''Le Drapeau du Sacré-Cœur'' (George Desvallières)

Publié le

Publié dans Dessin et peinture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Merci, Jean
Répondre
J
Merci beaucoup, Jean, pour ton si beau commentaire sur Notre-Dame, avec l’observation si profonde du pan bleu du drapeau, où Jésus « s’accroche comme à une bouée ; et qu’Il serre sur son Cœur comme l’ultime raison terrestre de son courage. » Cette pensée est vraiment confondante, à la fois envers le Sacré-Cœur et envers le Cœur Immaculé de Marie.<br /> Merci aussi profondément pour cette phrase, qui donne à méditer… : « combien la France, ‘‘fille aînée de l’Église’’, doit être aimée de Jésus, pour que sa trahison soit la plaie même de son Cœur ! ». <br /> Enfin, merci pour le rappel historique et l’actualité remontrée encore, qui ici, appelle à se taire et à prier.
Répondre
M
Merci Jean pour ton si beau et profond commentaire sur le Cœur Immaculé de la Sainte Vierge « auquel le Christ, presque noyé par le flot haineux du péché des hommes et des femmes, s’accroche comme à une bouée ; et qu’Il serre sur son Cœur comme l’ultime raison terrestre de son courage. » et de souligner que pour la France « cette bouée lui demeure le seul REFUGE pour ESPÉRER encore le SALUT ». <br /> Je veux m’associer à ta prière :<br /> Oui, « Cœur Sacré de Jésus, ESPOIR ET SALUT de la France, j’ai confiance en toi et j’espère en toi »<br /> Oui, « Cœur Immaculé de Marie, sois notre REFUGE »
Répondre
J
Merci, Jean, pour tout ton commentaire, si beau, sur le Cœur Immaculé de la Sainte Vierge, « Témoin entre les témoins », pour ce que tu as écrit : “Mystère incompréhensible : combien la France, « fille aînée de l’Église », doit être aimée de Jésus, pour que sa trahison soit la plaie même de son Cœur !“, pour les prières aux Cœurs de Jésus et de Marie. Merci, Joseph, pour les vers de Péguy partagés avec nous, spécialement pour ceux-ci : « Les armes de Jésus c’est le sang de sa veine Et le sang de son cœur, les sanglots de sa peine », et pour ce beau commentaire au sujet du porte-étendard : « Ce sont les véritables français des racines, cachés, mais qui, irrigués du Précieux Sang, permettent à l’arbre mort de ne pas pourrir tout à fait ».
Répondre
L
Merci Jean pour ce que tu écris sur le Cœur Immaculé de la Sainte Vierge, « REFUGE pour ESPÉRER encore le SALUT », que tu contemples dans le «le bleu infiniment pur auquel le Christ (…) s’accroche comme à une bouée ; et qu’Il serre sur son Cœur comme l’ultime raison terrestre de son courage. »<br /> Merci aussi pour cette phrase si belle et grave : « Mystère incompréhensible : combien la France, « fille aînée de l’Église », doit être aimée de Jésus, pour que sa trahison soit la plaie même de son Cœur ! »
Répondre
F
Merci, Jean, pour ce que tu écris, particulièrement sur le témoignage du Cœur Immaculé de Marie, "auquel le Christ, presque noyé par le flot haineux du péché des hommes et des femmes, s’accroche comme à une bouée ; et qu’Il serre sur son Cœur comme l’ultime raison terrestre de son courage."<br /> Et pour ceci : "combien la France, « fille aînée de l’Église », doit être aimée de Jésus, pour que sa trahison soit la plaie même de son Cœur !"
