« Retable des deux saints Jean » - saint Jean-Baptiste

Publié le

Publié dans Dessin et peinture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Merci Jean et Joseph pour ce que vous avez vu de l’attitude de saint Jean-Baptiste lors de son arrestation et le lien avec Jean 10, 18. Merci de préciser que cette tête est le crâne de saint Jean-Baptiste, je n’y avais pas du tout pensé. Merci Jean pour ce que tu écris sur cette ultime prédication et la présence du Christ en prière. Merci Christine pour les éléments historiques que tu rapportes.
Répondre
J
Merci, Lucie, pour ta réponse.
Répondre
L
Merci Jean et Joseph d’avoir vu que saint Jean-Baptiste devançait ses bourreaux lors de son arrestation, je n’y avais pas prêté attention, et pour cette phrase de Jésus que vous rapportez tous les deux.<br /> Concernant le priant, je ne dirais certainement pas que je suis « sûre » ! Lorsque j’ai découvert le détail, le titre qui lui était attribué indiquait cela, et ça m’a semblé cohérent, notamment à cause des couleurs des vêtements. En faisant le choix de concentrer mon article sur quelques scènes, je vous ai (pour l’instant) privé du reste, mais la scène baptismale existe bien, elle se trouve sur le volet droit où se poursuit l’histoire de saint Jean-Baptiste. Ces considérations faites, cela ne m’empêche pas d’aimer ton interprétation (je n’avais pas pensé à cette prédication comme l’ultime, et je trouve cela beau). Merci aussi pour ta dernière phrase, si belle !
Répondre
J
Merci Jeanne pour ta remarque sur la vie cachée. Merci Jean pour ton expression très réjouissante : « Jean et Jésus, c’est tout un ». Je reconnais que je n’avais pas du tout compris que c’était le crâne de saint Jean-Baptiste. Dans ce cas, je trouve beau la manière dont est suggéré encore combien les saints sont libres quant à leurs ennemis.
Répondre
J
Merci, Jean, pour ton commentaire sur la présence reconnue du Christ, et merci beaucoup pour tes mots qui m’ont offert de la joie : « Jean et Jésus, c’est tout un ». Merci, Joseph, pour ton commentaire sur les trois scènes en détails.
Répondre
F
Merci, Jean, pour ce que tu écris sur la possibilité que l'homme en prière soit le Christ, vers qui saint Jean va envoyer ses disciples : comme c'est beau de penser que c'est vers le Christ priant dans la solitude que le Baptiste envoie ceux qui étaient venus à lui ! Cela donne à méditer ! Merci Jeanne pour ce que tu dis sur la vie cachée à travers la main que cache le vêtement.
Répondre
J
Merci, Jeanne, pour ce que tu écris sur la vie cachée et sur la fumée qui s’élève. Je constate, Joseph, que nous nous sommes retrouvés sur Jean 10, 18…
Répondre
J
Merci, Lucie, pour cet article. Comme j’aime cette période flamande ! <br /> J’ai apprécié ce que tu écris sur le geste de saint Jean-Baptiste. Je trouve beaux son visage contemplatif et son vêtement couleur d’Avent. Je suppose que l’oriflamme qu’il porte est celle, traditionnelle, de l’Ecce Agnus Dei, probablement altérée par les presque cinq siècles et demi de ce chef-d’œuvre…<br /> Je trouve la présence du crâne du Baptiste saisissante. Et le brasier est si bien réalisé ! <br /> Les dessins sur les chapiteaux sont admirables, particulièrement l’encensement de Zacharie et le bébé saint Jean. J’ai bien aimé ce que tu fais remarquer sur les ombres et lumières, et rejoins ton émerveillement quant à la gratuité du souci du détail.<br /> Je ne sais pas si tu es certaine que le priant soit saint Jean ? Je pensais plutôt au Christ, vers qui, peut-être, le Précurseur va envoyer ses disciples lors de cette ultime prédication représentée. Et si c’était pour montrer une chronologie de sa vie, comment manquerait-il une scène baptismale ?<br /> Ce qui m’a le plus marqué est son attitude lors de son arrestation. Il devance ses bourreaux, et la phrase de Jésus m’est aussitôt montée au cœur : « ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne »…<br /> Jean et Jésus, c’est tout un.
