Le Bon Berger

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci Frantz pour ces mots : « j’aime penser que la brebis et son agneau, en retrait à droite, le bélier à gauche, et bien sûr le chien un peu plus loin, ont eux aussi eu ou auront leur moment avec le maître, et c’est pourquoi ils sont si paisiblement à leur place, sûrs d’être aimés, et n’ont donc pas besoin d’être sans cesse collés au berger, comme s’ils avaient peur de le voir s’éloigner : ils sont confiants ! »<br /> Merci Christine pour le beau verset du livre d’Isaïe que tu cites.<br /> Merci Jean pour ton regard sur la mère couchée avec son petit servie en premier. Tu écris : « Expression admirable, qui… » oh j’ai bien envie de connaître la suite du propos !!
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J
Merci pour la découverte reposante de ce tableau dont je trouve le thème vraiment lumineux ; pascal ! <br /> Je ressens comme une forme de suspension silencieuse et pudique du temps dans ce moment de partage entre le berger et son troupeau. <br /> J’ai suivi tes descriptions et j’apprécie particulièrement la brebis que je vois, pour ma part, comme contemplant son maître ; ainsi que la mère couchée avec son petit : elle m’attendrit et je pense, moi, qu’elle a été servie en premier ! Mes préférés sont sans doute le chien et le bélier, fidèles adjuvants sûrement très utiles pour leur berger.<br /> Quant au court passage d’Évangile, il est d’une profondeur et d’une beauté confondantes. Il est en effet si évocateur que le Fils de Dieu ait choisi la figure du berger pour se définir lui-même ! La consubstantialité divine est soulignée par la dernière affirmation, mais également par le parallèle entre la main de Jésus et celle du Père. Je trouve cet extrait très réconfortant, tant par ce qu’il dit de l’accomplissement certain de la promesse divine que de la docilité des brebis. A cet égard, j’aime bien ce qu’écrit Frantz : « J’aime penser que la brebis et son agneau, en retrait à droite, le bélier à gauche, et bien sûr le chien un peu plus loin, ont eux aussi eu ou auront leur moment avec le maître, et c’est pourquoi ils sont si paisiblement à leur place, sûrs d’être aimés, et n’ont donc pas besoin d’être sans cesse collés au berger, comme s’ils avaient peur de le voir s’éloigner : ils sont confiants ! <br /> Encore faut-il entrer résolument dans le troupeau, et ne pas le quitter ! Mais du côté du Bon Berger, pas de changements d’avis. »<br /> Concernant ton évocation de la figure pontificale, je crois en avoir suffisamment dit dans mon commentaire sous l’article précédent, mais je rejoins tout à fait Joseph dans ce qu’il écrit là : « J’aime la manière dont est évoquée avec simplicité une des caractéristiques du berger : il est au milieu de ses brebis, groupées autour de lui, pour en prendre soin. ‘‘Prendre soin’’ : expression et surtout manière d’être si chère au Pape François, fidèle disciple du Bon Berger, qui exhortait à porter ‘‘l’odeur des brebis’’ ».<br /> Expression admirable, qui… (mais j’ai écrit que j’en avais assez dit).
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C
Merci Marguerite pour ton article et ta description du beau tableau de Rosa Bonheur, qui nous rend plus proche et familière cette vie pastorale devenue si rare chez nous. Elle nous permet de mieux goûter aux magnifiques lignes d’Évangile que tu cites.<br /> J'aime ce tableau, l'atmosphère si bien suggérée de la montagne, les nuages qui s'élèvent, la pureté des dernières neiges, et l'estive qui fleurit et s'emplit de troupeaux ; même s'il n'y a aucune clochette au cou des bêtes du troupeau, j'ai l'impression d'entendre les sonnailles que j'aime tant!<br /> Mais ce que j'aime surtout c'est le joyeux attroupement autour du berger pour ce cadeau du sel , pour ce cadeau du soin, pour ce cadeau de sa bonté; les brebis n'ont rien à craindre et l'on ressent cette paix.Je repense à ce verset dans le livre d'Isaïe (30;15): "c'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut. C'est dans le calme et la confiance que sera votre force."<br /> Cet article me permet de rendre grâce encore pour notre nouveau Pasteur, le Pape Léon XIV.<br /> Et pour le Christ éternel, Bon Berger, qui donne sa Vie pour une seule de ses brebis...
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J
Merci pour ce partage qui offre encore l’occasion de rendre grâce pour la figure du Bon Berger, à la lumière du passage de l’Évangile cité, qui est si beau et bouleversant.<br /> Je rends grâce pour la figure si inspirante du berger, que Jésus a choisi pour se définir lui-même : celui qui est proche du troupeau, qui donne à manger, qui soigne, qui élève, qui conduit, qui défend… Autant de réalités si profondes !<br /> Dans ce tableau, j’aime la manière dont est évoquée avec simplicité une des caractéristiques du berger : il est au milieu de ses brebis, groupées autour de lui, pour en prendre soin. « Prendre soin » : expression et surtout manière d’être si chère au Pape François, fidèle disciple du Bon Berger, qui exhortait à porter « l’odeur des brebis ».
