Boire à la Source

Publié le

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Merci d’avoir vu cette recherche « déchirante » de la Sainte Vierge.
Répondre
F
Ce que je voulais dire, c’est que je trouvais que la lumière n’était pas particulièrement concentrée sur cette plaie, mais répartie en plusieurs endroits (tout le corps du Christ, le grand linceul blanc, les visages des femmes et plusieurs vêtements…), et que des couleurs vives pouvaient attirer le regard ailleurs que vers cette plaie (l’or de sainte Marie Madeleine, le rouge et le vert de saint Jean, le bleu de Notre-Dame…). Je ne voulais évidemment pas dire qu’on ne voit pas ce côté transpercé, mais qu’il n’était pas particulièrement mis au centre par les lumières et les couleurs, ce qui n’empêche pas que c’est évidemment le centre du tableau. Bien sûr, c’est ma perception, c’est très subjectif…
Répondre
J
Merci pour le partage de ce tableau de Rubens en lien avec ces vers. <br /> Ce Christ est très émouvant, et, comme toi, me touche beaucoup l’attitude de saint Jean qui, « grâce au jeu de la perspective, semble boire au Côté transpercé »; d’une symbolique si bouleversante ! <br /> À l’instar de Jeanne, je trouve « déchirante » cette recherche du regard de Jésus que semble vivre la Vierge Marie (même si la ressemblance n’y est pas), et je suis confondu devant les dons faits au « disciple bien-aimé ». <br /> En revanche, j’avoue que je ne saisis pas du tout ce que tu dis, Frantz : « les couleurs et le jeu de lumière et d’ombre n’attirent pas vraiment le regard vers cette plaie ».
Répondre
M
Merci Joseph de me faire découvrir cette œuvre de Rubens et merci pour le si beau détail que tu nous donnes à contempler. Être si proche de cette plaie du côté qui transperça le Cœur de Jésus, comme cela ne peut-être que bouleversant ! Cette Source de toutes grâces ! Je remercie pour ce poème de Léo Pastór qui nous indique aussi une autre source : « la Source fraternelle/Le regard bienveillant du Père », et le chemin : « l’Aîné ». Je suis très touchée en ce moment par cette Parole de la Bible à laquelle ce poème me fait penser : « moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (évangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 6). « Suivre l’Aîné » sur ce chemin représenté par le tableau de Rubens, chemin d’amour et d’obéissance à Dieu le Père jusqu’au don total de soi-même. Je suis particulièrement frappée par la manière si attentionnée et respectueuse avec laquelle les quatre hommes descendent le Maître de la Croix, par le regard de sainte Marie-Madeleine posé sur la plaie de la main de Jésus, et par la détresse que l’on peut lire sur le visage de la Vierge Marie. Merci pour le lien que tu fais entre la pâleur du corps de Jésus, le linceul et la Messe.
Répondre
C
Merci, Joseph, pour la contemplation de ce tableau de Rubens et tout ce que tu nous en partages.<br /> Je suis profondément touchée par l'empressement amoureux de tous ceux qui sont là, si désireux de retrouver le Corps précieux, le Corps bien-aimé, inanimé mais Vie pour chacun d'eux...<br /> Je suis frappée aussi par le poids de ce Corps: les muscles saillants et tendus de Nicodème, Joseph d'Arimathie et Saint Jean révèlent l'effort déployé pour détacher avec délicatesse et amour ce Corps supplicié. Mais je pense aussi à ces mots de l’Écriture qui nous disent que le Christ sur la Croix portait le poids de nos souffrances et de nos péchés:<br /> "ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé" Isaïe 53,4<br /> "lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois" 1 Pierre 2, 24 <br /> Et ce Cœur transpercé, dont tu soulignes la place centrale, laisse pour toujours jaillir l'eau et le sang, source de Miséricorde pour nous, alors que les mains sont déjà bleuies par la mort et le visage éteint.<br /> merci de nous redonner ces mots bouleversants:<br /> "Croire à l’impossible consanguinité".
Répondre
F
Merci pour la découverte de cette œuvre de Rubens, et pour la présentation que tu en fais. Je trouve étonnant que la composition de la scène mette au centre la plaie ouverte du côté du Christ, et qu’en même temps les couleurs et le jeu de lumière et d’ombre n’attirent pas vraiment le regard vers cette plaie : comme s’il fallait chercher, parmi tous les gestes posés, les visages, les attitudes, ce qui est le plus important. Comme pour signifier que c’est un mystère caché. D’ailleurs, le seul visage que l’on ne voit pas est précisément celui de saint Jean…<br /> Merci pour la méditation proposée des vers de Léo Pastór. Je me laisse toucher par ces deux mots : « Suivre l’Aîné ». La route est peut-être longue, mais en fait, le but s’est fait si proche de nous, comme cette plaie, Porte ouvrant l’accès au Cœur de Dieu, est si proche du disciple bien-aimé !
Répondre
L
Merci Joseph pour la découverte de ce tableau de Rubens. Merci pour les détails que tu soulignes, en particulier le rapprochement entre la couleur du Christ et celle de l’Hostie et le lien entre le linceul et la nappe de l’autel. Personnellement j’ai été frappée par la couleur déjà bleuté des avant-bras de Jésus ; et aussi par la posture arcboutée de saint Jean, appuyé sur l’échelle, sa jambe servant à recevoir le pied inerte du Christ. <br /> La femme âgée, par son attitude surprenante des deux mains ouvertes, m’a elle aussi interpellée. Comme l’homme dans l’ombre, elle me semble être un peu dans un autre espace du temps. Peut-être d’avantage avec nous, à contempler la scène présenté par Rubens.<br /> Merci enfin, et surtout, pour le détail que tu as relevé. Ce jeu de perspective est saisissant. C’est très fort et très impressionnant. Merci pour cette méditation avec les vers de Léo Pastór. Je retiens ce soir en particulier : « Suivre l’Aîné jusqu’à la Source fraternelle ». C’est magnifique !
Répondre
J
Merci Joseph pour le détail du tableau présenté. Comme toi je n’apprécie pas spécialement le style pictural de Rubens pour le très peu que j’en connais. Toutefois, ici, je ne sais quoi dire devant la proximité magnifique et tellement intime vécue par saint Jean que ce détail donne à contempler. En plus d’être le plus près du côté transpercé du Christ, saint Jean est le seul à toucher les pieds de Jésus qui ont eux aussi été transpercés. Le mystère contemplé à travers le regard de la Vierge Marie qui semble chercher les yeux maintenant fermés de Jésus est déchirant… <br /> Merci pour ces vers de Léo Pastór tellement profonds. En lisant celui-ci : « Suivre l’Aîné jusqu’à la Source fraternelle » j’ai été émerveillée de penser aux Trésors que Jésus offre à son disciple bien-aimé : sa sainte Mère, la Vierge Marie qu’il donne pour Mère à saint Jean, et cette place une fois de plus, collé au Cœur du Christ, pour le conduire à la Source, le Père. Mon regard s’est aussi arrêté sur la manière dont le peintre a représenté le corps mort de Jésus à travers les détails de ses mains et de ses avants bras grâce aux couleurs grisâtre (pour la main qu’embrasse sainte Marie-Madeleine ainsi que l’avant bras qu’elle tient) et bleutée (pour ceux tenus respectueusement par un des hommes qui est sur l’échelle).
Répondre