Répondre
C
Merci Lucie pour cette œuvre (ou plutôt cette petite partie d'une œuvre...) d'Hans Memling, si impressionnante dans sa composition , en tant de petits éclats que tu nous invites à déchiffrer.<br /> J'aime beaucoup la belle stature de Saint Jean-Baptiste, en premier plan de tous ces détails : l'humilité qui se dégage de son visage ascétique aux paupières baissées et de ce grand drapé violet qui l'enveloppe, en grande harmonie avec les cernes de ses yeux et ses lèvres comme exsangues.Il me semble que c'est son visage juste avant sa décollation.<br /> J'ai été très interpellée par la scène d'arrière-plan à droite où est brûlé le corps de Saint Jean-Baptiste; surprise de la contradiction avec le récit de l’Évangile de Saint Marc 6; 29 ( "les disciples de Jean, ayant appris sa décapitation,vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau."), j'ai eu le désir de faire quelques recherches et j'ai appris que Jean avait été enterré loin des territoires contrôlés par Hérode, à Sébastée; mais les miracles se multipliant sur sa tombe, l'empereur romain Julien l'Apostat, pour combattre la foi chrétienne, fit déterrer son corps et ordonna de le brûler et d'en disperser les cendres. Mais la tête de Saint Jean-Baptiste fut cachée par un potier et gardée comme un trésor, ce qui explique ce détail de la tête dans le mur; elle devint une relique infiniment précieuse et honorée.<br /> Merci pour ce que ton article, Lucie m'a fait apprendre et comprendre.
Répondre
J
Merci Lucie pour la présentation de ces détails sur la vie de saint Jean-Baptiste. Tout d’abord c’est son regard baissé qui m’a interpelée. Je me suis dit que peut-être le peintre voulait convier ici à regarder saint Jean-Baptiste en prière, présent aux choses du Ciel. Le drapeau noir m’a fait penser à un drapeau qui annoncerait sa mort. Je suis touchée de voir que la main tenant le bâton de la croix et du drapeau est cachée sous la chape de saint Jean-Baptiste. Ce détail m’a fait penser à la vie cachée. Il y a aussi cette autre main dont je trouve le geste beau et accueillant, qui me rappelle combien la vie cachée et la mort de saint Jean-Baptiste produisent un fruit de fécondité pour les autres. Cela donne de la crainte… Elle est cruelle la scène de droite sur laquelle le corps décapité de saint Jean-Baptiste est brûlé. Pourtant, en regardant les flammes les plus hautes j’ai eu l’impression qu’il y avait comme une fumée qui s’élevait et qui m’a alors fait penser à l’âme de ce si grand saint qui montait vers le Ciel. <br /> Merci pour l’attention portée au détail de saint Jean-Baptiste qui prie au milieu des arbres, et si tu n’avais pas dit que c’était saint Jean-Baptiste j’aurais pensé que c’était une représentation de Jésus aux Jardins des Oliviers, à Gethsémani avant l’entrée dans sa Passion. Je trouve beau que des feuilles d’arbres aient été représentées pour cette scène de la prière au désert, car une fois encore ça me fait penser au lien entre la vie cachée de la prière et la fécondité. <br /> Je trouve admirable ce souci du détail dans l’esprit de ce que tu écris : « L’artiste, ne voulant perdre aucune occasion de disséminer l’histoire du saint, va jusqu’à sculpter, dans sa peinture, des chapiteaux illustratifs ! ». Et c’est vraiment très beau de voir la gratuité, car comme tu l’écris au sujet des détails : « (à celui qui arrivera à les distinguer !) », je me dis que peut-être beaucoup de détails passeront inaperçus. J’ai aimé le léger reflet sur la colonne de marbre, ainsi que la rencontre de l’ange avec Zacharie, ou encore la présence de la lampe du sanctuaire. Je trouve que le mouvement de l’encensement qu’offre Zacharie est très bien représenté.
