Ballade pour la paix

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F
Merci Jean pour ce que tu écris sur la diversité des tons bleus, suggérant le « Royaume bleu, parce que Royaume de Notre-Dame » ! Ces simples mots me donnent beaucoup de joie ! Et merci particulièrement pour la prière que tu fais à la fin de ton commentaire !
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J
Merci Jean pour avoir relevé tous ces tons de bleus, car grâce à ton commentaire j’ai pu mieux les apprécier en retournant voir l’enluminure, et merci pour cette phrase : « suggérant probablement la nostalgie du Royaume des lys ; du Royaume bleu, parce que Royaume de Notre-Dame. ».
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J
Merci pour cet article !<br /> Tout d’abord, je veux dire que je trouve l’enluminure remarquable. Qu’ils sont beaux et évocateurs, ces divers tons de bleus : du firmament, des flots, toits et mêmes murailles ; des caparaçons et du manteau du prince ; suggérant probablement la nostalgie du Royaume des lys ; du Royaume bleu, parce que Royaume de Notre-Dame.<br /> Quant à la ballade, cette exhortation chevaleresque, sacerdotale et poétique, à la prière, me touche beaucoup. Pour moi, le plus beau passage, in extenso, est la première strophe tournée vers l’Église triomphante. Tout y est : le Sang de Notre-Seigneur, la Reine des Cieux, la cour des saints et saintes. Au contraire de Lagarde et Michard, j’y trouve absolument « un souffle puissant » : le souffle de l’Esprit.<br /> Puisse la Regina Pacis, telle que nous l’apprésente sa vêture selon Bevilacqua, nous donner de savoir accueillir cette vraie paix. Celle qui « ne se rencontre, parfois, que de l’autre côté d’un champ de bataille ».
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C
Merci Joseph pour toute cette méditation illustrée sur le don de la Paix et la place qu'y tient la Vierge Marie, Reine de la Paix. <br /> Merci pour la supplique du cœur si simple et humble de Charles d'Orléans: je suis très touchée de voir que ses 25 ans de captivité, loin de sa patrie, chez l'ennemi, non seulement ne produisent en lui ni oubli ni désespérance, mais, au contraire augmentent son amour pour la France, pour chacun de ses habitants qu'il exhorte à prier. Il trouve en prison la liberté intérieure de prier et d'écrire: c'est un extraordinaire témoignage que l'on trouve au long des siècles: les œuvres de captivité sont souvent d'une rare densité, d'une exceptionnelle vigueur, comme si l'enfermement ouvrait un accès aux profondeurs de l'âme.<br /> L'opposition entre "la guerre qui tout dévoie" et "le vrai trésor de joie" est très frappante, mais la victoire est à la paix par la répétition du refrain qui, strophe après strophe, lui fait gagner du terrain dans ce combat de la prière. J'aime cette délicate montée en puissance dont la poésie a le secret ici, par la vertu de la construction des strophes et de la musique d'un refrain.
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M
Merci Joseph pour le partage avec nous de ce beau poème de Charles d’Orléans, pour cette enluminure et le tableau de Notre-Dame. J’ai bien aimé la ville de Londres représentée sur l’enluminure, il me semble qu’on la reconnait bien. Ce qui me frappe le plus dans le poème de Charles d’Orléans c’est son appel fait à tous à prier pour la paix. D’abord il demande à la Sainte Vierge Marie d’intercéder mais ensuite il invite et exhorte tout le monde à prier, saints et saintes, prélats, gens de sainte vie, religieux, princes, rois, ducs, contes, barons, gentilshommes, peuple, marchands. Tous sont importants, tous peuvent et doivent prier pour demander ce « vrai trésor de joie » (c’est un beau refrain !). Ensuite j’ai particulièrement aimé ces vers : « De prières ne vous veuillez lasser », « Priez si fort que briefment Dieu vous oie, », ainsi que l’envoi tourné vers Dieu Tout Puissant. Merci aussi pour la contemplation de cette belle robe de la Reine de la Paix. (Les attitudes de l’Enfant et de sa mère sont tellement belles !)
