Les anges du Triptyque du Jugement dernier

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Publié dans Dessin et peinture

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C
Merci, Jean, d'attirer notre attention sur la balance de Saint Michel, et notre coupable légèreté...
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M
Merci Jean pour ton commentaire, pour la citation du livre de Daniel qui illustre et explique cette balance de la "très aimable Justice de Dieu", et pour ta dernière phrase!
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J
Un grand merci Jean pour ton commentaire ! Je n’avais pas remarqué la croix au-dessus du front de saint Michel. Merci pour le rappel de l’enseignement de saint Louis-Marie qui retentit fortement et très concrètement en contemplant ce vêtement que ces âmes reçoivent. Merci tout spécialement pour ta contemplation partagée avec nous de la « très aimable Justice de Dieu » ! J’ai été en particulier interpelée par ce verset rapporté avec l’avertissement grave et urgent qu’il provoque inévitablement : « Tu as été pesé, et été trouvé trop léger ». Et merci pour tes derniers mots : « Manque de « gravité », évanescence, superficialité dans les activités, les relations, et même (surtout ?) la vie spirituelle pour les croyants ; qui conduit donc à la perte éternelle : voilà qui caractérise, de toute évidence, l’époque « pesante » que nous vivons… », parce qu’ils stimulent afin d’essayer de mieux suivre ceux qui, au contraire de l’époque que nous vivons, vivent leur préparation à la Vie éternelle sur terre avec gravité et sérieux (et aussi pour essayer d’être moins pesant et injuste envers ces derniers...).
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F
Merci Jean pour tout ton commentaire, et particulièrement ce que tu dis sur le fait d'être trouvé trop léger, le manque de gravité, et que cela produit justement "l'époque ''pesante'' que nous vivons".
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L
Merci Jean pour ton commentaire, d’abord pour pouvoir ainsi apprendre l’expression « la rescousse d’Adam et Ève », et surtout pour tout ce que tu écris sur la balance qui pèse « à l’envers » : merci particulièrement pour la citation du Livre de Daniel et pour ce que tu développes dans ta dernière phrase. Cela fait réfléchir…
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J
Œuvre extraordinaire ! <br /> Je me suis bien sûr concentré sur ce qui était proposé.<br /> J’aime tous les anges du Paradis, que ce soit ceux de la Passion (petite préférence pour celui de la Colonne), le « combattant bleu »,ceux qui revêtent les sauvés… À leur propos, oui, Marguerite (en passant, bravo d’avoir remarqué le reflet dans l’armure), leur rang est effectivement signifié par leur vêtement : aube, dalmatique (qui n’est pas du tout, contrairement à ce que les gens croient savoir, un vêtement propre aux diacres) ou chape. Quant à la vêture des noces éternelles, saint Louis-Marie de Montfort enseigne que c’est la Croix ; que j’ai aimé retrouver au-dessus du front de saint Michel, comme la marque des élus, ou suggérée par l’impressionnante épée de Justice.<br /> J’ai admiré, puisque tu la mentionnes aussi, Lucie, la Porte du Paradis (qui semble si réelle !) ; spécialement la statue du Pantocrator, ou, au-dessus du tympan, la rescousse d’Adam et Ève.<br /> Mais ce qui m’a le plus frappé est la balance de saint Michel, la balance de la « très aimable Justice de Dieu ». Elle pèse en effet « à l’envers », ce qui est une référence à cette phrase de la Bible : « Tu as été pesé, et été trouvé trop léger ». C’est un verset (27è du chapitre 5) du Livre de Daniel, qui est en quelque sorte une préfiguration de l’Apocalypse selon saint Jean, avec notamment justement la présence de saint Michel, qui y est cité à trois reprises. <br /> Manque de « gravité », évanescence, superficialité dans les activités, les relations, et même (surtout ?) la vie spirituelle pour les croyants ; qui conduit donc à la perte éternelle : voilà qui caractérise, de toute évidence, l’époque « pesante » que nous vivons…
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L
Merci Marguerite pour ton commentaire, je n’avais pas vu le reflet dans l’armure de saint Michel, ni fait attention à cette inclination de la balance : merci pour ce que tu écris de très beau à ce sujet ! <br /> Merci Christine pour ce que tu relèves au sujet des vêtements et pour la citation rapportée.
