Chaconne pour violon et basse continue (Heinrich Franz Biber)

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Publié dans Musique, Danse

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J
Merci, Jean, pour tes mots, pour la possibilité offerte d’écouter cette musique tout autrement, et de recevoir un peu de la profondeur recueillie…
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M
Merci Jean pour tes mots profonds sur « l’admirable noblesse de cette musique » et sur le geste chevaleresque.<br /> Merci Jeanne d’avoir attiré mon attention sur « le beau cœur ouvragé » du théorbe que je n’avais pas su voir, et la montée du violon de 3’34 à 3’36 à laquelle je n’avais pas fait attention.
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J
Merci beaucoup, Jean, pour la profondeur de tes mots qui en disent long, dans leur sobriété. Merci pour la définition de haute volée que tu donnes sur la « geste chevaleresque », en lien avec cette musique exceptionnelle, que j’apprends à recevoir de manière totalement nouvelle.
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F
Merci, Jean, pour ce que tu écris de très profond : « L’admirable noblesse de cette musique est, à sa mesure et à sa façon, baume pour les blessures. Ainsi en est-il de toute geste chevaleresque : éradiquer le mal par la Gratitude et la Beauté, et, ce faisant, guérir. » <br /> Je remercie pour la possibilité de réécouter cette œuvre, après commentaires, et d'y entendre ce que je n'avais pas su entendre... Grâce si grande que celle d'être guidé et d'apprendre à s'ouvrir, percevoir, grâce à ceux qui se sont ouvert et ont perçu avant nous !
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J
Merci.<br /> Agréable souvenir que ce concert. Et une haute mission que celle de promouvoir ce patrimoine baroque d’Europe centrale au XVIIe.<br /> Le clavecin de la photographie est très élégant.<br /> <br /> L’admirable noblesse de cette musique est, à sa mesure et à sa façon, baume pour les blessures. Ainsi en est-il de toute geste chevaleresque : éradiquer le mal par la Gratitude et la Beauté, et, ce faisant, guérir.<br /> <br /> Que le joueur de théorbe au rayonnant sourire, disparu dans un accident de montagne, repose en paix.
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L
Merci Joseph pour ton article. J’ai d’abord aimé mieux découvrir chacun des trois instruments, en particulier l’orgue et la guitare baroque, en faisant plus attention à leur présence, discrète et « stable ». Je trouve très beau et juste ce qui est dit à leur sujet : « un continuo agile, attentif, qui possède lui aussi la sûreté technique nécessaire pour briller sans se montrer intrusif ». Il me semble que cette réalité se lit également sur les visages, par le sourire des artistes, enthousiastes de se mettre au service de l’œuvre de Biber « dans l’unité et la singularité de chaque timbre et de chaque rôle ».<br /> J’ai trouvé très intéressant de réussir à repérer, grâce à tes indications, le staccato, le bariolage et le mordant. Je n’y connais rien, mais cela semble extrêmement difficile à réaliser, en particulier le mordant !<br /> Merci aussi pour ce que tu écris que je trouve très beau : « emplie de vraie sensibilité, bâtie sur l’ordre et l’harmonie, de l’ardeur du violon à la stabilité du clavecin » ; et « comme une épiphanie de la mélodie de l’âme dans tout l’être ».
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F
Merci pour cette si belle œuvre musicale qui me donne une réelle joie ! Tout d’abord, la forme de la chaconne, et la manière dont elle est développée ici, me plaît énormément : quatre mesures répétées indéfiniment à la basse, et sur cette structure qui pourrait paraître sèchement redondante, un déploiement d’une richesse et d’une variété étonnants ! À cet égard, je souscris complètement à l’image de la cascade que tu utilises : plus largement, c’est toujours le même lit dans lequel coule la rivière, et pourtant, ce n’est jamais la même eau qui coule, et ses bonds et rebonds, ses rapides et ses passages calmes, émerveillent par la vitalité qu’ils portent et manifestent ! J’ai apprécié lire les termes de vocabulaire propres à la technique du violon, et plus encore écouter avec attention à quoi ils correspondent dans l’interprétation admirable de Joseph Žák : quelle virtuosité, et en même temps quelle vivante et sensible simplicité ! J’ai particulièrement aimé le passage de 1’10 à 1’39, où on entend déjà tant d’éléments variés, que ce soit du point de vue du rythme, des nuances, du registre (aigu/grave), ou des différentes techniques du violon.<br /> Je suis admiratif, bien sûr du violoniste, mais aussi des autres instrumentistes, même s’ils sont plus en retrait, et ai trouvé très juste ce qu’écrit Jean-Christophe Pucek : Joseph Žák « est entouré par un continuo agile, attentif, qui possède lui aussi la sûreté technique nécessaire pour briller sans se montrer intrusif ».<br /> Comme il est beau de mettre ses talents musicaux au service de compositeurs et d’œuvres qui ne sont pas encore bien connus du public !<br /> En outre, je suis bien content d'avoir appris ce nouveau mot pour moi : agogique.<br /> Merci pour l’explication du titre de l’album : dans un tel jardin musical, quelle joie de se promener !
