« Courage, mes Sœurs, nous allons au Ciel ! »

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Publié dans Dessin et peinture

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F
Merci Jean, particulièrement pour ce que tu dis sur l'amour familial de ces consacrées ! Et pour cette phrase, qui me touche aussi beaucoup : "Je suis extrêmement impressionné par la virilité de ces femmes consacrées martyres d’Orange habitées par le Saint-Esprit" ! Et merci pour ce que tu dis sur celle qui monte à l’échafaud : "Je suis sûr, au contraire, qu’elle intercède et offre son sacrifice pour sa conversion."
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M
Merci Jean pour la correction de l'attitude de cette consacrée qui au contraire intercède et offre son sacrifice pour la conversion de son bourreau.
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J
Merci Jean pour avoir partagé avec nous ce qui te touche le plus : l’amour familial de ces consacrées. C’est tellement beau !! Et merci beaucoup pour ceci : « Je suis extrêmement impressionné par la virilité de ces femmes consacrées martyres d’Orange habitées par le Saint-Esprit ».
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J
Merci Jean pour ce que tu corriges sur l’attitude d’offrande et d’intercession pour le bourreau, et d'avoir relevé cet amour familial des consacrées.
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J
Ce qui me touche le plus est l’amour familial de ces consacrées : « On proposa à la plus jeune, pas encore engagée définitivement dans la communauté, de retourner chez ses parents, mais elle déclara : ‘‘Rien ne pourra, sinon la mort, me séparer de la compagnie de mes Mère et Sœurs.’’ »<br /> Je suis extrêmement impressionné par la virilité de ces femmes consacrées martyres d’Orange habitées par le Saint-Esprit : « Ce qui fit dire aux assassins stupéfaits : ‘‘Ces bougresses-là meurent toutes en riant’’. L’une d’elles embrassa une marche en montant à l’échafaud, une autre distribua des dragées à leurs persécuteurs. »<br /> Comme l’écrit Joseph : « Dans de telles circonstances, il me semble qu’il ne peut rester que l’instinct. Et voilà qui est bouleversant : leur naturel instinct de vie s’est fait instinct pour la Vie, au point de vraiment voir la mort comme une porte de joie, comme cette entrée au Ciel ! Avec leur exemple, je trouve pulvérisée l’image éthérée, lointaine, de la Vie éternelle. Mais je crois percevoir aussi combien cet instinct a été travaillé avec détermination dans chaque petit effort du quotidien, dans chaque acte de foi et d’amour ‘‘banal’’, pour être prêt au moment voulu. Cela me rappelle que l’héroïsme se bâtit de longue haleine par chaque petit engagement. » <br /> En revanche, je me trouve en désaccord avec l’interprétation de l’attitude de la martyre sur l’échafaud : « Les mains ligotées, elle ignore totalement cet homme qui se prépare à l’installer sous la guillotine ». Je suis sûr, au contraire, qu’elle intercède et offre son sacrifice pour sa conversion.
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C
Merci, Marguerite, pour ton hommage qui remet devant nos yeux ces épisodes extraordinaires qu'on s'empresse de faire disparaître de l'histoire officielle! Le "devoir de mémoire" est ici honoré.<br /> <br /> Je suis très particulièrement touchée par la fidélité absolue de ces femmes à leur vie de consacrées: jusqu'au bout, elles disent les offices et prient ensemble, jusqu'au bout, elles puisent dans la vie fraternelle, secours et vaillance, jusqu'au bout, elles respectent leur vœu d'obéissance (l'exemple de Constance est tellement édifiant...).<br /> <br /> Ce qui me frappe le plus dans le tableau de Maillart, c'est leur dignité; nous voyons leurs mains ligotées par les hommes derrière leur dos, mais leurs visages enchâssés pour Jésus dans leur voile sont souverainement libres et paisibles.<br /> <br /> Leur attitude par rapport à la mort est une leçon d'abandon et d'amour; elles y voient une chance plus qu'une peine, une "porte de joie" comme l'écrit si bien Joseph; c'est une leçon saisissante!
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M
Merci Joseph pour ton commentaire!
