La musique aimée de Benoît XVI

Publié le

Publié dans Musique, Danse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Merci pour ce bel article en forme d’hommage au serviteur de Dieu Benoît XVI. Cette parabole des vierges sages et folles est si évocatrice ; magnifique en est son interprétation par Bach, très bien servie par cet ensemble remarquable. J’ai particulièrement aimé les parties instrumentales, particulièrement les hautbois baroques. J’ai trouvé intéressante ta lecture de la partition soprane. <br /> Néanmoins, ce qui me touche le plus se trouve dans les citations. D’abord, le maître-mot si inspirant de Bach : « Au Dieu Très-Haut pour l’honorer, aux autres pour les instruire ». Puis, l’appréciation de Benoît XVI, qui exprime si bien ce que je ressens concernant le Bach compositeur : « un architecte guidé par un tenace esprit de géométrie, un symbole d’ordre et de sagesse ». Enfin, et par-dessus tout, ces simples mots : « une foi aussi forte est vraie ». Puisse notre foi susciter une telle réflexion chez les autres…
Répondre
C
Merci Frantz de nous inviter, par ton article, à nous laisser conduire, et par Bach et par Benoît XVI, au cœur de cette parabole des vierges sages et des verges folles; c'est la musique , dans sa beauté, qui nous fait pressentir et espérer cette venue du Fiancé, ces possibles Noces!<br /> Bach et Benoît XVI se ressemblent par ce mélange si subtil, et presque paradoxal, d'extrême sensibilité, et de recherche de la rationalité ; rien ici n'est laissé au hasard dans l'architecture du morceau, et, pourtant, tout est traversé par un souffle, celui dont il est dit qu'"on ne sait ni d'où il vient ni où il va" (Évangile selon St Jean; 3; 8). Je suis vraiment très touchée par le rapprochement entre ces deux exceptionnelles figures spirituelles.<br /> Merci de nous livrer ton interprétation sur la voix soprane et de nous inviter à être attentifs: c'est vrai qu'au cœur des appels au réveil, aux préparatifs, à la hâte, elle tranche par sa mélodie, "sans s'agiter, sans s'inquiéter". Merci pour les commentaires de chacun qui aident à mieux écouter, à mieux comprendre.<br /> Je retiens, enfin, cette phrase de Benoît XVI sur la beauté" qui exprime de façon irrésistible la présence de la vérité de Dieu’’ et le commentaire de Jeanne qui nous invite à faire de notre cœur un instrument dont les cordes vibrent pour Dieu, le Compositeur par excellence.
Répondre
M
Merci Frantz pour la découverte de cette cantate et pour la grâce de découvrir, comme ton titre l’indique, une « musique aimée de Benoît XVI ». Merci aussi pour ses mots que tu rapportes, ceux-ci m’ont particulièrement frappée : « de même que la beauté qui exprime de façon irrésistible la présence de la vérité de Dieu », quelle belle mission alors de se mettre au service de la beauté, et quelle grâce d’avoir accès à tant de véritables œuvres, comme celle-ci, qui révèlent quelque chose de Dieu. Puis cette phrase : «‘‘Soli Deo gloria’’. Cette phrase apparaît comme un refrain dans les manuscrits de Bach et constitue un élément central pour comprendre la musique du grand compositeur allemand » et « Sur la couverture du Petit Livre d’Orgue, on peut lire ces deux lignes : ‘‘Au Dieu Très-Haut pour l’honorer, aux autres pour les instruire’’». Le désir premier de Bach d’honorer et de servir Dieu est tellement beau ! Et puis cette phrase aussi a retenu mon attention : « ainsi la pure rationalité devient musique au sens le plus élevé et le plus pur, beauté éclatante ».<br /> Concernant l’écoute j’ai eu effectivement du mal à bien distinguer les différentes voix. Merci pour toute ton interprétation personnelle concernant la voix soprane. Ce que j’ai le plus aimé est l’élan dans la phrase « Sierufen uns mit hellemMunde » et le « Alleluja ! ».<br /> Merci Joseph de parler du « rythme des instruments qui évoque la marche ».
Répondre
L
Merci Frantz pour la découverte de cette cantate et pour les citations de Benoît XVI que tu rapportes. Je me laisse toucher par son émerveillement devant « la beauté qui exprime de façon irrésistible la présence de la vérité de Dieu ». Je suis interpellée et trouve très beau ce qu’il exprime sur l’architecture musicale : « comme si l’on cherchait à reproduire cette harmonie parfaite que Dieu a imprimée à sa Création ».<br /> Merci aussi de rapporter cette phrase de Bach qui résume tout, superbement : « Au Dieu Très-Haut pour l’honorer, aux autres pour les instruire ».<br /> Je te remercie beaucoup pour ce que tu exprimes au sujet de la voix soprane. Je n’y avais pas prêté attention lors de ma première écoute de la cantate, et pourtant, sa voix est si belle. Je trouve qu’elle souligne les autres justement par sa discrétion, parce qu’elle est continue, posée, tel « un aigle planant immobile sur des courants ascendants ». Il se dégage de cette mélodie une grande sérénité je trouve, une grande beauté !
