L'innocence

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci Lucie de partager avec nous ce tableau de Bouguereau que je découvre. <br /> J’aime beaucoup cette simple mais belle robe de la Vierge Marie, son grand voile, et ses beaux yeux baissés. La position de l’Enfant-Jésus est très touchante. J’ai été interpellée par la main droite de Marie, elle me semble crispée, comme si elle voulait retenir quelque chose. La différence avec la main gauche est frappante. <br /> Je trouve belles aussi ces fleurs au sol, la couleur des chardons. Merci pour tout ce que tu écris, je me suis dit en lisant ta conclusion que je voyais la confiance plus comme la cause de l’innocence, que le fruit.<br /> Merci beaucoup Jean pour ton si beau commentaire particulièrement ce que tu écris sur saint Jean-Baptiste étant l’enfant et Jésus l’agneau. Mais aussi la manière dont tu décris la Vierge Marie au début du commentaire et ta remarque sur les mains de l’Ouvrière de Nazareth.
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F
Merci beaucoup, Jean, pour ton commentaire, qui m’a aidé à saisir davantage, et mieux, la beauté de cette œuvre. Merci pour les mots que tu as choisis pour en parler, et peut-être particulièrement pour ceux-ci : « Noblesse de la Reine des reines, que complètent sans s’y opposer, avec tant de justesse spirituelle, les mains usées de l’Ouvrière de Nazareth ». Je suis frappé par l’évidence de ce que tu écris sur saint Jean-Baptiste et l’Agneau (ce qui ne signifie pas que j’y aurais pensé, évidemment). Ce regard de l’Agneau m’apparaît, dès lors, encore plus intense !
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J
Merci Jean ! Je ne vais pas paraphraser, car tout est si beau dans ce que tu écris et me redonne la chance de mieux contempler le tableau avec ce que tu as partagé avec nous de ta contemplation
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J
Merci Jean pour ton commentaire qui donne le désir de mieux contempler. Pour répondre à la question simplement : c'est peut-être bizarre, mais quand il s'agit de la Sainte Vierge, notamment, le réalisme le plus parfait, s'il est possible - et je dis encore que j'admire évidemment la technique ! - me semble encore trop plaquer une vision particulière et limitée, qui prend beaucoup de place du coup. Mais je sais bien que je prêche à un convaincu ! (pour faire un petit clin d’œil au commentaire sur "Le meilleur ami de l'homme". Si je préfère donc en ce domaine les représentations plus naïves ou figuratives, je me dis bien qu'heureusement Bouguereau n'a pas écouté mon esprit étriqué ! Merci pour la belle remarque sur saint Jean-Baptiste et l'Agneau.
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L
Merci Jean pour ton si beau commentaire. Merci d’avoir vu « les mains usées de l’Ouvrière de Nazareth », « la beauté des clairs-obscurs du sous-bois », et surtout d’avoir vu en l’enfant saint Jean-Baptiste ! J’aime cette interprétation et le regard de Jésus-Agneau.
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J
Ah, Bouguereau !<br /> Qu’elle est belle, cette Dame ! de la beauté la plus pure, ce qui veut dire aussi sans apprêt. La chevelure que l’on devine ondoyante, l’oreille gracile, le pied et le nez olympiens, les doux cils, les lèvres parfaites… Je m’arrête ! « Vous êtes sans pareille, ô Mère du Sauveur, vous êtes la merveille des œuvres du Seigneur ! » Noblesse de la Reine des reines, que complètent sans s’y opposer, avec tant de justesse spirituelle, les mains usées de l’Ouvrière de Nazareth… . <br /> Et la beauté des vêtements, dont blancheur et drapé évoquent la majesté du marbre ! Et la beauté des clairs-obscurs du sous-bois !<br /> Beauté, beauté, beauté. Comment cela ne te touche-t-il pas, Joseph ? J’en reste perplexe.<br /> Interprétation peut-être personnelle, je pencherais à dire que ce sublime enfant aux pieds admirables, reposant dans une paix qui semble éternelle, c’est saint Jean-Baptiste… l’agneau représentant Jésus. <br /> C’est d’ailleurs bien cet Agneau seul qui nous fixe, depuis son insondable mystère, insondable et pourtant translucide, comme sa peau enfantine laissant deviner les veines de sang royal, à la lumière de celui qui sait voir.
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C
Merci, Lucie, pour cette allégorie de l'innocence sous les traits de la Vierge Marie, de L'Enfant Jésus et de l'Agneau, les trois ne faisant qu'un, comme si l'innocence résultait de l'unité de ces trois êtres indissociables. C'est cela que j'ai trouvé le plus saisissant, cette nécessité de réunir ces trois dimensions,- pureté de la Vierge Marie, confiance absolue de l'Enfant-Jésus, docilité de l'Agneau-, pour nous parler de l'innocence. Je trouve cela très émouvant.<br /> et cela, dans cette blancheur dont chacun souligne l'éclat exceptionnel...<br /> Merci!
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J
Merci pour la découverte de ce tableau. Bien que ce ne soit pas une manière de représenter la Vierge Marie et l’Enfant Jésus qui me touche, j’admire évidemment la technique, notamment du voile et des mains, et surtout de cette lumière et de cette blancheur. L’attitude de confiance de l’Agneau et de l’agneau est touchante !
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F
Je suis, déjà, admiratif de la qualité technique de cette œuvre de Bouguereau : la finesse des drapés, la beauté des mains, des visages, de l’agneau, et surtout, cette capacité à rendre la blancheur du vêtement de la Vierge Marie. La lumière est si bien maîtrisée, c’est impressionnant ! Ensuite, je suis frappé par la noblesse qui se dégage de cette Belle Dame, certes vêtue simplement, mais dont on comprend immédiatement qu’elle est Reine. Enfin, et surtout, je trouve très forte la présence conjointe de l’Enfant et de l’Agneau, portés d’un même geste par la Vierge. Les deux reposent pareillement, dociles et confiante, entre ses bras, c’est vraiment très beau ! On comprend bien, je trouve, ce titre de « L’innocence » : innocence de l’Enfant et de l’Agneau, parce que portés par l’innocence de la Mère. Et innocence de la Mère, parce que le centre de sa vie, c’est son Enfant, c’est son Agneau innocent. Merci pour la découverte de ce tableau !
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J
Quel talent ! <br /> Que ce thème de l’innocence, avec les modèles par excellence que sont Notre-Dame et Jésus représentés, est beau. C’est beau ces deux mains de la Vierge qui tiennent fermement les trésors portés dans les bras et qui ne veulent pas lâcher. J’ai été étonnée par le visage de l’Enfant Jésus parce que je trouve qu’il a des traits plus âgés que son âge.
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