''Le Mariage mystique de sainte Catherine'' (Memling)

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Je remercie aussi chacun pour les commentaires si beaux et enrichissants. Je ne vais pas les citer de nouveau mais je rends grâce pour les regards et apports de chacun pour mieux accueillir la beauté de cette oeuvre.
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F
Merci à chacun pour vos commentaires ! Merci, Christine, pour ce que tu as su voir de la ressemblance entre sainte Catherine et l'Enfant Jésus, et ce que tu écris, Jean, sur la sanctification. Merci aussi pour ce que tu dis sur « ‘‘l’admirable échange’’ de la pomme (nature déchue) et de l’anneau (nature divinisée) » : comme c'est beau ! Voilà qui donne encore plus d'admiration pour l'artiste qui a su exprimer des réalité si profondes !
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J
Merci pour les commentaires enrichissants, et spécialement ce que tu as remarqué, Christine, de la ressemblance des visages de sainte Catherine et de Jésus, et ce que tu exprimes, Jean, de « ‘‘l’admirable échange’’ de la pomme (nature déchue) et de l’anneau (nature divinisée) ». Cela renforce encore mon admiration pour cette œuvre si profondément théologique !
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J
Merci à chacun pour son commentaire, c’est très enrichissant ! Merci tout particulièrement, Joseph, pour ton commentaire sur la représentation du Père du Ciel que je n’avais pas su voir, et Jean, pour ce que tu développes : « rapprochement choisi par l’artiste pour montrer la conformation que peut réaliser la sanctification ; non plus seulement « à l’image » (cf Genèse 1, 27), mais encore « à la ressemblance ». ».
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J
Merci pour ce partage, et pour vos commentaires. Grâce à Jeanne, je me suis attardé sur les anges à la couronne mariale, les belles mains de saint Jean autour du calice, les manches des vêtements et les détails du Livre, les doigts de pieds, l’orgue portatif…<br /> J’ai trouvé surtout très profond, avec Christine, le rapprochement évident qui peut être fait entre les visages de sainte Catherine et de Jésus ; rapprochement choisi par l’artiste pour montrer la conformation que peut réaliser la sanctification ; non plus seulement « à l’image » (cf Genèse 1, 27), mais encore « à la ressemblance ». <br /> Me touche aussi énormément, comme cela a pu être souligné par d’autres à leur façon, « l’admirable échange » de la pomme (nature déchue) et de l’anneau (nature divinisée).<br /> Je rejoins enfin triplement ton commentaire, Joseph : ton admiration de la représentation du Père et de la lumière du paysage ; ton incompréhension de la phrase de Lucie ; et, surtout, j’aime beaucoup ce que tu écris sur la Vierge Marie qui « dirige la liturgie des Noces mystiques, assistée par l’ange cérémoniaire ».
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L
Merci beaucoup à chacun pour vos commentaires si enrichissant !<br /> Merci Jeanne pour avoir vu ces voiles si fins et délicats tomber des couronnes.<br /> Merci Marguerite pour le parallèle, et l’opposition, dont tu parles entre la pomme et l’anneau dans les mains de Jésus.<br /> Merci Frantz pour ta phrase prolongeant ce que j’exprimais sur l’ange « jubilant » : « Cela dit aussi le rôle de la musique, ici, figurée par son instrument : exprimer l’indicible » et aussi pour avoir vu ce regard si beau et profond de l’agneau nous regardant.<br /> Merci Joseph pour avoir vu la Vierge Marie en train de « diriger la liturgie des Noces mystiques, assistée par l’ange cérémoniaire ». C’est magnifique !<br /> Merci enfin pour ce que tu dis Joseph sur l’unité de l’œuvre autour de l’Agneau et Christine sur son unité autour de l’Alliance.