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J
Merci Marguerite pour cet hommage rendu aux glorieux martyrs de notre Patrie ! J’admire le courage de ces religieuses, leur désir du Ciel, leur amour fraternel jusqu’au bout. Je suis très touchée par la joie surnaturelle qui habite ces religieuses, car elles meurent pour la Foi : « Ah, mes sœurs, quel bonheur ! Nous mourons pour la foi ! ». C’est tout à fait bouleversant. « Elles marchèrent vers la mort en chantant. » : quel témoignage cela a du être pour la foule, pour leurs bourreaux !, et pour nous contemporains. Je trouve édifiant dans le récit du le 17 juillet 1794 à Compiègne, la force de la prière des religieuses qui accomplissent leur devoir de femmes de Dieu, jusqu’au bout, avec pour conséquence : « ce qui fit taire les cris de haine ». <br /> Je trouve que le peintre a su rendre quelque chose de la dimension lumineuse et glorieuse de ce mystère du martyr pourtant grave et horrible, grâce à la présence des anges. J’ai particulièrement aimé l’élan de l’ange aux palmes qui s’empressent de recevoir la nouvelle martyre. Merci pour l’attitude de crainte et de compassion du second ange que tu commentes. Je trouve beau aussi que le ciel gris et mouvementé s’entrouvre pour y laisser entrevoir un ciel bleu. <br /> Je suis particulièrement touchée de voir ces religieuses très proches les unes des autres. Elles attendent leur tour, mais en le regardant, et en lien avec les témoignages que tu rapportes, je me suis dit que c’était peut-être une attente active, heureuse de mourir pour leur Foi. En relisant le titre de ton article, j’ai trouvé très beau de penser à leur encouragement fraternel pour tenir bon dans leur foi, soutenues les unes par les autres. C’est ce qui me touche le plus dans tout ça. Comme Joseph, je trouve magnifique et ne sais quoi dire devant le témoignage de la jeune religieuse, sœur Constance. Merci Joseph pour ton beau commentaire.
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L
Merci Marguerite pour ce partage suscitant tant d’admiration ! Ce qui me frappe surtout dans les témoignages que tu rapportes c’est l’exaltation de ce jour du martyr : « ce jour est le plus beau de notre vie ! » ; « Aujourd’hui, c’est à vous que nous devons tout, car vous nous engendrez pour le Ciel » ; « une autre distribua des dragées ». On pourrait croire qu’il s’agit là du jour de leur Baptême !<br /> Sur le tableau de Maillart, je trouve très belles les huit sœurs regroupées autour de celle qui supplie pour leur libération. Elles forment un corps, et sans doute se soutiennent mutuellement. Je trouve les visages sereins et beaux. En particulier celui que l’on voit presque de face, légèrement incliné vers le sol. L’attitude des trois plus jeunes me touche également. Il me semble y lire une attitude d’humilité : sans angoisse, elles se laissent conduire.<br /> Merci d’avoir donné en particulier le témoignage de sœur Constance. Cette manière de vivre l’obéissance jusqu’à demander le droit de mourir est extraordinaire !
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F
Merci pour la joie de faire mémoire, par ce tableau et par les propos que tu rapportes, de ces héros de la foi : quel courage ! Personnellement, je me sens tout petit, comme Joseph, devant la solidité de cet amour pour Dieu, au nom de qui ces religieuses sont condamnées à mort. Pas question de Le renier ou de renier leur engagement envers Lui, la mort est même préférable à cela. Comme c’est édifiant ! Je suis particulièrement touché par ce que tu rapportes de cette carmélite qui brandit son crucifix en s’écriant : « voilà nos seules armes ! » Tout est dit… Je trouve magnifique dans ce tableau comment est souligné le double aspect personnel et communautaire du don généreux de sa vie jusqu’à la mort : le groupe du bas, si uni, les unes écoutant l’exhortation des autres, est comme le socle indispensable à chacune pour marcher seule vers sa mort, vers la rencontre avec le Bon Dieu, puisque face à la mort, nous sommes tous seuls. C’est ainsi que je comprends le regard de la religieuse qui gravit les premières marches menant à la guillotine : forte de la vision de ses chères sœurs, et à travers elles de l’amour concret de Dieu pour elle-même, elle peut braver la haine et la folie des hommes.
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J
Comment ne pas se sentir démuni de mots et tout petit devant ce témoignage extraordinaire – mais bien réel, malgré l’oubli bien volontaire dans lequel il est plongé – de courage, de force d’âme, de ces martyrs de la foi, de ces femmes à la droiture inébranlable. Entre autres, l’exemple de la jeune sœur Constance laisse sans voix. Ce qui me touche en particulier, c’est de bien voir que la réaction surnaturelle de ces femmes ne peut pas être feinte, forcée, exagérée ; dans de telles circonstances (horribles et scandaleuses), il me semble qu’il ne peut rester que l’instinct. Et voilà qui est bouleversant : leur naturel instinct de vie s’est fait instinct pour la Vie, au point de vraiment voir la mort comme une porte de joie, comme cette entrée au Ciel ! Avec leur exemple, je trouve pulvérisée l’image éthérée, lointaine, de la Vie éternelle. Mais je crois percevoir aussi combien cet instinct a été travaillé avec détermination dans chaque petit effort du quotidien, dans chaque acte de foi et d’amour « banal », pour être prêt au moment voulu. Cela me rappelle que l’héroïsme se bâtit de longue haleine par chaque petit engagement. Un détail du tableau me touche en particulier. J’espère ne pas faire de comparaison déplacée, mais ce regroupement des sœurs m’a fait penser au cercle formé par les équipes de football à la fin d’un match à fort enjeu, à ce moment ultime où toutes les énergies doivent se réunir et se rappeler le but commun, pour l’emporter finalement, en suivant la harangue de l’entraîneur. J’aime à voir cette figure dans la Mère qui exhorte ses filles, tendant le cou pour bien entendre les dernières consignes afin de remporter la Victoire. Merci pour le rappel de ce que nous devons à de telles âmes.
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