Répondre
J
Merci Jeanne pour ce beau commentaire : <br /> « La manière qu’a Jésus de brandir son Cœur, de le tenir à pleine main, me fait vraiment penser à une grenade prête à être jetée. Quant au drapeau, le mouvement qui lui est donné me donne la forte impression d’un nuage qu’une explosion aurait produit. Peut-être est-ce cela le Sacré Cœur : l’arme la plus puissante qui soit, qui produit l’explosion la plus puissante jamais connue, celle de l’Amour, par l’offrande de soi-même. <br /> Je remercie de tout mon cœur, Jésus, pour son amour viril, pour son courage extraordinaire qui, alors qu’il souffrait comme personne n’a jamais souffert, a trouvé la force de lever, le plus haut que le corps le peut, son Cœur, par Amour… »
Répondre
J
Je rends grâce pour les témoins d’amour envers le Sacré-Cœur du Christ présents dans cet article.<br /> D’abord, Claire Ferchaud, qui m’accompagne depuis 22 ans. Ensuite, George Desvallières, que nous avions découvert, avec feu mon ami Dominique Ponnau, il y a 8 ans et demi. Enfin, la prière authentiquement sacerdotale rapportée : « Nous venons à vous, Cœur Sacré de Jésus, dans nos angoisses ; ouvrez pour nous les trésors de votre charité infinie. Le Sang qui a coulé de votre Blessure a racheté le monde ; qu’une goutte de ce Sang divin, par sa toute-puissance expiatrice, rachète encore une fois cette France que vous avez aimée et qui ne veut pas renier sa vocation chrétienne... » ; elle me rappelle celle pour l’érection de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. <br /> S’y ajoutent, dans le commentaire de Joseph, la figure du Maréchal Foch, et celle de l’admirable Péguy, avec ses vers si profonds.<br /> <br /> Par-dessus tout, je rends grâce pour le Sacré-Cœur lui-même ; arraché, placé sur le drapeau, pressé, oui ! mais qui surpasse infiniment ce que l’on peut en dire ; excepté le témoignage du Témoin entre les témoins, le Cœur Immaculé de la Sainte Vierge, consubstantiel à Celui qui tenait d’Elle son Sang. La présence de ce témoignage, je la contemple dans le bleu infiniment pur auquel le Christ, presque noyé par le flot haineux du péché des hommes et des femmes, s’accroche comme à une bouée ; et qu’Il serre sur son Cœur comme l’ultime raison terrestre de son courage.<br /> Dans le naufrage actuel de la France, qui peut-être jamais – si ce n’est entre 1902 et 1905, ou, années bien plus dramatiquement infernales, entre 1789 et 1801 –, ne fut si effroyable en raison de l’apostasie généralisée, cette bouée lui demeure le seul REFUGE pour ESPÉRER encore le SALUT malgré tant d’ignominies dont la plus grave des dernières en date : l’inscription diabolique du crime de l’avortement dans la Constitution républicaine.<br /> Mystère incompréhensible : combien la France, « fille aînée de l’Église », doit être aimée de Jésus, pour que sa trahison soit la plaie même de son Cœur !<br /> <br /> Oui, « Cœur Sacré de Jésus, ESPOIR ET SALUT de la France, j’ai confiance en toi et j’espère en toi »<br /> Oui, « Cœur Immaculé de Marie, sois notre REFUGE »
Répondre
M
Merci à chacun pour son commentaire. Christine pour ces mots : « Et la lance est à la fois celle qui transperça son Côté et ce sur quoi pourra flotter l'étendard de la Victoire ... ». Jeanne pour ce que tu dis sur le Sacré-Cœur comme une grenade et l’arme la plus puissante qui produit l’explosion la plus puissante. Merci Joseph de partager avec nous ta pensée de remise en cause sur ce que tu as à comprendre de plus en plus, ainsi que pour les si beaux vers de Charles Péguy.
Répondre
F
Merci, Jeanne, pour ce que tu dis sur l’explosion que t’évoquent le Cœur de Jésus et le tissu blanc du drapeau. Merci beaucoup, Joseph, pour ce que tu écris sur les porte-étendards invisibles : « Ce sont les véritables français des racines, cachés, mais qui, irrigués du Précieux Sang, permettent à l’arbre mort de ne pas pourrir tout à fait. » Et merci pour les vers de Charles Péguy, que je trouve extrêmement forts, en particulier l’opposition entre les deux dernières strophes, où la différence entre Satan et Jésus ne semble pas si grande, car tous deux sont liés à la mort (« la guerre », « Jésus sur le Calvaire », « Le sang »), mais les deux attitudes sont en fait inconciliables et diamétralement contraires, bien sûr, et ce parallèle me frappe beaucoup : « le meurtre volontaire » / « et la mort volontaire » ! Et comme est belle, également, la première strophe !
