"Palais de Dieu"

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Publié dans Dessin et peinture

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C
Merci, Jean, pour ces mots: "ce regard admirable qui scrute le mystère, comme aspiré vers l’altérité".
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J
Merci Jean pour ce que tu écris sur l’aspiration vers l’altérité. Merci Frantz de bien souligner le caractère stupéfiant de ce titre.
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J
Merci pour cet article qui témoigne un peu de l’amour bouleversant de saint François et de bienheureux Fra Angelico pour Notre-Dame de l’Annonciation.<br /> Pour moi, cette représentation n’évoque pas l’intériorité, contrairement à nombre de très belles œuvres, mais un mouvement de sortie manifesté tout entier par ce regard admirable qui scrute le mystère, comme aspiré vers l’altérité.<br /> Merci, Frantz, pour cet extrait de ton commentaire : « Je trouve que chacun des noms employés insist[e] sur quelque chose en particulier : le palais évoque la richesse et la noblesse spirituelle, le tabernacle me fait aussitôt penser à la petitesse que Dieu a choisi d’assumer, et la maison renvoie, je trouve, à l’intimité du foyer. Mais le quatrième titre est sans doute celui qui me touche le plus et me laisse stupéfait : vêtement… Dieu est-Il donc nu, qu’Il ait besoin de se couvrir ? A-t-Il donc froid, qu’Il ait besoin de se réchauffer ? Est-Il dépourvu de beauté, qu’Il ait besoin d’être orné ? Oui, ce titre me met devant le mystère de l’Enfant-Jésus, Dieu incarné qui a choisi de manquer de tout et de tout recevoir de la Sainte Vierge, qui n’est pourtant que sa petite créature ! »<br /> Et merci, Joseph, pour la « cellule de silence », le « carrefour de prière mariale » et la « chape » (à laquelle je relie ce que dit très bien Jeanne sur l’ombre de l’Esprit-Saint).
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M
Merci Christine de partager avec nous cette Annonciation du bienheureux Fra Angelico et la prière de saint François. De nous entrainer à contempler le visage de la Vierge Marie et ses bras. Les yeux de la Vierge m’attiraient et en les isolants du reste du visage pour bien les regarder je les ai trouvés vraiment très beaux ! Concernant les bras comme toi j’ai vraiment eu l’impression que la Vierge Marie semblait déjà envelopper l’Enfant-Jésus et je ne me souviens pas personnellement avoir vu cela dans une autre représentation de ce Mystère, les bras croisés oui mais pas avec cette impression donnée par cette œuvre de Fra Angelico. Merci pour cette belle contemplation !<br /> Merci aussi de partager avec nous la touchante inscription associée à cette œuvre dans le couvent !
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J
Merci Christine pour la magnifique salutation partagée avec nous de saint François d’Assise. Que c’est beau ! Je suis émerveillée par l’intime compréhension du mystère de la Sainte Vierge que ce saint transmet à travers ces titres de louange. Quel mystère… sont ces réalités : le Dieu Tout-Puissant s’est laissé cacher, abriter, vêtir, et il a choisi de le vivre dans le plus beau Palais, dans la plus belle Maison, d’être vêtu du plus beau Vêtement : la Vierge Marie, l’Immaculée ! <br /> Merci particulièrement pour ce que tu écris au sujet de l’accueil de la Sainte Vierge à travers le geste de ses bras et de ses mains : « la Vierge Marie semble envelopper déjà son petit et le protéger ; elle se fait citadelle, enceinte lumineuse, rempart de tendresse. » Je suis touchée par cette fresque de Fra Angelico, car je trouve qu’il a rendu quelque chose de cette mystérieuse salutation : Notre-Dame est seule, pourtant il me semble en la regardant que par un léger signe de tête, ou encore par l’intensité de son regard, elle salue quelqu’un… L’archange Gabriel ? Dieu ? J’aime le vêtement duquel elle est drapée. Il me fait penser à la présence de Dieu qui couvrira la Vierge Marie de son ombre (Évangile selon saint Luc, chapitre 1, verset 35). Merci Joseph pour ces mots : « cette petite cellule de silence ».
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L
Merci Christine. Ma première joie est, comme le dit Joseph, de m’imaginer « ce petit carrefour de prière mariale au sein du couvent ». Comme cela est simple et beau !<br /> Merci pour la contemplation de cet « instant précis où la Parole s’accomplit, où la Vierge conçoit de l’Esprit-Saint, où le Verbe se fait chair en son sein : premiers instants de l’Enfant-Jésus... ». C’est un si grand mystère, invisible et si réel, si incarné ! J’aime la si grande douceur dans le visage et l’attitude de la Sainte Vierge peinte par Fra Angelico.<br /> De saint François, je retiens particulièrement ce titre « Palais de Dieu », qui me donne un profond émerveillement. Il me parle de la beauté de la Vierge Marie, une beauté resplendissante et indicible, qui ne peut être peinte non plus. Une beauté intérieure éminemment lumineuse.
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J
Je rends grâce pour la joie de revoir cette œuvre dont la grande sobriété « provoque » à l’intériorité, à l’image des deux mains de la Vierge Marie, si délicates, ou comme cette petite cellule de silence en arrière plan, ou encore comme l’inscription latine du mur (merci pour cette information très intéressante) qui enjoint de prier ces « Ave ». J’ai trouvé très réjouissant d’imaginer ainsi ce petit carrefour de prière mariale au sein du couvent, grâce au bienheureux Fra Angelico.<br /> Parmi les quatre magnifiques salutations de saint François, qui célèbrent un si profond mystère, je suis spécialement touché ici par la dernière : « Vêtement de Dieu ». C’est inouï ! Inouï mais profondément simple, comme ce grand manteau bleu qui m’a fait penser à une chape en sa partie haute.
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F
Que cette salutation de saint François est belle ! Les quatre titres qu’il donne à Notre-Dame montrent que le mystère qui entoure la Mère du Dieu-fait-Homme est grand : les trois premiers me mettent devant l’intériorité de la Vierge Marie, sa disponibilité et son accueil qui a permis à Dieu d’habiter en elle comme nulle part ailleurs. Et je trouve que chacun des noms employés insistent sur quelque chose en particulier : le palais évoque la richesse et la noblesse spirituelle, le tabernacle me fait aussitôt penser à la petitesse que Dieu a choisi d’assumer, et la maison renvoie, je trouve, à l’intimité du foyer. Mais le quatrième titre est sans doute celui qui me touche le plus et me laisse stupéfait : vêtement… Dieu est-Il donc nu, qu’Il ait besoin de se couvrir ? A-t-Il donc froid, qu’Il ait besoin de se réchauffer ? Est-Il dépourvu de beauté, qu’Il ait besoin d’être orné ? Oui, ce titre me met devant le mystère de l’Enfant-Jésus, Dieu incarné qui a choisi de manquer de tout et de tout recevoir de la Sainte Vierge, qui n’est pourtant que sa petite créature ! <br /> Merci pour la contemplation de la si belle fresque de bienheureux Fra Angelico ! Je ne sais mieux dire qu’avec tes mots : « une immense paix accueillant l’Invisible ». J’aime particulièrement les lèvres entrouvertes de la Vierge, en train de prononcer son « oui » qui a rendu possible l’irruption de Dieu dans la chair !
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