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C
Merci, Lucie, pour la poursuite de cette contemplation.<br /> Mieux connaître la vie de Sainte Catherine d'Alexandrie a été pour moi très précieux, d'une part pour ce qu'elle m'apprend de cette femme tellement instruite qui confondit les plus doctes et pour l'audace magnifique et bouleversante de sa déclaration "je n'épouserai que mon Dieu", d'autre part parce que je comprends mieux pourquoi elle fut l'une des voix qui parla à Sainte Jeanne d'Arc et l'envoya en mission.<br /> J'ai été moi aussi très frappée dans cette partie du tableau par les regards (merci pour vos commentaires), ou plus précisément l'absence de regard de ceux qui entourent Sainte Catherine et l'Enfant Jésus; même la Vierge Marie semble, très pudiquement, s'effacer tant l'intimité du moment est profonde; seul l'ange, effectivement, resplendit, par son sourire, de la joie du Ciel (il me rappelle l'assistance des anges, pansant les plaies de Catherine torturée).<br /> Le petit anneau si fin, dans la toute petite main, qui résume à lui seul cette Alliance admirable, est comme le centre du triptyque et de toutes les alliances qu'il révèle. Je suis particulièrement sensible à la beauté des mains dans l'ensemble du tableau.<br /> Enfin, je trouve une émouvante ressemblance entre Sainte Catherine et Jésus, comme si ce Mariage mystique la conformait , corps et âme, à l’Époux se son cœur.
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J
Merci pour la possibilité de découvrir, dans une si grande qualité, la sublimité de cette œuvre dans son intégralité. Sur le premier détail, j’ai trouvé très belle l’attitude de l’ange, si élégant dans sa noble simplicité, et sa joie discrète de l’alliance qu’il voit se nouer, union toute intérieure, sans démonstration. Mais c’est l’attitude de la Vierge Marie qui a le plus attiré mon attention : ne semble-t-Elle pas diriger la liturgie des Noces mystiques, assistée par l’ange cérémoniaire ?<br /> J’admire évidemment la grande finesse et la beauté des drapés, des velours dont on sent presque la douceur palpable ; de la roue et de l’épée…<br /> Merci pour l’histoire de l’admirable Sainte Catherine, notamment la force de son courage pour demeurer fidèle au « Christ […] mon Dieu, mon Amour, mon Berger et mon Époux unique ». Je comprends mieux le lien éclatant avec sainte Jeanne d’Arc, notamment cet épisode : « Il décida alors de convoquer contre elle cinquante doctes personnages […] Mais elle les fit taire par la pertinence de ses argumentations… »<br /> J’ai aussi beaucoup aimé le détail de la représentation du Père du Ciel, en haut du panneau de droite. Présence bienveillante, presque invisible, et qui pourtant, en son Fils bien-aimé baptisé par le Précurseur, bénit ses enfants dans un sourire aimant. J’ai été émerveillé, en dessous, par le paisible paysage, avec la petite église et le village dans les collines, irradiées d’une pure lumière. <br /> En revanche, je n’ai pas compris cette phrase : « Certains éléments, sans doute anodins, créent une forme d’unité dans cette œuvre foisonnante que l’on pourrait peut-être qualifier « d’éparpillée ». »<br /> Il me semble, au contraire, qu’il n’y a aucune dispersion dans cette œuvre profondément et clairement unie en son point focal : l’Agneau de Dieu, agenouillé sur les genoux de sa Mère ; Agneau désigné par saint Jean le Baptiste, célébré par saint Jean l’évangéliste, Agneau du Désert et Agneau de l’Apocalypse… Tout semble s’unir dans la célébration de ce mystère : « Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville, et les serviteurs de Dieu lui rendront un culte. » (Bible, livre de l’Apocalypse, chapitre 22, verset 3).
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F
Merci, déjà, pour la découverte de la vie de sainte Catherine d’Alexandrie : quel exemple de véritable sagesse, d’amour décidé et inébranlable pour son Dieu, de courage, qui impressionne et interpelle d’autant plus chez une jeune femme de dix-huit ans ! Merci pour la signification du nom « Catherine », si beau ! Et qu’illustre bien le détail que tu partages en première page, avec la belle couronne qui orne la tête de la sainte. Je me sens bien incapable de dire quoi que ce soit devant la réalité spirituelle du mariage mystique, et ce n’est pas un silence résigné mais craintif (la crainte du mot grossier), un silence qui veut apprendre, que je choisis devant ce mystère. Aussi je trouve très beau ce que tu dis sur l’ange qui exprime en son sourire ce que autres visages ne peuvent exprimer tant le mystère est grand ! Cela dit aussi le rôle de la musique, ici, figurée par son instrument : exprimer l’indicible. Merci de nous interpeller sur le fait que tous les regards soient baissés. Je comprends une invitation au respect, à la pudeur du cœur. Il y a pourtant un personnage qui nous regarde droit dans les yeux, ce que j’ai pu voir grâce à l’agrandissement vers lequel tu nous as dirigés : l’Agneau de Dieu, aux pieds de saint Jean Baptiste. Et quel regard, si bon, si vrai, si pur ! Dans ce regard, il me semble qu’on peut se plonger sans peur… Je me dis que c’est peut-être là le centre spirituel de l’œuvre ? C’est en tout cas ce qui m’a le plus touché.<br /> Merci pour la possibilité de contempler cette œuvre dans son ensemble, même s’il faudrait beaucoup de temps pour en apprécier tous les détails. Je te remercie, en ce sens, pour la découverte progressive de ce triptyque qui m’a vraiment aidé à entrer dans un regard attentif, reconnaissant ! Je veux redire ici, aussi grâce aux éléments que tu as invité à regarder de plus près, mon admiration pour l’artiste, pour sa technique époustouflante mise au service de l’Évangile et du message des saints !