Répondre
L
Merci à chacun pour vos commentaires. Merci Christine pour ta description de la couronne d’épine en lien avec les barbelés : « comme une miniature plus acérée encore » ; et celle du drapeau « prolongement indéfini de la tunique pourpre du Christ et du linge blanc de son humiliante nudité ». Merci aussi pour ce que tu écris, ainsi que Marguerite, sur l’ultime effort de Jésus : « les yeux fermés du Christ, son visage d'agonie nous révèlent l'immensité du don ». Et Jeanne de souligner le courage du Christ levant « le plus haut que le corps le peut, son Cœur, par Amour… ».<br /> Merci Joseph pour ton regard sur le Cœur de Jésus pressé dans sa main et pour les vers de Charles Péguy, en particulier la dernière strophe.
Répondre
C
Merci beaucoup, Joseph, pour les vers de Péguy.
Répondre
L
Merci Frantz pour pouvoir découvrir de nouveau cette œuvre, cette fois-ci avec toute la dimension historique qui l’environne. <br /> Merci pour les citations que tu rapportes. Deux, particulièrement, m’interpellent et me touchent. Je les trouve très belles (s’il l’on peut dire) et graves : la première de l’épiscopat français de l’époque : « cette France que vous avez aimée et qui ne veut pas renier sa vocation chrétienne... » ; la seconde de Claire Ferchaud : « son Cœur est percé (…) avec de multiples coups de canif, et au milieu, une large blessure semble séparer le Cœur en deux, d’où le Sang coule à flots. Cette plaie, m’explique le Sauveur, signifie l’athéisme officiel de la France ; les hordes maçonniques ont lacéré son titre de chrétienne. » Lorsque l’on pense à l’évolution de la France depuis la première guerre, cela donne froid dans le dos…<br /> Merci aussi pour ta description de l’œuvre de George Desvallières. Je retiens en particulier ce que tu dis sur le Christ dressé « non pas vigoureusement, mais douloureusement », tout comme l’arbre dans son dos. Je trouve beaux les signes de la Passion : cet arbre rappelant la Croix ; la lance, que Jésus tient tel un soldat, qui transperça son Cœur ; et le symbole des barbelés, en lien avec la couronne d’épine comme tu le montres.<br /> Merci pour ce que tu dis sur l’acte de Jésus qui transforme le drapeau au point de le faire changer de nom et d’identité : « qui, de ce fait, n’est plus seulement celui de la France, mais devient ‘‘ le Drapeau du Sacré-Cœur ’’ ».<br /> Merci enfin pour ton regard et ton interprétation, que l’artiste ait pu vouloir « représenter le Christ s’engageant à accueillir la France en son sein, si celle-ci, renonçant à son orgueil, le laissait placer en son centre son divin Cœur ! »<br /> Pour ma part j’ai été très étonnée en ouvrant l’article, car avant de voir l’œuvre dans son intégralité, je n’ai vu qu’une forme, qui tout de suite m’a évoqué une sorte de caricature d’une représentation de « Marianne ». Je n’ai compris qu’un instant après qu’il s’agissait du drapeau français. Je suis loin d’être convaincue par le fait que ce soit un effet volontaire de l’artiste (mais cela m’a tellement frappée que je le partage quand même…). Je me suis dit que, peut-être, il aurait pu souhaiter montrer que la vraie identité de la France n’est pas dans les idées républicaines, mais dans son lien au Cœur de Jésus.
