« Tu es Petrus »

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M
Merci pour l'explication du pluriel des clefs et de rappeler Jean le rôle important de saint Jean!
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F
Je ne sais pas pourquoi j’ai parlé du Christ ressuscité, en effet… Sans doute une association d’idée pas très réfléchie et mêlé deux moments pourtant bien distincts… Merci Christine, et Jean, pour l’explication du pluriel des clés. Je trouve cela très beau ce que tu écris à ce propos : « Cela rappelle cette promesse que, dès notre vie terrestre, par la contrition, la confession de nos péchés, la grâce du Sacrement de Réconciliation et la pénitence, peut se rouvrir la Porte du Royaume ; avant même l'ultime passage de la Porte du Ciel, à notre mort. » Merci aussi pour ce que tu dis, Jean, sur le fait qu’il n’y ait que dix apôtres, je n’avais pas remarqué.
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J
Merci pour la bonne interprétation donnée du pluriel des clefs, et pour ce que tu écris Jean sur les deux symboles de l’Église mystique et institutionnelle.
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L
Merci Jean pour ce que tu écris sur saint Jean et saint Pierre réciproquement symboles de l’Église mystique et institutionnelle.
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J
Merci pour le partage de cette belle sculpture, qui permet de se réjouir en se rappelant cette promesse si réconfortante de la part de Notre-Seigneur : « Et les portes de la Mort ne l’emporteront pas sur elle ». <br /> Frantz, je n’ai pas compris pourquoi tu parles du Christ ressuscité… Néanmoins, je rejoins ton regard : « Quoi qu’il en soit, on sait qu’ils ont finalement eux aussi répondu à la mission qui leur était confiée, et ont laissé derrière eux toute mesquinerie. » J’ajouterai : Judas excepté. D’ailleurs, je suis surpris qu’il n’y ait que dix apôtres représentés…<br /> Lucie, je trouve intéressante ton observation sur une certaine symétrie : peut-être s’agit-il d’une évocation du rôle futur si important de saint Jean – symbole de l’Église mystique (consacrée) – auprès de saint Pierre – symbole de l’Église institutionnelle (ministérielle). En revanche, ce ne peut être un geste de bénédiction, puisqu’il est effectué de la main gauche. <br /> Christine a donné la bonne interprétation, traditionnelle, du pluriel des clefs.
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C
Merci, Jeanne, pour ce bas-relief de Buonvicino et les questions qu'il nous invite à nous poser sur le choix éminent de Saint Pierre pour ouvrir et fermer la Porte du Royaume des Cieux.<br /> Moi non plus, je ne m'étais jamais interrogée sur ce pluriel des "clefs" du Royaume; on trouve effectivement deux clefs sur les armoiries: une d'or, au pouvoir céleste, une d'argent, au pouvoir terrestre. Cela rappelle cette promesse que, dès notre vie terrestre, par la contrition, la confession de nos péchés, la grâce du Sacrement de Réconciliation et la pénitence, peut se rouvrir la Porte du Royaume; avant même l'ultime passage de la Porte du Ciel, à notre mort.<br /> Mon deuxième questionnement porte sur le choix de Pierre: il me semble que son attitude même explique ce choix:comme chacun l'a relevé, elle contraste fortement avec celle des autres apôtres; il n'est qu'accueil et humilité quand les autres semblent occupés à discuter et à se jauger; aucun orgueil ne se lit chez Pierre: il s'abaisse et son regard ne fixe pas la clef mais son Maître, Jésus ( alors que tous les autres sont tournés, mains et regards, vers la clef!). Merci, Joseph, de nous rappeler qu'il nous faut tous passer de la compétition à la communion...<br /> Enfin, je trouve que dans le mouvement même de la pierre , dans le drapé du manteau de l'apôtre, se lit le souffle de l'Esprit-Saint : cette remise des clefs est une telle mission qu'elle dépasse toutes les capacités humaines, et ne peut se vivre qu'avec l'Esprit-Saint. Cette élection de Pierre, comme l'est encore celle des papes, est de l'Esprit-Saint.
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M
Merci Jeanne pour le partage avec nous de ce bas-relief. La sculpture m’impressionne toujours beaucoup, tous ces détails, d’autant que cela ne doit pas être très grand. Je trouve moi aussi Jésus très beau et j’ai aimé la représentation de l’Apôtre saint Jean que l’on reconnaît bien avec l’aspect bien plus jeune et son visage sans barbe. Comme tu le fais remarquer c’est frappant que personne ne regardent Jésus. Peut-être cela vient il souligner leur attitude qui semble revendicatrice avec tous ces gestes des mains, des corps et les moustaches tombantes qui accentuent je trouve une impression de mécontentement. Mais peut-être est ce tout de même une mauvaise impression que j’ai (?). L’attitude pleine d’humilité de saint Pierre est très touchante, surtout je trouve manifestée par la main gauche avec laquelle il se désigne lui-même. Merci pour que ce tu écris sur la clef comme le témoin d’un relais transmis. <br /> Merci Lucie pour ce que tu écris sur la spontanéité de l’accueil de saint Pierre malgré l’étonnement.<br /> Merci Joseph de faire un lien entre cette sculpture et un passage des Apôtres de la « compétition » à la communion.
