« Retable des deux saints Jean » - L’Apocalypse

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Publié dans Dessin et peinture

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L
Merci à chacun pour vos commentaires qui permettent de prolonger largement cette contemplation de l’œuvre de Hans Memling.<br /> J’ai aimé regarder plus en détail l’ange du chapitre 10 dont vous parlez Jeanne et Jean et de découvrir cette minuscule seconde représentation de saint Jean et, au dessus de l’ange, la présence des sept tonnerres. Merci aussi Jean d’avoir donné la référence pour l’abîme de feu et de m’avoir permise ainsi de mieux comprendre ce que l’artiste avait représenté avec l’étoile (et à coté d’elle, presque invisible, une clé : « c’est à elle que fut donnée la clé du puits de l’abîme » Ap 9, 1).<br /> Merci aussi Jean d’avoir souligné le geste de l’Agneau qui est en train d’ouvrir les sceaux, d’avoir vu l’image du cloître dans l’autel de l’ange thuriféraire et ce vieillard « invisible ».<br /> Merci, Joseph, pour ton commentaire au sujet du livre.<br /> Merci enfin pour ce que vous écrivez Jean et Joseph au sujet des couleurs des vêtements du Père et de l’ange.
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F
Merci Jean pour ce que tu écris sur les couleurs de la chape qui manifestent l’unité des Personnes, et pour les références bibliques que tu donnes, en répondant à ma question. Merci aussi d’indiquer le dessin translucide d’un des vieillards dans l’arc-en-ciel, que je n’avais pas vu.
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M
Merci Jean pour ton commentaire, pour les références bibliques qui éclairent, d’évoquer les visages imperturbables, d’avoir fait remarquer que les motifs de l’autel font penser à un cloître et aussi pour le trait d’humour !
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J
Merci à chacun pour ses commentaires très enrichissants ! Merci particulièrement, Jean, pour le tien, car grâce à ton regard plus attentif, j’ai pu voir les « jolies volutes de fumée qui montent », ainsi que le véritable geste de l’Agneau qui ouvre les sceaux (et merci de m’avoir bien fait rire en plus avec ton trait d’humour pour gentiment corriger ma faute au sujet de la patte-« pâte », je vous prie de bien vouloir m’en excuser), les flammes de l’arc-en-ciel intérieur que je n’avais pas du tout vu, etc. Merci aussi pour l’image du cloître, car je trouve cela très très beau. Merci, Jean et Joseph, pour les commentaires sur les couleurs des vêtements.
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J
Merci Jean pour ton éclairage sur le « rassemblement des couleurs pouvant manifester l’unité des Personnes » et pour ce que tu appuies de l’observation de Jeanne sur le visage de l’ange thuriféraire « imperturbable, à sa tâche, alors que le combat fait rage sur la Terre », qui est très inspirant.
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J
Merci pour l’occasion donnée de me plonger dans ce chef-d’œuvre apocalyptique.<br /> L’agrandissement de la représentation de l’enlèvement de l’Enfant est en effet très touchant.<br /> Concernant l’ange thuriféraire :<br /> J’ai beaucoup aimé (à l’instar de celui du voyant) son visage qui est imperturbable, à sa tâche, alors que le combat fait rage sur la Terre, comme le dit Jeanne (en revanche, il y a bien de jolies volutes de fumée qui montent, il faut mieux regarder, sur le panneau complet ; de même, l’Agneau ne pose pas sa « pâte » – feuilletée, puisqu’on parle d’un livre ? – sur la cuisse de Celui qui siège sur le Trône, mais il ouvre les sceaux).<br /> J’ai aimé aussi le soubassement de l’autel, avec les reflets si bien réalisés. Ses motifs m’ont fait penser à un cloître, l’encens étant d’ailleurs les prières des consacrés à Dieu. <br /> La chape est belle, oui, surtout la broderie qui est le dernier degré de cet enchâssement de scènes au service du texte sacré. Concernant ses couleurs, elles pourraient éventuellement rappeler les vertus théologales, comme le suggère Joseph, mais surtout évoquer, pour le rose et le vert, les vêtements de Celui qui siège sur le Trône et, pour le blanc, l’Agneau (ce rassemblement des couleurs pouvant manifester l’unité des Personnes).<br /> Concernant le Sanctuaire :<br /> J’ai trouvé magnifique le dais de pierre avec les colonnettes et les sept lampes. J’ai aimé aussi les flammes jaillissant de l’arc-en-ciel intérieur, ou discerner dans ce même arc le dessin translucide d’un des vieillards invisibles. Je n’oublie pas les reflets dans la mer de cristal.<br /> Je partage avec Frantz la forte impression laissée par le contraste si évident entre le Sanctuaire et le Monde ; j’ai ainsi été frappé négativement par l’abîme de feu (avec l’étoile, qui, pour répondre à la question de Frantz, justement, fait référence à Ap 9, 1), ainsi que par le rocher ardent qui tombe dans la mer et détruit les bateaux (cf Ap 8, 8-9). Non loin d’eux, il y a l’ange dont Jeanne se demande s’il est saint Michel. J’ai remarqué qu’il tient un petit livre à la main, donc il s’agit de celui d’Ap 10, qui n’est pas nommé. Cela donne l’occasion d’une nouvelle représentation de saint Jean (minuscule, à sa gauche). À propos de livre, merci, Joseph, pour ce que tu écris concernant cette réalité bien concrète.<br /> Je rends grâce pour la longue contemplation permise par l’admirable talent de ce peintre et la si grande beauté de la Révélation (« apokalupsis »).
