La sculpture peinte

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci Jean pour la correction apportée sur Dieu le Père qui trône, et aussi d’éclairer le fait que ce sont les sceaux qui fermaient le Livre de Vie qu’il tient dans sa main gauche.
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J
Merci Jean pour la chance d’être corrigé de ce gros contresens. Et merci Jeanne pour les dernières phrases de ton commentaire.
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J
Merci beaucoup, Jean, pour la correction de l’erreur concernant le Père céleste. J’ai trouvé que c’était alors encore plus beau de regarder dans cette oeuvre le Père et le Fils qui accueillent ensemble pour l’entrée au Paradis. Ça m’a réjouit, grâce aux références de l’Apocalypse vers lesquelles tu conduis, de voir combien l’art sacré s’imprègne et retranscrit la Parole de Dieu.
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L
Merci Jean pour avoir apporté cette correction si importante à mon article ! J’aurais du en effet comprendre que je m’égarais : le Fils ne pouvait pas être représenté à la fois sur le trône et à ses pieds !...
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F
Merci Jean pour ton éclairage sur le Père siégeant en majesté, et non le Christ, et les sceaux qu’il a ôtés et qu’il tient dans sa main gauche. « Il suffit de lire le chapitre cinquième de l’Apocalypse » : oui, ç’aurait dû m’être logique, évident, compte tenu du message de toute cette œuvre… Aussi j’exprime à nouveau ici ma gratitude pour la joie d’être aiguillonné, encouragé à ne pas me contenter de ce que je crois comprendre au premier regard, et remercie pour les commentaires qui en ce sens m’ont donné de voir ce que je n’avais pas vu : quel enrichissement mutuel !
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J
Merci pour cet article, et pour tes premiers mots : « Je partage avec vous mon admiration devant la capacité de certains peintres à insérer, au sein d’un tableau, la représentation d’une sculpture : cela m’impressionne beaucoup. Il me semble alors que sont apparues deux œuvres d’art : celle qui est peinte, et aussi, d’une certaine manière, l’œuvre de pierre. Il apparaît nécessaire, pour réaliser cela, d’avoir une grande connaissance de l’art de la sculpture et une forte compétence pour la réaliser dans son esprit avant de la peindre. »<br /> Concernant la Porte du Paradis, je suis surpris : ce n’est pas le Christ en gloire qui trône, mais le Père ; le Fils est bien sûr représenté par l’Agneau. Pour comprendre toute cette scène, il suffit de lire le chapitre cinquième de l’Apocalypse. Ainsi, ce que le Père tient dans sa main gauche, ce sont les sceaux qui fermaient (comme des pinces) le Livre de Vie également figuré.<br /> Quant aux versos des panneaux latéraux, merci pour la présentation de ces deux statues peintes ! Remarquables, les ombres, oui, Joseph ! J’aime beaucoup les attributs de saint Michel Archange par lesquels il nous débarrasse (calmement, oui, Marguerite) des répugnants démons. Merci, Jeanne, pour ton très beau commentaire sur ces statues.
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C
Merci, Lucie, pour la fin de cette trilogie d'articles. <br /> Je crois que ce que je préfère , c'est le médaillon de la Création, et cet élan, cette sollicitude du Créateur.<br /> Le contraste avec le Christ en gloire du tympan, juste en-dessous,, comme figé dans l'accomplissement parfait et définitif de sa Mission, est frappant. L'histoire de l'humanité est ainsi résumée, par la sculpture et la peinture à la fois, en ce raccourci saisissant. Et tous les anges, et saint Michel, et la Vierge Marie , accompagnent, entourent et semblent même refermer cette immense aventure du premier Adam au Nouvel Adam.
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M
Merci Lucie pour cette dernière méditation sur ce magnifique triptyque et de me permettre de faire attention à ce que tu relèves, la sculpture peinte. J’aime beaucoup ces rois et leurs différentes attitudes, merci pour ce que tu en dis. Concernant la couronne j’ai l’impression que ceux qui peuvent de leur place apercevoir le Christ l’ont retirée comme signe de respect devant le Roi des rois, et ceux qui ne peuvent l’apercevoir comme le personnage à droite, la soulève plus comme tu dis pour saluer les âmes qui arrivent. D’ailleurs l’homme qui monte l’escalier à gauche près de l’ange et tient sa main au dessus de sa tête comme en un geste similaire à celui de ce roi l’a peut être aperçu et tente de lui répondre… <br /> Le trône et la couronne de Jésus semblent très beaux, j’aime aussi sa cape et le médaillon qui la tient au centre, n’y aurait-il pas un signe dessus du Sacré Cœur ? (mais je ne pense pas). J’aime la position de l’agneau à ses pieds. <br /> Dans le médaillon de la création d’Eve ce qui me frappe le plus c’est le mouvement dans le manteau de Dieu, comme la présence d’un vent, il m’évoque le Souffle de l’Esprit Saint, le Souffle qui donne la Vie.<br /> Merci pour la découverte de ces deux autres sculptures peintes au verso du triptyque. Concernant saint Michel ce qui me frappe c’est son calme et son assurance soulignés je trouve par sa position qui ne montre aucun effort ou difficulté. Quant à la représentation de la Vierge à l’Enfant c’est la couronne qui m’a frappée avec ses belles fleurs de lys.<br /> Merci Joseph je n’avais pas fait attention aux ombres !
