Le hautbois, l'élégance de vivre faite instrument

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Publié dans Musique, Danse

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M
Merci Jean pour la correction : « du » hautboïste. Merci Christine pour ton commentaire et ce que tu partages de ton « amour pour le hautbois » parce que cela rejoins exactement des choses que je ressens aussi et je trouve tes mots si bien choisis ! Et merci aussi Jean pour ton trait d’humour !
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L
Merci à chacun pour vos commentaires ! Et merci Jean de me corriger...
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J
Merci, Christine, de partager avec nous que le hautbois est l’instrument dont le son te procure la plus profonde et vive émotion, et merci, Joseph, pour ton jeu de mots si approprié.<br /> Mon hautbois préféré, Marguerite ? Le mien, par Rigoutat ! (ce n’est pas un dieu gaulois) Tu as raison, comme Frantz, concernant la note tenue chez Marcello : c’est admirable. En revanche, Lucie, ce que vous entendez de Beethoven avant le solo de hautbois n’est pas du tout triomphal…<br /> « Pour l’extrait de l’œuvre de Vivaldi, le jeu de l’hautboïste m’a épatée : ses joues et ses lèvres ne bougent quasiment pas, et pourtant, quelle mélodie remarquable il en sort ! » tout à fait, Jeanne (si ce n’est que, pour être espiègle à mon tour, j’ajouterais – et cela concerne aussi Frantz, Marguerite et Lucie – qu’on dit bien évidemment : « du » hautboïste…) !
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C
Merci Jean pour cet article sur le hautbois, "ton" instrument; c'est l'instrument dont le son me procure la plus profonde et vive émotion, et j'ai trouvé captivant d'écouter ces extraits, de mieux comprendre mon attrait, d'affiner mon écoute.<br /> Je ne peux oublier le soin et la taille des anches, la longue plume de faisan pour sécher délicatement l'intérieur de l'instrument: tout ce rituel que tu suivais scrupuleusement et qui, avant même que la première note s'élève, entourait le hautbois d'une attention toute particulière, d'une certaine noblesse: l'élégance ne suppose-t-elle pas quelques apprêts?<br /> Pour moi aussi l'amour du hautbois est né du film "Mission" et de ce moment bouleversant où le Père Gabriel sort son instrument et se met à jouer: il se passe comme un miracle, le temps est suspendu: un temps de grâce; la musique du hautbois soulève les âmes des indiens guaranis et les ouvre au mystère ineffable du Dieu de Jésus-Christ. <br /> C'est ce verbe "soulever" qui exprime le mieux pour moi l'effet de la musique du hautbois: le son me semble aller puiser au fond de l'être, pour le soulever, l'élever. j'aime voir ce mouvement s'imprimer dans le jeu même des hautboïstes qui semblent, par une très belle gestuelle, descendre au profond de leur souffle pour remonter et élever comme la note la plus pure dans une expiration étonnamment longue. J'ai tellement aimé t'écouter à nouveau chanter ce chant de Lux où les cieux s'ouvrent et où la voix s'élève pour accompagner magnifiquement l'exaltation dans la Gloire du Christ. Merci...<br /> De ce florilège d'extraits musicaux, je retiens cette alliance de virilité et de douceur, de jubilation et de supplication. Ma préférence va à Marcello, Vivaldi , Albinoni précisément parce que j'y trouve cette alliance si émouvante, délicate et rare. Mais j'ai été très impressionnée et très intéressée par l'extrait de la symphonie de Beethoven pour cette évocation d'une lutte de chaque être avec son destin: la supplique du hautbois est poignante et exprime peut-être mieux que des mots l'immense enjeu de la Rédemption.<br /> Merci aussi pour les commentaires de chacun .<br /> Tout cela fait grandir plus encore mon amour pour le hautbois!