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M
Merci Joseph de me donner à approfondir l’écoute de ce morceau. Déjà je trouve très intéressant de chercher « à transmettre le patrimoine encore méconnu de la musique du dix-septième siècle d’Europe centrale, particulièrement de Bohème et de Moravie (République Tchèque). » J’apprécie beaucoup le fait de découvrir ces mélodies particulières et suis très impressionnée par le violoniste virtuose Josef Žák. Dans l’œuvre que tu présente j’aime beaucoup entendre d’un bout à l’autre ces changements de rythmes, cette « agogique remarquable » (mot que j’ai découvert) qu’évoque Jean-Christophe Pucek. J’aime le changement à 0’45, l’accélération à 1’15. A partir de 2’32 et à 2’38 cela m’évoque une joyeuse troupe de danseurs qui accéléreraient le pas et cela est très entrainant je trouve. Je rejoins ce que tu as écrit : « Il me semble que cette œuvre est vraiment un bel exemple de la beauté unique de la musique baroque, si énergique, débordante de vie, comme à partir de 3’00 ». Enfin j’ai aimé entendre à partir de 4’18 le « bariolage » si j’ai bien compris. C’est un grand plaisir d’écouter cette chaconne !
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J
Merci, Joseph, pour ton article. Je remercie beaucoup pour la possibilité de découvrir ce patrimoine méconnu de la musique baroque grâce à ceux qui, comme ce violoniste, cherchent à transmettre cet héritage. Pour commencer, merci pour la petite vidéo de présentation, car ça m’a plu de voir le beau cœur ouvragé de la guitare baroque. J’ai beaucoup aimé l’extrait de la pièce jouée dans cette vidéo : Vivant ! Joyeux ! Entraînant ! <br /> Je trouve que les musiciens s’accordent superbement ensemble et renvoient une belle entente (musicale seulement ou aussi amicale ? Je ne les connais pas, mais c’est ce qui se dégage) entre eux. L’accompagnement, que j’ai bien apprécié, m’a donné une forte impression de stabilité. Ce violoniste virtuose est remarquable ! Techniquement c’est impressionnant, mais surtout je remarque combien il fait résonner le chant de son violon et c’est beau ! Je ne connais vraiment pas grand-chose en musique, mais il m’a semblé que sa manière de jouer était habitée et simple (?). <br /> Merci pour ton beau commentaire pour parler de la musique baroque : « […] si énergique, débordante de vie […] ; emplie de vraie sensibilité, bâtie sur l’ordre et l’harmonie, de l’ardeur du violon à la stabilité du clavecin. »<br /> Dans la présentation de l’album, j’ai trouvé génial de parler ainsi de l’archet du violoniste : « L’archet de Zak rebondit, chante, cisèle les nuances en parfait meneur de jeu. »<br /> Dans la pièce présentée, tout d’abord j’ai vraiment aimé écouter attentivement le crescendo et decrescendo du violon lors de ses toutes premières notes tenues, puis, le très joli air de 0’45 à 0’55. J’ai aimé la « course » du violon entamée à 3’ jusqu’à 3’2 (et il m’a semblé entendre que dans ce passage le guitariste faisait une percussion avec son instrument lors de très cours instants : 3’07 et 3’09). J’ai particulièrement aimé la montée du violon de 3’34 à 3’36, ainsi que l’entrée de la guitare à 2’56. A 4’21, j’ai été étonnée, mais ce passage m’a tout de suite mis à l’esprit le battement d’ailes d’un papillon ou d’un volatile qui battrait des ailes très très rapidement. <br /> Voilà, j’ai trouvé cette musique baroque d’Europe centrale formidable !
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C
Merci, Joseph, pour la joie reçue en écoutant cette chaconne!<br /> Tes derniers mots disent le plus précisément possible ce que j'ai ressenti:"épiphanie de la mélodie de l'âme dans tout l'être".<br /> La musique a souvent ce très grand pouvoir d'unir nos corps et nos âmes, ce qui est bien plus qu'une émotion et rend profondément heureux.<br /> Merci pour tout ce que tu as mis à notre portée pour que cette expérience soit la plus belle possible: les photos et la vidéo des instruments de musique (en eux-mêmes, chacun une œuvre d'art) et des visages des musiciens (c'est un peu une rencontre avec leur joie à eux!); l'attention attirée sur des moments précis; tout le vocabulaire musical, si suggestif, que tu nous apprends: ricochets, pincements, martelé, bariolage, mordant...; la comparaison que tu fais avec l'écoulement joyeux d'une petite cascade,qui me parle beaucoup; les mots présentant le morceau: "l’archet de Zak rebondit, chante, cisèle".<br /> J'ai particulièrement aimé " l’entrée du clavecin à 1’37, qui semble broder autour de la mélodie du violon" et le staccato-cascade à partir de 2'21.<br /> Cette musique d'Europe Centrale du XVIIème siècle, totalement inconnue de moi, m'a vraiment réjouie!
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