"Toute petite, une patelle"

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J
Je suis content de découvrir le vrai nom de ce coquillage, c’est tout de même plus élégant que « chapeau chinois », même si l’image est parlante.<br /> Les planches sont très harmonieuses, réalisées avec beaucoup d’adresse, et la métaphore du poème est touchante, merci ! Je suis d’accord avec Joseph quant à ce qu’il écrit sur le regard poétique qui s’inspire « des autres créatures pour découvrir la profonde vocation de l’homme. » Et, oui, « le grand défi n’est pas tant d’être fort, résistant, mais d’être attaché, accroché au Fort, au Résistant ».
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M
Merci beaucoup Christine pour ce poème du « barde breton Yann-Ber Kalloc’h » (comme l’avait nommé Jean dans l’article que tu cites) dont le thème me touche beaucoup : être toute petite « toute petite, une patelle », « et la pauvre patelle mince », et dans les flots en furie du monde qui nous entoure « et tout autour, de la mer en fureur », « déchaînées et sans pitié / les vagues immenses déferlaient », s’attacher solidement au Roc qu’est Dieu ! « un rocher solide sur sa base ».<br /> Merci pour les tableaux de Mathurin Méheut que je ne connaissais pas. Ce qui me frappe c’est que dans les deux premiers tableaux beaucoup de coquillages ressemblent à des fleurs je trouve. Mais j’ai plus de difficultés à rentrer dans leur poésie.<br /> Merci Joseph pour ton beau commentaire sur le « flanc ».
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F
Merci Christine pour la joie de retrouver Yann Ber Calloc’h, et pour ce poème que je trouve très touchant, dans la volonté qu’il traduit d’être attaché à Dieu aussi obstinément qu’une patelle à son rocher. Cela me renvoie immédiatement à cette parole de Jésus : « Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. » (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 7, versets 24 et 25). Merci aussi, Joseph, pour ce que tu dis sur le flanc. Je trouve très touchantes les planches de Mathurin Méheut, car elles témoignent d’un regard attentif aux petits êtres et à leur diversité, leur harmonie entre elles, que ce soit dans leurs couleurs ou leurs formes.
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L
Merci Christine pour ce poème dont le sens est magnifique ! Je trouve cette réalité tellement extraordinaire : cette petite chose, presque insignifiante, qui s’accroche si fermement et qui demeure là coûte que coûte. C’est extraordinaire, et l’on a envie de devenir cette petite chose, ce petit rien, au rôle du figurant (c’est ce qui me frappe sur les planches de Mathurin Méheu) qui cherche presque à se faire oublier sur son rocher.<br /> J’aimerais pouvoir dire aussi avec Yann Ber Calloc'h : « il n’y a rien de plus vrai : / Comme la patelle à la roche / Mon cœur vous est attaché ! »
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J
Merci pour la découverte du nom de ce petit coquillage, la patelle, déjà très poétique, et pour la joie de retrouver le poète Yann-Ber Kalloc’h et de découvrir ce très beau poème. Je suis touché de voir encore le regard poétique savoir s’inspirer des autres créatures pour découvrir (dans les deux sens du terme) la profonde vocation de l’homme. Et je trouve très inspirante cette petite image de la patelle, qui montre bien que le grand défi, ce n’est pas tant d’être fort, résistant, mais d’être attaché, accroché au Fort, au Résistant qu’est ce Rocher. Je suis touché par ce cœur simple et mystique, et s’il y a une vraie identité bretonne, je me dis qu’elle est portée par de telles âmes. Ce qui me frappe et me touche le plus, c’est cette double mention du « flanc », qui m’évoque bien sûr le Côté ouvert de Jésus sur la Croix, d’autant plus que j’ai lu que les patelles se nourrissent des micro substances qui sont sur le rocher...
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J
Merci Christine. Je trouve intéressant la manière dont ce peintre à rendu les différents plans sur un aussi petit espace. J’ai apprécié reconnaître les moules entres autres, et regarder les oursins du tableau de gauche avec les coups de pinceaux et les couleurs choisies. Quant aux anémones du tableau de droite, j’aime bien le mouvement de l’eau dans les fils. Je suis reconnaissante pour l’image poétique de la patelle accrochée au rocher qu’est Dieu avec spécialement les deux dernières strophes du poète : « La patelle sait s’accrocher : Du rocher qui la porte au flanc, Rien ne pourra la séparer... Eh bien ! il n’y a rien de plus vrai : Comme la patelle à la roche Mon coeur vous est attaché ! ». Je trouve que ce petit coquillage est touchant, car il n’est esthétiquement pas très beau, mais l’air de rien il témoigne d’une fermeté. J’aime regarder Dieu comme le Rocher que ce vers rappelle : « Un rocher solide sur sa base ».
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