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J
Un grand merci pour la magnifique œuvre présentée !<br /> Merci pour l’extrait cité du Catéchisme de l’Eglise catholique avec ces références aux extraits si claires et graves de la Parole de Dieu. Je suis particulièrement interpelée par celles-là : « C’est par le refus de la grâce en cette vie que chacun se juge déjà lui-même (cf. Jn 3,18 12,48), et peut même se damner pour l’éternité en refusant l’Esprit d’amour (cf. Mt 12,32 He 6,4-6 10,26-31). »<br /> Je suis admirative de ces œuvres sur l’Apocalypse, car je trouve extrêmement forte la force évocatrice de ces réalités : pour l’une terrible, l’enfer éternel, et pour l’autre si lumineuse, le Ciel ! C’est encore une fois une vive interpellation sur la gravité et la responsabilité de la préparation sérieuse par la vie sur terre, à notre éternité. <br /> Qu’ils sont beaux ces anges avec leurs ailes colorés, qui, dans le prolongement de saint Pierre, accueillent et revêtent du vêtement de noce les élus ! Ce que je trouve beau c’est que tous les hommes arrivent nus que ce soit au Ciel ou aux enfers. J’ai pensé que ceux qui avaient accueillis avec bienveillance leur pauvreté lors de leur vie sur terre en se laissant sauver, recevaient à présent les vêtements du Salut. Quant à ceux qui sur terre ont refusé avec dureté leur pauvreté, ils resteront avec, mais sans l’espérance du Salut. C’est terrifiant…<br /> J’aime particulièrement l’ange qui sonne les cloches qu’il tient à chaque main, ainsi que celui qui lancent des pétales de fleurs sur ceux qui passent la porte du Ciel. J’aime aussi les anges qui habillent les arrivants, car je trouve très beau le sérieux, ou encore le professionnalisme avec lequel ils semblent accomplir leur tâche. En effet, si un invité est mal vêtu n’auront-ils pas une part de responsabilité ? Je ne sais pas si c’est le cas, mais j’ai pensé que peut-être c’était pour chacun son ou ses ange(s) gardien(s) qui habillait son protégé. Et j’ai pensé au dialogue d’exultation partagée qu’il pouvait alors y avoir entre le gardien et le protégé ampli de gratitude envers celui qui le garda du début de son existence jusqu’à son terme. <br /> Dans le second détail que tu présentes, j’ai aimé ces beaux anges. Je les ai aimés surtout parce qu’en les voyant tenir ces armes saintes de la Passion du Christ Jésus, j’ai pensé à l’immense respect et vénération qu’ils doivent avoir envers celles-ci. Je suis touchée par l’ange en rose, le plus à gauche qui porte le fouet et le poteau de la flagellation de Jésus. En fait, je n’avais pas vraiment pensé jusqu’ici aux anges présents aux côtés du Christ lors de sa flagellation pour y recueillir déjà son Sang Très Précieux qui jaillira de son côté transpercé à la Croix. <br /> Je me demande ce que signifie le positionnement qui m’a interpelée du lys ainsi que de l’épée dont toute la lame semble sortir du four? Cette épée serait-elle pour marquer du fer à jamais ceux que le Christ a rachetés contre la fournaise de l’enfer ? <br /> Merci Joseph pour la vérité fondamentale rappelée qu’il n’y a que deux voies, et pour la présence de la Vierge Marie au-dessus de la balance qui prie. Merci Christine pour les vers de Jean-Pierre Lemaire.
