Campagne et jardins d'avril

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L
Merci Jean pour la fin de ton commentaire sur le soin de la Création ; et merci Christine pour cette très belle citation !
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J
Très belle citation, Christine, merci.
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F
Merci Christine pour cette très belle citation !
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M
Oui merci Jean pour ce que tu as écris à la fin de ton commentaire, comme cette vocation est profondément belle ! Merci Christine pour la citation partagée avec nous !
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C
Je me permets d'ajouter au commentaire de Jean (dont je le remercie) ces quelques lignes d'Ignace Briantchaninov lues hier:<br /> <br /> "Si l'on rencontrait quelque voyageur totalement ignorant des métamorphoses produites par les changements des saisons, si on le conduisait dans un jardin au repos l'hiver, majestueusement plongé dans un sommeil de mort, si on lui montrait les arbres dénudés et lui racontait comment au printemps ils seront somptueusement revêtus, alors, en guise de réponse, il vous regarderait en souriant, tant vos propos lui paraîtraient une pure chimère! De la même façon la résurrection des morts paraît invraisemblable aux sages qui sont égarés dans l'obscurité de leur sagesse terrestre..."
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J
Comme Frantz, merci Jean! pour la fin de ton commentaire, et pour la crainte transmise devant ce mystère soulevé...
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J
Merci Jean pour ton commentaire qui me permet de relire (mieux) les très belles lignes de Christine – merci ! : « « Quant à l’hiver, il risque une dernière parole : les feuilles des trembles sont si blanches qu’ils en semblent tout enneigés comme les merisiers légers en leurs averses de pétales immaculés » ; et pour ce que tu montres du mystère et de la responsabilité si haute de l’homme envers cette tâche d’embellissement.
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F
Merci beaucoup, Jean, pour la fin de ton commentaire qui me touche vraiment : « Pour ma part, il me semble que l’alliance (d’où l’arc en ciel, qui en est le signe biblique ?) entre Dieu et l’homme est rarement aussi clairement manifestée que lorsque ce dernier prend soin de la Création, la transformant sans la dénaturer, jusqu’à l’embellir. Quel mystère… et quelle responsabilité ! » Oui… Et comment ne pas désirer vivre cette alliance, cette si belle vocation !
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J
Que c’est beau ! Qu’elle est belle, cette poésie que tu nous livres !<br /> « Tout frémit » ; « Les prés se pointillent » ; « Quand le vent se met à jouer dans les vergers, il irise chaque arbre, et la pluie les perle et les argente » ; « Quant à l’hiver, il risque une dernière parole : les feuilles des trembles sont si blanches qu’ils en semblent tout enneigés comme les merisiers légers en leurs averses de pétales immaculés ». <br /> Oui, en te lisant, je me sens en syntonie profonde avec « cette joie fidèle », « de la promesse tenue, de la prodigalité d’un don ». Merci beaucoup.<br /> Merci aussi pour la découverte de ce tableau que je trouve plutôt étonnant.<br /> J’ai aimé ce que tu en écris là, Frantz : « Me frappe le contraste entre les fleurs du pommier de gauche, étincelantes… et les ombres très épaisses du côté du pommier droit… On dirait presque un affrontement au milieu duquel passe cet humble chemin de campagne » et le parallèle que tu établis avec les « ombres et lumières qui traversent la vie ».<br /> Pour ma part, il me semble que l’alliance (d’où l’arc en ciel, qui en est le signe biblique ?) entre Dieu et l’homme est rarement aussi clairement manifestée que lorsque ce dernier prend soin de la Création, la transformant sans la dénaturer, jusqu’à l’embellir. Quel mystère… et quelle responsabilité !
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M
Merci Christine de partager avec nous ton émerveillement et pour ta belle description poétique de la campagne au mois d’avril. J’ai particulièrement aimée cette phrase : « quant à l’hiver, il risque une dernière parole : les feuilles des trembles sont si blanches qu’ils en semblent tout enneigés comme les merisiers légers en leurs averses de pétales immaculés ». Merci de me permettre de découvrir ce tableau de Millet. Je trouve très intéressante la manière dont il a représenté le double arc-en-ciel sans mettre la palette habituelle de couleur, ce jaune d’or est joli. Le promeneur me semble être à l’arrêt, comme s’il avait été surpris par la pluie et s’était mis à l’abri sous ce grand arbre ami. J’aime beaucoup l’alliance dans ce tableau des couleurs sombres, du ciel et du premier plan, avec les couleurs lumineuses du reste du paysage.
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J
Merci Frantz pour la belle fin de ton commentaire.
