L’Assomption de la Vierge (Le Titien)

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L
Merci à chacun pour vos commentaires, en particulier Jean pour ce que tu écris : « Cette œuvre souligne donc bien que le lien primordial est celui-ci : Notre-Dame est, avant tout et par-dessus tout, la Fille du Père. » Merci pour ton aide également afin de voir la présence des deux autres Personnes de la Trinité.<br /> Merci Christine pour avoir comparé ces anges à « une cour de petits enfants qui se précipitent sur une personne très aimée et très attendue! » Avec toi, Jeanne et Jean j’ai aussi beaucoup aimé les deux anges cachés aux pieds de Notre-Dame, sous son manteau.<br /> Merci enfin Jeanne pour ce que tu as relevé sur la présence de l’Esprit Saint gonflant le voile de la Vierge Marie et sur l’alignement des têtes et regards de saint Pierre et saint Jean.
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J
Merci beaucoup, Jean, pour ceci : « Cette œuvre souligne donc bien que le lien primordial est celui-ci : Notre-Dame est, avant tout et par-dessus tout, la Fille du Père. ». C’est si beau ! Merci, Joseph, pour avoir relevé le détail du cèdre pour le choix des planches “en songeant au nom donné à la Sainte Vierge : « Cèdre du Liban »“. Merci, Jean, pour avoir reconnu la présence du Christ ainsi : « l’Église est le Corps du Christ (I Co 12, 27) » et, Joseph, pour l’avoir reconnu dans la présence de ces petits avec la citation de la Lettre aux Hébreux. Merci, Christine, pour la mention qui m’a réjouit de « l'humble Vierge de Nazareth » dans ce mystère de l’Assomption.
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M
Merci pour chacun de vos commentaires. Notamment Jeanne ce que tu écris sur l’alignement de saint Jean avec saint Pierre et leur communion et Jean ce que tu écris en reprenant les mots de Christine et que tu complètes, puis ceci : « Cette œuvre souligne donc bien que le lien primordial est celui-ci : Notre-Dame est, avant tout et par-dessus tout, la Fille du Père. » et tous les signes relevés de la présence du Fils et de l’Esprit.<br /> Merci aussi à ceux qui ont relevé la si belle et meilleure place, dans le manteau de la Vierge Marie, choisie par certains anges.
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F
Merci à chacun pour son commentaire, particulièrement le tien, Jean, qui répondent à ma question sur la présence de l'Esprit Saint et du Fils : chaque élément de réponse me touche, et surtout celui de l'Église qui est le Corps du Christ ! Merci Christine pour ce que tu écris sur l'accueil immense du Père.
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J
Merci Jeanne d’avoir bien souligné la « meilleure place » des anges sous le manteau de la Sainte Vierge.<br /> Merci Christine pour ta belle expression : « Son accueil immense est comme le reflet final de l’accueil immense de l’humble Vierge de Nazareth ».<br /> Merci Jean pour ce que tu exprimes de très beau : « Les Apôtres ne traverseront cette immense épreuve qu’en vivant et renforçant entre eux, en fidélité à leur relation avec les Deux montés au Ciel, leur communion dans ce même Esprit… »
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J
Merci pour le partage de ce chef d’œuvre. <br /> Ce que je trouve le plus beau est l’expression de la Sainte Vierge : aspirée, en extase, plus rien désormais n’existe que le Ciel vers lequel, comme le dit Christine, elle a toujours été orientée.<br /> À cet égard, même s’il est vrai que l’ange au flûtiau est amusant, ceux qui me plaisent sont ceux qui se sont cachés dans le manteau de la Mère pour monter eux-mêmes au Paradis : « voilà bien la meilleure place », comme le commente Jeanne.<br /> Quant au Vieillard, ce ne saurait être le Fils, mais indiscutablement le Père Éternel, dont j’aime ce qu’écrit Christine : « Son accueil immense est comme le reflet final de l’accueil immense de l’humble Vierge de Nazareth » (mais c’est aussi l’inverse…). Cette œuvre souligne donc bien que le lien primordial est celui-ci : Notre-Dame est, avant tout et par-dessus tout, la Fille du Père. Du reste, les deux autres Personnes de la très sainte Trinité sont bien présentes : l’Esprit peut être la nuée, le nimbe, le vent qui gonfle le manteau (comme le propose Jeanne) ; ou encore Celui qui unit les Apôtres, et je rejoins alors ce que tu dis, Marguerite, quant à saint Pierre et sa supplication, et je trouve très judicieux ce qu’écrit Jeanne sur l’alignement avec saint Jean : les Apôtres ne traverseront cette immense épreuve qu’en vivant et renforçant entre eux, en fidélité à leur relation avec les Deux montés au Ciel, leur communion dans ce même Esprit à propos duquel Jésus témoigne justement : « Il est préférable pour vous que Je m’en aille » (Jn 16, 7).<br /> C’est d’ailleurs aussi là que l’on peut reconnaître la Présence de la Deuxième Personne de la très sainte Trinité : l’Église est le Corps du Christ (I Co 12, 27). Cela me semble correspondre au propos de Joseph sur la filiation.
