« Requiescat »

Publié le

Publié dans Dessin et peinture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Merci Jean pour ce que tu écris sur l'amour du chien qui "demeure par-delà la mort".
Répondre
M
Merci Jeanne de partager avec nous ce très beau tableau. Le gisant est extraordinaire, avec cette armure si belle, les reflets de lumière, la cotte de mailles, la belle épée et la couronne de laurier. J’aime beaucoup le tissu avec toutes les nuances de bleu et les motifs. Et le Saint-Hubert, ses couleurs sont tellement bien rendues, son regard, son poitrail, ses oreilles, son cou surtout je trouve est très beau. Sa posture noble. On trouve tellement d’amour et de respect pour son maître dans ce que dégage ce chien, dans son regard. C’est très beau aussi cette tête tout près de la main du chevalier. Et en même temps cette scène serre le cœur…<br /> Merci Christine pour ton commentaire.
Répondre
J
Merci Jean pour la profondeur partagée avec nous de ton commentaire et ce que écris : "ce type d’amour demeure par-delà la mort."
Répondre
L
Merci Jean pour ton commentaire qui me permet de beaucoup mieux comprendre la posture du chien, et pour l’amour dont tu parles.
Répondre
L
Merci Jeanne pour la découverte de ce tableau et de cet artiste. J’aime énormément la tête de ce Saint-Hubert, le regard franc, le museau droit, noble. J’aime aussi les couleurs de son faciès et ses longues oreilles. La posture de sa tête montre qu’il est absolument immobile, pourtant quand je regarde son corps tout tendu sur ses pattes avant, il me semble qu’il est presque sur le point de tomber (peut être pour suivre son maître). Je me demande comment il fait pour tenir ainsi sans bouger.<br /> Merci pour ce que tu écris sur cette scène « d’« à-Dieu » silencieux ». C’est très beau je trouve.
Répondre
J
Merci Jean pour la correction apportée pour bien comprendre la position du chien, qui est en effet - après coup ! - tout à fait reconnaissable.
Répondre
J
Merci pour le partage de ce très beau et émouvant tableau. <br /> Je ne vois pas l’attitude de soulever la main, et encore moins celle du « toujours prêt ». Ce qui m’apparaît évident, pour l’avoir souvent expérimenté, c’est que ce grand chien s’appuie de tout son poids (il n’est que d’observer l’angle du corps et la position des pattes, pas du tout assise) sur la couche de son maître, comme il le faisait certainement, de son vivant, contre lui. <br /> Je me permets, en outre, de marquer ma différence avec ce qu’écrit Frantz sur les chiens endeuillés « un peu » orphelins (je ne pense pas qu’ils ne le soient qu’un peu) et sur le « qu’il a aimé » : ce type d’amour demeure par-delà la mort. Dans ce sens, j’ai été touché moi aussi par les feuilles de laurier tombées au sol : ce qui reste, ce n’est pas la gloire humaine, c’est l’amour reçu et donné. <br /> Merci, Christine, pour ce que tu exprimes de très beau : « en une faction presque liturgique, exerçant ainsi une fonction sacrée que bien des hommes ont oubliée ». <br /> Et parfois, c’est le pauvre maître qui veille son chien.
Répondre
F
Merci pour la joie de découvrir ce tableau (et ce peintre !) qui me touche beaucoup. Par cette scène que l’on comprend toute silencieuse, on est saisi par la vertu de fidélité que le chien porte si haut, souvent bien plus que l’homme. Personnellement, j’éprouve une forme de compassion pour ce chien, pour ces chiens, qui perdent leur maître, et qui restent un peu orphelins, continuant à vivre alors qu’ils sont privés de leur soleil… J’admire et j’envie leur amour pour leur maître, car, on le voit ici, même la mort ne peut le détruire. J’ai trouvé très beau ce que tu soulignes, Jeanne, sur l’impression visuelle que le chien soulève la main du gisant. D’un point de vue technique, je trouve cette œuvre vraiment remarquable : la robe du chien est très bien rendue, son regard est saisissant de profondeur (son œil est peut-être même le centre focal du tableau, à la croisée entre l’horizontalité du défunt et la tension verticale – transcendante ? – du chien), l’armure est magnifique en ses reflets et ses ombres, et ce drapé bleu (un si beau bleu !) coule paisiblement comme la vie et l’amour s’écoule d’un Être à un être. Enfin, je trouve très fort la présence conjointe de l’épée et du laurier, signes, avec l’armure, de la noblesse du maître regretté. Noble, le chien l’est aussi, c’est évident, tout comme celui qu’il a aimé.
Répondre
J
Merci pour la joie de découvrir ce peintre et son tableau que j’ai beaucoup aimé et que je trouve remarquable. La pâleur des mains, la lumière sur l’armure et ce si beau drapé sont impressionnants de réalisme et très évocateurs. Et puis surtout, il y a ce magnifique chien, si digne et noble, le dernier à veiller son maître. Son attitude au « toujours prêt ! » me touche beaucoup et illustre de manière si belle la vertu de fidélité qui lui est propre de manière inégalable. Oui, il semble bien comprendre qu’il lui faut rester là, près de son maître, en ces heures de son « passage », lui qu’il a toujours accompagné sur la route, ce ne serait pas le moment de le quitter ! Son regard qui ne trouve plus celui bien-aimé de son maître est poignant. Je trouve que ce tableau en dit très long sur la grâce du chien, avec simplicité et justesse. Merci Christine pour ton très beau commentaire, spécialement : « une faction presque liturgique, exerçant ainsi une fonction sacrée que bien des hommes ont oubliée... »
Répondre
C
Merci Jeanne pour la découverte de ce tableau très touchant...<br /> Je l'aurais bien intitulé "Fidélité" tant y est dépeinte avec force cette vertu, par-delà la mort.<br /> Mais son titre "Requiescat" m'attire plus loin: c'est le chien qui veille son maître, en une faction presque liturgique, exerçant ainsi une fonction sacrée que bien des hommes ont oubliée...<br /> Son œil a l'éclat de l'armure de son maître, comme si sa veille était un combat; et la lumière d'argent qui se dégage de cet œil comme de cette armure me parle d'une victoire: la mort n'a pas le dernier mot.<br /> C'est ce que me dit aussi le beau drapé bleu fleuri , presque céleste...
Répondre