Sculpture dans les herbes hautes

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C
La question que tu soulèves ,Jean, est effectivement vertigineuse...<br /> N'en est-il pas de même pour notre salut? N'est-ce pas l'expérience de notre péché et de sa laideur qui nous fait crier vers Dieu qui est Beauté, Bonté, Vérité, et nous fait désirer être sauvés?
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M
Oui merci Jean pour la question soulevée !
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J
Merci Jean pour la question vertigineuse soulevée...
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F
Merci Jean pour la question que tu soulèves : « ce qui est bien/vrai/beau serait-il aussi bien/vrai/beau, ou du moins perçu comme tel, sans ce qui est mal/faux/laid ? », et pour la réflexion de cela suscite en moi. Je ne suis pas sûr de ce que je vais dire, mais peut-être que c’est aussi en ce sens que Dieu peut tirer d’un mal un plus grand bien : la possibilité, grâce à Lui, de redoubler d’attrait pour la Beauté, la Bonté, la Vérité, après avoir connu la laideur, la haine et le mensonge…
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J
Pour parler clair, je ne pense pas que cette sculpture réponde aux critères qui permettent d’identifier une œuvre d’art ; en revanche, merci pour la présentation de cet insecte bien mal nommé que je trouve drôle et presque attendrissant, d’une certaine manière ; et pour cette ébauche de réflexion à travers ton article, Christine. <br /> Je salue les deux très bons commentaires de Joseph, qui suggèrent, peut-être sans le vouloir, une question vertigineuse dont le développement est impossible ici : ce qui est bien/vrai/beau serait-il aussi bien/vrai/beau, ou du moins perçu comme tel, sans ce qui est mal/faux/laid ?<br /> Lucie : des animaux inconnus des hommes ? Allons, bien sûr qu’il en existe, et sans doute plus que des connus ! Sans compter que des connus, on ne sait pas grand-chose…
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M
Je découvre totalement ce petit insecte par ce que tu partages avec nous Christine, merci. Comme tu l’écris il a une morphologie bien étrange… et je comprends le lien qui peut être fait avec cette sculpture de Giacometti. En lisant ce que tu rapportes je me dis que cette représentation de l’homme qui chavire peut être perçue, pourquoi pas, comme une illustration de cette parole que tu cites évoquant la fragilité des êtres vivants, l’énergie formidable nécessaire pour tenir debout, sans s’écrouler. Seulement dans le cas présent comme le dit Joseph, il chavire… <br /> Pour ma part cela m’évoque alors cette « énergie formidable » qu’est le Souffle de vie donné gratuitement chaque jour par Dieu à toute créature ! Sans lequel effectivement l’homme ne peut tenir debout et s’écroule. Cette Energie qu’est l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint.
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F
Merci Joseph pour ton second commentaire, et en particulier pour ce que tu dis sur le verbe "chavirer" : cela m'éclaire sur la vision de la faiblesse qu'avait Giacometti, et j'ai été intéressé d'apprendre que Sartre l'avait influence. Je comprends donc que j'ai vu dans sa sculpture bien autre chose que ce qu'il a voulu exprimer. Comme quoi, la subjectivité du passant ne change pas l'intention de l'auteur... Car non, comme tu le dis, la fragilité n'est pas un naufrage !
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J
Je tiens à rajouter à mon premier commentaire, un peu trop lapidaire et qui manque de nuance, que mes mots sur l’insecte présenté ne sont que l’expression d’un goût spontané personnel, et qu’il ne s’agit en aucun cas du mépris d’aucune créature, toutes précieuses au regard de Dieu. Concernant l’œuvre de Giacometti, la question n’était pas oratoire, mais plutôt l’expression d’une peine, car le titre de cette sculpture ne m’évoquait pas d’abord la réflexion si louable et cruciale actuellement sur la fragilité – merci pour la volonté de se laisser enseigner par la nature – mais bien ce que le verbe utilisé signifie, « chavirer » : faire naufrage. Or, pour nous, justement la fragilité n’est pas un naufrage, il me semble. D’autre part, le surréalisme, dans l’ombre de Breton et le spectre de Sartre, influences de Giacometti, ne me semble pas une célébration lumineuse de la faiblesse, mais un chavirement oui, volontaire, un renversement de l’Art et de la beauté du réel.
