''La Dormition de la Vierge'', fresque de l’église Saint-Charbel à Maad

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Publié dans Dessin et peinture

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C
Merci, Jean, de me rappeler cette invocation:<br /> « Accueille en ton Cœur tes enfants, Marie, ô Cèdre du Liban. »
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M
Merci aussi Jean pour ce que tu écris sur le linge: "Je me suis demandé si le linge apporté par l’ange n’était pas un mouchoir pour essuyer les larmes de la peine…"
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J
Merci Jean pour l’explication sur le linge de l’ange, et pour le lien vers cet article intéressant et grave, qui aide à mieux comprendre l’enjeu de l’effacement de la mémoire.
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M
Merci à chacun pour son commentaire, en particulier Jean pour l’article d’actualité important dont tu donnes le lien. Je suis frappée, entre autre, par ce qui est dit sur le « patrimoine invisible » qui est aussi menacé et concrètement touché. <br /> Lucie pour répondre à ton interrogation je cite un commentaire intéressant que j’ai lu sur cette œuvre : « On y retrouve Paul placé au bas du cénotaphe, penché pour un dernier baiser sur les pieds de la Vierge en Dormition. »
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J
Merci, Jean et Christine, pour avoir contemplé dans cette fresque le verset 2 du Psaume 130e. Merci, Jean, pour ce à quoi tu as pensé que j'ai trouvé très beau, au sujet du mouchoir. Merci, Joseph, pour ce que tu as écrit : « La tristesse des Apôtres en lien avec la souffrance actuelle du peuple libanais est bien sûr très évocatrice, et donne le désir que tous puissent recevoir le Sourire enfantin qui console et réconforte »
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L
Merci à chacun pour vos commentaires. Merci Frantz pour les trois choses que tu écris au sujet de l’âme de la Sainte Vierge représentée comme un nourrisson (en particulier que l’entrée au Ciel est une nouvelle naissance). Merci Christine pour ta phrase : « l'emmaillotage me fait penser à une chrysalide avant le déploiement éblouissant de la résurrection. », Jean pour ce que tu dis sur l’ « Entêtement » de Dieu, « manifesté aussi par celui des fidèles rebâtisseurs » et tous deux pour avoir rappelé le psaume 130.
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F
Merci Jean pour l'article d'actualité vers lequel tu renvoies, ce qui est vraiment grave, et en même temps pour ce que tu écris sur l'importance "d’essayer d’inscrire son regard dans la perspective du « temps de Dieu » et de discerner ce que l’on pourrait peut-être appeler son « Entêtement », manifesté aussi par celui des fidèles rebâtisseurs." Comme c'est fort !
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J
Merci pour cet article en lien avec le peuple libanais, auquel je serai toujours lié en raison de ce que j’ai vécu avec l’association « Lo Tedhal » dans mon enfance ; et pour lequel je prie en ces temps de ténèbres. <br /> Tout d’abord, il me semble en effet très important de relire l’histoire du bâtiment : cela permet, non de relativiser la détresse actuelle (cf par exemple https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20241109-israel-hezollah-crime-effacer-m%C3%A9moire-peuple-liban-patrimoine-arch%C3%A9ologique-danger), mais d’essayer d’inscrire son regard dans la perspective du « temps de Dieu » et de discerner ce que l’on pourrait peut-être appeler son « Entêtement », manifesté aussi par celui des fidèles rebâtisseurs.<br /> <br /> Je trouve cette fresque poignante. Bien évidemment, ce qui me touche le plus est la représentation, traditionnelle, de l’âme de la Sainte Vierge (et, comme Christine, je pense au verset 2 du psaume 130e) ; ainsi que la compassion du Christ. Je me suis demandé si le linge apporté par l’ange n’était pas un mouchoir pour essuyer les larmes de la peine…<br /> J’ai aimé d’autre part contempler la présence des saints, notamment l’union entre saint Pierre et saint Paul, et la présence de sainte Marie-Madeleine, aux pieds de la Mère comme elle fut aux pieds du Fils (Cf Lc 10, 39 et Jn 19, 25).<br /> <br /> « Accueille en ton Cœur tes enfants, Marie, ô Cèdre du Liban. »
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C
Merci, Marguerite, ton article est un très bel hommage au cher Liban...<br /> Cette présence de Jésus compatissant au milieu des siens me touche beaucoup. Quand je pense à ce pays si éprouvé, à nos frères chrétiens de là-bas, c'est cette compassion que je veux avoir. Tout ce que tu écris sur l'histoire de cette église Saint Charbel, de destructions en relevailles, me laisse espérer que cette terre, son patrimoine, nos frères, vont se relever une fois encore, avec Jésus parmi eux. Je contemple les visages des apôtres et leur détresse alors que les quitte leur Mère et leur Reine: comment ne pas se sentir abandonné?<br /> Et , en même temps cette dormition est douce: on retrouve, me semble-t-il, dans la façon d'être étendue de la Vierge Marie, des éléments communs avec des représentations de la Nativité.<br /> L'âme de la Vierge Marie me bouleverse. Jésus tient-il nos petites âmes ainsi entre ses mains? <br /> Je pense au Psaume 130:<br /> " je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère".<br /> Et l'emmaillotage me fait penser à une chrysalide avant le déploiement éblouissant de la résurrection.