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J
Merci pour la découverte de cette œuvre monumentale du Titien. Le détail du choix des planches en cèdre m’a touché, en songeant au nom donné à la Sainte Vierge : « Cèdre du Liban ». <br /> Ensuite, selon la contemplation ascendante, le premier personnage qui m’a frappé est saint Pierre, dans sa position assise et implorante. Je me suis dit, qu’avec saint Jean, c’était certainement lui qui avait dû vivre le plus intensément la joie de la glorification de leur chère Mère, liée à la douleur de son absence physique. J’ai pensé que le poids avait dû se faire bien lourd sur les épaules du Vicaire du Christ, avec le départ corporel de la Mère de l’Église, même si ce n’est qu’une vision humaine bien sûr, puisque plus que jamais la Vierge Marie veillait sur lui.<br /> Ensuite, je dois dire que les petits anges du premier niveau m’ont presque fait rire aux larmes, du joueur de pipeau passionné au tambourinaire voulant absolument montrer son talent pour l’occasion, sans oublier celui qui cherche à questionner la Sainte Vierge…<br /> Cependant, l’humour du peintre ne m’a pas détourné d’un élément qui m’a énormément touché, plus haut, dans cette ‘‘couronne’’ d’enfance lumineuse qui semble émaner de la personne qui représente le Père du Ciel. J’espère ne pas dire ici de choses trop compliquées qui ne seraient pas accordées avec la simplicité de cette œuvre. Mais j’ai été surpris, dans un premier temps, de ne pas apercevoir la personne du Fils pour accueillir sa Mère. Alors, il m’a semblé que ce Fils, « Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être » (Bible, Lettre aux Hébreux, chapitre 1, verset 3), était bien là, Frère Aîné de tous ces petits, groupés auprès du Père du Ciel, dans ce mystère de la filiation, de l’enfance spirituelle, qui rayonne de sa Personne et éclate encore davantage avec l’Assomption de la Mère. <br /> J’ai été également très touché par l’échange de regards bouleversant entre le Père et sa petite créature, qui est la Mère de Dieu ! Ainsi que par l’expression de Notre-Dame, qui m’a semblé très forte, comme un balbutiement d’allégresse impossible à contenir. <br /> Enfin, je relève la très belle attitude de l’ange qui guette le signe du Père du Ciel pour offrir la couronne à la Reine du Ciel.<br /> Je rends grâce au Titien qui m’a entraîné à l’admiration et la joie du Ciel !