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C
Merci Lucie de nous donner l'opportunité de pénétrer un peu, par la contemplation de ce tableau, dans le texte de l’Apocalypse qui m'a toujours semblé tellement inaccessible , et pour lequel je ne cesse d'espérer de nouvelles clés de lecture. Déchiffrer comme une énigme ce tableau foisonnant d'images est pour moi comme une petite initiation pour lire ce dernier livre de la Bible si mystérieux et qu'il est impossible de décrypter sans aide. Je me souviens d'avoir ressenti cette même joie de l'initiation en contemplant la grande fresque de l’Apocalypse du peintre Augustin Frison Roche...Merci donc à toi et à chacun de vous dont les commentaires sont un éclairage.<br /> Ce qui m'a frappé d'abord, c'est l'attitude de Saint Jean, tendu vers sa vision, plume et encrier prêts à servir pour remplir la page blanche: cette page vide et ce regard levé me semblent révéler que Saint Jean ne puise pas dans des pensées intérieures mais bien dans une vision qu'il va essayer de transcrire le plus fidèlement possible.<br /> J'ai beaucoup aimé l'arc-en ciel qui entoure le Trône ainsi que la "mer de cristal" et ses reflets; j'ai reconnu les quatre Cavaliers -blanc, roux, noir et verdâtre qui, je crois sont conquête, guerre, famine et mort- et les quatre Vivants dont les apparences -lion, taureau, homme et aigle- m'ont fait penser aux symboles des quatre évangélistes.<br /> Mais, surtout, m'a saisie l'Agneau qui vient prendre sur les genoux du Père le livre roulé scellé de sept sceaux (Apocalypse 5;1. 5;7): Il est le seul digne d'ouvrir ce livre et d'en briser les sceaux; Il reçoit une immense louange avec le Père. C'est notre Christ Sauveur, Agneau immolé pour le salut du monde.<br /> Enfin, la Vierge Marie, toute petite dans sa mandorle, et l'Enfant nu si vulnérable, au milieu du Combat, m'ont beaucoup touchée.
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J
Merci pour la poursuite de cette contemplation, avec cette œuvre vraiment exceptionnelle de sens et symboles, et qui sert admirablement la fresque extraordinaire de l’Apocalypse. J’ai d’abord été frappé par la présence du livre, qui semble apparaître plusieurs fois dans ce volet du triptyque, spécialement celui sur les genoux de saint Jean. Cela m’entraîne à la gratitude pour la grâce de recevoir la Parole de Dieu à travers la réalité bien concrète du livre, support indispensable pour la recevoir, et donc pour les écrivains réceptacles de cette Parole. <br /> Un détail m’a beaucoup touché : la main du Père posée sur la patte de l’Agneau sur le Trône, manifestation de leur communion intime. <br /> J’ai été frappé par la différence entre le chaos et l’agitation des hommes sur terre, avec l’harmonie et l’ordre qui règnent dans les mandorles en arc-en-ciel. <br /> J’ai beaucoup aimé l’ange thuriféraire, si bien représenté dans son rôle sacerdotal, entre Terre et Ciel, et j’ai été impressionné par le sens du détail dans le détail, avec cette splendide chape (aux couleurs des trois vertus théologales ?) ! Cela me fait penser à la profondeur insondable de la foi catholique, où chaque « mystère est une porte ouverte sur des trésors spirituels…<br /> Ce qui m’a sans doute le plus touché est ce détail de l’enlèvement de l’Enfant-Jésus, avec l’assistance angélique en opération de rescousse ; Il m’a semblé y voir un lien saisissant avec le mystère de la Croix. Là encore, le Fils rejoint le Père ; l’Agneau de la Crèche et l’Agneau immolé sur la Croix, s’en vient mettre sa « patte » sous la Main du Père… ; là encore, la Vierge Marie semble reste seule, pour continuer à conduire les âmes à son Fils.<br /> Du simple point de vue artistique, je relève avec admiration, entre autres, les magnifiques drapés, l’ombre du cavalier noir et ces petits charbons incandescents.
