Le choeur clos d'Albi

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C
Merci, Jean, pour tes mots qui aident à cerner et à accueillir ce paradoxe: " on a là une alliance unique entre la sobriété austère et la magnificence profuse, entre la force virile et la plus délicate finesse"; ils m'aident à appréhender le Sacré, en particulier dans la liturgie...<br /> Merci Joseph pour cette définition de "l'austérité".
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M
Merci Jean je n’avais pas non plus vécue cette juste retenue, c’est un bel enseignement. Merci pour ce que tu écris sur ce paradoxe qui définissait, définit, la qualité chevaleresque. Merci Joseph pour la définition du mot « austérité » que tu rapportes.
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J
Merci Jean pour ton très beau commentaire, spécialement ce passage qui m’a réjoui, avec ses mots choisis, où tu nous donnes une clé sur la « qualité chevaleresque » : « on a là une alliance unique entre la sobriété austère et la magnificence profuse, entre la force virile et la plus délicate finesse ... on ne découvre profondément les secondes que lorsque l’on a véritablement accueilli les premières. » Cela m’a aidé à m’interroger sur ma compréhension (erronée) de l’austérité, et j’ai aimé découvrir l’un des sens donné par le CNRTL : « Qui exclut toute facilité, présentant une grande rigueur. » Cela m’évoque donc la discipline libre, de la « sobriété » et de la « force virile », qui seule peut, sans confusion, servir « la plus délicate finesse ». Je trouve magnifique de saisir un tout petit peu plus, grâce à toi, le lien profond entre la chevalerie et la cathédrale, et de mieux comprendre que ce ne soit pas un hasard si leur âge d’or s’est vécu en même temps.
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J
Merci, Jean, pour ton commentaire dont la sincérité m’a touchée. Je n’avais pour ma part pas vécu cette respectueuse retenue lors de ma première lecture, et je te remercie alors pour l’opportunité de relire ce partage à l’école de ce que tu as écrit. Merci pour le paradoxe décrit de la qualité chevaleresque, délaissée pourtant si belle, dans l’alliance « entre la sobriété austère et la magnificence profuse, entre la force virile et la plus délicate finesse ».
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L
Merci Jean pour ce que tu exprimes sur l’entrée un peu trop brutale que provoque ici la photographie : « On aurait besoin d’une introduction, d’une approche progressive », « Ici, c’est comme une intrusion trop rapide, trop partielle ». J’étais absolument incapable de l’exprimer, mais c’est exactement ce que j’ai ressentis en découvrant l’article… Merci d’y avoir mis ces mots.
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F
Merci, Jean, pour ce que tu écris. Je suis bien d’accord avec toi sur le fait qu’il y a quelque chose d’inadapté à « découvrir » une cathédrale par des photographies… Et j’ai bien vu moi-même, en cherchant, les différences d’une photographie à l’autre selon les retouches : il n’y a en effet qu’un moyen de savoir ce qu’il en est réellement ! <br /> Merci pour ce que tu dis : « on a là une alliance unique entre la sobriété austère et la magnificence profuse, entre la force virile et la plus délicate finesse (c’est ce paradoxe qui définissait, naguère, et encore aujourd’hui pour de trop rares âmes, la qualité chevaleresque) ; on ne découvre profondément les secondes que lorsque l’on a véritablement accueilli les premières. » Cela donne sens à ce que je n’arrivais pas à considérer comme uni dans le cas précis, et cela me réjouit beaucoup !
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J
Merci, Frantz, pour ce partage. <br /> L’harmonie des couleurs et des formes est presque irréelle ; mais cette impression est aussi due sans doute au fait que les clichés sont malheureusement très retouchés… <br /> En les découvrant, j’ai ressenti une hésitation à regarder : je trouve malaisé de pénétrer dans un lieu, surtout sacré, en photos ; on aurait besoin d’une introduction, d’une approche progressive, qui est en général rendue possible par un cheminement dans l’espace et le temps. Ici, c’est comme une intrusion trop rapide, trop partielle ; du moins, c’est ce que j’ai perçu. Un jour, peut-être, j’irai à la rencontre de cette cathédrale ! Pour l’heure, je rends grâce en particulier pour le grand crucifix, se détachant sur le bleu armorié de la voûte.<br /> Quoi qu’il en soit, j’avais déjà vu plusieurs fois des images de l’extérieur de l’édifice, dont l’originalité m’a toujours attiré. Ce très bref aperçu de son intérieur me confirme : on a là une alliance unique entre la sobriété austère et la magnificence profuse, entre la force virile et la plus délicate finesse (c’est ce paradoxe qui définissait, naguère, et encore aujourd’hui pour de trop rares âmes, la qualité chevaleresque) ; on ne découvre profondément les secondes que lorsque l’on a véritablement accueilli les premières. <br /> Merci, Joseph, pour ton beau commentaire où tu dépasses toi aussi, à ta façon, cette opposition ; et dont la dernière phrase sur l’ange est bien prolongée par Jeanne.<br /> Pour conclure, j’exprime avec Lucie ma gratitude admirative pour les artistes inconnus qui nous offrent, par delà le temps terrestre, cette splendeur.
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M
Merci Frantz de partager avec nous le souvenir de ton émerveillement et pour les photos de cette cathédrale qui est splendide ! Comment ne pas être saisi et ébloui en découvrant l’intérieur. Le foisonnement des couleurs et des motifs est impressionnant. J’aime beaucoup ce bleu de la voute et les couleurs orange et miel dans le chœur clos. Une des choses qui m’impressionne le plus est comme tu l’écris la pierre qui se fait « à la fois piliers, flèches, végétations, nervures… »<br /> Merci pour la photo de l’ange que tu partages avec nous, comme il est beau de le voir porter les lettres de la Vierge Marie sa Reine !<br /> Merci Joseph pour ton beau commentaire !