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J
Merci, Marguerite, pour cet article avec la découverte de ce tableau qui m’a beaucoup réjouit !<br /> Merci pour ton beau commentaire sur les apôtres, particulièrement au sujet de saint Pierre ainsi que sur « l’homme vêtu en orange au premier plan, les deux bras en l’air ; comme s’il voulait […] peut-être monter avec elle ». J’ai trouvé belle la manière dont ce dernier est tendu vers sa Mère, du doigt jusqu’à la pointe des pieds ! J’ai trouvé vraiment très beau le geste de celui qui serait peut-être saint Jean : c’est comme si, avec sa main au niveau du cœur, il allait s’incliner dans une profonde révérence pour sa Reine, ou bien encore, exprimer par un geste que son cœur est à Elle, jusque dans l’éternité. Peut-être est-ce simplement l’effet de la peinture qui me donne cette impression, mais la scène des apôtres me donne la forte impression qu’aucun de ces hommes-enfants ne trouvent de mot dans ce moment hors du temps. Leurs gestes ont beau être expressifs, ils sont comme muets de stupéfaction. L’à-Dieu semble se dire par des gestes et des regards... Je trouve très beau le fait que saint Jean et saint Pierre ont la tête et le regard représentés dans la même position et le même alignement. C’est un peu comme une manifestation de leur profonde communion et de leur amour pour la Vierge Marie qui les a accompagnés, aimés depuis le début que Jésus les a sauvés en les appelant à vivre près de lui. <br /> J’ai bien apprécié ton commentaire sur les anges, merci, (qui m’ont, moi aussi, bien fait sourire, surtout celui qui cherche à poser une question), spécialement ce que tu écris concernant l’effort des trois petits porteurs du nuage, ou encore de l’enthousiasme débordant des anges. J’ai particulièrement aimé l’ange qui joue du tambourin, car je le trouve touchant. Il a l’air si passionné et heureux de jouer pour la montée au Ciel de la Sainte Vierge. Ce sont les deux anges cachés dans l’ombre, blottis l’un contre l’autre, placés entre le bas de la robe et du manteau, qui m’ont touchée. Je trouve qu’on les remarque à peine... Ils semblent vouloir rester bien cachés derrière la Reine, quasiment inaperçus, à ses pieds : voilà bien la meilleure place ! <br /> Enfin, j’ai trouvé belle la représentation du Père céleste, car l’envergure de ses bras ouverts me fait penser à celle d’un oiseau. J’ai été émerveillée par la rencontre de joie auquel le peintre nous convie : en voyant le regard penché du Père éternelle sur sa fille bien-aimée, et la Sainte Vierge, Notre-Dame de la Joie, monter dans un geste de louange, retrouver son Père qu’elle a tant réjoui, j’ai pensé au si beau verset du Psaume 62e : « Je crie de joie à l’ombre de tes ailes ». Je trouve beau le mouvement dans la cape et la robe de la Sainte Vierge qui me penser à la présence de l’Esprit Saint, qui, tel le Vent, gonfle ce vêtement, dans la joie de la montée au Ciel de son Épouse bien-aimée.
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F
Merci pour la joie de découvrir ce tableau de l’Assomption de la Vierge, et suivant pas à pas ton commentaire. Pour reprendre dans l’ordre de ta présentation, j’ai aimé regarder chaque Apôtre dans son attitude propre, en particulier saint Pierre, dont le visage est marqué par la contemplation stupéfaite de sa Reine. Comme toi, l’attitude de saint Jean m’a intrigué, je ne comprends pas bien le geste de sa main gauche tournée vers lui-même. La cour des anges est si animée ! Que de vie ! J’ai trouvé très frappant les deux mains de deux anges à gauche, au doigt tendu, pour montrer à qui veut bien voir, vers la Vierge. Mais mon préféré est sans doute celui dont tu dis qu’il admire tellement la Sainte Vierge « qu’il en oublie de jouer de son flûtiau », comme pour signifier qu’au Ciel, il ne s’agit pas de remplir des rôles, mais d’abord de contempler, louer, admirer la Beauté de Dieu et de son Œuvre ! Merci pour le détail du visage de la Vierge Marie, que je trouve vraiment beau : ce regard levé vers Dieu, tout entier tendu vers Lui, ces yeux dans lesquels se reflète la Lumière divine, et cette bouche ouverte, sans doute à la fois pour remercier, aimer, louer… Et aussi, comme tu l’écris, « comme une action de grâce muette ». Que c’est beau ! Je me suis demandé ce qui était représenté sur la boucle attachant son manteau autour de son cou. Merci pour la citation de saint Paul au sujet de la couronne, qui montre que nous sommes destinés à recevoir nous aussi, à la suite de notre Mère du Ciel, une couronne, dans la mesure où nous aurons combattu, couru, cru. M’a surpris l’absence de représentation de Jésus et de l’Esprit-Saint. Nul doute qu’ils soient dans cette lumière glorieuse qui se répand sur la Reine du Ciel.