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M
Merci beaucoup Jean pour ce que tu partages avec nous de très intéressant sur ton instrument, et tout d’abord je relève la définition du terme « élégance » qui correspond tellement bien au hautbois ! Le fait que ce soit l’anche qui « sollicitée par le souffle, vibre, produisant le son. » m’épate énormément. Cela donne aussi tant d’admiration devant ceux qui ont su observer et créer cet instrument. Merci aussi pour ce que tu expliques sur ce point en particulier. Je suis frappée par le soin nécessaire qu’il demande : tremper l’anche, nettoyer avec des outils bien spécifiques, réchauffer l’instrument… Cela doit être aussi une bonne école pour l’apprenti musicien.<br /> Merci pour les photos de l’évolution du hautbois, là aussi c’est très intéressant. Ma préférence va au hautbois viennois début XXe, et aussi celui fin XXe qui est peut être le plus élégant. Je trouve très jolie la forme évasée du haut et du bas que le hautbois a toujours eu. Les clés l’embellissent je trouve, mais sur le dernier, elle cache un peu trop à mon goût la forme de l’instrument. Quel est ton préféré ? Le fait de le diviser en trois parties est-il uniquement un élément pratique ?<br /> Merci pour tous les mots indiqués quant à son timbre, c’est impressionnant. Je suis contente d’apprendre qu’il était « l’instrument de prédilection des mousquetaires ».<br /> Merci beaucoup pour tous ces extraits si beaux et très réjouissants ! J’aime beaucoup le morceau d’Alessandro Marcello, et à cette écoute j’ai trouvé particulièrement beau ce qui est joué à partir de 0,45’ et aussi la note tenue qui commence à 2,02’. J’ai aimé entendre « l’eau qui coule » dans l’extrait de Vivaldi et reconnaître la profusion de vie que l’on trouve dans ses œuvres musicales. Quant à Händel, j’ai trouvé intéressant de réussir à distinguer (je crois) le son différent de celui des deux précédents. L’extrait d’Albinoni est celui que j’ai préféré ! Du peu que je connais le hautbois, cette « émouvante douceur » que tu évoques est ce qui me touche le plus. C’est tellement profondément beau ! Cela m’évoque la noblesse de cet instrument, et comme une sagesse qu’il transmet. J’aime énormément ! Il m’a fait penser au morceau de Mission dont tu parles plus haut. Le souffle de l’hautboïste m’a impressionné. Le morceau d’Haydn, ce sont les deux notes très aiguës que j’ai aimé entendre, et pour le dernier, cette belle « supplique » comme tu l’écris, c’est très profond. Merci beaucoup pour ce beau moment offert ! Et pour ta passion transmise !
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J
Un grand merci, Jean, pour cet article formidable ! « L’élégance de vivre faite instrument » : quel beau titre ! Au sujet du long-métrage Mission, merci pour ce que tu écris : « leur communiquer la beauté de la foi catholique par la musique de son hautbois ». Je suis émerveillée en songeant à cet instrument qui a été à la hauteur, à travers l’admirable service des missionnaires qui ont aimé, de la foi catholique pour en annoncer sa beauté. J’ai été épatée en pensant à ceux qui ont travaillé à la réalisation du hautbois : avoir l’ingéniosité de penser au roseau pour fabriquer l’anche ; vivre l’observation et l’écoute nécessaires pour trouver quel bois correspondrait le mieux pour que le son résonne, etc. Aussi, ça me touche de penser à la main délicate de Dieu Créateur, à l’Artiste, qui a inspiré ceux qui ont « inventé » le hautbois. Merci pour la photographie qui permet de voir l’évolution de l’instrument. Celui que j’ai préféré esthétiquement est le hautbois viennois début XXe. D’autre part, j’ai trouvé intéressant de voir que l’embouchure est réduite au fil des siècles. Merci pour la présentation historique qui m’a beaucoup plu ainsi que les différents qualificatifs donnés pour parler de son timbre. C’est interpelant quand même de voir tous les sentiments que le hautbois peut jouer et susciter chez ses auditeurs. Merci pour la présentation des extraits : ça m’a enchantée ! L’extrait que j’ai tout particulièrement préféré est celui de l’œuvre de Marcello. C’est, tout simplement, magnifique ! J’ai tout spécialement aimé de 0,23 à 0,26, ou bien encore les ravissants trilles. Il me semble que cette musique illustre bien l’alliance de souplesse et de droiture dont le hautbois est capable. Pour l’extrait de l’œuvre de Vivaldi, le jeu de l’hautboïste m’a épatée : ses joues et ses lèvres ne bougent quasiment pas, et pourtant, quelle mélodie remarquable il en sort ! Je suis entièrement de ton avis : la musique coule comme de l’eau. Dans celui d’Händel, j’ai beaucoup aimé ce ton royal avec le bel accompagnement des cordes. Chez Albinoni, c’est la prouesse technique du musicien qui m’a impressionnée : jouer des notes tenues, sans respirer, avec une si grande limpidité. Dans l’extrait d’Haydn, j’ai beaucoup apprécié le ton espiègle de l’instrument qui m’a même amusée. Enfin, pour celui de Beethoven j’ai trouvé remarquable la façon dont le hautbois entre en jouant ces notes comme « suspendues », et le fait que tous les autres instruments se taisent pour laisser résonner ce chant, si beau. <br /> <br /> Voilà, merci beaucoup, Jean, pour ce que tu nous as transmis de ta reconnaissance, et de ta passion à travers ce bel article, très réjouissant !