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L
Merci Joseph pour la découverte de ce poème/prière médiéval. L’ancienneté de l’œuvre et sa traduction en rendent la lecture plus exigeante, et j’ai trouvé cela beau de devoir y revenir plusieurs fois afin d’en goûter davantage la profondeur. Ce qui me frappe c’est la foi de l’auteur : la certitude que seule la prière peut apporter paix et réconfort dans l’épreuve : « Faites prier », « Priez si fort que briefment Dieu vous oie », « Priez vers lui que brief en tout pourvoie, /En lui seul est de tous maux amender » ; et qu’elle devient la seule occupation qui vaille : « Car par guerre faut que l’étude cesse » ! <br /> Merci pour le tableau de Giovanni Ambrogio Bevilacqua dont la symbolique du vêtement de Notre-Dame est si belle !
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F
Merci pour la joie de découvrir cette très belle figure française que je trouve admirable : poète, chevalier œuvrant pour la paix, je suis frappé par la ténacité de cet homme qui n’a pas baissé les bras dans sa captivité, mais a combattu avec les armes qui étaient les siennes et qui restaient à sa disposition. À commencer par la prière, qui est l’arme la plus efficace ! Le souci pour la France, qui traverse le poème partagé, est édifiant, car à la fois très incarné (l’appel à la prière adressé aux religieux, princes et tout le peuple ; la souffrance pour les malheurs du pays, comme « Moutiers détruits sans qu’on les redresse », ou « méchants gens surmontent gentillesse), et à la fois empreint d’un profond regard de foi, avec notamment le refrain qui me touche beaucoup : « Priez pour paix, le vrai trésor de joie ». Il me semble que si Charles d’Orléans écrit cela, c’est qu’il a goûté à la joie de la véritable paix, celle acquise par Dieu lui-même et non par des hommes (« En lui seul est de tous maux amender »), qu’il veut que cette paix soit vécue par tout le peuple de France, et c’est pourquoi il appelle à la prière, sans laquelle la paix ne peut s’obtenir. Merci aussi pour le beau tableau avec la robe de la Vierge Marie ornée de ce mot « PAX », qui renvoie à la première strophe du poème, si belle !
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J
Ce fut une joie de lire ces quelques lignes sur une belle figure de l’Histoire de France. J’ai bien apprécié regarder l’enluminure avec les différents plans. J’ai notamment aimé comment l’eau qui passe sous le pont est représentée à l’arrière-plan ; les trois drapeaux flottants surplombés d’une couronne au sommet des tours ; ou encore la perspective du régiment de soldats à gauche qui sort par la porte du château. Je me demande si la scène du milieu où roi est avec un soldat fait allusion à un évènement en particulier ? Merci pour la présentation du poème de Charles d’Orléans à travers tes mots : « une poésie qui est prière ». C’est beau de contempler la Vierge Marie à travers ces titres : « Reine des cieux, et du monde maîtresse ». Je suis touchée par l’insistance du poète qui exhortent par ses vers à supplier et à crier vers Dieu : « Priez si fort que briefment Dieu vous oie ». En lisant dans la troisième strophe les rangs de noblesse nommés, je me suis dit que ce qui est demandé pour répondre à cet appel c’est d’avoir un cœur noble, et (dans la strophe suivante) qui a besoin de Dieu comme dans ce vers : « Priez, peuple qui souffrez tyrannie ». « C’est la fleur d’une civilisation raffinée qui a trouvé en Charles d’Orléans son digne interprète » : quelle belle mission a reçu Charles d’Orléans ! Merci pour le détail de ce tableau. En le contemplant j’ai pensé que comme Dieu couvre du manteau de la justice (« Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice » Livre d’Isaïe, chapitre 61, verset 10), la Vierge Marie couvre peut-être du manteau de la Paix ceux qui le lui demandent.
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