Répondre
F
Merci pour la présentation de ce détail du « Retable des deux saints Jean ». J’ai beaucoup aimé m’arrêter sur ce visage de saint Jean-Baptiste, serein, absorbé dans la contemplation de son Seigneur enfant (je suis allé voir l’œuvre complète, pour savoir vers qui était tourné ce regard). Sa bouche entrouverte m’a frappé : saint Jean-Baptiste est en train de parler, sans doute dit-il, associant le geste à la parole : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 29). Comme toi, j’ai été interpellé par le fait que la banderole de sa croix soit noire : est-ce en signe de pénitence ? J’ai aimé regarder les détails qui l’entourent, récapitulant en un regard les grands moments de la vie adulte du Précurseur, avec une attirance toute particulière pour celui de sa prière dans le désert de la solitude : outre le fait que c’est toujours admirable de peindre des scènes aux dimensions si petites, j’aime le rappel discret que tout le reste de sa vie ne serait rien sans cette vie cachée, cette vie de prière où il s’adressait à Dieu, ce Dieu même qu’il désigne de sa main. Merci pour le détail des chapiteaux, qui relatent en image son origine et ses premiers instants sur terre, entre les bras de la Mère du Sauveur (comme toi, je suis tout à fait convaincu qu’il s’agit ici de la Vierge Marie). Que c’est beau !<br /> J’ai aussi remarqué la présence de ce crâne, dans le premier détail que tu donnes, en bas à droite, dans un petit trou du mur, presque recouvert d’une dalle. J’ai pensé qu’il s’agissait du crâne de saint Jean-Baptiste, relique rapportée de Constantinople en 1206, après avoir été cachée durant plusieurs siècles. J’imagine que ce n’est pas qu’un détail, et que cela manifeste la conscience du privilège que représente la présence de cette relique si importante dans l’Europe médiévale (elle a justifié presqu’à elle seule la construction de la cathédrale d’Amiens, où elle se trouve encore aujourd’hui). Tout cela témoigne, je trouve, d’une profonde dévotion envers ce si grand saint, et cela donne une joie certaine !
Répondre
J
Merci pour la grâce de découvrir ce retable de Hans Memling, avec le remarquable visage de saint Jean-Baptiste, rempli de paix, et qui semble murmurer quelque chose. Plus que noir, son étendard m’a paru d’un violet foncé, tout comme sa belle chape, qui m’ont rappelé la couleur de l’Avent et du Carême, où il est si présent. <br /> Ce sont les trois scènes en détails qui m’ont le plus touché. D’abord, l’union de saint Jean-Baptiste à Jésus : sa chaire de prophète m’a semblé être cet énorme rocher, qui rappelle la présence de Jésus « pierre angulaire », sur qui s’appuie son ami intime, fondé sur sa Parole, comme en anticipation. Je trouve magnifique aussi que soit suggéré, par ce tout petit détail du haut, comme le secret de l’enseignement de saint Jean-Baptiste : son union à Dieu dans la prière ; dont il déborde pour les autres. <br /> Ensuite, l’arrestation de saint Jean-Baptiste : là encore, quelle ressemblance avec Jésus, en pensant immédiatement à ce verset de l’Evangile : « Ma vie, nul ne la prend mais c’est moi qui la donne. » (Bible, évangile selon saint Jean, chapitre 10, verset 18), car c’est bien lui qui ouvre la marche ici, sans aucune contrainte, il semble même montrer la route aux autres… comme toujours. <br /> Enfin, la scène où le corps de saint Jean-Baptiste devient une vive flamme. Je n’ai pas bien compris si c’est un détail historique ou traditionnel, mais je trouve la symbolique très forte : saint Jean-Baptiste est vraiment consumé dans le sacrifice, jusqu’au bout…<br /> J’ai été intrigué par la tête très étrange à travers le trou dans la muraille, qui laisse mal à l’aise, mais c’est sans doute très accessoire et peu intéressant. <br /> Je rends grâce pour cette occasion d’admirer encore avec joie et gratitude saint Jean-Baptiste.
Répondre
M
Merci Lucie pour le partage avec nous de cette œuvre qui nous parle de saint Jean-Baptiste. Tous ces petits détails pourtant si précis sont très impressionnants, en particulier je trouve ceux des chapiteaux « sculptés ». J’aime beaucoup l’ange Gabriel et son aile droite qui « sort du cadre », et puis l’Enfant-Jésus que l’on distingue si bien dans les mains de la Vierge Marie. Je n’ai pas tout de suite compris ce que Zacharie tenait dans la main, mais après avoir mieux observé il me semble que c’est un encensoir, c’est une belle posture d’Adoration de Dieu qu’il tient alors. Au dessus de sa tête, est-ce une petite lampe qui brûle ? Je n’aime pas spécialement le visage de saint Jean-Baptiste mais ses yeux marqués m’évoquent son ascèse. Merci pour ce que tu exprimes sur le geste délicat, discret qu’il fait de sa main droite. Comme toi je trouve la petite croix très belle notamment la présence des quatre perles, même si je ne sais pas ce qu’elles peuvent représenter... La couleur de ce drapeau m’intrigue également. Je trouve aussi très bien faites les flammes du bûcher ainsi que la fumée. La minuscule représentation de saint Jean-Baptiste priant dans le désert est très belle !
Répondre