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J
Merci beaucoup Jean pour cet article vivement réjouissant et intéressant sur ton instrument le hautbois, qui offre un regard large. J’ai tout d’abord beaucoup aimé le titre choisi, qui montre combien la grâce de cet instrument dépasse largement le fait d’exécuter brillamment un morceau (et c’est aussi le cas, quelle chance d’avoir accès à une telle qualité musicale, merci !), et qui m’a rappelé le poème « Prestance » dans le recueil « Une vertu chaque jour » de Léo Pastór (https://www.qja.fr/2020/10/une-vertu-chaque-jour.html).<br /> J’ai été impressionné de retrouver le sens du mot « élégance » selon la définition que tu rapportes : « gracieux dans la simplicité » ; oui, quelle correspondance parfaite du hautbois avec cette haute qualité !<br /> Il me semble retrouver cette élégance dans la facture même de l’instrument qui allie simplicité et grâce : une simple flûte s’orne de clés ouvragées et savamment associées les unes aux autres… <br /> J’ai trouvé également très intéressant le lien particulier avec la France.<br /> Merci pour tes mots qui m’ont touché en ce qu’ils savent exprimer exactement ce que je perçois à ma mesure quand j’entends le son du hautbois : « son timbre peut être jubilant ou suppliant, viril ou empreint de douceur, espiègle et charmeur, chaleureux… », comme dans l’admirable Concerto de Marcello. <br /> Comme l’hanche, je me dis qu’il faut un cœur bien trempé pour persévérer dans l’apprentissage de cet instrument. Une seule fois, l’apprenti de trompettiste que j’étais avait essayé de sortir un son d’un hautbois, évidemment sans succès, et j’en suis encore marqué en entendant jouer un hautboïste : cela force tellement le respect, quand on songe au prodigieux effort de maîtrise que cela doit demander ! Et que le fruit d’un tel effort soit autant de grâce, comme dans le quatrième extrait, qui est pour moi l’une des perles de la Grande Musique !<br /> J’ai l’impression de recevoir comme une immense énergie, une source de chaleur intense, qui se fait souffle délicat pour ne pas brûler mais réchauffer. Cette immense force canalisée dans une grande douceur : quelle magnifique parabole !<br /> J’ai été très impressionné par le passage du deuxième extrait, à partir de 2’58 spécialement : ce chant de l’eau, mais c’est incroyable !<br /> Merci pour la découverte des sonorités du hautbois baroque dans l’extrait du Concerto d’Haendel, ce dernier a la capacité perpétuelle de me faire sourire de joie jusqu’aux oreilles !<br /> Enfin, merci pour ce passage de grâce, selon l’esprit que tu donnes à la fin, de ce passage très poignant de la Symphonie de Beethoven, auquel je n’avais jamais fait attention, et qui donne encore, provoquant gratitude et émerveillement, le ton juste.