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J
Merci Marguerite pour l’occasion de découvrir davantage le patrimoine du Liban, et de s’émerveiller pour le sens de la mémoire par l’art. J’ai été touché par l’histoire de cette église Saint-Charbel, tant elle m’évoque l’admirable esprit libanais de résilience et d’espérance. Dans cette Dormition, je suis évidemment touché par cette si profonde et émouvante symbolique, déjà rencontrée, de la Vierge Marie comme tout-petit nourrisson dans les mains de son Fils ! Cela donne à contempler ce vers quoi nous devons tendre… La tristesse des Apôtres en lien avec la souffrance actuelle du peuple libanais est bien sûr très évocatrice, et donne le désir que tous puissent recevoir le Sourire enfantin qui console et réconforte. Je me suis demandé en revanche ce que s’apprêtait à faire l’ange à la droite du Christ avec son linge…
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J
Merci, Marguerite, pour cet article. Ca m’a touchée de découvrir un peu de la richesse du « Liban bien-aimé » comme l’a déjà appelé le Saint Père François, et surtout de songer à ce peuple martyr... Merci pour la dernière phrase de ton article. Merci pour les éléments historiques rapportés. Tout d’abord, je trouve beau que l’emplacement d’un temple païen ait été purifié et transformé par la construction d’une église sur celui-ci, aussi le fait que l’église ait été plusieurs fois reconstruite. Je rends grâce en ce sens pour le patrimoine religieux arrivé jusqu’à nous grâce à ceux qui nous ont précédés. <br /> C’est formidable que soit représentée l’âme de la Vierge Marie à travers ce nourrisson souriant ! J’ai trouvé magnifique que le Christ tienne cette petite Sainte Vierge, que l’âme de la plus belle des créatures soit dans les mains de son Dieu. J’ai aimé voir le bon ange qui tient un linge dans ses mains. Peut-être est-ce pour couvrir davantage cette toute petite Vierge Marie ? J’ai remarqué qu’aucun des Apôtres ne regardent le Christ. Nous, en contemplant cette fresque, nous le voyons, mais je me suis demandée si eux ils pouvaient le voir ? Néanmoins, il est là ! C’est pourquoi je trouve très beau que la présence du Christ au moment de la dormition de sa Mère, ait été représentée. Comment les Apôtres auraient-ils pu traverser le départ de leur Mère bien-aimée de la terre pour la gloire du Ciel, sans le soutien bienveillant et compatissant de leur Maître, Jésus. Merci pour ton commentaire au sujet de saint Pierre et de saint Paul : « Ces deux hommes sont par ailleurs surnommés « les deux colonnes de l’Église », et les trouver là tous deux près de la Sainte Vierge, qui forme entre eux comme un trait d’union, je trouve cela très beau ». Je ne sais pas si c’est l’usure, mais il m’a semblé que le tissu sur lequel repose la Sainte Vierge est de couleur bleu-nuit avec de nombreuses étoiles. Cela lui correspond si bien !
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L
Merci beaucoup Marguerite pour la découverte de cette fresque « trésor du patrimoine religieux libanais ». Je te remercie, en premier lieu, pour cet hommage rendu à nos frères libanais souffrants.<br /> J’ai trouvé très beau ce que tu exprimes au sujet de saint Pierre et saint Paul : les liens que tu fais avec le fait d’être, pour l’un, à la tête, et pour l’autre, au pied, de la Vierge Marie ; et de voir la Sainte Vierge comme « un trait d’union » entre eux. (Je ne suis pas sûre cependant d’avoir bien compris si saint Paul était l’apôtre penché sur les pieds de la Vierge Marie – attitude qui me fait penser à saint Jean – ou s’il était l’apôtre un peu plus à l’arrière, avec la barbe pointue ?)<br /> Merci aussi pour ce que tu soulignes sur Jésus compatissant et proche de ceux qui souffrent.<br /> Comme toi je me suis vite demandée qui était l’enfant emmailloté dans les mains de Jésus. Et je trouve très belle cette représentation souriante de l’âme de la Sainte Vierge ! Son vêtement et sa chevelure toute blanche, presque lumineuse, m’évoque sa pureté intacte.<br /> J’ai aimé enfin deviner la présence de sainte Marie-Madeleine au pied de Notre-Dame.
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F
Merci pour la découverte de cette fresque très ancienne en l’honneur de la Dormition de la Vierge Marie. C’est toujours très touchant de voir représentés les Apôtres entourant leur Mère au moment où sa vie terrestre prend fin : comme tu le soulignes bien en commentant la tristesse de plusieurs visages, quelle épreuve cela a dû être pour eux ! J’ai été frappé par la présence de saint Paul, même si en fait cela n’est peut-être pas étonnant. La représentation de l’âme de la Sainte Vierge comme un nourrisson entre les mains du Christ est extrêmement forte, je trouve : cela m’évoque à la fois la parole de Jésus : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. » (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, verset 3 et 4) ; et la nouvelle naissance qu’est la réalité de l’entrée au Ciel. Ainsi que l’humilité, la petitesse de la Vierge Marie qui justement pour cela a été élevée au plus haut par Dieu. J’ai aimé le sourire sur ce visage de l’âme de Notre-Dame, et aussi le fait qu’elle soit emmaillotée et tenue par son Fils, de la même manière qu’elle avait tenu et emmailloté celui-ci lors de sa Nativité à Bethléem. Quel signe de profonde union et ressemblance ! <br /> Cela m’a d’abord interpellé que Jésus ne regarde pas sa Mère, mais ses Apôtres, et ai été touché par ce que tu écris : « dans son amour compatissant pour eux, il s’associe à leur peine. Il est présent parmi eux, comme il l’a été et comme il l’est toujours auprès de ceux qui souffrent ». Et merci d’évoquer nos frères souffrants du Liban.
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