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J
Merci Joseph pour ton beau commentaire sur l'évocation à travers cette œuvre du cheminement que vont vivre les Apôtres, et pour la remarque sur le pluriel des clefs, car je ne l'avais moi non plus jamais remarqué.
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F
Merci pour l’occasion de découvrir cette sculpture, et par la même occasion l’une des innombrables œuvres d’art qui abondent à Rome. Je suis frappé moi aussi par la taille de ces clés, centre focal de la scène, certainement pour montrer l’importance du rôle qui est confié à saint Pierre, dont je trouve l’attitude très belle : il a à la fois une main tournée vers lui pour manifester son humilité, et qui semble dire « à moi, Seigneur, tu me confies cela ? », et l’autre main, second mouvement de l’humilité, qui accepte et accueille cette mission comme une grâce, un cadeau gratuit immérité. J’ai aimé aussi la main gauche du Christ, levée comme pour exhorter Pierre à rester les yeux fixés vers le Ciel, à y conduire les brebis du Troupeau, et peut-être aussi à se relever et aller, marcher sans trêve pour ouvrir dans les cœurs la Porte du Ciel. Comme toi, je suis interpellé par l’animation – l’agitation ? – entre les autres Apôtres. Incompréhension, joie, comparaison, confiance… Qui sait ce qui a pu se bousculer dans leur tête ? Quoi qu’il en soit, on sait qu’ils ont finalement eux aussi répondu à la mission qui leur était confiée, et ont laissé derrière eux toute mesquinerie. Et c’est l’impression profondément réjouissante qui, je trouve, se dégage de ce Christ ressuscité : il sait ce qu’il fait !
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J
Merci pour la découverte de ce bas-relief et de ce sculpteur. La première chose qui me touche est l’échange de regards entre Jésus et saint Pierre, si émouvant. Merci pour la belle remarque sur le relais ininterrompu de ces clefs en la personne du Pape. Je me rends compte que je ne m’étais jamais vraiment interrogé sur le fait que la réalité des clefs dont parle Jésus soit au pluriel ; cela ne va pas forcément de soi, puisqu’Il parle d’une porte (cf. évangile selon saint Jean, chapitre 10, verset 9), et de surcroît étroite (cf. évangile selon saint Matthieu, chapitre 7, verset 14) : alors pourquoi plusieurs clefs ? Est-ce pour évoquer le pouvoir d’ouvrir et de fermer ? Dans tous les cas, confiance inouïe de Jésus… Cette scène me rappelle que oui, vraiment, le choix de Jésus dépasse infiniment nos pensées et manières de voir, comme ici les disciples. Je suis touché par la force du bras du Christ, dont l’avant-bras ne fléchit pas sous le poids de ces clefs énormes. Cette magnifique sculpture évoque bien, je trouve, tout le cheminement que vont vivre les Apôtres, pour passer de la « compétition » à la communion dans le service, à l’exemple de saint Pierre dont l’attitude est ici si belle.
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L
Merci Jeanne pour la découverte de cette sculpture. J’ai moi aussi trouvé Jésus très beau. Mais c’est surtout l’attitude de saint Pierre qui me marque. Cette génuflexion est très belle, pleine d’un profond respect. Comme les autres disciples il semble lui aussi tellement étonné de recevoir ces clefs. Sa main gauche et son regard interroge Jésus. Je me demande bien ce qu’il a pu comprendre à ce moment-là… Ce qui justement est très beau c’est la spontanéité de l’accueil, malgré cette incompréhension, avec la main droite tendue. Les visages désapprobateurs des autres disciples m’ont tout de suite frappée. C’est violent je trouve ! Plus encore contre Jésus que contre saint Pierre. Je mettrais cependant à l’écart saint Jean (que je crois être le disciple le plus à droite, derrière saint Pierre, au premier plan) car il me semble que ses gestes des mains et son visage légèrement incliné manifestent une attitude d’humilité confiante, d’accueil. Le geste de sa main gauche est étonnant et me fait penser un peu à celui d’une bénédiction. C’est peut être tiré par les cheveux, mais il me semble voir une sorte de symétrie entre les vêtements de Jésus et ceux de saint Jean, peut-être souhaitée par l’artiste pour manifester une communion particulière.
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