Saint Édouard le Confesseur (Diptyque de Wilton)

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci Jean pour ce que tu écris sur « la véritable amitié, qui n’est jamais fusionnelle, mais généreuse ». Merci Jeanne pour ce que tu suggères et que tu expliques Jean.
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C
Merci de pardonner mon erreur: Saint Jean-Baptiste introduit le Roi Richard, et non Saint Édouard...
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F
Merci à chacun pour vos commentaires très enrichissants !<br /> Merci Édouard pour l’apport étymologique, très intéressant et qui rappelle la beauté et l’importance du nom.<br /> Merci Isabelle pour ce que tu écris sur l’anneau, signe de la fidélité au don de soi.<br /> Merci Jeanne pour ton interprétation avec le geste du lavement des pieds, qui me convainc tout à fait !<br /> Merci Jean pour ce que tu écris sur le « rôle de médiation, et aussi, d’une certaine manière, une allégorie de la véritable amitié, qui n’est jamais fusionnelle, mais généreuse. » C’est si beau !
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J
Je suis plus convaincu moi aussi par le lien entre l’amour de Jésus et l’amour des pauvres, manifesté par le signe de l’anneau. Ce que j’imaginais, de manière plus accessoire, c’est que le geste de la Vierge Marie aurait été comme un signe pour saint Édouard que l’Enfant Jésus désirait l’alliance avec lui, plus que la réception du roi Richard II, et que le centre de l’œuvre était plutôt dans cet échange.
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J
Je connaissais bien cette œuvre, que je trouve splendide, pour le très beau saint Jean-Baptiste. <br /> Elle est pour moi une émouvante illustration, comme tu l’écris d’ailleurs, du rôle de médiation, et aussi, d’une certaine manière, une allégorie de la véritable amitié, qui n’est jamais fusionnelle, mais généreuse.<br /> Concernant la vie de saint Édouard, j’ai aimé contempler cette figure de roi-restaurateur, de chevalier.<br /> Merci pour tes propositions concernant les gestes de l’anneau et du pied. Ce que Jeanne suggère, à sa façon, me convainc : laver les pieds d’un pauvre (don de l’anneau), c’est laver les pieds de Jésus. En revanche, je n’ai pas saisi ce que tu proposes, Joseph ? <br /> Je n’ai pas compris non plus ce que tu écris, Christine : « Saint Jean-Baptiste qui introduit doucement saint Édouard à la Cour céleste ». <br /> Amusant, ce que tu vois, Marguerite, quant à l’ange emprunté. <br /> Merci, Édouard, pour cet apport étymologique, et Isabelle, pour ce que tu dis de très beau sur l’anneau !
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C
Merci Frantz pour la découverte de Saint Édouard le Confesseur et de ce magnifique diptyque.<br /> Ce qui m'a frappée d'emblée c'est la pureté et la majesté de la scène: <br /> pureté des couleurs et, en particulier de ces bleus limpides, célestes (merci de nous faire connaître cette technique de la tempera pour fixer les pigments et traverser les siècles...)<br /> majesté des gestes qui ne sont pas figés, avec des mains d'une extrême délicatesse qui expriment une tendre communion; j'aime particulièrement les mains de deux anges posées sur l'épaule de l'ange voisin, ainsi que la main de Saint Jean-Baptiste qui introduit doucement Saint Édouard à la Cour céleste, et celles de l'Enfant-Jésus, toutes d'attente et d'accueil.<br /> merci pour le très beau questionnement que tu nous partages sur la parenté des gestes de la Vierge Marie et de Saint Édouard: l'anneau du roi et le petit pied de l'Enfant Jésus, en vis à vis.<br /> La douceur qui se dégage de ce diptyque reflète bien la vie très noble, pure et courageuse de Saint Édouard .
