Entre Vivaldi et Bach, une histoire de musique vivante

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Publié dans Musique, Danse

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J
Intéressante possibilité de comparaison, merci.<br /> Indépendamment d’une question de goût subjectif, et pour autant qu’il soit bien interprété (ce qui est incontestablement le cas, bravo aux instrumentistes !), l’original restera toujours supérieur… parce que les autres n’existeraient pas sans lui. Ceci étant posé, je préfère la version pour pianos à celle pour clavecins, du fait même que l’impression globale en est nettement moins éloignée, comme chacun peut le noter, du fait de la sonorité propre du clavecin (à laquelle je suis généralement peu sensible, mais c’est accessoire). <br /> Sauf que cette version pour pianos n’est pas celle qu’a voulu Bach, et pour cause, cet instrument n’existait pas. Conclusion : l’élève n’a pas dépassé, ni même égalé, le maître. <br /> (Le désirait-il seulement ? Je viens de l’article « Admirable vaillance », qui a provoqué une réflexion sur la vertu d’admiration qui s’applique très bien, me semble-t-il, à celui-ci.)
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M
Merci Frantz, c’est très intéressant de découvrir l’évolution de ce concerto. Ma préférence va à l’original de Vivaldi, il y a une telle puissance de vie, c’est débordant de vie et très réjouissant. J’aime particulièrement ce qui est joué de 6,26’ à 6,38’. Dans la version de Bach avec les clavecins je trouve cela étonnant d’entendre les instruments solistes en retrait, je préfère la version avec les pianos. Merci de souligner ce passage où l’on voit les musiciens se « passer » le trait musical. <br /> Il est beau de penser à l’émerveillement de Bach pour l’œuvre de Vivaldi et à cette fidélité dans l'admiration.
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C
Oui! Hommage à Vivaldi, à Bach, aux interprètes!Et merci, Frantz!<br /> J'ai vraiment aimé comprendre, écouter, comparer. Je trouve très émouvante cette fidélité qui se conjugue avec une créativité magnifique pour que rien ne se fige ; il me semble que la musique est l'art qui recèle ce privilège unique de traverser le temps de façon toujours nouvelle, grâce aux transcriptions et interprétations.<br /> Il m'est venu qu'il en va ainsi de nos vies: chacun joue la partition avec le bagage humain qui lui est propre...<br /> Pour ma part, j'ai préféré la troisième interprétation pour 4 pianos modernes: conversation,réponses, relais, dans la complicité et la vigueur que tu évoques. La virtuosité me confond, m'émerveille.
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J
Merci pour la joie profonde d’entendre de nouveau le déluge d’allégresse et de vie de Vivaldi, comme une ardeur enfantine, qui me laisse émerveillé et ému. J’aime énormément ce quatuor où chaque violon répond à l’autre, comme une unique mélodie entremêlée, dans une harmonie si pure… Je trouve cela vraiment extraordinaire, et servi avec un tel brio ! J’ai moins aimé la transcription de Bach pour clavecins, qui m’a semblé plus « chargée », avec un son comme plus « brouillon », qui ne rend pas la fraîcheur époustouflante de l’œuvre initiale, il me semble. En revanche, j’ai justement vraiment apprécié la retrouver dans sa version pour pianos modernes, où l’on comprend ce que tu dis sur l’inscription dans la fidélité.
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L
Merci Frantz de m’avoir permise d’écouter ces trois versions à la suite et pour la découverte de l’évolution de cette œuvre à travers le temps (étant bien novice dans l’art musical je ne me rendais pas réellement compte de ce que signifiait une transcription et un arrangement. Merci pour cette illustration si belle ! ).<br /> Je suis impressionnée par la nature commune de ces trois œuvres, qui manifeste la si grande fidélité de Bach à Vivaldi. Cela me frappe en particulier dans l’écoute de la première et de la troisième version. J’ai aimé écouter attentivement les clavecins (instruments que je méconnais particulièrement), et je trouve très belle cette discrétion des solistes dont tu parles.
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J
Merci Frantz pour ton article. Je trouve intéressant de comparer l’évolution d’une œuvre, et d’autant plus dans le cas présent parce que l’on sait grâce à par exemple à un article précédemment publié que Bach est un disciple de Vivaldi (cf. par exemple le très bel article « “L’Amen“ de Vivaldi » :<br /> https://data.over-blog-kiwi.com/1/48/89/72/20210211/ob_38c404_l-amen-de-vivaldi.pdf). <br /> Je trouve que c’est intéressant, et ce doit être un exercice enrichissant pour les musiciens, de jouer en conversation à plusieurs violons pour les uns, pianos pour les autres, ou encore clavecins. Je reconnais toutefois que l’œuvre que je préfère des trois présentées est l’œuvre originale de Vivaldi. Je la préfère en particulier pour le timbre des violons encore une fois mis on ne plus à l’honneur. Le soliste du violon (6,17’) est incroyable ! J’aime beaucoup le jeu, et même la vague si je puis dire, de nuances (par exemple vers 6,15’). Encore une fois, l’écoute de Vivaldi provoque la gratitude pour ce vivant et pour la magnifique célébration du Vivant, Dieu, dont il s’est fait l’instrument.
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