Le "Lion de Belfort"

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J
Merci Jean pour l’information très intéressante que tu apportes sur le changement de nom de la place parisienne et surtout pour la très belle interprétation que tu en donnes « comme une parabole de la conquête qu’opère spirituellement un autre Lion ». <br /> Merci Marguerite pour ton observation sur la flèche.
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L
Merci Joseph pour ce que tu écris sur l’assemblage des différents blocs « comme pour rappeler l’unité des quinze mille hommes derrière leur chef » et pour ce lien avec la statue de Pontmain.<br /> Merci Jean pour ce que tu dis au sujet du changement de nom de la place Denfert-Rochereau : « Je vois ce changement d’appellation, qui se voulait jeu de mots, comme une parabole de la conquête qu’opère spirituellement un autre Lion, ô combien plus valeureux, dont nous parle la Bible (cf Ap 5,5) : Jésus-Christ. »
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J
Merci, Jean, de rappeler le symbole du lion : « symbole du courage, mais également de la magnanimité ? » Le choix de celui-ci est alors évident, effectivement. C’est intéressant de voir ce changement d’appellation dont tu parles, Jean, « comme une parabole de la conquête qu’opère spirituellement un autre Lion, ô combien plus valeureux, dont nous parle la Bible (cf Ap 5,5) : Jésus-Christ ». Merci, Joseph, pour ton commentaire au sujet de l’assemblage des blocs « comme pour rappeler l’unité des quinze mille hommes derrière leur chef », et sur le lien direct la statue de Pontmain : « mémorial de la véritable source de la sauvegarde de la France ».
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M
Merci Joseph je ne vais pas le citer de nouveau mais comme Jean j’aime beaucoup ce que tu écris sur l’assemblage de ces blocs. Merci Jean pour ce que tu expliques sur le changement de nom de la place à Paris.
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J
Merci, Frantz, pour le partage édifiant de ce fait de résistance, et pour la découverte de cette belle statue, pleine de puissance et de majesté, dont il est intéressant d’apprendre qu’elle est la plus monumentale en France. J’aurais plaisir, si l’occasion m’en est donnée, à la saluer et y prier pour nos morts.<br /> Si elle tourne le dos, est-ce vraiment « en signe de dédain » ? Je rejoins plutôt ce que tu écris plus loin à ce sujet : « comme pour dire que c’est une folie destructrice de convoiter autre chose que ce qui nous revient. » Plus encore, j’apprécie l’interprétation fort pertinente de Marguerite : « cela m’évoque la confiance, celle qui est nécessaire suite à un traité de paix malgré les blessures profondes du conflit et cependant il y a cette flèche en direction des [A]llemands, retenue certes, mais prête à être relancée d’un coup de patte puissant si malheureusement cela s’avérait de nouveau inévitable. Confiance, mais pas naïveté ou irresponsabilité. » <br /> À ce propos, je ne trouve pas difficile, contrairement à Jeanne, de comprendre pourquoi le lion a été choisi : n’est-il pas le symbole du courage, mais également de la magnanimité ?<br /> Concernant Pontmain, il est étonnant et touchant de penser à la communion des deux luttes. Même si je préfère, et de loin, celle, pacifique, de l’intercession, il n’est hélas, parfois, pas d’autre solution que d’y allier la résistance par les armes (qui ne doivent être, toujours, que défensives) ; je songe alors par exemple à l’insurrection vendéenne et chouanne contre la Terreur ou à celle des martyrs de la révolution mexicaine, qui se vivaient à la fois par la prière (d’abord) et par les armes (ensuite). Dans ce sens, j’aime beaucoup ce que tu écris, Joseph, sur l’assemblage de ces blocs (que je trouve moi aussi impressionnant) : « comme pour rappeler l’unité des quinze mille hommes derrière leur chef ; que c’est bien une certaine forme de communion, pour la sauvegarde de ce qui leur était confié, qui a obtenu la victoire. Dans la force magistrale de ce lion de pierre, il y a la force de chaque cœur loyal de chair, qui a lutté pour remplir son devoir. J’ai aussi été touché en pensant à ce lien direct avec Pontmain, où se dresse une autre statue, beaucoup plus petite et discrète, et qui pourtant est le mémorial de la véritable source de la sauvegarde de la France ; là aussi il y eut quelques cœurs pour résister derrière un chef, par la prière et la confiance… Cela me rappelle les trois ordres de la société médiévale, où chacun à sa place protégeait ou aidait les autres. »<br /> En faisant le lien avec la place Denfert-Rochereau, il est intéressant de savoir que cette place parisienne portait auparavant le nom si néfaste de « Place d’Enfer ». Je vois ce changement d’appellation, qui se voulait jeu de mots, comme une parabole de la conquête qu’opère spirituellement un autre Lion, ô combien plus valeureux, dont nous parle la Bible (cf Ap 5,5) : Jésus-Christ.<br /> Sur les deux premières photographies, d’ailleurs, le lion ne semble-t-il pas regarder vers le Ciel ?
