Osmondes royales et compagnes

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J
Merci pour ce partage. J’ai aimé la poésie de tes mots : « alors que leur rouille ouvragée commence à denteler les grilles entrouvertes de l’automne ». Elle répond à celle de la très belle image de Bobin, ainsi qu’à celle de toutes ces métaphores : « crosses en tête de violon, frondes, réglisses des bois, rue des murailles (le nom que je préfère), fougères aigle, langue de cerf, patte de lièvre, nid d’oiseaux ».<br /> Par ailleurs, j’ai été impressionné par le nombre d’espèces, et par la taille des plus hautes ; je trouve également fascinante la fossilisation qui permet de découvrir tant de choses... sans parler de la reproduction des plantes (« sores » et « sporanges ») dont je ne sais pour ainsi dire rien…<br /> Enfin, je rejoins bien sûr Jeanne quant au parfum des fougères, évocateur pour moi de joies cabanières !
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J
Merci pour ce partage rempli de poésie et très intéressant, notamment avec la découverte de tous ces noms variés. Merci pour la photographie de la belle « crosse de violon », et ce que tu remarques sur les motifs de dentelle et de frise des fougères, dont j’aime particulièrement le vert resplendissant. Je rejoins Jeanne sur la joie du parfum des fougères, incroyablement évocateur... J’aime aussi à penser au lien particulier entre les fougères et les arbres, puisqu’elles sont bien souvent comme le tapis de leurs « aînés ».
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M
Merci Christine de partager avec nous de manière très poétique ton émerveillement, notamment pour tes mots : « Alors que leur rouille ouvragée commence à denteler les grilles entrouvertes de l’automne ». Je suis impressionnée par tes « étonnantes découvertes », et ravie par cette réalité : « elle est l’une des plantes les plus anciennes de notre Terre ». Merci pour ta belle description de leur évolution au long des saisons, je tacherai de faire plus attention au déroulement de leurs crosses en tête de violon. J’aime beaucoup les noms qui les désignent que tu partages avec nous : « osmondes royales », « réglisses des bois », « fougères des bergères », « langue de cerf ».
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C
Merci beaucoup, Frantz, pour le rapprochement avec le Livre, dans l'Apocalypse.<br /> Merci beaucoup, Jeanne, d'évoquer l'odeur délicieuse des fougères.
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J
Merci Christine pour tes mots que j’apprécie à chaque fois lire dans l’expression de ton émerveillement. J’ai aimé ce que tu écris : « Alors que leur rouille ouvragée commence à denteler les grilles entrouvertes de l’automne » ; « le déroulement de leurs crosses en tête de violon ». Merci pour les noms rapportés des variétés de fougères. Avec l’émerveillement que reçoivent les yeux, j’ajoute la joie qu’offre l’odeur des fougères coupées ou séchées par le soleil. D’autres sauront trouver bien mieux que moi des mots plus beaux et appropriés pour décrire cette joie olfactive et le souvenir à laquelle elle nous ramène... Comme toi, je suis touchée devant la finesse et la fragilité que revêtent certaines plantes en hiver (je pense aussi aux fleurs d’hortensias ou encore au physalis) pour laisser entrevoir toutes les veines de leur feuille ou de leur fleur. Je ne sais pas si sais juste, mais j’associe un peu le port des fougères à une forme de noblesse. Ce que j’aime également dans cette plante c’est que nous ne la trouvons jamais seule. Elle pousse avec d’autres, et ainsi groupées, elles offrent un plus beau bouquet.
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L
Merci Christine pour ton regard émerveillé sur la Création. J’ai beaucoup aimé ta phrase introductive pleine de poésie : « Alors que leur rouille ouvragée commence à denteler les grilles entrouvertes de l’automne ». Merci pour les trois belles photos que tu as choisies. Peut-être est-ce simplement parce c’est la période, mais je crois que ma préférence va à cette couleur rousse des feuilles d’automne qui m’a plusieurs fois ravie ces derniers temps. Merci pour ce que tu nous apprends par tes recherches. L’existence de fossiles aussi vieux m’a impressionnée !
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F
Merci Christine pour cette contemplation si poétique autour des « osmondes royales et compagnes » ! Déjà, les noms que tu rapportes sont vraiment très beaux et si évocateurs. J’ai particulièrement aimé « queue de dragon » et « osmondes royales ». Le nombre d’espèces différentes vient pulvériser l’idée selon laquelle l’homme connaîtrait bien la Création : j’ai lu récemment des chiffres aussi ahurissant pour le nombre d’espèces de coléoptères (plus 350 000 !). Tenter d’imaginer la diversité de toutes les créatures donne le vertige… J’aime ce que tu écris là : « leur fanaison souvent rousse, en automne, ouvragent délicatement prés et bois, avant que givres et neiges ne les métamorphosent, l’hiver venu, en dentelles d’une étonnante finesse. » Je n’avais jamais pensée que la tête des violons doive sa forme aux fougères, mais maintenant que tu le dis, cela m’apparaît évident !<br /> Merci pour la belle phrase de Christian Bobin, qui m’a évoqué le Livre dont il est question dans l’Apocalypse de saint Jean : « un livre en forme de rouleau, écrit au-dedans et à l’extérieur, scellé de sept sceaux » (chapitre 5, verset 1), Livre que seul l’Agneau de Dieu, Jésus-Christ, peut ouvrir. En regardant la première photo que tu as mises, je pense à cette ouverture du Livre comme le déroulement, le dévoilement d’un mystère caché aux yeux du monde mais révélé à ceux qui y désirent le connaître et l’accueillir.
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