Un artisanat, reflet d'un peuple : l'imigongo rwandais

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Publié dans Artisanat d'Art

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J
Merci pour la possibilité de découvrir cela ! Ce que je trouve le plus intéressant et touchant est cette volonté de traduire par cet artisanat l’identité du pays. Je pense au fait d’utiliser la terre, la matière végétale et animale… ; mais aussi à ce que tu écris là : « Le mot imigongo signifie dos, arêtes saillantes, crêtes : il parle, avec des lignes courbes ou brisées, de ce pays des mille collines, des méandres des rivières, des damiers des cultures, des nervures des feuilles, des dos d’éléphants... » Cela témoigne d’un amour très charnel pour la patrie.
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J
Merci Frantz pour ton commentaire sur la transmission orale ainsi que celui-là : "je me dis que la démarche est bien différente que lorsqu’on achète un tube de peinture industrielle, sans savoir s’il est possible d’obtenir telle couleur avec des matières naturelles. "
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J
Merci Christine de me faire découvrir cet artisanat dont j’étais loin de soupçonner l’existence. J’ai aimé regarder à travers ton article comment ce peuple a cherché à faire honneur à ce qu’il recevait de la nature, pour embellir son habitat, sans pour autant la détériorer. Je trouve leur artisanat ingénieux spécialement pour trouver cette teinte : « Le noir, d’origine végétale, est obtenu à base de cendres d’épluchures de bananes mélangées au suc d’aloès, puis à de l’urine de vache. ». De manière générale, je trouve vraiment bien que les artisanats et ce qui fait la tradition des peuples demeurent, grâce à la transmission et malgré les destructions humaines comme le génocide cité.
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M
Merci Christine pour la découverte de cet artisanat. Je trouve cela tellement intéressant de pouvoir produire ces décorations uniquement avec des éléments naturels : bouse de veaux, eau, cendres d’épluchures de bananes, suc d’aloès, urine de vache, charbon de bois, plantes... Il fallait y penser! J’aime bien les motifs avec des losanges, le 11ème et le dernier par exemple. C’est aussi réjouissant d’apprendre que ce savoir-faire n’a pas été perdu suite au génocide et la création de cette association.
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L
Merci Christine pour la découverte de cet artisanat qui suscite un profond respect pour ces traditions propres à chaque nation, ou région. Ce que je retiens particulièrement est l’histoire de cet artisanat qui a failli être perdu. (Le rapprochement n’est peut-être pas opportun, mais cela me rappelle la fragilité de la création avec ces multitudes d’espèces disparues ou en voie de disparition.) Cela aussi me remplit de crainte devant la réalité de ce que fut ce génocide…
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F
Merci pour la découverte de cet artisanat, reflet de l’identité d’un peuple. Ce qui me frappe le plus, c’est la capacité, et sans doute l’importance, de tout faire soi-même : support, modelage pour apporter du relief, pigments, jusqu’à la conception des motifs qui renvoient à des éléments du quotidiens… je me dis que la démarche est bien différente que lorsqu’on achète un tube de peinture industrielle, sans savoir s’il est possible d’obtenir telle couleur avec des matières naturelles. Je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien, mais je me dis que cela exprime certainement quelque chose du rapport de ceux qui confectionnent ces imigongo avec la Création. La deuxième chose que je relève, c’est que cet artisanat était transmis oralement, comme sans doute beaucoup d’autres choses. Là encore, ce n’est pas pour comparer ou opposer avec les traditions écrites, je me dis simplement que la transmission orale implique nécessairement une relation humaine, ce que je trouve beau.
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J
Merci pour la découverte de cet artisanat et ce que tu écris à ce sujet : « un langage d’amour des petits et des pauvres qui, à partir de leur environnement banal, inventent de nouvelles techniques, pour embellir et ennoblir ce qui les entoure ». Je retiens spécialement deux choses pour l’imigongo : d’abord, la noblesse du temps passé, oui, avec ces différentes étapes, notamment la recherche de la terre ; cette forme de gratuité dans un quotidien laborieux. Et puis le lien aux humbles matières végétales mais surtout animales ici, avec la leçon de ce regard respectueux sur ce qui peut paraître méprisable pour un occidental consumériste.
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