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M
Merci beaucoup Lucie pour la découverte de cette œuvre magnifique qu’il faudrait contempler un long moment tant les détails semblent extraordinaires. Je n’ai pu m’empêcher de m’arrêter un instant sur quelques uns mais comme tu nous y invites (merci !) c’est bien sur les anges que j’ai fixé mon regard. La parure de saint Michel est splendide ! Sa cape rouge ornée de bijoux, son armure dorée (dans laquelle se reflète au torse un paysage ? une scène ?), ses ailes aux plumes de paon, et sa petite croix sur la tête. Ce que je préfère est sa longue lance surmontée d’une si belle croix. Et puis il y a cette balance qu’il tient. Ce qui m’a frappée dans celle-ci est le fait que le poids lourd soit du côté de l’homme juste, sauvé, et non du pécheur voué à la géhenne de feu. Cela m’évoque le poids et l’importance d’une vie de prière, de charité et de foi en Jésus Sauveur, face au vide totale d’une vie sans Dieu ! Il est vrai que comme tu l’écris la ressemblance de saint Michel avec l’ange à gauche de saint Pierre est frappante. J’aime beaucoup voir les anges qui revêtent les hommes et les femmes sauvés de leur vêtement, chacun le sien. Et je trouve très beau de voir ces fleurs lancés par l’ange tomber sur ceux qui entrent au Paradis. Je trouve intéressant aussi de voir les différents vêtements des anges, peut être qu’ils soulignent leur rang. Certains ont seulement une aube, d’autres une chape par-dessus l’aube et d’autres comme saint Michel une cape avec un très beau et gros bijou pour la fermer. Parmi les anges qui tiennent les instruments de la Passion de Jésus, celui qui me touche le plus est l’ange tenant la couronne d’épine, avec un linge, soulignant je trouve un si grand respect !<br /> Merci aussi pour la magnifique (et tellement claire !) citation du Catéchisme de l’Eglise Catholique.
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C
Merci, Lucie, pour ce triptyque extraordinaire et pour la possibilité que tu nous offres d'en voir une image de très grande qualité que l'on peut grossir pour admirer les détails et mieux comprendre.<br /> Je me suis concentrée sur les anges comme tu nous invitais à le faire avec toi, même si l'ensemble est d'une telle puissance que tout capte mon attention... .<br /> <br /> Les anges à la porte du Paradis me touchent beaucoup par la joie qu'ils manifestent: j'aime tout particulièrement ces fleurs lancées d'en haut (je pense à la pluie de roses de Ste Thérèse).<br /> Ce que j'ai trouvé au premier abord étonnant, puis bouleversant, c'est que les sauvés ne revêtent pas un nouvel habit, l' habit de noces, la"robe blanche des sauvés"; les anges leur remettent avec des gestes d'une grande délicatesse, leurs anciens vêtements, tous différents (tenue monastique ou simple manteau, mitre d'évêque ou chapeau...); chacun entre au Ciel dans son identité propre; mais, comme le commente très bien Joseph, avec "le passage nécessaire de l’âme par la nudité, la pauvreté absolue de cœur". Cela m'évoque ces vers de Jean-Pierre Lemaire dans son recueil Visitation: <br /> "L'habit que nous revêtirons au banquet du royaume<br /> sera celui de tous les jours<br /> qui nous aura gênés tant que nous le portions<br /> Il était fait à nos mesures<br /> et nous ira si tard, merveilleusement bien<br /> quand nous aurons retouché le miroir..."<br /> <br /> Je suis, moi aussi, emplie de gratitude pour le combat que mène l'ange gardien afin d'arracher son protégé au pouvoir de Satan.<br /> <br /> Enfin, je suis très frappée par la présence de cet ange magnifique vêtu de bleu, le seul dans la partie droite du triptyque, les yeux tournés vers les damnés, comme s'il y avait un dernier recours...