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J
Merci pour la découverte très intéressante de cette sculpture monumentale, qui est un très beau mémorial de bravoure et de résistance. J’ai trouvée très belle et admirable la réponse du lieutenant-colonel Denfert-Rochereau à son adversaire : « Nous connaissons l'étendue de nos devoirs envers la France et nous sommes décidés à les remplir ». C’est pour moi une belle leçon de loyauté et de conscience, sans fanfaronnerie ou bravade, comme tu en parles ensuite pour la sculpture. J’y retrouve la noblesse qu’incarne la figure du lion. D’un point de vue architectural, j’ai trouvé beau que cet édifice soit composé de tous ces blocs assemblés, comme pour rappeler l’unité des quinze mille hommes derrière leur chef ; que c’est bien une certaine forme de communion, pour la sauvegarde de ce qui leur était confié, qui a obtenu la victoire. Dans la force magistrale de ce lion de pierre, il y a la force de chaque cœur loyal de chair, qui a lutté pour remplir son devoir. J’ai aussi été touché en pensant à ce lien direct avec Pontmain, où se dresse une autre statue, beaucoup plus petite et discrète, et qui pourtant est le mémorial de la véritable source de la sauvegarde de la France ; là aussi il y eut quelques cœurs pour résister derrière un chef, par la prière et la confiance… Cela me rappelle les trois ordres de la société médiévale, où chacun à sa place protégeait ou aidait les autres.
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M
Merci Frantz pour la découverte de cet épisode historique et de cette sculpture. Cent-trois jours à 15 000 contre 40 000, c’est très impressionnant et je rends grâce pour tous les soldats morts pour la France et pour la liberté, obéissant à leur devoir, comme l’a fait ce lieutenant-colonel. Je suis frappée par sa parole : « Nous connaissons l'étendue de nos devoirs envers la France et nous sommes décidés à les remplir ». Quel témoignage et quelle leçon !<br /> Je suis ensuite impressionnée par cette statue, d’abord sa taille phénoménale et puis les détails que l’on observe malgré cela, notamment la musculature. Je trouve qu’il se dégage de cette statue de la noblesse, de la majesté, de l’autorité, de la force tranquille. J’aime beaucoup la représentation de ce lion, sa gueule entrouverte laissant apparaître ses crocs et il me semble que c’est un bel hommage à la vaillance de ce chef de guerre. Je trouve intéressant qu’il soit représenté tournant le dos à l’ennemi, cela m’évoque la confiance, celle qui est nécessaire suite à un traité de paix malgré les blessures profondes du conflit et cependant il y a cette flèche en direction des allemands, retenue certes, mais prête à être relancée d’un coup de patte puissant si malheureusement cela s’avérait de nouveau inévitable. Confiance, mais pas naïveté ou irresponsabilité. Dos tourné, mais toujours vigilant et prêt à défendre ce qui doit l’être.<br /> Merci aussi Frantz pour le lien que tu fais avec cette magnifique apparition de Notre-Dame à Pontmain et le message qu’elle a offert en ce lieu.