Répondre
J
Merci Frantz pour ce bel article ! Qu’elles sont belles les paroles de Benoît XVI. Je suis particulièrement touchée par celles-ci : « vibrer les cordes de notre cœur ». Je trouve très belle cette image des cordes, car c’est comme si notre cœur, notre vie entière, était un instrument qui aurait pour tâche de jouer pour le Compositeur par excellence qu’est Dieu. Les versets du Psaume 46e (verset 7 et 8) m’est revenu en ce sens: « Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez ! Car Dieu est le roi de la terre : que vos musiques l'annoncent ! ». Je me suis dit que les mots « vos musiques » pourraient peut-être être un synonyme de : « vos vies ». Mais c’est une interprétation. Je trouve que la cause de la création musicale de Bach (« Au Dieu Très-Haut pour l’honorer, aux autres pour les instruire ») et en particulier une de ses conséquences (« reflet de Dieu »), sont magnifiques ! Je prends alors un peu plus conscience combien la musique sacrée peut en quelque sorte « incarner » le commandement d’aimer Dieu et son prochain que Jésus rappelle dans l’Évangile. Je suis touchée d’apprendre à connaître un peu plus ce compositeur à travers ce que tu cites (Cette citation latine ne serait-elle pas sa devise ?) : « ‘‘Soli Deo gloria’’. Cette phrase apparaît comme un refrain dans les manuscrits de Bach et constitue un élément central pour comprendre la musique du grand compositeur allemand. ».<br /> J’ai beaucoup aimé écouter cet extrait de la Cantate présentée, en particulier la répétition foisonnante de l’« Alléluia », et comment la Cantate se termine par l’accompagnement instrumental alors que la dernière phrase vient d’être chantée (« Vous devez aller à sa rencontre. ». Ça m’a donné l’impression que le compositeur nous donne un peu d’apercevoir les vierges sages et l’Époux s’éloigner doucement, car elles sont allées à sa rencontre. Les paroles laissent place à la discrétion et au silence pour se retirer…<br /> Merci pour l’interprétation que tu donnes. Je te rejoins complètement : « la soprane ne chante qu’une seule fois chaque phrase, en de longs traits étirés, aériens, comme un aigle planant immobile sur des courants ascendants. ». Cette voix m’a également ramenée à quelque chose de solide qui, parce qu’elle a su durer, est devenue une fondation durable et sûre. Je repense alors à ces deux mots assemblés par un autre : « Être et demeurer » qui forment et concentrent le si bel et désirable état. <br /> Merci Joseph pour ton beau commentaire avec l’expression de ton émerveillement, spécialement pour ceci : « J’ai été aussi spécialement touché d’apercevoir, à ma mesure, quelque chose de la communion de grandeur d’âme entre Bach et Benoît XVI, dans cette alliance de noblesse et d’esprit d’enfance, de subtilité et de simplicité, de liberté et d’ordre. ».
Répondre
J
Merci profondément pour la découverte émue et émerveillée de cette cantate de Bach ; pour cette immersion dans sa musique sublime, qui ouvre le cœur au Ciel, avec une grande gratitude. J’ai été aussi spécialement touché d’apercevoir, à ma mesure, quelque chose de la communion de grandeur d’âme entre Bach et Benoît XVI, dans cette alliance de noblesse et d’esprit d’enfance, de subtilité et de simplicité, de liberté et d’ordre. Je trouve saisissant ce rythme des instruments qui évoque la marche, cette marche vers l’Époux de ce si beau passage de l’Évangile ; ce rythme à la fois grave, solennel, et rempli d’espérance ; ce rythme aussi traversé par les « appels » de la soprane. J’ai beaucoup aimé ce que tu écris à ce propos : « la soprane ne chante qu’une seule fois chaque phrase, en de longs traits étirés, aériens, comme un aigle planant immobile sur des courants ascendants. » Je retiens également, dans toute cette harmonie extraordinaire, trois passages en particulier : la montée poignante à partir de 3’09, le magnifique déploiement de l’alléluia, tellement délicat et limpide, et le merveilleux dialogue du hautbois et des violons à partir de 7’20.<br /> Alors oui, pour tant de beauté et de vérité, il n’y a qu’à rendre un hommage filial et plein d’action de grâce, pour ces grands serviteurs de « la gloire de Dieu ». Il me semble que cette cantate donne à goûter quelque chose de la vocation ultime de l’homme, seule capable de combler son cœur, et pour l’éternité : la louange de son grand Dieu, Beauté, Bonté, Vérité.
Répondre