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J
Merci pour ta belle évocation de la « joie fidèle » du printemps, que je partage entièrement, dans l’étonnement renouvelé pour cette particularité de cette saison, qui paraît à chaque fois neuve et inattendue, et pourtant bien attendue et familière ! Je rends grâce également pour la symphonie des verts qui déploient leurs variations de vie et qui m’émerveillent particulièrement. En revanche, je dois dire que je n’ai pas réussi à reconnaître la lumière d’avril sur le tableau de Millet, qui m’évoque plutôt un après orage. L’arbre de gauche paraît presque féérique, mais j’ai aimé la lumière sur le tronc de l’arbre de droite, les fleurettes du chemin et la silhouette de cet homme au loin.
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L
Merci Christine pour ton article, d’abord pour ce que tu exprimes de personnel et très beau sur cette « joie fidèle », cette « promesse tenue » ; et pour ta description du « bel avril ». Comme j’ai aimé avancer avec toi, au rythme de tes mots, redécouvrir les trésors de la création qui s’éveille ! Je partage ton émerveillement devant « tout le nuancier des verts » qui « se déploie dans une mouvance infinie », et je te remercie de l’exprimer si bien. J’ai aimé aussi découvrir ces quatre noms de verts que je ne connaissais pas. Parmi bien d’autres expressions et images poétiques que je lis avec plaisirs, je retiens spécialement celle-ci : « la pluie les perle et les argente ». C’est si beau et si vrai !<br /> J’ai apprécié regarder Le printemps en grand, pour y voir les détails, notamment du chemin et du potager. Ce que j’aime particulièrement, c’est « cette lumière d’après la pluie », si spéciale, et que je trouve très bien rendue ici.<br /> Merci Frantz pour ce que tu écris sur la paix de l’homme qui a trouvé sa place dans la Création.
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F
Merci pour les mots qui traduisent ton émerveillement devant avril, et pour ce que tu décris, notamment des palettes de couleurs qui se déploient un peu partout. Merci pour la découverte de ce tableau de Millet qui m’a beaucoup plu ! Déjà, je trouve toujours très intéressant de voir comment un peintre retranscrit un paysage avec son regard propre, comment il accentue tel aspect, concentre le regard vers tel endroit, fait vibrer telle couleur plutôt que telle autre… Ici, me frappe le contraste entre les fleurs du pommier de gauche, étincelantes comme de la neige au soleil, et les ombres très épaisses du côté du pommier droit, tirant clairement vers le noir. On dirait presque un affrontement au milieu duquel passe cet humble chemin de campagne. J’ai aussi aimé la manière dont est traité le ciel, lumineux et frais tout à droite, très sombre et lourd à gauche avec ces nuages presque solides et tout d’un bleu-marine qu’on ne trouve pas dans un ciel normal et sur lesquels les oiseaux semblent des taches lumineuses ; et cet arc-en-ciel dénué des teintes habituelles, arborant un chatoiement doré qui fait écho avec le pré à l’herbe presque jaune en second plan. Enfin, la maison, la clôture et cette silhouette sous son arbre me donnent de la joie : voilà un homme qui a trouvé sa terre où s’enraciner paisiblement, entre ombres et lumières qui traversent la vie, entre terre et Ciel, et dans cette mer de verdure qui m’évoque un refuge où l’oisiveté n’a pas sa place (en témoignent les rangées de salades, comme tu le relèves, Jeanne, et ces branches mortes dont les fruitiers ont été soulagés), et où règnent silence, patience, et joie d’être un petit maillon, actif et reconnaissant, de la Création !
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J
Merci Christine pour la possibilité d’être conviée à ta promenade poétique pour regarder ce « nuancier des verts » que j’ai beaucoup apprécié lire, spécialement : « les prés se pointillent et pétillent de myriades de petites fleurs » ; « quant à l’hiver, il risque une dernière parole : les feuilles des trembles sont si blanches qu’ils en semblent tout enneigés comme les merisiers légers en leurs averses de pétales immaculés. » J’ai trouvé étonnant ce tableau… On dirait que ce sont plusieurs scènes naturelles mises les unes à côté des autres et dans lesquelles je ne parviens pas à comprendre les effets de lumière peinte. Mais j’ai bien aimé deviner le léger rose des pétales des pommiers, ainsi que voir les dent-de-lion au pied du pommier de droite, les petites pâquerettes qui bordent le chemin, le rejeton du pommier de droite qui pousse au pied de son tronc, ou encore les nombreuses tâches jaunes, peut-être de bouton-d’or ou de ficaire. Est-ce que ce sont des lignes de salades plantées qui sont représentées à gauche ? J’apprécie les tableaux qui offrent par la perspective la sensation d’être sur le chemin, comme si le tableau regardé était ce qui s’ouvrait devant les yeux au fur et à mesure de la marche. Merci pour les informations sur « l’école de Barbizon ». Ça m’a toujours épaté de penser aux peintres qui ont peint sur place un paysage naturel, car la lumière peut changer en un instant, un animal présent peut partir, le vent peut changer le mouvement des arbres, etc. C’est un bel exercice de continuel adaptation et d’accueil du réel je trouve. C’est pourquoi je ne te rejoins pas quant au terme écrit au sujet des variations de la lumière : « capter ».
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