écris à leur sujet : « ils semblent à peine sortis de leur élément, encore tout frétillants ! »<br /> C’est cependant le troisième tableau, et sa lumière éblouissante, qui me frappe le plus ! La lumière, sur l’écume et près du trésor de la petite fille, est si vive qu’elle en est presque difficile à regarder… (cette peinture m’a aussitôt fait penser à une autre fillette, dans la Route du Lion, qui elle aussi cherche des trésors dans le sable. Cf. https://www.qja.fr/2020/10/la-route-du-lion.html). Je te remercie pour la manière dont tu décris cette œuvre. J’aime la beauté des mots et des images que tu choisis, comme : « l’intensité des blancs d’écume contraste avec la frange de varech et le reflet d’un ciel de plomb sur le sable » et « miroitements de l’eau, gaze de la petite jupe aux plis souples qui dessine, elle aussi, à sa façon, une vaguelette ».<br /> Merci enfin pour ce que tu écris du Albert Camus, sa recherche de lumière et d’espérance…
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