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L
Merci Marguerite pour la découverte de cette œuvre du Titien.<br /> Je trouve ce retable (surtout en en connaissant la taille) très impressionnant et bien mis en valeur par la bordurée dorée et ouvragée qui l’entoure. J’aime l’harmonie globale de l’œuvre avec ces trois « étages », séparés d’abord par un ciel tinté de bleu, ensuite par un ciel d’or ; mais surtout avec ce mouvement d’élévation, accentué par la prise de vue : comme un « plongeons » vers le ciel.<br /> J’ai aimé regarder la Vierge Marie, avec le haut du corps déjà dans le ciel, et les pieds tout juste hors de portée des apôtres.<br /> Merci pour ce que tu écris sur ces derniers. J’ai aimé particulièrement saint Pierre, assis (car sans doute déjà fatigué par l’âge) et les mains jointes, le regard confiant et suppliant.<br /> Les trois « anges-porteurs » m’ont tout de suite bien plu : bien concentrés sur leur tâche. Merci pour ce que tu soulignes sur l’attitude de certains anges et pour ce que tu dis sur le chamboulement provoqué parmi eux par un évènement si extraordinaire ! M’a fait bien rire celui qui en oublie de jouer du flûtiau !<br /> Mais ce que j’ai préféré contempler, c’est cette rencontre de la Vierge Marie avec Celui qui vient l’accueillir au Ciel. Je me suis demandé s’il était certain que l’artiste ait voulu représenter le Père, parce qu’il m’a plu de penser qu’il pouvait s’agir aussi, peut être, du Fils, son Fils, qui vient à sa rencontre. Il semble émaner de ce point qui concentre toute la lumière, et se rendre visible, un instant à nos yeux, pour accueillir devant nous sa Mère. <br /> Je trouve belle cette cour céleste qui entoure la scène et dont le demi-cercle haut est ébloui de lumière. J’aime aussi les mains, de la Vierge Marie et du Père (ou du Fils), et enfin le regard de l’ange portant la couronne, dans l’attente contemplative, du signe ou de l’ordre de Dieu.
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C
Merci Marguerite de nous donner à contempler ce tableau du Titien alors que nous fêtons l'Assomption et le Couronnement de la Vierge Marie, notre Mère et Reine.<br /> Dans la récitation du chapelet, le fruit du mystère de l'Assomption est le désir du Ciel, et c'est bien ce que je ressens quand je contemple le premier des 3 plans horizontaux du tableau en commençant par le bas.<br /> J'ai appris très récemment que la Vierge Marie, au moment de l'Assomption, n'était pas seule avec Saint Jean, le disciple qui la prit chez lui après la mort de Jésus, comme je l'imaginais: selon une tradition qui pourrait remonter au II ème siècle, Marie fut élevée au Ciel entourée des Apôtres miraculeusement venus à son chevet depuis leurs différents points de mission.<br /> Tous ces apôtres ne représentent-ils pas l’Église, et donc chacun d'entre nous? Élever nos regards, c'est élever nos cœurs, c'est élever nos vies...<br /> Ce qui me touche le plus dans le plan central c'est, d'une part, cette impression que la Vierge Marie est totalement aspirée vers le Ciel, sans rien qui puisse la retenir sur la terre: orientation parfaite de son âme comme toujours depuis l'Annonciation; je suis, d'autre part, heureuse de voir cette escorte de petits anges, joyeuse et un peu désordonnée! j'ai l'impression de voir une cour de petits enfants qui se précipitent sur une personne très aimée et très attendue! J'aime surtout celui sui se cache derrière le grand voile bleu de Marie.<br /> Enfin, ce qui retient ma contemplation dans le plan supérieur, sous le plafond d'anges plus imprécis, c'est le Visage de Dieu , empreint d'une profonde gravité, comme si advenait à ce moment-là, le parachèvement de la Rédemption. Son accueil immense est comme le reflet final de l'accueil immense de l'humble Vierge de Nazareth au premier instant de l'Incarnation.
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