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M
Merci Lucie de nous permettre de prolonger la contemplation de ce retable et pour les détails plus précis sur lesquels tu attires notre attention. Comme tu l’écris il serait très intéressant de lire le récit de l’Apocalypse dans son intégralité en regardant tour à tour chaque scène de ce retable, mais je vais donc là rester sur ce que tu évoques. J’aime beaucoup la simplicité avec laquelle est représenté saint Jean avec un visage qui m’évoque une grande concentration. Les arcs-en-ciel aux couleurs vives attirent beaucoup le regard. Le grand trône de Dieu le Père est impressionnant, merci d’avoir vu les sept bougies. Je trouve belle l’attitude de l’Agneau, dressé, les deux pattes avant sur le genou du Père. On ne le voit pas très bien mais il a l’air très beau. Le petit brasier sur l’autel est impressionnant, sur la première image, bien qu’il soit tout petit, on le distingue très bien, sur l’image du détail de l’ange je trouve très impressionnant les reflets des charbons sur l’autel. Cet ange semble lui aussi très concentré dans l’honneur qu’il a reçut d’offrir l’encens pour Dieu. Comme cette réalité est belle ! : « il lui fut donné quantité de parfums pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le Trône. Et par la main de l’ange monta devant Dieu la fumée des parfums, avec les prières des saints ». Merci pour le détail concernant la Vierge et l’Enfant, ce soleil au fond et le bleu de sa robe attirent le regard. L’ange, le nourrisson se laissant faire et le geste de la Mère sont touchants. Je trouve belle sa couronne aux douze étoiles.
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F
Merci pour la découverte de cette œuvre d’Hans Memling qui me frappe déjà par le souci du détail. Je pourrais relever en ce sens bien des éléments, mais ceux que j’ai peut-être le plus appréciés sont les reflets des différentes scènes dans la mer, le drapé du vêtement de saint Jean, l’architecture du trône du Père céleste, et bien sûr le détail de l’ange thuriféraire et de sa chape, avec le moyen que tu relèves pour illustrer les deux actions de cet ange. Que son geste d’encensement est beau ! Et que de soin et de travail patient de la part de l’artiste pour que le texte sacré de l’Apocalypse vienne, en image, interpeller les fidèles ! J’ai pensé, en observant l’ensemble, qu’il y avait du côté du « monde de Dieu », à l’intérieur de ces deux arcs-en-ciel, et dans le rayonnement direct de ce monde (les quatre cavaliers en-dessous), un ordre et une harmonie qui contrastent nettement avec les désordre et l’agitation qui règnent dans la partie droite, là où se livre le combat contre le mal sous toutes ses formes. Je trouve extrêmement belle la représentation de l’Agneau venant ouvrir le Livre sur les genoux du Père : ici, on le voit presque debout, virilement « actif », si je puis dire. J’ai aimé voir le détail de l’ange emportant l’Enfant, et sa Mère s’unissant à ce geste. Me frappe la présence du feu : celui qui cause le mal, et en particulier celui de droite, à la fumée noire, qui porte en lui une étoile, me semble-t-il (une des étoiles tombées du ciel ?), dont on comprend tout de suite l’effet néfaste ; et puis le feu qui vient de Dieu, semblable en ses couleurs, mais bien différent dans ses effets : ce feu jaillit de Dieu même, par ces flammes qui irradient à partir de l’arc-en-ciel intérieur, et qui m’évoquent les bras qu’on peut observer à la surface du soleil grâce aux photographies astronomiques. Et puis ce feu de l’autel où brûlent ces charbons, signe de la prière d’adoration véritable. Enfin, je suis vraiment touché par la couleur identique du vêtement du Père céleste et de celui de saint Jean : j’y vois le signe d’une union, une compréhension inouïe, entre Dieu et son ami, sa petite créature qui a accueilli l’immense grâce de pénétrer les mystères divins… Entre les deux, cet autre ange, à la dalmatique verte, trace de ses deux bras comme un trait d’union entre le Fils éternel – l’Agneau – et le fils adoptif qu’est saint Jean. Comme c’est beau !
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J
Merci, Lucie, pour la poursuite de la découverte de ce retable de Hans Memling. Tout d’abord, j’ai apprécié regarder le thuriféraire dans l’ensemble du tableau, car, alors que des combats se déroulent sur la terre, celui-ci semble imperturbable, concentré sur son office de célébrer Dieu (son œil vu de profil accentue cela). Quelque chose m’a étonnée en regardant le thuriféraire : il n’y a pas de fumée qui sort de l’encensoir. Néanmoins, ce priant est agenouillé sur un nuage de fumée. Ça donne l’impression, je trouve, que la fumée monte de la terre vers Dieu. <br /> J’admire la finesse de l’autel représenté avec ses superbes colonnes ouvragées, le très bel encensoir, et les franges de la chape. Au sujet de cette dernière, il me semble qu’elle est d’une couleur quasiment identique à celle du vêtement porté par saint Jean. Alors si c’est bien le cas (?), je trouve beau ce lien fait entre le thuriféraire et saint Jean l’évangéliste. <br /> J’ai été attirée par un personnage qui se tient sous le soleil et dont le corps entier est entouré d’une auréole : est-ce le grand saint Michel Archange ? <br /> Je trouve que le peintre a très bien su attirer le regard sur scènes essentielles grâce aux trois cercles de lumière : celui de l’arc-en-ciel, celui autour de la Vierge Marie, et celui de ce grand personnage. <br /> Elle est assez impressionnante cette tête d’animal qui va pour dévorer, gueule ouverte, un cavalier. Il est beau le geste de l’Agneau qui pose sa pâte sur la cuisse du Père céleste. <br /> Merci pour ce que tu commentes du geste de la Vierge Marie qui participe par son geste à « l’enlèvement » de l’Enfant.
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