Répondre
J
Merci pour la possibilité de prendre davantage de temps pour regarder à nouveau ce tableau dont la symbolique est extrêmement forte et saisissante, à défaut (?) d’esthétique, en lien avec les éléments historiques que tu donnes, spécialement la vision de Claire Ferchaud, qui provoque une très grande peine quant au refus obstiné qui a été essuyé, et qui perdure... Lire cela me confond, car je sais que je dois comprendre de plus en plus que le drame absolu et navrant du rejet du Sacré-Cœur par la France, dans l’ingratitude la plus abjecte, n’est pas étranger à mes propres indifférences au Cœur si aimant et si peu aimé. <br /> Ce qui m’a le plus ‘‘touché’’, et qui se passerait mieux de mots peut-être, c’est de voir cette représentation où Jésus fait plus que brandir son Cœur : il me semble le voir le presser, comme pour en vider le Sang jusqu’au bout, afin d’irriguer jusqu’aux racines de l’arbre mort.<br /> J’ai été frappé de voir aussi que cette représentation du Seigneur le montre absolument seul, en véritable rempart devant l’arbre déchiqueté, ayant Lui-même à porter son étendard. Normalement pourtant, ne porte-t-on pas les couleurs du Seigneur au combat ? N’y a-t-il plus de porte-étendard ? J’ai pensé que si, bien qu’ici on ne les voie pas… Ce sont les véritables français des racines, cachés, mais qui, irrigués du Précieux Sang, permettent à l’arbre mort de ne pas pourrir tout à fait. <br /> D’autre part, j’ai beaucoup aimé découvrir un aspect de la personne du Maréchal Foch, dont les mots évoquent une belle âme et un bel exemple de chef ; d’autant plus que j’ai été amené à lire, le lendemain même, par ‘‘hasard’’, que ce Maréchal Foch priait fidèlement son chapelet tous les jours, et était un grand dévot de Lourdes, où il alla rendre grâce après-guerre. <br /> Enfin, j’aimerais partager avec vous ces vers bouleversants de Charles Péguy, extraits de La tapisserie de sainte Geneviève, qui me semblent profondément en lien avec cette œuvre et qui me sont revenus au cœur à cette occasion :<br /> <br /> Les armes de Jésus c’est le sang de sa veine<br /> Et le sang de son cœur, les sanglots de sa peine <br /> Et l’immense sanglot de toute race humaine<br /> […]<br /> Les armes de Jésus c’est un peuple chéri <br /> Comme un fils qui revient, c’est un mourant guéri <br /> Par son extrême onction, c’est un peuple aguerri <br /> […]<br /> Les armes de Satan c’est l’horreur de la guerre,<br /> Les peuples affolés, Jésus sur le Calvaire,<br /> Le sang, le cri de mort, le meurtre volontaire ;<br /> <br /> Les armes de Jésus c’est l’honneur de la guerre,<br /> Les peuples rétablis, Jésus sur le Calvaire,<br /> Le sang, le sacrifice et la mort volontaire »
Répondre
M
Merci Frantz pour ce très beau partage que tu fais avec nous. Beau par son sujet, par les citations que tu rapportes et aussi par ce que tu exprimes sur cette œuvre de Desvallières. Je trouve vraiment belles les paroles de l’épiscopat français qui plein de révérence, de confiance et d’humilité se tourne vers Dieu, et notamment cette phrase : « qu’une goutte de ce Sang divin, par sa toute-puissance expiatrice, rachète encore une fois cette France que vous avez aimée et qui ne veut pas renier sa vocation chrétienne... ». Face à l’athéisme, face au reniement, face à la « lacération », face à l’endurcissement, Jésus n’abandonne pas, il ne rejette pas la France et les français, et c’est ce que je trouve très bouleversant qui est représenté dans ce tableau et que tu évoques : « Le Christ ne la délaisse pourtant pas, cette France qu’il aime : il s’y plante lui-même, (…) Et, comme signe ultime de son amour fidèle pour cette France si tristement infidèle, il s’arrache le Cœur et le place lui-même sur le drapeau ». Dieu aime la France, et lui, lui reste fidèle. En témoigne aussi son message donné à sa servante Claire Ferchaud. Il ne cesse de l’appeler et de lui dire, redire : « peindre, broder ou graver dans les plis de son drapeau son Cœur Sacré ». Je me dis que le drapeau représentant notre identité, notre histoire commune mais aussi personnelle, l’appel est bien alors de mettre au cœur de notre propre vie, chacun, le Cœur Sacré de Jésus. <br /> Merci de souligner le lien dans le tableau entre les barbelés et la couronne d’épines. Je suis frappée par cette représentation douloureuse de Jésus qui semble mettre dans un dernier effort, à bout de souffle, près de s’effondrer, son Cœur Sacré sur le drapeau français, dont le rouge est celui de son vêtement et le bleu celui de l’eau qui jaillit de son Cœur.
