Le linge de compassion

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C
Merci, Jeanne, merci Jean, pour la réflexion très belle sur l'encadrement.
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M
Merci Jean par ton commentaire de susciter la relecture de ce qu'a écrit Jeanne sur l'encadrement et merci Jeanne pour ton commentaire en ce sens!
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J
Oui, merci Jeanne pour ton très beau commentaire sur l’encadrement.
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J
Merci pour cet article, en particulier la découverte si intéressante de la seconde œuvre que tu présentes. Je suis bien sûr époustouflé par l’exploit technique (cela aurait déjà été le cas pour un dessin, alors, pour une gravure au burin… !) ; mais je trouve aussi tellement profonde la volonté d’hommage spirituel à la perfection du Christ qui y a présidé. <br /> J’aime évidemment énormément la sculpture de Maria de Faykod ; mais j’ai été surtout très touché par le commentaire si à propos de Jeanne sur l’encadrement. J’ai aussi apprécié, dans une moindre mesure, ce qu’écrivent Marguerite et Frantz, chacun à leur manière, sur les ondes.
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M
Merci Christine, ce qui me touche le plus dans ce que tu partages avec nous est ta phrase : « nous n’avons, la plupart du temps, pour aimer les autres, les consoler, panser leurs blessures, que nos pauvres linges grossiers, parfois rapiécés, ou, au contraire, trop neufs, pliés et raides de n’avoir jamais servi ». Les représentations du Chemin de Croix de Maria de Faykod sont vraiment très belles, merci de me redonner à contempler celle de la rencontre de Jésus avec sainte Véronique. La sculpture du tissu posé sur le visage de Jésus est tellement impressionnante dans l’impression rendue de ce linge. Je suis frappée par ce qui semble faire comme des ondes partant de ce geste de compassion de sainte Véronique. Et je pense alors à tous les effets visibles mais aussi invisibles, toutes ces « ondes », que produisent chaque geste d’attention, de compassion, de service, posés dans un vrai souci de charité. Merci de me faire découvrir l’œuvre de Claude Mellan. Je suis surtout frappée par la technique, voir un visage si clair apparaitre seulement en variant l’angle du burin et la pression !
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J
Merci pour cet article et la grâce de contempler ces deux visages. Je ne me souvenais plus de la sculpture de Maria de Faykod, et j’ai été frappé du choix de représenter sainte Véronique ainsi – tenant presque le Visage de Jésus entre ses mains – pour marquer encore plus, il me semble, son désir de contempler la Sainte Face de Jésus, tout en veillant bien à ne pas appuyer sur ses plaies. J’ai été frappé aussi par l’impression de tourbillon du linge utilisé, comme pour manifester une révélation inouïe ?<br /> Merci beaucoup pour la découverte de l’œuvre exceptionnelle de Mellan, et je ne saurais mieux exprimer mon admiration qu’en redisant tes mots : « je vois dans ce défi artistique un immense respect pour le visage de Jésus qui, malgré tant de dégradations, garde son inaltérable unité et sa splendide majesté ». Au-delà de l’esthétique, je trouve extrêmement édifiant de contempler cette estampe qui est une œuvre théologique dans la technique même déployée ! Je crois y ressentir une grande piété, qui allie amour, intelligence et savoir-faire. Exprimer un tel regard avec un burin et une planche de cuivre ! Cet ondoiement d’une ligne unique provoque, je trouve, à la fois un effet de concentration et de rayonnement, comme les ondes de l’Amour centrifuge (cf. article http://www.qja.fr/2016/03/la-croix-centrifuge.html)
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J
