''Souviens-toi que tu es poussière...''

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C
Merci, Jean, de me reprendre sur la nécessité du vertige devant l'Infiniment Grand. Le vertige "négatif" que j'évoquais est celui du sentiment de néant et d'absurde qui a précipité des générations, -jusqu'à aujourd'hui-, dans le désespoir de l'athéisme , d'une existence privée de sens.<br /> Merci de repréciser la nécessité et la beauté d'une crainte révérente, source de la paix véritable.
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J
Merci, Jean, de rappeler « l’impérative nécessité de se laisser régulièrement saisir par le « vertige », pour parvenir à la véritable paix qui ne peut être fondée que sur la crainte révérente, c’est-à-dire l’humilité. ». Merci d’assembler ces deux mots pour les unir en une vertu : « crainte révérente ». Que c’est beau et désirable !
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J
Bravo, Joseph, pour ton regard attentif qui nous vaut ces deux belles photographies. En la seconde particulièrement t’a été fait un véritable cadeau : elle est si étonnante ! <br /> J’ai trouvé très juste le parallèle que tu suggères avec la vie spirituelle : « dérisoire et quelconque lorsqu’il est tout seul, mais beau lorsqu’il est à sa place avec d’autres, et qu’il se laisse illuminer par la lumière et mouvoir par le vent, images des réalités spirituelles. » Comme l’écrit Frantz, c’est le contraire de « se faire le centre de notre petit univers et de finir, au bout du compte, dans une profonde solitude » ; j’ai trouvé très bien aussi ce que développe un peu Jeanne sur l’identité.<br /> Qu’elle est admirable, cette phrase bien connue du grand (et donc petit) Pascal : « La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable. C’est donc être misérable que de [se] connaître misérable, mais c’est être grand que de connaître qu’on est misérable ». Et celle-ci du non moins grand (et donc petit) Saint-Père François : « Nous sommes la poussière aimée de Dieu. Le Seigneur a aimé recueillir notre poussière dans ses mains et y insuffler son haleine de vie. Nous sommes ainsi une poussière précieuse, destinée à vivre pour toujours ». Comme tu l’écris : « Dans ce digne esprit d’humilité, se “reconnaître poussière” n’est pas une sorte de misérabilisme dépressif, mais au contraire, la reconnaissance émerveillée de notre petitesse enfouie dans l’Infiniment Grand. » Avec l’impérative nécessité de se laisser régulièrement saisir par le « vertige » dont parle – semble-t-il négativement – Christine, pour parvenir à la véritable paix qui ne peut être fondée que sur la crainte révérente, c’est-à-dire l’humilité.
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J
Merci Joseph pour le très beau sujet de ton article. Toutes les existences qui vivent ce que tu écris sont tellement entraînantes : « la reconnaissance émerveillée de notre petitesse enfouie dans l’Infiniment Grand ». Cette réalité que tu relèves est extraordinaire et en même temps si mystérieuse… Ce qui me touche c’est que ce soit une identité (« identité transfigurée de “poussière “» : magnifique réalité !), donc inscrite dans le cœur de l’homme, dont la caractéristique est de se reconnaître « poussière, imparfait et faillible », mais avec toute la dimension de joie et d’émerveillement. Que c’est beau ! Je pense alors à tous ceux qui, se coupant de cette condition, renient leur identité. Quel malheur… En lisant les mots de Blaise Pascal je me dis que son discours va à rebours de l’esprit du monde : « c’est être grand que de connaître qu’on est misérable », et combien ce trésor est désirable en regardant ceux qui ont pleinement vécu ce mystère dans leur vie, saint Jean-Baptiste, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, pour ne citer qu’eux. Toutefois, je ne suis pas certaine d’avoir compris ce que Pascal écrit précédemment ? Merci pour les belles photographies prises sur le vif que j’ai beaucoup aimées. Je n’aurais pas imaginé que cet instant « vif », ainsi que l’alliance entre la lumière et la poussière puissent être ainsi photographiés. Sur la première photographie, les poussières illuminées dans le coin à gauche me font beaucoup penser au mouvement des vagues. Quant à la seconde, elles m’évoquent une grande quantité d’étincelles. C’est très beau de voir ces minuscules particules qui « réceptionnent » autant la lumière et deviennent argentées. Merci pour les paroles – magnifiques ! - du Pape François cité. Il y a de quoi faire tourner la tête en pensant à cette réalité que chaque être humain est une poussière dans la main aux dimensions infinies, de Dieu. Il aurait le pouvoir d’écraser, d’enfermer. Pourtant il n’en fait rien, si ce n’est au contraire d’aimer sans mesure, car il n’est pas un Dieu qui écrase et enferme, mais celui qui relève et rend libre.