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M
Merci Frantz pour la découverte de ce magnifique diptyque et pour tout ce que tu partages avec nous. Tout d’abord je trouve très attirante toute cette cour des anges autour de la Vierge Marie, ce bleu intense. Je trouve beau ce corps qu’ils forment aux côtés de leur Reine et de l’Enfant Roi, bras dessus, bras dessous comme les deux anges à droite du tableau, ou la main sur l’épaule de son voisin souriants, comme les deux anges à gauche. Cet ange que tu vois pousser la Vierge Marie me paraît un peu perdu dans cette belle cérémonie, il me semble plutôt lever la main et demander conseil à son aîné. Les auréoles sont simples, mais j’aime bien la grande de la Sainte Vierge avec quelques rayons de lumière qui s’y reflètent. Son geste en effet est très étonnant, merci pour toutes les pistes que tu soulèves, en particulier celle-ci : « Ou encore, l’artiste a-t-il voulu signifier que la vraie richesse, c’est Jésus ? ». Ce geste d’aumône de saint Edouard que tu rapportes est vraiment beau et édifiant. Je suis frappée par le fait que les trois personnages les plus importants de cette scène, à savoir l’Enfant Jésus, sa Sainte Mère et saint Jean-Baptiste (de l’évangile selon saint Matthieu : « je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » chapitre 11, verset 11) sont les seuls qui n’ont pas de couronne… Et je suis amusée de voir que Jésus semble attiré fortement par saint Jean-Baptiste ! Je trouve très délicat ce geste qu’ils ont tous les trois de la main droite pour présenter le jeune souverain. Quant à saint Edouard, j’aime son beau vêtement blanc avec la part de sobriété qu’il a, « son allure si noble, presque grave » comme tu l’écris toi-même et la présence du bleu de ses manches qui rappelle, peut-être, son attachement à la Vierge Marie. Comme il est beau, comme tu l’écris Isabelle, de pouvoir compter sur l’amitié des saints et de nos saints patrons en particulier, et comme il est triste de constater combien peu de personne connaissent leurs saints patrons et combien les enfants notamment sont privés de cette joie (je rends grâce moi-même d’avoir été conduite à cette amitié avec eux !).<br /> Merci Edouard pour l’étymologie de ce prénom, c’est toujours très intéressant de la connaitre.
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J
Merci pour la découverte de ce diptyque de grande noblesse, de par l’assemblée qui s’y tient, et grâce à la qualité artistique de cette œuvre. J’ai beaucoup aimé la garde rapprochée de la Reine des anges, et cet océan bleu gagnant l’or de la charité. J’ai trouvé très touchante la représentation de l’Enfant-Jésus, pleine de simplicité. Il me semble qu’Il n’a pas du tout l’air intéressé par le roi, mais bien plutôt par ses fidèles serviteurs et amis debout, particulièrement saint Jean-Baptiste, et aussi saint Édouard et son anneau. Je me suis demandé si la similitude des deux positions n’était pas une marque de la grande délicatesse de Notre-Dame, qui voudrait faire signe avec discrétion à saint Édouard pour lui montrer ce vers quoi son Enfant tend les bras…<br /> J’ai trouvé magnifique le regard de saint Jean-Baptiste, empreint d’un amour si profond et révérant envers la Vierge Marie, qu’il semble regarder, il me semble. Il est comme son « vis-à-vis », tenant lui aussi, le Petit Agneau…<br /> Merci pour les informations très intéressantes et surtout édifiantes de la vie de saint Édouard, un modèle de roi selon la Royauté de Jésus ! J’ai été touché aussi par son choix de se faire « tout à tous » en vivant comme un vrai consacré, et le nom de « père des orphelins et des malheureux » qu’il a obtenu par sa générosité. <br /> Enfin, comme il est beau de penser à la bienveillante intercession de nos aînés dans la foi, qui nous recommandent auprès de l’Enfant et sa Mère. Oui, cela avive le désir de parvenir à cette assemblée, non pas qu’on en puisse être jamais digne, mais parce qu’il n’y a rien de plus beau !
