Berger (Charles Jacque et Francis Jammes)

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J
Merci, Marguerite pour ton commentaire sur le chien de berger, et Jean, pour ton regard partagé avec nous : "ne joue-t-il pas encore son rôle en semblant nous regarder comme pour nous dire de ne pas rester spectateurs, « brebis à distance », mais de rejoindre ce troupeau ? ". Merci, Joseph, pour ce que tu écris que Jean relève dans son propre commentaire au sujet de l'attente du signal et de l'attitude du berger.
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F
Merci, Jeanne, pour cette phrase : "l’important n’est pas tant la porte, le but qu’est la bergerie, mais d’être sous le regard du berger et de le regarder." Merci Joseph pour ce que tu écris sur le sourire espiègle du berger, j'ai beaucoup aimé imaginer cela ! Et merci, Jean, pour ce que tu dis sur le chien qui nous regarde et nous dit silencieusement de ne pas rester "brebis à distance" !
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J
Merci Isabelle pour ton profond commentaire. Merci Jean pour ton observation sur le chien qui m’a bien convaincu : « ne joue-t-il pas encore son rôle en semblant nous regarder comme pour nous dire de ne pas rester spectateurs, « brebis à distance », mais de rejoindre ce troupeau ? »
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J
Merci pour le partage de ce tableau très réussi que j’ai aimé découvrir. J’apprécie beaucoup ce style. <br /> Je trouve touchant le petit agneau qui paraît bêler. Le beau chien a beaucoup retenu mon attention : ne joue-t-il pas encore son rôle en semblant nous regarder comme pour nous dire de ne pas rester spectateurs, « brebis à distance », mais de rejoindre ce troupeau ? <br /> Merci, Isabelle, pour ton commentaire, et Joseph, pour ce que tu écris : « l’attente du signal pour entrer est pour moi le signe de la docilité admirable des animaux qui font confiance en la bonté de leur maître (non sans avoir un regard suppliant !). J’imagine d’ailleurs ce berger avoir un sourire espiègle, en éprouvant un peu l’attente de son troupeau. »
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M
Merci beaucoup Christine de partager avec nous ce tableau de Charles Jacque et ces quelques lignes de Francis Jammes. J’apprécie beaucoup ce tableau et cela a été un vrai plaisir de le découvrir. J’aime la simplicité de la scène peinte, les brebis tellement belles particulièrement celles qui fixent leur berger et le petit agneau dans la même attitude, la présence des coqs très beaux eux aussi surtout celui qui est au sol, la lampe tempête, la posture calme et attentive du berger, et puis celle de son chien que j’aime beaucoup. Assis aux pieds de son maître lui n’a pas fini son travail, il surveille, que rien ni personne ne vienne troubler la fin du retour à la bergerie. Il continue de garder, de protéger, à la fois les brebis et le berger qui est de dos. C’est un bon chien ! Je trouve ces brebis et ce chien très touchants. D’un point de vu technique même si je ne connais pas les termes j’aime beaucoup la manière dont les brebis sont réalisées, en particulier leur laine. Et je trouve que les murs de la bergerie sont aussi vraiment bien faits. J’aime les couleurs sobres. Comme toi je suis frappée par le fait qu’« Il ne semble pas y avoir de porte à la bergerie : la seule porte est le berger et toutes les brebis se sont arrêtées ». Je trouve belle l’image que donne Francis Jammes par ces vers : « Sous le troupeau ennuagé du ciel, ». Mais je ne comprends pas malheureusement ce qu’il veut dire par le tout dernier vers.<br /> Merci aussi pour tes propres mots, « leur moutonnement, comme d’océan, dans les étendues roses de bruyère en fleur irradiées de couchant, à la fin de l’été », et pour ce que tu écris au final, « Celui qui, pour les chrétiens, est à la fois le Berger, la Porte des brebis et l’Agneau : Jésus-Christ. ». Comme cette réalité est magnifique !<br /> Merci Isabelle pour ton beau regard sur les brebis que tu partages avec nous, ainsi que ce que tu dis sur la grande liberté à travers ces mots « il pourra entrer ; il pourra sortir ».<br /> Merci Jeanne pour cette phrase « l’important n’est pas tant la porte, le but qu’est la bergerie, mais d’être sous le regard du berger et de le regarder ».<br /> Ce que tu écris Joseph sur le « sourire espiègle » du berger m’a fait sourire !
