''Anciens compagnons de jeu'' (Briton Rivière)

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci, Jean, de m'avoir montré que deux choses écrites dans mon commentaire semblent incompatibles. Effectivement, c'est bien la fidélité et la compassion auxquelles je souhaitais faire allusion. <br /> Veuillez m'excuser pour l'information de la race du chien qui n'est certainement pas la bonne (j'avais trouvé une éventuelle ressemblance avec le colley noir et feu)...
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J
Merci pour la découverte de ce tableau remarquable. <br /> Tout d’abord, je doute un peu que ce soit un colley (museau, oreilles)…<br /> Je trouve moi aussi les poils du poitrail très bien réalisés. Mais surtout, j’aime énormément son regard, magistralement rendu, où j’ai retrouvé une expression que je connais bien. Et il ne s’agit pas de plainte, mais de fidélité et de compassion, peut-être ce que tu voulais dire plus loin par « compréhension et bonté », qui me semble incompatible avec la première chose. J’ai apprécié ce que tu écris sur la couverture.<br /> Je m’unis à ton espérance de rétablissement (avec les médicaments devant la croisée, dont le plus important : la lecture faite à cette fillette !), le beau commentaire de Christine m’y aide malgré la présence des toiles d’araignée judicieusement repérées par Lucie…
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C
Merci, Jeanne, pour cette scène de Briton Rivière qui prolonge notre admiration pour ce peintre.<br /> J'aime moi aussi le très grand réalisme des détails et particulièrement des meubles, des plis de l'oreiller, de la tête du bon chien et de sa patte.<br /> La lumière douce qui enveloppe la petite fille et son chien est rassurante; rien, pour moi, de la lumière crue des hôpitaux et de la pâleur angoissante de la maladie: l'osmose des couleurs (blancs et beiges du pelage, blancs et beiges de l'oreiller et de la couverture, blancs et beiges du visage de la petite) me parle de l'osmose silencieuse entre le chien et sa petite compagne de jeu; j'y lis un attachement sans faille qui permet la patience et le repos. Le partage de la couverture scelle cette communion paisible.<br /> J'aime la fenêtre aux croisillons qui laisse deviner un paysage noyé de pluie; j'imagine que les deux amis sont revenus trempés d'une longue promenade où un orage les aura surpris: l'enfant a pris froid et le pot de miel ou d'onguent ainsi que le flacon d'huile montrent qu'on a pris soin d'elle; elle n'est pas alitée mais seulement gardée au chaud; quant au chien, il me semble, à voir en particulier son beau poil blanc du poitrail, qu'il a été aussi bien séché et frictionné. Le bouquet de petites fleurs (des primevères jaune pâle des talus, je pense) semble fraîchement cueilli, personne n'a encore eu le temps de le mettre dans un vase. Tous ces détails et l'ambiance générale de la scène ne portent pas à s'inquiéter, mais plutôt à se réjouir d'un tel lien d'affection.<br /> Avec Marguerite, j'espère qu'ils pourront vite reprendre leurs jeux et équipées dehors!
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J
Merci, Joseph, pour ce que tu écris sur le "garde-malade".
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M
Merci Jeanne pour ce nouveau tableau de Briton Rivière partagé avec nous. J’apprécie beaucoup ces scènes simples avec la présence d’un chien. Tout d’abord je découvre le colley noir et blanc, je n’avais à l’esprit, pour en avoir connus, que le colley blanc et brun et en y regardant de plus près j’ai donc lu que la race pouvait avoir trois couleurs et qu’il y avait même des colley à poils courts. Merci pour la manière dont tu le décris. Ses yeux si expressifs, sa patte sur le genou de sa maîtresse, cette belle allure, la beauté de ses poils, sa queue en panache, ses petites oreilles tombées en arrière, ce chien est vraiment très beau et très touchants, comme le sont tant de chiens ! Il sait effectivement que cette petite est malade et qu’elle a besoin d’une présence amicale, douce et fidèle. Je remarque près de la fenêtre le sirop et le livre, a cet instant ce n’est pas la lecture qui sera un petit réconfort mais bien la présence de son bon ami. Merci pour ce que tu écris sur la couverture laissée au sol pour que ce soit plus confortable pour lui. L’échange de regard est très beau alors que cette petite fille a l’air tellement mal. Je trouve aussi très bien réalisé l’oreiller avec le bout qui s’échappe de la taie, le fauteuil sur laquelle la petite est installée ainsi que l’intégralité du visage de cette enfant, les yeux mais aussi l’oreille et les cheveux. Je remarque aussi les toutes petites griffes des pattes du chien.<br /> Le titre de l’œuvre est « anciens compagnons de jeu » mais j’espère bien qu’ils pourront très vite de nouveau gambader ensemble dans cette belle nature que l’on devine derrière le carreau !