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M
Merci Joseph de partager avec nous le fruit de ton regard et de ta méditation sur la poussière. Je trouve les photos prises impressionnantes parce que l’on distingue vraiment bien le mouvement. Merci de rappeler que nous ne sommes effectivement que poussière et que cette réalité n’est pas « une sorte de misérabilisme dépressif, mais au contraire, la reconnaissance émerveillée de notre petitesse enfouie dans l’Infiniment Grand ». L’Infiniment Grand qui nous aime, comme l’exprime magnifiquement le Pape François, merci pour le rappel de ses mots. Une « poussière aimée », quelle bouleversante folie ! Quel renversement total de l’esprit actuel de la société… Il est touchant aussi de préciser comme tu le fais que ce grain minuscule de poussière est « beau lorsqu’il est à sa place, dans un nuage, avec d’autres, et qu’il se laisse illuminer par la lumière et mouvoir par le vent, images des réalités spirituelles ». Oui, Dieu Créateur peut faire de notre condition misérable, si on la reconnaît, qu’on l'accepte, et que l’on s’abandonne, une merveille. Quelle espérance !
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C
Merci Joseph pour cet article qui me replace dans l'immensité des espaces sidéraux sans me donner le vertige, dans cette paix que souligne Lucie, grâce à la sagesse du grand Pascal et de notre Pape François. Le minuscule et le dérisoire y sont effectivement transfigurés.<br /> J'ai toujours aimé voir danser la lumière, l'été, dans un rayon de soleil quand on ouvre les volets d'une pièce longtemps fermée, et tes photos m'ont ravie...<br /> Les mots "enfouie" et "s'engouffrant" m'ont profondément touchée, me permettant de mieux appréhender notre profond enfouissement en Dieu et ce Souffle immense qui nous soulève.<br /> J'ai aussi été très frappée par ce que tu dis de ce passage du dérisoire à la beauté: il se fait quand, avec d'autres "poussières", on se laisse traverser par la Lumière et porter par le Vent.<br /> C'est bien une "reconnaissance émerveillée" qui habite mon cœur en lisant ton article.
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L
Merci Joseph pour cette contemplation paisible de « notre petitesse enfouie dans l’Infiniment Grand ». Le mot « paisible » est celui qui m’habite après la lecture de ton article. La paix de se savoir simplement « poussière aimée de Dieu ». Cette autre phrase du pape François est si belle : « Le Seigneur a aimé recueillir notre poussière dans ses mains et y insuffler son haleine de vie. ». On se représente bien, je trouve, cette petite poussière dans la grande main aimante de Dieu !<br /> Merci pour le rappel de ce qu’écrit Blaise Pascal : « La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable. » Là encore, c’est le mot « paix » qui revient. Celle qui vient parfois en nous quand enfin on arrête de vouloir être grand à tout prix… <br /> Merci pour ces belles photos de nuages de poussières illuminées et animées par le vent !
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F
Merci pour la bouleversante parole du Saint-Père François : « Nous sommes la poussière aimée de Dieu. […] Nous sommes ainsi une poussière précieuse, destinée à vivre pour toujours » ! C’est vrai que, face à l’immensité étourdissante de l’Univers, face au nombre incalculable d’étoiles, d’êtres vivants, et même d’humains depuis les débuts de l’Histoire, on se sent vraiment des petits riens… Le fait d’être aimés dans notre néant est tellement inouï ! Et tellement plus beau que la tentative de se faire le centre de notre petit univers et de finir, au bout du compte, dans une profonde solitude. Comme tu le dis, ce qui est beau, c’est lorsque chaque grain de poussière est à sa place, et que le nuage qui se forme fait resplendir la lumière grâce au mouvement de toutes les particules. J’ai aimé les deux photographies que tu as prises. Merci pour la référence à Pascal, si grand homme, justement en ce qu’il avait une conscience juste de ce qu’il était : « c’est être grand que de connaître qu’on est misérable ». En cette période de Noël, tout cela me renvoie à l’Incarnation du Verbe divin en un petit Enfant. Voilà une chose encore plus inouïe et étourdissante que la première : un Dieu Infini qui se fait, par amour pour sa créature, aussi petit qu’une poussière…
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