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J
Merci pour la joie d’évoquer ensemble le si beau travail du berger et la poésie pastorale. Je pense avec émotion à l’amour de prédilection de Dieu pour les bergers, si l’on songe que ce sont eux qui, les premiers, ont reçu l’annonce des anges lors de la naissance de Jésus-Christ ; puis, qu’ils ont bien souvent été, au cours de l’Histoire, les messagers choisis de la Voix divine, si l’on pense à tous les voyants, qui, de Fatima à la Salette, en passant par sainte Bernadette à Lourdes, partageaient cette dignité commune. Et comme c’est beau que Jésus se soit lui-même désigné comme étant le « Bon Berger », cela en dit long… Merci pour la joie toujours renouvelée de lire ce trésor qu’est le chapitre 10 de l’Evangile selon saint Jean.<br /> Merci pour la découverte du tableau de Charles Jacque, avec ses jeux de lumière paisibles. J’ai aimé l’attitude du chien qui se met en retrait, une fois son travail accompli. Merci pour l’observation sur l’absence de porte : l’attente du signal pour entrer est pour moi le signe de la docilité admirable des animaux qui font confiance en la bonté de leur maître (non sans avoir un regard suppliant !). J'imagine d'ailleurs ce berger avoir un sourire espiègle, en éprouvant un peu l'attente de son troupeau. <br /> Merci pour la découverte du poème de Francis Jammes, dont je retiens spécialement ces vers, où j’ai vraiment aimé le parallélisme et l’image des deux troupeaux en miroir : <br /> « Sous le troupeau ennuagé du ciel,<br /> il conduisait le troupeau de la terre. » <br /> L’image du bâton est également très évocatrice…
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J
Merci, Christine, pour le sujet de ton article et pour tes mots, particulièrement pour ceux-ci : « nous rencontrions, le soir, leur moutonnement, comme d’océan, dans les étendues roses de bruyère en fleur irradiées de couchant, à la fin de l’été ; les innombrables petits pâtres en haillons qui, au Maroc, faisaient paître le trésor de leurs maigres troupeaux dans l’herbe rare du bord des routes ».<br /> Merci pour la découverte du tableau de Berger Charles Jacque dont j’ai apprécié les tons et la scène paisible représentée. J’ai aimé voir ce berger dont la posture suggère qu’il n’est pas pressé, il respecte le rythme de ses brebis et agneaux. En le regardant, j’ai pensé qu’il aurait sûrement eu des raisons de partir faire autre chose après sa journée de travail et de charger son bon chien de guider le troupeau jusque dans l’intérieur de la bergerie. Mais non, il accompagne ses protégés jusqu’au bout ! Je remarque qu’il n’a pas besoin d’utiliser son bâton ou encore ses mains pour les guider, sa simple présence indique la direction. C’est touchant de voir des têtes levées vers le berger. Peut-être lui disent-elles merci à leur manière… En regardant ces brebis regarder non pas la porte par laquelle elles vont entrer, mais plutôt leur berger, je me suis dit qu’elles montrent bien ce qu’est l’essentiel : l’important n’est pas tant la porte, le but qu’est la bergerie, mais d’être sous le regard du berger et de le regarder. <br /> Dans le verset de l’Évangile : « Je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance », je suis touchée que Jésus ait tenu à ajouter (alors que recevoir la vie de Jésus est déjà un immense cadeau !) que cette vie est en abondance. Je rends grâces pour la générosité du Christ ! <br /> Merci pour l’extrait du poème de Francis Jammes. Je trouve beau dans le premier vers la mention des nuages qui rappellent la laine que portent les moutons. Toutefois, je ne pense pas comprendre le poème à partir du chien qui est sifflé jusqu’à la finale « Et sa rumeur divine se perdait. » Si quelqu’un peut m’éclairer, s’il vous plaît. <br /> <br /> Merci Isabelle pour ton beau commentaire, spécialement pour ce que tu partages avec nous des différentes attitudes que tu as vues chez les brebis, ainsi que pour ton accueil de l’Évangile : « Il y a l’idée d’une grande liberté pour la personne qui « passera » par Lui, une liberté remplie de vie ».