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J
Merci pour la poursuite de la découverte de ce peintre, à travers cette œuvre qui témoigne encore de sa connaissance remarquable des chiens : je trouve l’expression de ce colley admirablement bien rendue, dans ce style réaliste que j’apprécie beaucoup (par exemple le crépi du mur abîmé, ou la patine du siège et l’oreiller ou la couverture…)<br /> Je trouve belle la manière dont le peintre a su exprimer à nos yeux quelque chose de paradoxal : l’alliance entre la solitude (celle de la petite fille) et la compagnie fidèle de ce bon chien ; entre le silence et l’expressivité intense de ce jeu de regards, qui en dit long… ; entre une forme d’immobilisme (la petite fille figée dans sa pâleur, la grande armoire close, le livre fermé…) et en même temps le compagnon plein de vie, avec sa queue en mouvement et sa patte tendue. Comme c’est touchant de retrouver le sens si profond qu’ont beaucoup de chiens de la peine de leur maître ou maîtresse ! Leur silence bienveillant, sachant se taire tout en étant pleinement présent, m’édifie beaucoup. Voilà bien un garde-malade exemplaire. <br /> Un détail, enfin, m’a touché : la fleur que tient la petite fille n’a-t-elle pas été extraite délicatement, par son ami canin, du tas de fleurs jaunes sur le livre posé sur le soubassement de la fenêtre ?
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F
Merci pour la joie de retrouver ce peintre que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tableau que tu avais partagé ! Comme toi, je suis admiratif de sa capacité à peindre fidèlement les chiens : ce colley est magnifique, l’expression du regard est si bien rendue, ainsi que son attitude, les couleurs de sa robe, sa patte affectueusement posée sur le genou de son amie, sa queue levée pour manifester son désir enthousiaste de ne pas la laisser seule… D’un point de vue technique, j’ai aimé regarder – outre le si beau chien ! – l’armoire et le siège, avec leurs ombres et lumières, les fleurettes dans la main de la jeune fille, au sol et sur le rebord de la fenêtre, ainsi que les autres objets dans le coin haut-droit, en particulier ce flacon de verre avec les reflets si bien faits. Merci pour ton commentaire, que j’ai beaucoup aimé lire, et notamment ces quelques phrases : « Il est très touchant justement de voir que ce chien, par ses attitudes, manifeste avoir bien compris que sa jeune maîtresse ne pourra plus, pour un certain temps, jouer avec lui » ; « Je remarque la patte de ce gentil compagnon, posée sur un genou de la fillette, tout en la regardant avec un air plein de compréhension et de bonté » ; « J’ai été amusée de voir que la longue couverture installée pour le rétablissement de la malade profite tout autant à son ami à quatre pattes. C’est peut-être justement la petite maîtresse qui a fait exprès d’en laisser tomber un pan pour que son camarade puisse rester confortablement installé près d’elle... » Je dis ma gratitude pour cet artiste qui a su rendre hommage au chien, meilleur ami de l’homme, exemple admirable de fidélité, de simplicité, et de compréhension souvent stupéfiante envers ses maîtres et amis, et même, à sa mesure, et c’est ce que m’inspire ce tableau, de compassion !
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L
Merci pour la découverte de ce tableau de Briton Rivière. On retrouve bien le style de l’artiste puisque, aussitôt, il m’a rappelé le Requiescat, avec la présence d’un autre chien au chevet de son maître. Mais contrairement à l’œuvre précédente, il y a ici un dialogue entre l’animal et sa jeune maîtresse. Dialogue très touchant je trouve, en particulier dans l’expression du regard canin, plein de compassion. L’immobilité du regard de la petite fille est beau aussi. Il me semble qu’elle trouve, dans les yeux du chien, réconfort et force. Tout le reste de son corps trahit la lassitude physique, mais son regard tient bon ! <br /> J’ai noté aussi la présence de toiles d’araignées sous la chaise, qui me suggèrent que la scène dure depuis longtemps déjà. J’ai aimé, enfin, regarder les moulures des meubles et le rebord de la fenêtre avec les quelques objets et remèdes déposés.
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