L'escalier de saint Joseph-un ouvrage de Maître

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J
Merci Jeanne pour ton beau commentaire sur le nom de « Lorette », qui m’a réjoui en effet, en pensant à ce nom qui avait du plaire particulièrement à saint Joseph. Merci d’avoir relevé, Jean, le côté profondément incarné et réel de ce miracle, qui dit beaucoup de la personne de saint Joseph.
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L
Merci Jeanne pour le lien avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, et pour ce que tu écris sur l’escalier de Lorette fait avec tant de soin par saint Joseph pour la Vierge Marie. <br /> Merci pour ce que vous soulignez Jeanne et Jean sur la nécessité du temps.<br /> Et merci Christine pour ce que tu écris sur l’escalier qui remplit « un vide pour permettre d’accéder à plus haut ».
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F
Merci pour vos commentaires, en particulier le tien, Jeanne, avec ce que tu évoques de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, et la maison de la Sainte Vierge. Merci aussi pour ce que vous écrivez, Jean et Jeanne sur l'importance du temps et "la dimension incarnée du miracle" !
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J
Merci Jeanne, pour ton commentaire, que j’ai donc rejoint plusieurs fois ; merci en particulier pour ce que tu écris de très beau à la fin en lien avec N-D de Lorette, et pour la référence à la conversion de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face.
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J
Merci, Joseph, pour cet article original et très réjouissant !<br /> Oui, l’escalier, et plus traditionnellement l’échelle, est un « beau symbole de la vie de l’homme en étapes, du chemin spirituel de l’âme qui doit s’élever dans la gratitude envers Dieu et s’abaisser dans l’humilité ». <br /> Pour moi qui n’y connais rien, cette ingénierie (en particulier l’équilibre des énergies et la réalisation des courbes, qui rejoint, je trouve, le parallèle entre force et délicatesse) de l’escalier est époustouflante et me donne beaucoup d’admiration pour de telles compétences, en particulier quant à ceci : « le moindre défaut aurait une répercussion sur l’ensemble ». Je ne comprends pas grand-chose à tout l’aspect technique, et cela renforce mon émerveillement !<br /> Mais ce qui me passionne le plus, et m’émeut beaucoup, est la si belle histoire que tu rapportes. Le monde invisible est décidément plus réel que le visible… Et ce qui me touche toujours est la dimension incarnée du miracle : pas de baguette magique, mais des mois de travail… sans être dérangé !
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C
Merci Joseph pour ce partage très impressionnant.<br /> Même si j'ai du mal à mesurer la prouesse technique, tes explications me permettent, sinon de tout comprendre, au moins de m'émerveiller, et je t'en remercie. J'ai beaucoup aimé entrer dans ce vocabulaire dont la poésie révèle qu'il ne s'agit pas seulement d'un travail fonctionnel: "giron, "volée, échappée" ... Il y a, déjà, dans les mots une semence spirituelle.<br /> J'ai toujours aimé les escaliers, leur fonction d'ascension, remplissant un vide pour permettre accéder à plus haut; marche après marche, ils permettent cette élévation progressive et sereine (à côté de l'escalier, l'échelle fait figure de grande sœur raide et peu soucieuse de sécurité!). Celui que tu nous fait découvrir est d'une très grande beauté! J'aime la photo prise d'en-dessous et ta magnifique expression "poutre devient ruban".<br /> Comprendre que cet ouvrage d'art est l’œuvre de Saint Joseph a fini de m'émerveiller! Tes mots parlant de l'escalier, "prodige d'équilibre" ne résument-ils pas qui est Saint Joseph?<br /> Merci Jeanne pour ce que tu dis à propos de la durée du chantier: il y eut donc pour Saint Joseph un vrai labeur, une réelle peine à se mesurer au défi et à accomplir cette tâche^; c'est, en ce sens, plus édifiant qu'un miracle instantané. Merci aussi pour ce que tu dis sur la chapelle de Lorette, sur la Maison de la Vierge Marie: n'y a-t-il pas là comme un témoignage de l' humble et immense amour de Saint Joseph pour la Vierge Marie?<br /> Enfin, cette découverte me fait méditer sur l’œuvre de Saint Joseph dans nos vies, quand tout menace de s'écrouler: l'appeler par une neuvaine et lui laisser l'ouvrage...