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L
Merci Jean pour ce remarquable article que j’ai beaucoup apprécié ! Merci déjà pour le titre si bien choisi et qui en dit long ! <br /> Concernant l’instrument en lui-même (même si ça vaut aussi pour d’autres instruments), je trouve ça impressionnant que l’homme ait appris à se servir d’os, de cornes ou de bois pour faire de la musique aussi belle. Je trouve aussi que la création de l’anche est une chose remarquable ! (qu’elle doive être adaptée à l’hautboïste rend cela encore plus impressionnant). Merci pour l’illustration de l’évolution du hautbois à travers le temps, cela m’a permis de comprendre un peu mieux que des instruments, visuellement différents, portent le même nom, et que la famille du hautbois est très large !<br /> Ce que tu écris sur la diversité de son emploi (pour soutenir les danses ou les marches militaires), en particulier ce que tu dis sur les mousquetaires, m’a beaucoup intéressé.<br /> Merci pour le travail de sélection des six extraits ! (à chaque fois j’aurais aimé écouter la suite, et je le suis dit que cela n’avait pas du être facile de les choisir : bien synthétiques et représentatifs !) Merci aussi pour ce que tu expliques au sujet des divers timbres : « jubilant ou suppliant, viril ou empreint de douceur, espiègle et charmeur, chaleureux… » J’ai aimé y être attentive dans l’écoute des extraits :<br /> - Je trouve le premier chaleureux et jubilant (pour reprendre tes mots) avec ces sautillements. C’est l’extrait que j’ai eu le plus plaisir à écouter : de toute beauté je trouve ! Merci à Marcello et aux interprètes ! <br /> - Le mot « sobriété » que tu as choisi correspond si bien je trouve à la noblesse du deuxième extrait. <br /> - J’ai bien apprécié l’originalité de la troisième œuvre avec le hautbois baroque (il me semble que l’on perçoit bien une différence, mais je ne sais pas si c’est essentiellement l’instrument ou aussi lié à l’origine anglaise de la pièce ?). J’ai trouvé le hautbois jubilant et viril. <br /> - Je te remercie pour ce que tu expliques concernant la quatrième œuvre sur les ornementations de l’hautboïste que j’ai bien pu entendre ! J’ai aimé la douceur de cet extrait. <br /> - Aux premières notes de la cinquième œuvre, il m’a semblé que le hautbois était ici tout à fait espiègle ! Je trouve très intéressant qu’alors tous les autres instruments se taisent pour laisser le hautbois s’exprimer. <br /> - Dans la dernière pièce j’ai aimé la supplique du hautbois presque à contre-pied de l’orchestre, jusqu’ici triomphal. Merci surtout pour ton explication de l’œuvre !<br /> Merci à chacun des compositeurs et des interprètes, et aux « inventeurs » du hautbois pour cette joyeuse « re-découverte » !
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F
Merci de partager avec nous ta reconnaissance et ta connaissance intime de ce si noble instrument ! J’ai déjà aimé le titre de ton article : « l’élégance de vivre faite instrument », avec la définition que tu donnes du mot « élégance » (j’ai particulièrement été frappé par la précision « dans la simplicité »). Merci pour la présentation technique, très intéressante, du hautbois : m’émerveillent le savoir-faire que demande sa fabrication, la subtilité du fonctionnement de l’anche et des conditions pour produire le son, l’exigence concernant l’entretient, et la beauté esthétique de l’instrument (merci beaucoup pour l’évolution en images que tu donnes !). J’ai trouvé très intéressant qu’on le trouve présent dans des enluminures, des tapisseries, des sculptures et des tableaux, ainsi que le rôle particulier des facteurs d’instrument français.<br /> Pour ce qui est des extraits que tu as rassemblés, merci déjà pour la présentation que tu en fais. <br /> Celui de Marcello me plaît énormément, et je suis tout à fait d’accord (même si je sais bien qu’on n’attend pas mon accord !) avec ce que tu dis : « Ce passage illustre à merveille, il me semble, le titre que j’ai choisi pour cet article ! » Oui, quelle élégance ! J’aime particulièrement les nuances dans cette interprétation, comme par exemple ce crescendo sur une même note à 2’02. <br /> L’extrait de Vivaldi est celui que j’ai préféré découvrir. Quelle beauté ! « La musique coule comme de l’eau, n’est-ce pas ? » C’est en effet exactement ce que cela m’évoque ! Et ce trait rapide à 3’58 : magnifique ! <br /> L’extrait de Haendel m’a beaucoup plu : quoiqu’un peu plus « sage » à mes yeux, il n’en est pas moins noble, et j’ai vraiment apprécié ce que tu dis sur le rapprochement avec la trompette et m’apprends sur la familiarité du hautbois dans les cours royales.<br /> Le passage d’Albinoni est sublime ! Et quelle prouesse de la part de l’hautboïste : on se demande s’il a même besoin de respirer ! L’ornementation, comme tu le soulignes, est admirable, en ce qu’elle souligne l’interprétation personnelle.<br /> L’extrait du concerto de Haydn m’a à la fois amusé et impressionné (là encore, comment fait-on pour jouer si longtemps sans respirer, ou pour respirer sans que cela s’entende ?!).<br /> Enfin, j’ai tout particulièrement apprécié l’extrait de la 5ème symphonie de Beethoven : chef-d’œuvre pourtant connu, je l’ai écouté en comprenant davantage, grâce à toi, la véritable lutte qui s’y joue, et j’ai été profondément touché d’entendre cette partie soliste du hautbois comme un appel à l’aide. En ce sens, merci pour tout ce que tu écris sur la victoire de Jésus-Christ, qu’il nous est possible de vivre, justement si nous Lui demandons son aide !
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