« Allégorie des vanités du monde »

Publié le

Publié dans Dessin et peinture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Merci Frantz pour le partage avec nous de ce tableau, pour ce que tu relèves, et pour le passage de l’évangile selon saint Luc. Il y a une chose que tu n’as pas citée qui me semble être représentée par cette sorte de bassine en cuivre et dans laquelle je crois apercevoir deux fioles, c’est celui de la vanité dans la science.<br /> Merci de préciser ce qui est écrit sur ce sarcophage qui est très évocateur : « le sacrifice de la vanité », et qui fait penser à l’idole que peuvent être pour l’homme toutes ces « richesses ». Merci aussi pour le rappel de cette parole du Pape François.<br /> Merci Jean pour ce que tu écris concernant l’inscription.
Répondre
F
Merci Joseph pour ce que tu dis sur les vanités plus cachées. Et merci Jean pour ta réflexion sur le mot incomplet : j'adhère totalement à ta supposition !
Répondre
J
Merci pour la découverte de ce tableau très bien réalisé, au service d’une leçon si capitale (au sens propre du terme). <br /> Merci aussi pour les commentaires : Christine quant au « fatras » et au questionnement suscité ; et Joseph, sur les vanités plus cachées.<br /> En ce qui concerne l’inscription, j’ai immédiatement pensé pour ma part à Vanitati Satanae, car c’est bien ce dernier qui veut distraire l’homme de l’essentiel. Je me suis dit ensuite qu’il était possible que le mot ne soit pas complet, ce que je trouve étrange, pour suggérer que le Mauvais se dissimule derrière toutes ces vanités et qu’il faut être perspicace pour le discerner. Mais ce n’est qu’une supposition.
Répondre
J
Je trouve que d’un point de vue technique la tiare avec toutes ses broderies dorées ainsi que le buste de femme qui est le plus à droite dans le tableau sont particulièrement bien représentés. Merci c’est intéressant de regarder des tableaux allégoriques. Les grandes statues à l’arrière-plan semblent être des fantômes disparaissant un peu plus l’un après l’autre. En les regardant je me suis dit que ces statues sont peut-être un vague souvenir en lien avec ce que tu commentes : « Et celui qui les a amassées, où est-il ? Il n’y a plus personne. ».<br /> La citation du Pape François me remet à l’esprit ce verset du Psaume (48e, verset 18) : « Aux enfers il n’emporte rien, sa gloire ne descend pas avec lui ». Il me semble que le drap qui repose sur la rambarde souligne l’impression de mise en lumière de tout ce néant caché en apparence, mais bien produit par la vanité.
Répondre
J
Merci pour la découverte de ce tableau qui illustre bien le côté complètement dérisoire des « vanités du monde ». Je suis spécialement frappé par le parallèle entre le turban et le crâne à ses côtés, et interpellé par ces lauriers frais, qui, comme les objets rutilants, semble encore appuyer le caractère tout à fait éphémère de leur propriétaire, qui vieillit aussitôt, laissant ces bibelots sans aucune utilité, et que personne ne regarde. Mais je me dis aussi que ce tableau ne rend pas complètement la subtilité de vanités plus cachées, qui n’ont pas forcément de signe apparent…
Répondre
L
Merci Frantz de me faire découvrir cette œuvre. Ce que je trouve très frappant, c’est à quel point ces objets semblent morts. Cela pourrait paraitre évident puisqu’aucun objet n’a de vie en soi, mais là c’est particulièrement incisif : ils sont tous entassés, parfaitement inutiles. Plus aucun d’entre eux ne remplit sa fonction. (Hormis peut être le tombeau !) Même l’or de ces objets n’arrive plus à accomplir son office : le tableau est si terne… Ce qui est sûr, c’est que cela ne donne pas envie d’amasser ! Comme aussi l’avertissement (on ne peut plus clair !) de Dieu qui traite cet homme de « fou ».
Répondre
C
Merci, Frantz, pour cette allégorie de Pieter Boel (peintre que tu me fais découvrir).<br /> L'allégorie, comme la parabole de Jésus que tu rapportes, nous permet de quitter l'abstraction et de nous laisser interpeller concrètement par les travers qui sont les nôtres et qui, mis en lumière dans un tableau ou un scénario nous saisissent et nous poussent à la conversion, beaucoup plus qu'une idée vague.<br /> Le mot qui m'est venu en découvrant ce tableau est le mot fatras: un encombrement sans ordre où tout est amassé de façon confuse...ma vie n'est-elle pas bien trop souvent surchargée, encombrée? mes activités sont-elles ordonnées à la vie éternelle?( l'art ,évoqué dans le tableau, bien sûr,peut et doit l'être...).<br /> Merci pour ton article qui suscite en moi ce questionnement si nécessaire.
Répondre