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M
Merci Joseph pour le partage avec nous de cette prouesse technique qui m’impressionne beaucoup. J’imagine que lorsque l’on est du métier on peut l’être bien davantage encore parce que l’on connaît les difficultés et le travail que cela représente vraiment. Je suis éblouie par la taille (six mètres de hauteur !), par l’harmonie et la beauté des spirales. Je le trouve vraiment très élégant et imposant au bon sens du terme, « force et délicatesse » comme tu l’écris. Je ne réalise pas tous les tenants et aboutissants techniques mais cela m’épate tout de même qu’il n’y ait aucun poteau central pour soutenir l’ensemble, et comme les architectes que tu évoques je suppose que j’aurais bien craint en le voyant qu’il ne tienne pas le coup… Sauf si j’avais eu avant connaissance de ce beau récit (l’escalier de saint Joseph !) que j’ai beaucoup aimé découvrir.<br /> J’ai du mal à imaginer l’escalier sans rampe (ajoutée en 1887 si j’ai bien compris) cela devait être encore plus impressionnant à voir.<br /> Merci pour tes mots : « qui de poutre devient ruban ! », et je rejoins ton émerveillement : « Et le tout fait uniquement à la main, sans aucun clou ni colle, et encore moins de machines électriques ! Cela impose le respect envers ces ouvriers autrement plus compétents et chevronnés, sans dénigrement, que ceux de l’ère technologique actuelle. ».<br /> Et je veux aussi, comme toi, rendre grâce pour « ce chef-d’œuvre d’artisanat [qui] dévoile quelque chose du mystère de la gratuité de l’art » !
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L
Merci pour la découverte de cette œuvre spectaculaire de saint Joseph, à l’histoire si réjouissante ! La foi des Sœurs en prière et la visite de cet artisan mystérieux est le plus enthousiasment, mais je suis très impressionnée aussi par la contemplation de ce chef d’œuvre, en particulier avec les explications techniques que tu apportes. Cela permet de réaliser encore plus l’aspect spectaculaire de cette réalisation, admirée par tant de visiteurs et d’architectes (avec leur pensée, bien compréhensible, qu’il allait s’écrouler à la première utilisation…) ! <br /> Je trouve particulièrement impressionnant tout ce que tu expliques sur le limon cintré et sculpté, aux courbures parfaites. J’ai beaucoup de mal à réaliser qu’il soit possible de façonner ainsi le bois : qu’il se laisse courber, durablement, sous les doigts de l’artisan.<br /> Ce que je trouve magnifique c’est de voir la prouesse technique au service de l’art, lui apportant « son aspect élancé et gracieux ». Voilà qui doit pouvoir définitivement effacer toute volonté d’opposer l’art et la technique. C’était tellement beau, à l’inverse, de voir l’une au service de l’autre !<br /> Je rejoins aussi ton admiration pour ces ouvriers travaillant à la main, sans clou, ni colle, sans vis et sans machines électriques !<br /> Merci enfin pour ce que tu écris de très beau en introduction : « l’escalier est un beau symbole de la vie de l’homme en étapes, du chemin spirituel de l’âme qui doit s’élever dans la gratitude envers Dieu et s’abaisser dans l’humilité. Son ascension et sa descente se font marche par marche, pas à pas, non sans quelque effort, mais dans l’assurance d’être sur la bonne voie ! »
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J