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J
Merci Marguerite. J’ai trouvé ce tableau accueillant. Je ne sais pas si je regarde correctement (?), mais il me semble que le berger a un beau et grand sourire. Je suis touchée par son calme contemplatif. Son attitude physique a retenu mon attention : ce berger me semble être à la fois posé avec une jambe étendue et, en même temps, prêt à se relever avec la présence du bâton qu’il garde tenu contre son épaule. Cette dernière attitude me renvoie à la présence discrète du chien, à son poste, qui saura sûrement bien avertir le berger au moindre signe ! <br /> Merci pour ton commentaire sur les brebis qui vont à la « source » : il m’a amusée. Dans le cas où la brebis avec son agneau seraient restés à l’écart pour une raison de fatigue, il m’a plu d’imaginer que le berger les avait bien vus et qu’il n’allait pas manquer de se déplacer jusqu’à cette mère et son petit pour leur donner le sel dont ils ont besoin. L’animal que je préfère est celui qui mange directement dans la main du berger : cet apprivoisement est touchant. Manifestement, chaque animal laisse la place aux autres avec le temps nécessaire pour recevoir sa ration de sel : il n’y a pas de bousculades pour être le premier ! Au contraire, bien qu’il y ait probablement de l’impatience chez certains qui sont « en train de demander que vienne plus vite leur tour » (pour reprendre tes mots), elles restent tout de même à leur place. <br /> J’ai apprécié la représentation du paysage avec les fleurettes blanches, l’effet de relief, et la neige que le soleil fait resplendir. C’est peut-être étonnant, mais je trouve même que ce tableau « produit » une certaine musique en le regardant, un peu comme la lecture de certain texte. Ici, il y aurait le son des cloches et des bêlements, peut-être les paroles du berger prononcées presque en chuchotant, ou encore le chant du vent que le léger brouillard suggère. J’ai trouvé intéressant le contraste entre le paysage qui, comme tu le relèves, garde tout de même sa dureté, et la scène, au contraire, douce du berger avec ses brebis.<br /> Avec toi, je rends grâce pour la beauté de cette parole de Jésus dans l’Évangile et pour l’amour du Père et de Jésus pour les âmes !
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F
Merci pour la présentation de ce tableau, avec déjà l’occasion de découvrir un nouveau peintre. Cette scène est très attirante, et j’éprouve une certaine gratitude envers Rosa Bonheur de nous transporter dans ce petit coin de montagne, où l’on ne voit nul chemin et dont on comprend bien qu’il faut y être introduit par le berger lui-même : au cœur de ces vastes espaces, où théoriquement tout le monde peut se rendre, l’intimité de ce petit « colloque » entre un pasteur et ses bêtes n’est pas accessible à tous, paradoxalement. Ce qui me plaît beaucoup, c’est déjà ce contraste entre les monts rocheux enveloppés de neige et de vapeurs, tout en tons bleutés, et le pâturage verdoyant, égayé et réchauffé par les rayons du soleil. <br /> J’ai apprécié regarder les différentes attitudes au sein du troupeau, guidé par les descriptions que tu en fais : chaque brebis, bélier, agneau, a sa relation avec le berger, et si le tableau saisit un instant de cette journée en montagne, on comprend bien que chacun a son temps avec lui : j’aime penser que la brebis et son agneau, en retrait à droite, le bélier à gauche, et bien sûr le chien un peu plus loin, ont eux aussi eu ou auront leur moment avec le maître, et c’est pourquoi ils sont si paisiblement à leur place, sûrs d’être aimés, et n’ont donc pas besoin d’être sans cesse collés au berger, comme s’ils avaient peur de le voir s’éloigner : ils sont confiants ! <br /> J’ai trouvé si bien faites les toisons de laine ! J’ai aussi apprécié les discrètes fleurettes au premier plan, les souches dégarnies, ainsi que les vêtements du berger : sa chemise d’un beau bleu, son foulard orange, son béret, ses sabots, son bâton… Merci pour l’information concernant l’apport important du sel, et ce que tu as remarqué des moutons attirés par la besace, c’est très amusant !<br /> Merci pour la joie d’accueillir, avec un regard renouvelé par cette scène pastorale, ce passage d’Évangile : comme est bouleversante cette promesse : « jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. » Encore faut-il entrer résolument dans le troupeau, et ne pas le quitter ! Mais du côté du Bon Berger, pas de changements d’avis.
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L
Merci Marguerite de partager avec nous ce tableau d’une scène ordinaire, sans doute, pour un berger. Avec toi, je retiens « l’attention et le soin du berger, la proximité avec ses brebis, leur confiance ». Je trouve l’attention du berger particulièrement marquée par son regard qu’il garde fixé sur sa main. Il est pleinement concentré sur ce qu’il fait et son attention ne se laisse pas détournée par le bêlement des brebis « suppliantes ». J’ai trouvé attendrissant les trois agneaux, et drôle celui qui se contorsionne.<br /> Merci de nous redonner cette parole de l’Évangile. Ce soir ce qui me frappe est cette réalité : « personne ne les arrachera de ma main » « personne ne peut les arracher de la main du Père ».
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