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C
Merci, Frantz, pour cette très belle découverte!<br /> Les mots profusion, foisonnement sont ceux qui s'imposent à moi en entrant, avec toi, dans la cathédrale d'Albi; et pourtant, peu à peu, ils cèdent la place à la sobriété silencieuse d'un mystère: la porte fermée,dans le jubé, sépare le chœur clos du reste de l'édifice, et elle est surmontée du Christ en Croix.Toute cette "floraison" de pierre ne serait-elle là que pour nous conduire au "château de prière" comme le dit magnifiquement Joseph? Il faut ce rempart admirablement ouvragé, cette "muraille de beauté" pour nous permettre d'entrer dans "l'inflétrissable jardin" du Ciel, le nouvel Eden, le Paradis, obtenu par le Sang de Jésus.<br /> Mon éblouissement tient dans ce contraste, et dans l'attente fidèle du Roi,derrière la muraille close : il n'est pas assez d'anges pour nous introduire à l' adoration au Tabernacle et nous y entourer...
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J
Merci Frantz pour la présentation partielle de ce remarquable édifice qui mériterait d’y accorder sur place plusieurs heures de contemplation silencieuse et priante. Effectivement, quel foisonnement dans l’architecture de ce jubé splendide ! Je suis émerveillée par la beauté. Qu’il est beau ce plafond bleu et or, et surtout, le Crucifié dressé et surélevé comme un témoignage de l’œuvre du Salut accompli sur la Création ! Ce chant qui honore la Sainte Croix que l’on m’a appris m’est alors revenu : « O Croix dressée sur le monde, ô Croix de Jésus-Christ ». Quelque chose me touche aussi dans la gratuité de cette beauté : la présence de cette porte au fond, pourtant peu ouvragée si je puis me permettre, en comparaison de ce qui l’entoure. C’est comme si le regard, l’âme et l’esprit étaient attirés par cette porte afin d’entrer plus en profondeur et pour découvrir ce qui fait le cœur de l’édifice : le Maître des lieux, et ceux qui se tiennent à son service pour sa louange ! En ce sens, merci Joseph pour ton commentaire qui exprime ce que j’ai essayé de dire d’une autre manière précédemment : « Je trouve magnifique la réalité du chœur clos qui appelle encore plus le pèlerin ou le visiteur à se faire tout petit et craintif devant le grand mystère qui se tient derrière : la Présence permanente de Jésus au tabernacle. » J’ai apprécié l’image donnée des soldats en faction. J’ai aimé ce petit ange, très touchant, portant les lettres mariales. Oh combien il doit être heureux !, fier !, confondu et empli de stupeur… de porter ces lettres qui lui sont confiées en l’honneur de la Très Sainte Vierge Marie ! <br /> Merci Joseph pour tes mots : « château de prière, où l’on pressent, à la fois plein de stupeur et d’allégresse, que le Roi nous attend au-delà de ce premier rempart… »
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J
Merci pour la découverte de cet édifice époustouflant de beauté, cet enclos de finesse et de noblesse. Je trouve magnifique la réalité du chœur clos qui appelle encore plus le pèlerin ou le visiteur à se faire tout petit et craintif devant le grand mystère qui se tient derrière : la Présence permanente de Jésus au tabernacle. Bien que je n’arrive pas à associer ensemble les mots de « forteresse » et d’ « austère », j’ai aimé retrouver, à l’intérieur, la symbolique de la citadelle, à travers ce jubé, grandiose muraille de beauté, introduite par la haie d’honneur des soixante-douze sentinelles angéliques et surplombé de l’étendard de la Croix, au-dessus des trois oriflammes de pierre qui sertissent les trois poternes de bois, elles-mêmes en forme de herses… Oui, je trouve magnifique de se retrouver ainsi comme en un château de prière, où l’on pressent, à la fois plein de stupeur et d’allégresse, que le Roi nous attend au-delà de ce premier rempart… <br /> J’ai également beaucoup aimé le détail de ce petit « écuyer » de Notre-Dame, portant ces deux mots d’amour et de dévotion, si importants…
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L
Merci Frantz de partager avec nous ton émerveillement lors à la découverte de cette splendide architecture ! Je suppose que l’aspect monumental de l’œuvre doit subjuguer encore doublement lorsqu’on à la chance de se retrouver si petit devant une réalité tellement extraordinaire ! <br /> La beauté du jubé est exceptionnelle ! Cette « floraison de pierre » est impressionnante : sans ton texte introductif je ne suis pas sûre que j’aurais tout de suite compris qu’il s’agissait de pierres et non de bois par exemple. Je n’ai jamais sculpté ni l’un ni l’autre, mais je trouve encore plus impressionnant la finesse des motifs dans la pierre.<br /> Sur la photo du chœur clos j’ai trouvé très intéressante la sobriété des stalles : parfaitement réalisées, nobles, régulières et belles, mais dont l’absence d’ornements contraste fortement avec les détails foisonnants et ciselés de ce qui les surplombe. Cela m’évoque simplement la place de l’homme devant celle de Dieu. <br /> Merci pour la photo de l’ange que j’ai aimé découvrir.<br /> Toute la cathédrale semble être d’une extraordinaire beauté : le plafond bleu azur aux motifs végétaux, en arrière plan des photos me paraît lui aussi extraordinaire et l’on comprend l’étourdissement que l’on doit alors ressentir. <br /> Comme toi, ce qui me frappe est de penser aux si nombreux artistes qui ont réalisés patiemment de telles œuvres tout en restant dans l’anonymat : cela pour la Gloire de Dieu !
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