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J
Merci, Marguerite, car je n'avais pas regardé assez attentivement le sens dans lequel l'Enfant Jésus tient le fruit, je reconnais maintenant le bas de la pomme (et non plus le haut d'une orange).
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M
Merci Lucie pour la suite de cette contemplation de l’œuvre de Hans Memling, pour l’histoire rapportée de sainte Catherine. Je suis contente d’apprendre un peu qui est l’une des ces deux saintes qui ont parlé à sainte Jeanne d’Arc. Les paroles d’elle qui sont rapportées sont très belles. Quel courage, quelle force et quelle virilité ! Concernant le tableau je suis frappée par la présence dans la main gauche de l’Enfant-Jésus de la pomme, celle du péché originel, tandis que de sa main droite il passe cet anneau à sainte Catherine, elle qui su rejeter le péché et le compromis jusqu’à souffrir et mourir par le martyr. Je trouve intéressante l’étymologie du prénom Catherine et très belles justement ces trois couronnes du tableau, en particulier celle splendide - avec les belles étoiles - que tiennent les deux anges au dessus de la tête de la Vierge Marie, ce que je trouve d’ailleurs étonnant. Elle porte un serre tête ou un bandeau, avec de belles perles, mais il me semble tout de même surprenant que la couronne ne soit pas sur sa tête et que ce soit des anges qui s’apprêtent à la poser (le couronnement de la Vierge est fait par Dieu), sans doute y a-t-il une symbolique (?). Merci pour ce que tu exprimes de personnel sur l’absence d’expressions des visages hormis celui de l’ange. Je trouve jolis ces tissus damassés et très bien représentés aussi les objets du supplice de sainte Catherine. Dans la tour de sainte Barbe m’interpelle aussi ce que l’on distingue à l’intérieur du haut de la tour, comme quelque chose entourée d’un dôme en verre, est-ce un ostensoir ? (objet liturgique dans lequel est présentée l’Hostie consacrée pendant la Messe à l’adoration des fidèles).
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J
Merci, Lucie, pour la poursuite de la contemplation de ce tryptique. J’ai été intéressée de lire l’histoire de la sainte apparue à sainte Jeanne d’Arc. Quels virilité et courage chez cette femme pour tenir ferme et supporter les atrocités qui lui furent infligées, et quel beau témoignage d’amour de Jésus exprimé dans ses paroles rapportées : « Le Christ est mon Dieu, mon Amour, mon Berger et mon Époux unique ». Au sujet de la signification de son nom, je trouve que les deux saintes représentées sur le panneau central portent justement de belles couronnes. Quant à celle de la Sainte Vierge, j’ai aimé la voir portée par deux anges. <br /> Je me demande quel peut être le sens de l’orange que l’Enfant Jésus tient dans sa main ? <br /> Dans le tryptique complet (en plus de ce qui a auparavant été contemplé), j’ai aimé saint Jean qui porte fermement le calice. Je me suis demandé ce que signifie le geste des deux doigts ainsi tenus au-dessus du calice ? L’ange tenant le livre lu par la Vierge paraît un peu triste. <br /> Je trouve très bien faite les représentations des tissus, des tapis, des voiles tombant des couronnes, ou bien encore les extrémités en fourrure des manches de la robe de sainte Catherine, et enfin, le grand manteau rouge de la Sainte Vierge. Je suis admirative du soin du détail, par exemple (surtout quand on pense à la finesse d’une page) des motifs formés sur les pages des livres lorsque celles-ci sont rassemblées, ou encore les tout petits ongles de l'Enfant Jésus. <br /> J’apprécie la représentation de l’instrument que tient l’ange au centre. Je ne sais pas comment il se nomme, mais il me fait penser à un orgue miniature.
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