Merci, Joseph, pour cet article qui m’a enchantée ! Tout d’abord, j’ai apprécié découvrir les termes spécifiques à l’escalier que tu rapportes, et cela m’a plu de mettre des mots sur ces éléments qui, pour la plupart, je vois et emprunte chaque jour, et même plusieurs fois par jour. Merci pour les explications que tu rapportes au sujet de la présence du poteau central habituellement construit pour ce type d’escalier, car ça aide à comprendre combien cet escalier est une prouesse technique. Même avec les explications techniques, je ne parviens pas à comprendre comment a pu être élevé un tel escalier, surtout lorsque je regarde la finesse et la forme du fond et du côté intérieur de cet escalier. « poutre devient ruban ! » : c’est impressionnant !<br /> Merci pour ton commentaire : « Je trouve que l’escalier est un beau symbole de la vie de l’homme en étapes, du chemin spirituel de l’âme qui doit s’élever dans la gratitude envers Dieu et s’abaisser dans l’humilité. ». En le lisant, j’ai tout de suite pensé à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face dont la vie changea… dans un escalier ! Je retiens en particulier l’aspect on ne peut plus concret, du pas à pas. <br /> L’histoire de cet escalier est ce que j’ai préféré : des religieuses qui se tournent par la prière vers la bienveillance de saint Joseph ; l’apparition de cet étranger le dernier jour de la neuvaine, puis, qui s’en va sans bruit ; et cette conclusion : « la construction de l’escalier est depuis lors attribuée à saint Joseph lui-même ! ». Ce que j’ai trouvé beau aussi, car incarné, c’est que cet escalier ne s’est pas fait en un claquement de doigt, il y a eu le respect du temps que demande la construction d’un tel ouvrage. J’ai aimé penser à saint Joseph dans cette chapelle nommée de Lorette (nom de la maison dans laquelle la Vierge Marie reçue l’archange Gabriel envoyé par Dieu, pour lui annoncer qu’elle deviendrait la Mère de Jésus) travaillant pour que son Épouse, la Vierge Marie, ait le plus bel escalier qui soit dans sa demeure. <br /> Sa forme ouvragée m’a fait penser à une nuée, ainsi qu’au verset (8) du Psaume 83e : « Ils vont de hauteur en hauteur, ils se présentent devant Dieu à Sion. ». Le Jubé auquel l’escalier conduit n’est-il pas le lieu où nous nous retrouvons face à la représentation de Jésus-Christ crucifié, au pied duquel se trouve sa Mère, la Vierge Marie.
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F
Merci Joseph pour cet article extrêmement intéressant ! Je connaissais l’existence de cet escalier, mais n’avais pas pu apprécier à quel point c’était un chef-d’œuvre de menuiserie : toutes les explications que tu donnes me permettent cela aujourd’hui. Ce qui m’impressionne le plus, c’est le fait que toutes les pièces soient assemblées entre elles uniquement par des systèmes d’emboîtement d’une ingéniosité qui laisse admiratif (merci pour le schéma très clair), et ayant eu la grâce d’apprendre un tout petit peu à travailler le bois (enfin, les rudiments !), j’imagine un peu à quel point la moindre erreur, le moindre décalage d’un ou deux millimètres, peut avoir des conséquences non seulement visibles sur l’ensemble de l’œuvre, mais en plus ici sur l’équilibre qui demande forcément la perfection. Merci de rapporter le récit de la construction de l’escalier : comment ne pas voir la signature de saint Joseph ? Savoir-faire, et même maîtrise prodigieuse, discrétion, gratuité, unisson de l’utilité et de la beauté, service de la vie religieuse… Tout y est ! Quoi qu’il en soit de l’identité de l’artisan, ce chef-d’œuvre met en évidence la noblesse du travail manuel, surtout lorsqu’il correspond à ce que tu écris : « ce qui aurait pu rester dans le domaine du fonctionnel, en allant au plus efficient, devient l’occasion de déployer tout un savoir-faire de force et de délicatesse. »
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