Répondre
J
Merci, Frantz, pour la possibilité de contempler cette œuvre de plus près. J’ai été interpelée par le fait que Jésus tient lui-même la lance qui transperça son côté jusqu’au Cœur. Il me semble que sa main n’est pas refermée sur le bois de la lance, mais que son geste est plus large. C’est comme si, tout en tenant cette lance, il pressait son Cœur. En regardant ce détail, j’ai été touchée de voir que la partie bleue du drapeau français sort intégralement de l’endroit du Cœur transpercé. Voici alors la présence de l’Eau jaillissante selon ce que l’Évangile rapporte : « Un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. (Évangile selon saint Jean, chapitre 19, verset 34). Je pense aussi à la représentation de Jésus tel qu’il s’est révélé à l’admirable sainte Faustine. La présence dominante du rouge m’a au début frappée dans ce tableau : il y a le manteau de pourpre, mais surtout, il y a le Cœur tenu dans la main droite. Ce Cœur saigne et le Sang va jusqu’à couler le long du bras de Jésus et même tâcher la partie centrale normalement blanche du drapeau. <br /> La manière qu’a Jésus de brandir son Cœur, de le tenir à pleine main, me fait vraiment penser à une grenade prête à être jetée. Quant au drapeau, le mouvement qui lui est donné me donne la forte impression d’un nuage qu’une explosion aurait produit. Peut-être est-ce cela le Sacré Cœur : l’arme la plus puissante qui soit, qui produit l’explosion la plus puissante jamais connue, celle de l’Amour, par l’offrande de soi-même. <br /> Je trouve forte l’abondance de barbelés parce qu’à côté je ne trouve pas que l’on remarque très bien la couronne d’épines sur la tête de Jésus. Néanmoins, tous ces barbelés forment une sorte de couronne d’épines géante. Le visage de Jésus me donne l’impression qu’il rend son dernier soupir et qu’avec ses genoux fléchis il est sur le point de tomber. Mais au milieu de ce paysage dévasté, brisé, mort, il se tient debout ! En regardant dans le silence ce Cœur brandit, je remercie de tout mon cœur, Jésus, pour son amour viril, pour son courage extraordinaire qui, alors qu’il souffrait comme personne n’a jamais souffert, a trouvé la force de lever, le plus haut que le corps le peut, son Cœur, par Amour… <br /> Merci pour l’extrait rapporté de la consécration de la France par l’épiscopat français, ainsi que la citation de Claire Ferchaud. C’est impressionnant d’avoir la possibilité de lire ce que Jésus a fait savoir à sa servante et de songer alors aux blessures ajoutées au Cœur sacré…
Répondre
C
Merci, Frantz, pour ton article sur ce tableau de Desvallières dont l'art nous a déjà, effectivement, accompagnés.<br /> Alors que le sanctuaire de Paray-le-Monial fête les 350 ans des révélations de Jésus sur son Cœur à Sainte Marguerite Marie, cette représentation me touche particulièrement.<br /> Ce que je trouve d'abord bouleversant, ce sont les lignes torturées de la peinture: les barbelés qui enserrent le sol semblent emprisonner et étouffer jusqu'à la vie minérale, et la couronne d'épines sur le front de Jésus semble en être comme une miniature plus acérée encore; ce qui reste d'un arbre pend lamentablement, consumé, brisé: comment ne pas penser à Jésus pendu au gibet de la Croix?; et le drapeau emmêlé, presque déchiré, semble-t-il, porte la houle de la douleur, prolongement indéfini de la tunique pourpre du Christ et du linge blanc de son humiliante nudité.<br /> Tout le déploiement-qui est celui du Salut- vient du bras de Jésus brandissant son Cœur dans un ultime effort: les yeux fermés du Christ, son visage d'agonie nous révèlent l'immensité du don. Et la lance est à la fois celle qui transperça son Côté et ce sur quoi pourra flotter l'étendard de la Victoire ...<br /> Merci pour tout ce que tu nous révèles du contexte historique, de cette intervention de Claire Ferchaud, que je ne connaissais pas du tout, ce que tu nous dis des cœurs et esprits fermés incapables d'accueillir un message, d'obéir humblement: quelle leçon pour nos cœurs à nous si souvent fermés et orgueilleux !<br /> Enfin, voyant Jésus sortir son Cœur de sa poitrine pour l'offrir à la France, je pense à Sainte Marguerite-Marie sortant son cœur de sa poitrine pour le donner à Jésus, pour qu'Il le plonge dans la fournaise ardente du Sien, avant de le lui redonner.
Répondre