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L
Merci Christine pour ce partage « pastoral ».<br /> En découvrant l’huile sur toile (avant de lire tes mots) j’ai tout de suite vu ces trois animaux, le regard éperdu tourné vers leur berger : le plus grand, le museau bien en avant, la brebis de moyenne taille, au regard vif, qui doit tendre le cou pour ne point être gênée par l’échine de son compère, et le petit agneau dont tu parles toi aussi, qui semble vouloir converser avec son berger. Ce regard intense me rappelle celui que peut avoir parfois le chien (dont j’aime ici la présence discrète au coin de la toile) contemplant son maître. Tant de confiance, d’abandon au berger, et de désir de l’écouter et de lui obéir, se lisent dans ces yeux ! <br /> Je trouve intéressant ce que tu dis sur l’absence de la porte, et la présence du berger qui la remplace. Merci pour le lien que tu fais ainsi avec la parole de Dieu.<br /> Du poème de Francis Jamme je retiens en particulier ce geste magnifique, de Dieu, le Père Céleste, et du berger : celui de la bénédiction.
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F
Merci pour ce tableau à l’ambiance si familière : comme toi, que de souvenirs cela m’évoque… Il me suffit de voir ce petit troupeau de retour au bercail, et j’entends aussitôt les bêlements, les petits sabots frappant doucement le sol, les cloches rustiques accrochées au cou de quelques têtes… Quelle musique ! Et c’est également toute une palette de parfums qui me viennent ! <br /> Ici, je suis frappé par l’arrêt marqué par ces moutons : oui, on voit l’attachement au maître, fruit d’un apprivoisement patient et d’un long compagnonnage. Le chien, tout proche, n’effraie pas les bêtes, nous sommes devant une petite communauté où familiarité et confiance règnent ! Comme est touchante à mes yeux la posture du berger : les jambes croisées, la main droite appuyée contre le mur, l’autre calée en bas du dos, tenant bâton et chapeau au repos : ces gestes traduisent une patience toute paisible.<br /> J’ai été interpellé par le titre : « Retour à la bergerie », car les ombres (celle de l’avancement contre le mur de gauche, et celle du berger) indiquent, me semble-t-il, que le soleil est encore bien haut dans le ciel. Il est bien tôt pour rentrer le troupeau ! Peut-être l’homme craignait-il un orage estival ? A-t-il eu vent d’un prédateur rôdant dans les parages ? J’aime à penser, du coup, qu’il met doublement ses bêtes en sûreté, tout en restant calma afin de ne pas les affoler : il maintient la paix. <br /> Merci pour le poème de Francis James. Le parallèle entre le berger humain et le Berger céleste est très beau. J’aime la répétition du verbe : « et le troupeau passait, passait, passait ». Cela élargit le travail du berger à une œuvre qui traverse les siècles et ne finit pas… Pas tant que tout ce monde sera enfin au Bercail.
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I
C’est une joie de découvrir ce tableau Christine, merci ! Dans le passage de l’évangile que tu cites, je suis frappée par ce que dit le Christ : « il pourra entrer ; il pourra sortir » Il y a l’idée d’une grande liberté pour la personne qui « passera » par Lui, une liberté remplie de vie. <br /> Le tableau m’évoque ce passage décisif : les brebis représentées dans ce tableau sont à l’arrêt, elles attendent l’approbation du berger. Il semble les examiner profondément, avec beaucoup d’attention. Dans la Bible, Jésus dit plus loin « Moi je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (évangile de Jean, chapitre 14 verset 6) Ce regard posé par le berger sur ses brebis est un regard de vérité. Certaines d’entre elles ont déjà les yeux fixés dans la bergerie, elles me paraissent avoir fait le travail de vérité sur elles-mêmes. D’autres regardent intensément le berger lui-même, elles semblent lui parler et il semble leur répondre patiemment. Puis il y a une brebis qui regarde en arrière. J’espère qu’elle ne s’arrêtera pas sur son passé et qu’elle embrassera le chemin de liberté qui lui est offert. Car le Berger est rempli de tendresse, tendresse si bien décrite dans le poème que tu partages Christine : « D’un geste large et rond il étendait son long bâton, comme s’il bénissait ».
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