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J
Merci pour cet article instructif. J’ai apprécié lire l’origine historique de ce territoire de notre pays, ainsi que l’histoire de sa « résistance héroïque ». Ces récits qui relatent la courageuse audace de soldats qui ont résisté face à l’ennemi renvoient au respect. Leur nombre en sous-effectif qui aurait normalement du les condamner à la défaite, a dans les faits été une force, et ils ont tenu bon, jusqu’à remporter la victoire. <br /> La présence de rose dans la pierre naturelle a retenu mon attention, car c’est une couleur qui se marie bien avec la pierre, je trouve. En lisant ce que tu en rapportes, je me suis dit que d’un point de vue technique le travail d’assemblage des blocs de grès devait être particulièrement difficile: « sculptés un par un puis déplacés et assemblés sur une terrasse adossée à la paroi de la falaise qui se trouve sous le château de Belfort1 ». En effet, sculpter sur place me semble déjà remarquable, mais organiser des centaines de blocs sculptés sur une surface aussi vaste, me paraît encore plus dur. J’ai bien aimée découvrir une belle sculpture, et qui ne représente pas n’importe quel animal, un beau lion ! Le peuple qui est sous sa protection peut être tranquille. Je me suis demandé quelles raisons avaient guidé Auguste Bartholdi à choisir le lion plutôt qu’un autre animal pour commémorer cette résistance ? <br /> Je trouve intéressant le message que renvoie le Lion de Belfort : « n’exhorte pas à la provocation effrontée, à la rancune, mais à la ferme volonté de défendre ce qui est cher, à ne pas reculer d’un pouce devant l’ennemi, quel qu’il soit. ». Cela me fait penser à la marque des forts qui, au lieu d’alimenter le conflit, retiennent leur force et défendent avec engagement et force ce/ceux qui leur a/ont été confié(s). <br /> Merci pour le message de conclusion, car c’est tellement beau de penser que dans un si petit village, à Pontmain, une autre réponse, chargée d’Espérance, a été donnée à des petits enfants, pour la France et même pour le monde entier, et qui demeure au long des âges.
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L
J’avais déjà été intriguée par la petitesse du département de Belfort, mais je n’avais aucune connaissance sur l’histoire de ce territoire. Merci Frantz pour l’apport de ton article à ce sujet et pour la rencontre avec le « lion de Belfort », héro de résistance. Je suis impressionnée par la réalité du courage de ces 15.000 hommes pour être fidèles à leurs « devoirs envers la France ». La puissance qui se dégage de cette statue de grès est elle aussi impressionnante, en particulier la musculature de la patte arrêtant, d’un geste vif et net, la flèche ennemie.<br /> Merci pour ce que tu soulignes sur l’exhortation du « Lion de Belfort » « à la ferme volonté de défendre ce qui est cher, à ne pas reculer d’un pouce devant l’ennemi, quel qu’il soit. ». Et de l’avoir mis en parallèle avec l’appel de la Vierge Marie à Pontmain, à résister par la prière. Cela est très beau. <br /> Je trouve moi aussi très intéressant ce regard du lion tourné vers sa partie et non vers l’ennemi. Merci pour le sens que tu y vois sur l’inanité de la convoitise et ses conséquences destructrices…
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C
Merci, Frantz, pour cet article qui me touche d'autant plus qu'enfant, je passais chaque année mes vacances dans le Territoire de Belfort et que ce grand lion de grès rose m'était familier...mais énigmatique; personne ne m'avait jamais expliqué son histoire et je n'avais pas posé de questions; je le retrouvais de retour à Paris, noble et majestueux, sur la place Denfert Rochereau, toujours bienveillant mais mystérieux!<br /> Merci donc pour toutes ces explications et la possibilité de le le voir de plus près grâce aux photos (j'aime particulièrement la troisième), et d'apprendre qu'il est la plus grande statue de pierre de France.<br /> Mais, bien sûr, ce qui retient mon attention, c'est sa posture, son regard tourné vers son territoire, la puissance déployée pour défendre, la vigueur de l'arrêt..<br /> Et surtout cet autre arrêt que tu nous rappelles, grâce à la prière de petits enfants, de villageois autour de leur saint curé, à la demande de la Vierge Marie: l'avancée des prussiens fut stoppée net.<br /> Cela incite tellement à invoquer La Sainte Vierge pour la Paix dans notre monde déchiré...
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