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F
Merci pour la joie de découvrir cette œuvre qui laisse bouche bée ! Il y a tant de détails lourds de sens, et je rejoins Joseph pour dire que l’artiste a un message très simple (il n’y a que deux voies possibles), qu’il illustre par une richesse impressionnante de symboles, de personnages. Je relève tout particulièrement la croix brandie par saint Michel, véritable bâton de justice ! le fait que visuellement elle passe juste derrière le point d’accroche et d’équilibre de la balance semble indiquer que ce qui fera toute la différence, lors de notre jugement personnel, ce sera ce critère de la Croix : aurons-nous vécu nos « croix » (souffrances, difficultés, échecs, faiblesse…) comme des enfants de Dieu qui crient vers Lui, confiants en sa bonté, ou comme des démons qui récriminent contre Dieu, rejettent la faute sur les autres, refusent de reconnaître leur faiblesse ? Car, et c’est le deuxième élément qui me frappe moi aussi, nous sommes tous faibles, ce que montre la nudité des hommes et femmes dans ce tableau, que ce soit les sauvés ou les damnés… <br /> Enfin, ce qui a beaucoup attiré mon attention, ce sont les sons que le peintre a manifestement voulu que nous imaginions, que nous entendions intérieurement, en contemplant cette représentation du Jugement. Il semble y avoir tout un ensemble sonore très hétérogène et visiblement retentissant, à tel point que la femme au premier plan, aux pieds de saint Michel, porte la main aux oreilles ! Il y a les anges qui, à l’aide de leur trompette, annoncent la gravité de ce moment. Il y a, à droite, le vacarme des flammes et la multitude des cris qui jaillissent de la bouche ouverte des damnés : quelle horreur ce doit être, d’entendre ces beuglements de haine, de peur, de désespoir… Et puis, heureusement, à gauche, concentré autour de cette porte que j’ai aimé regarder en détail, il semble y avoir un véritable orchestre de fête ! Plusieurs anges musiciens (et là, il n’y a plus que les trompettes, il y a des luths, des harpes, de violes, et même un petit orgue) accompagnent un petit groupe d’anges chanteurs. Même les statues encadrant la porte font partie de l’orchestre ! Cela ajouté aux vêtements de fête, à la lumière, aux fleurs qui pleuvent, lancées par un autre ange, quelle joie ce doit être ! Voilà qui nourrit, je trouve, le désir de choisir la bonne voie, celle de Jésus, celle de ce Christ vêtu de rouge et qui conserve à jamais les plaies de sa Passion, non pas pour nous accuser, mais pour nous rappeler jusqu’à la fin qu’il est mort pour nous sauver.
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J
Merci profondément pour la découverte de cette œuvre monumentale, surtout par sa force d’évocation exceptionnelle. Grâce à cette œuvre extrêmement suggestive et inspirante, je suis très touché de voir la clarté du regard du peintre, et la leçon donnée, contre le relativisme ambiant qui mélange tout, qui confond bien et mal. Au contraire, ici est redonnée la vérité fondamentale : il n’y a que deux voies, celle du bien ou celle du mal, celle de la vie ou celle de la mort, celle de la vertu ou celle du péché. Je trouve que cela pulvérise la bien-pensance contemporaine sur les réalités de l’Au-delà. Non, ce n’est pas une vision simpliste, mais simple, claire et franche ! Voilà un artiste qui avait des choses à dire, à transmettre, parce qu’il était plongé dans la théologique catholique d’une incroyable profondeur.<br /> Dans cette fresque de beauté, extrêmement vivante et dramatique, on ne sait plus où donner de la tête ! Mais je suis spécialement touché par le message si profond du passage nécessaire de l’âme par la nudité, la pauvreté absolue de cœur, pour se laisser revêtir par quelqu’un d’autre, ici les anges. Quelle est belle cette communion céleste, si désirable ! Quel enthousiasme donné pour cette marche vers la Cité de la joie, pour les grandes Retrouvailles ! Je suis frappé par l’épée rouge-feu ardente de Jésus, et les armes d’amour de sa Passion. J’aime beaucoup le grand saint Michel, armé de cette petite croix comme tu le soulignes, pour accomplir son ministère de justice. J’ai été aussi très touché de remarquer que l’homme qui est dans la balance a sans doute trouvé le secret d’être « bien » pesé : il joint les mains, à l’exemple de sa Mère, la Vierge Marie, au-dessus de lui, à la droite de Jésus, et qui prie sans cesse…<br /> Le panneau de gauche est très impressionnant, dans la violence et la désespérance qu’il dépeint. Il m’inspire crainte et dégoût par rapport au mal que nous pouvons faire, qui est, à petite ou grande échelle, monstrueux, comme ces horribles geôliers ténébreux.<br /> Enfin, un détail m’inspire de la gratitude pour le rôle du bon ange gardien, à la droite de saint Michel, qui combat pour son protégé. Merci !
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