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J
A l’instar de la mante ou de la scolopendre, je dois reconnaître que ce genre d’insecte me pousse plutôt à m’émerveiller doublement de la noblesse d’un cheval, de la grâce d’une hirondelle ou de la majesté d’un lion. Je reconnais aussi que la sculpture de Giacometti me fait doublement m’émerveiller pour la beauté de la Pieta de Michel Ange ou du Retable de Chaource. Deux mondes irréconciliables ? Je ne suis pas non plus du tout sensible à l'utilisation de l’Art comme vecteur d’un « message », et je préfère ce que tu écris sur l’attitude de l’artiste véritable : « Il n’en livrera qu’une facette… avec humilité, dans l’action de grâce, au service de la Splendeur… »
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J
Merci Christine pour la présentation de cet insecte que je ne connaissais pas. J’ai bien aimé la photographie introductive afin d’apprécier les formes, en effet, très élancées et longilignes de ce petit être vivant. En regardant les extrémités (encore plus fines) de ses pattes, j’ai trouvé étonnant de constater que tout le corps est porté par de si petits membres. Je ne sais pas si Alberto Giacometti était un artiste croyant (?), mais en lisant la citation je me suis dit que ce pouvait être une belle description de l’acte de Miséricorde perpétuelle de Dieu envers chacune ses créatures. J’avoue que je ne suis pas du tout sensible à l’art contemporain. Toutefois, je trouve intéressant le parallèle que tu fais pour y aboutir à la méditation partagée avec nous. Je retiens en particulier cette phrase pour les vertus qui y sont rapportées, du vrai artiste qui dépend de l’Artiste divin : « Il n’en livrera qu’une facette, soit avec humilité, dans l’action de grâce, au service de la Splendeur ».
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L
Merci Christine pour la découverte de ce petit animal caché dans les « herbes hautes » et les « buissons épineux ». Ce qui me donne une joie vive, mais aussi très simple, est la pensée de Dieu créant ce petit insecte insolite. Certes, sa finesse, évocatrice d’une grande fragilité, son remarquable équilibre de funambule et sa tête étrangement coiffée sont tout à fait surprenants ; mais ce qui me réjouit surtout c’est de penser que Dieu a créé cet animal capable de se camoufler dans son environnement. Je me dis que peut-être (sans doute ?) il existe des animaux, qui soient encore inconnus des hommes, et que Dieu a façonnés et mêlés discrètement à l’œuvre de sa Création, dans une harmonie toute mystérieuse, loin des regards humains, parfois tellement possessifs et envahissants. Cela m’évoque la gratuité de l’œuvre de la Création, qui n’est en rien anthropocentrique.<br /> Je ne suis pas très sensible à cette œuvre de Giacometti, mais je trouve cependant intéressant cette recherche et volonté de représenter la fragilité de l’homme.
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F
Merci pour la découverte de ce petit animal que je ne connaissais pas. J’avoue que sa physionomie ne m’évoque pas quelque chose de très positif : je pense à certains personnages du peintre Dalí, tout droit sortis d’un imaginaire psychédélique qui ne met pas à l’aise. Et pourtant, c’est bien le Bon Dieu qui a créé ce diablotin de Provence (pas sûr qu’Il a souhaité lui donner ce nom en revanche…) ; aussi je laisse de côté mes impressions, et suis du coup admiratif devant les capacités de cet insecte équilibriste et expert en camouflage ! J’ai trouvé intéressant de découvrir la sculpture de Giacometti que tu partages par le rapprochement avec l’animal, car justement sans cela je crois qu’elle m’aurait évoqué, un peu comme chez Dalí, quelque chose d’assez négatif, angoissant, inhumain. Cet homme qui chavire est certes fragile, il semble pouvoir être brisé au moindre choc, comme les pattes du diablotin, mais finalement, n’est-ce pas ce qui lui permet de rester caché aux yeux des prédateurs et d’évoluer avec agilité et souplesse dans un environnement où il pourrait se sentir trop petit ? Ce n’est peut-être pas ce que le sculpteur a voulu signifier, mais je préfère voir la fragilité comme un atout plutôt que comme un dommage. Grâce à sa faiblesse, l’homme qui chavire n’est-il pas en train de s’envoler vers le Ciel ?
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