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J
C’est très impressionnant de représenter une sculpture dans un tableau. Bien que je ne suis pas capable de les reconnaître, j’ai aimé regarder les patriarches avec leur instrument pour les uns, pour d’autres leur couronne tenue dans la ou les mains, et pour d’autres encore les mains jointes. Je trouve magnifique la représentation traditionnelle de la création de la femme que Dieu extrait du côté de l’homme. Cela m’émerveille de penser à cet acte créateur vécu avec tant de respect et d’amour de la part de Dieu. Je pense au projet d’amour de Dieu, dans sa volonté de communion entre ses deux créatures, l’homme et la femme, telles qu’il les a créées. Tout cela est si beau !! et pourtant tant détruit par la société sans Dieu…<br /> J’ai aimé voir la présence de l’Agneau aux pieds du Christ en gloire, ainsi que le livre ouvert qui n’est pas sans rappeler la parole dans le Livre de l’Apocalypse : « J’ai vu aussi les morts, les grands et les petits, debout devant le Trône. On ouvrit des livres, puis un autre encore : le livre de la vie. D’après ce qui était écrit dans les livres, les morts furent jugés selon leurs actes » (Chapitre 20, verset 12). <br /> Merci particulièrement pour l’opportunité de voir par ton article le verso du triptyque. Je trouve très réjouissant de découvrir que ce sont l’Enfant Jésus, la Sainte Vierge et saint Michel Archange qui nous introduisent dans ce triptyque. Ce mystère donne beaucoup de gratitude pour le service d’accueil et de préparation qu’ils nous rendent. J’ai aimé les beaux plis du manteau de la Sainte Vierge, et la droiture de saint Michel. La présence du petit oiseau dans le contexte de l’œuvre m’a beaucoup touchée. Je me suis dit qu’avant de mettre devant nos yeux le Jugement dernier, c’était comme si l’artiste rappelait cela : si au cours de notre vie nous avons cheminé vers Dieu et travaillé à nous rapprocher de l’Enfant et la Vierge Marie, l’homme reçoit, par pure miséricorde, la possibilité d’être ce petit oiseau, bien tenu, protégé et caché dans les mains de l’Enfant Jésus et de sa Mère lors du grand Passage. J’ai trouvé que les deux créatures diaboliques semblent bien grotesques face à saint Michel et à son épée. Celui à sa droite m’a semblé écrasé par le manteau (son humilité) de saint Michel. Quant à celui de gauche, il n’a manifestement pas de quoi s’accrocher sur le bouclier de saint Michel. Et, parce que saint Michel est tellement, ce détail m’a remis à l’esprit le verset du Psaume 100e : « Je n'aurai pas même un regard pour les pratiques démoniaques. Je haïrai l'action du traître qui n'aura sur moi nulle prise » (verset 3).
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F
Merci pour l’approfondissement de la contemplation de cette œuvre si détaillée. J’ai beaucoup aimé les rois musiciens, ceux qui ôtent leur couronne, et les deux hommes en prière aux pieds du Christ siégeant en majesté (moi non plus je ne parviens pas à distinguer ce qu’il tient dans sa main gauche). C’est d’une telle finesse ! Le médaillon de la création d’Eve est remarquable, je trouve. J’ai aimé aussi découvrir les deux « statues » du verso : d’un point de vue général, je suis admiratif face à ces représentations peintes de sculptures, car s’y déploie l’art de rendre les volumes par la maîtrise des ombres et des lumières, sans l’aide particulière de différentes couleurs. Derrière, quel long travail d’observation, de pratique !
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J
Merci pour la poursuite de la contemplation de cette œuvre si profonde. J’ai moi aussi trouvée magnifique et très inspirante l’attitude des rois, avec cet itinéraire d’humilité pour servir dans la prière. D’un point de vue technique, je suis aussi frappé combien le relief rend les personnages si vivants, on croirait qu’ils sont animés dans la pierre, elle-même peinte, c’est prodigieux ! J’aime beaucoup le médaillon de la création d’Eve, qui illustre ce mystère si profond de l’engendrement de l’altérité. Moi non plus, je n’ai pas réussi à distinguer ce que le Christ tient dans sa main gauche… Enfin, j’ai trouvé remarquables les ombres des statues de la Vierge à l’Enfant et de saint Michel, mais surtout le drapé de la Sainte Vierge et l’épée magnifique du Saint Archange !
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