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L
Merci Frantz pour le partage de ce diptyque. Ce qui m’a frappé ce sont d’abord ces couleurs si vives et belles du bleu et du doré qui donnent une tonalité royale à l’œuvre (merci pour l’explication technique sur la conservation des couleurs à travers le temps). J’aime en particulier le bleu de la Vierge Marie et des anges. Cette partie droite de l’œuvre me plait beaucoup, avec l’escorte de Notre-Dame. Avant de te lire et de regarder de plus près, j’ai pris les cerfs, sur la poitrine des anges, pour des agneaux, et, même si c’était une erreur, je trouve qu’ils font un peu écho à l’Agneau que tient saint Jean-Baptiste. Je trouve belle aussi l’attitude des deux anges qui, un genou à terre, ouvre la voie à la Vierge Marie. Enfin, l’expression du visage de l’Enfant Jésus est si avenante et attirante. Les deux rois qu’il bénit ont un regard un peu sévère, fronçant légèrement les sourcils, mais lui, à l’inverse à un regard joyeux, presque complice : il semble heureux de retrouver ces trois saints qui lui apportent chacun, par leurs présents, leurs vies.<br /> Je trouve très belles les deux mains de saint Jean-Baptiste : celle qui soutient délicatement l’Agneau et celle qui introduit, délicatement aussi, le roi. <br /> Je n’avais pas fait attention à ces deux détails des gestes de saint Edouard et de la Vierge-Marie, mais maintenant ils m’intriguent également. Merci pour les pistes d’interprétations que tu donnes.<br /> Concernant la vie de saint Edouard le Confesseur je retiens en particulier son refus de faire la guerre pour obtenir le pouvoir, et ce que tu écris sur sa charité qui « était si grande qu’on ne le voyait jamais plus heureux que lorsqu’il avait secouru des pauvres ! »
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J
Merci, Frantz, pour ce que tu partages avec nous de tes recherches. J’ai beaucoup apprécié la scène de la Vierge et l’Enfant entourés d’anges. J’ai aimé regarder ces anges couronnés de fleurs et vêtus de bleu comme Notre Dame. Ils m’ont semblé être ici des « dames de compagnie » de la Sainte Vierge. Et en même temps, la présence de l’étendard ainsi que les ailes dressées et rangées en bataille m’ont fait également penser à une petite armée escortant la Reine et le Roi des Cieux. J’ai surtout énormément aimé le bel Enfant Jésus, l’expression si belle de son visage, sa petite oreille ou encore son petit pied qui prend appuis sur le bras de sa Mère. A retenu mon attention le fait qu’en face de l’Enfant Jésus ait été représenté un agneau, petit, placé tout contre saint Jean-Baptiste, dans sa main. Ils sont beaux les différents échanges de regard : saint Jean-Baptiste qui regarde la Sainte Vierge, l’Enfant Jésus qui regarde saint Jean-Baptiste, etc. Le manteau d’Edmond le Martyr est très bien fait. J’ai particulièrement aimé découvrir ceci de saint Edouard le Confesseur, car c’est une magnifique préoccupation ! : « En effet, son premier souci était de voir refleurir le culte de Dieu qui avait grandement souffert. ». Merci pour le détail présenté des doigts. Je me suis dit que cet anneau manifestait peut-être la royauté rendue à Jésus, Roi et Serviteur, qui lave les pieds de ses disciples (Évangile selon saint Jean, chapitre 13). J’ai apprécié les deux fonds en dorure avec leurs motifs.<br /> <br /> Merci, Edouard, pour l’étymologie rapportée. "fait de garder, de protéger" : Voilà une bien belle identité !
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I
Merci Frantz c’est une joie de découvrir ce diptyque et la vie de ton saint patron. J’ai moi aussi aimé le geste des trois saints. C’est réjouissant de penser que nous avons des amis au Ciel qui nous aident à nous tourner vers Dieu et qui intercèdent en notre faveur. Le regard de l’Enfant Jésus, tellement touchant, semble répondre à la prière des trois saints pour le roi.<br /> Je trouve également très beau le passage de l’anneau. Pour moi, il symbolise la fidélité du roi dans le don de lui-même. En récompense, l’anneau lui revient avec l’annonce de sa mort, c'est-à-dire l’annonce qu’il ira bientôt au Ciel, rejoindre son Dieu. Quelle belle récompense !
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E
Merci pour le partage de cette belle oeuvre d'art et des quelques éléments biographiques sur saint Edouard le Confesseur. Je me permets d'ajouter une étymologie du prénom Edouard (le portant moi-même) trouvée dans le dictionnaire des prénoms Larousse 2009 : emprunt ancien au vieil anglais Eadweard, nom de personne composé des éléments germaniques ead-, "félicité", "richesse" et -weard, "fait de garder, de protéger".
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