Merci Christine pour ton article. J’ai aimé le visage de sainte Véronique sur la sculpture présentée. Au milieu du déferlement de haine et de violence que Jésus connaît dans son Chemin de Croix, je trouve que le visage de sainte Véronique est une présence de douceur et de tendresse. En regardant la Face de Jésus, voilée par le linge, je me suis dit que la véritable douceur venait de Jésus, et sainte Véronique qui vient d’accueillir le grand cadeau de sa Face ne fait que la refléter. J’ai aimé les deux mains de sainte Véronique, car je trouve vraiment très beau comment la tête de Jésus est tenue entre ses mains. Cela m’a fait penser à un encadrement. Aussi beau soit-il je ne prête en général pas du tout, ou très peu, attention à l’encadrement d’un tableau ou autre. C’est regrettable. Pourtant, un cadre, certes discrètement et jusqu’à ne même pas être remarqué parfois, participe bien à la mise en valeur de l’œuvre. Il est à son service. J’ai pensé que l’Œuvre ici est la Sainte Face de Jésus, et le cadre est sainte Véronique. Peut-être que sa vie a été d’être un cadre, le cadre de Jésus, en montrant au monde entier le plus beau des portraits à contempler, la Sainte Face que Jésus lui a offert lors de son Chemin de Croix. <br /> Merci pour ta description des linges grossiers ou trop neufs. <br /> Merci pour la technique présentée de l’estampe de Claude Mellan. J’avoue que je ne suis pas très sensible de manière générale aux estampes, mais j’ai trouvé très intéressant d’apprendre que celle-ci a été dessinée d’un seul trait pour regarder plus attentivement le développement du trait qui part du centre. Merci pour ce que tu écris : « Je vois dans ce défi artistique un immense respect pour le visage de Jésus qui, malgré tant de dégradations, garde son inaltérable unité et sa splendide majesté ; comme la tunique sans couture dont il fut dépouillé et qu’on ne déchira point, son visage, même déchiré, retrouve son inviolable beauté. ». Je trouve que cet unique trait conduit à penser à l’unité de Jésus.
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F
Merci Christine pour la contemplation de ces deux œuvres. Celle de Maria de Faykod est si belle ! Elle m’a rappelé une autre sculpture, elle aussi prodigieuse de beauté et de technique, partagée il y a quelques temps sur le site : http://www.qja.fr/2021/03/voile.html. Ici, ce qui me touche particulièrement, c’est la délicatesse de sainte Véronique : son geste – comme son regard d’ailleurs – est comme une caresse. Les plis du linge qui se répandent tout autour du visage, comme une onde de choc sur l’eau, m’évoque le fait que ce geste se répand bien au-delà du temps et du lieu où il a été posé. Merci pour ta réflexion sur nos linges de compassion, qui sont ce qu’ils sont, trop rêches ou trop neufs, mais qui demandent malgré tout à servir.<br /> L’aspect technique de l’estampe m’a impressionné (tout d’un seul trait, quel défi !), mais surtout j’ai trouvé très belle la symbolique, que tout est si simple, si unifié dans le Christ. Merci pour l’explication que tu en donnes. Je trouve plutôt beau ce regard, même si ce n’est pas la représentation de Jésus qui me touche le plus (en même temps, représenter le visage du Christ doit être d’une difficulté extrême…). Il reste néanmoins qu’il est toujours très fort d’être regardé ainsi par le Dieu fait Homme : expérience intime difficile à commenter, mais qui suscite beaucoup de gratitude !
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L
Merci Christine de nous convier à cette contemplation de la sixième station du Chemin de Croix. Ce qui me touche d’abord ce sont tes mots sur nos « linges souvent si rêches » : « trop neufs, pliés et raides de n’avoir jamais servi ». Cela remet en cause…<br /> Le voile confondu au visage du Christ, sur la statue de Maria de Faykod, est très impressionnant. Il y a une douceur manifeste dans le geste de sainte Véronique, toute fois l’impression que me laisse ce détail est avant tout liée à la souffrance du Christ qui ressort, je trouve, des traits tendus du voile sur son visage. <br /> L’œuvre de Claude Mellan est techniquement époustouflante. Je ne trouve pas qu’elle soit très facile à regarder, notamment parce que la spirale qui se ressert au niveau du nez attire le regard à cet endroit-là, cependant, le regard du Christ est magnifique. J’aime en particulier toute l’expression de visage autour de son œil gauche, même si je peine à la décrire : de la gravité, de la souffrance ; un regard perdu dans le vide, ou bien qui voit au-delà du perceptible ?
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