Le Sacré-Coeur Protecteur

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Très touchant tableau. Évidemment, l’expression des enfants, mais aussi effectivement l’attitude des parents, en retrait (« ils semblent avoir compris que leurs trois enfants ne sont pas leur propriété »… espèce en voie de disparition ?). <br /> J’aime bien la remarque de Frantz sur le soleil qui n’est pas trop éblouissant, et, comme lui, je penche pour une aurore ! <br /> Sont tout à fait évidentes la référence à l’hostie, de même que la belle idée de tente-refuge, avec l’armature des bras, comme dit Joseph, de Notre-Seigneur.<br /> Ce tableau me paraît être une très forte incitation à être comme ces enfants : ravis d’être à l’abri ! Cette notion de Dieu comme Protecteur est pour moi un pilier de la religion.
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J
Merci à chacun pour ses commentaires, et Marguerite pour ce que tu écris : " Et puis il y a cette auréole, sur laquelle on pourrait s’attendre je trouve à lire le mot « amour » comme indiquant l’unique source qu’est Jésus, son identité. Mais c’est bien comme un appel, un programme de chaque jour, un objectif de vie : aimer."
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C
Merci, Jeanne. Nous avons effectivement déjà pu aborder l’œuvre de Desvallières grâce à Que j'éveille l'Aurore et c'est une joie de renouveler, avec ce peintre, notre contemplation du Cœur de Jésus, thème si cher à son cœur.<br /> J'aime les tons fondus, les visages des enfants comme buvant ce Soleil du Cœur, ce porche du manteau et des bras qui me fait penser aussi à la descente de Croix car il me semble voir dans ce corps penché comme un corps brisé, rompu; et cette lumineuse et douce protection est le fruit de ce don extrême.<br /> C'est extrêmement émouvant de comprendre que la famille-toute famille-peut trouver refuge et communion sous cette voûte d'amour de la Croix.
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M
Merci Jeanne de me permettre de découvrir ce tableau de Georges Desvallières et pour le lien vers celui du Sacré-Cœur que j’aime beaucoup. Ce qui m’a d’abord frappée c’est l’attitude de Jésus avec ce manteau grand ouvert pour abriter ces enfants n’ayant pas souvenir de l’avoir vu comme cela dans d’autres œuvres. Cela m’a tout de suite évoqué la Vierge Marie qui est plus souvent représentée avec un manteau ouvert, refuge pour les petits. <br /> Je trouve beau ce sourire de l’aînée et celui que l’on peut presque deviner sur le visage du nourrisson. L’attitude des parents est très belle, comme tu le soulignes. J’aime aussi le regard de la mère, elle ne semble pas dans sa prière parler à Jésus qui est devant elle, mais sa tête et ses yeux levés plus haut encore, évoquent peut-être un échange avec Dieu le Père. Mais merci Lucie pour ton regard, il me semble alors que c’est bien comme tu le dis la Croix sur laquelle Jésus a donné sa vie pour les Hommes que la mère regarde et contemple.<br /> Le soleil du Cœur de Jésus m’a fait penser comme Joseph à l’Hostie.<br /> Je suis intriguée par toutes ces formes indistinctes au second plan. <br /> Et puis il y a cette auréole, sur laquelle on pourrait s’attendre je trouve à lire le mot « amour » comme indiquant l’unique source qu’est Jésus, son identité. Mais c’est bien comme un appel, un programme de chaque jour, un objectif de vie : aimer.
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F
Merci pour la découverte de ce tableau que je trouve très touchant. Les bras écartés du Christ me font tout de suite penser aux ailes d’un oiseau, et au verset que tu cites, Jeanne. Je suis frappé par la lumière de l’intérieur du manteau, qui m’évoque les couleurs de l’aurore. Le soleil du Sacré-Cœur n’est pourtant pas éblouissant, peut-être justement pour ne pas trop intimider ni éblouir les enfants. À cet égard, j’ai pensé que les parents, manifestement très priants, se tenaient à distance, déjà pour laisser la place aux enfants, et peut-être aussi parce qu’ils perçoivent davantage l’éclat de ce Cœur, éclat qu’ils voient briller (en tout cas la mère) du haut de la croix. J’aime l’attitude des trois enfants : abandon, confiance, joie, piété. Je suis frappé par le seul mot que Jésus adresse à cette famille : « AIMER ». On comprend que si l’on ne se méprend pas sur ce mot, si l’on regarde comment Jésus l’a réalisé : protéger les autres et donner sa vie sur la croix, rien ne manque, et tout est dit dans ce mot.
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J
Je pense aussi particulièrement à ce passage si beau dans la Bible : « Tel un aigle qui éveille sa nichée et plane au-dessus de ses petits, il déploie son envergure, il le prend… » (Livre du Deutéronome, chapitre 32, verset 11).
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J
Merci pour la découverte de ce tableau dont la symbolique est particulièrement belle et touchante, avec la piété, la dévotion et la simplicité que tu relèves. Du point de vue artistique, j’ai été frappé par le choix de représenter les bras de Jésus comme une voûte, ou une arche, un porche de lumière où il fait bon se trouver, près du petit soleil qui m’a fait penser à l’Hostie que l’on reçoit à la communion à la Messe et que l’on peut contempler dans les églises. C’est comme si les bras ouverts du Christ servaient d’armature à son manteau dressé comme une tente, refuge accueillant. En ce sens, je pense au magnifique poème Bonté de Léo Pastór (cf. http://www.qja.fr/2020/10/une-vertu-chaque-jour.html)<br /> Le contraste des couleurs met en évidence, en effet, la chaleur bienfaisante du Cœur de Jésus.
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L
Merci Jeanne pour la découverte de ce tableau de Georges Desvallières et pour ce que tu partages avec nous. J’ai été tout de suite frappée par la position de la tête des deux enfants, surtout de l’aînée, qui ne me semble en rien naturelle. Mais son sourire efface tout questionnement et donne une vive aspiration à demeurer nous aussi sous le manteau, place qui semble si désirable ! Il me semble voir le nourrisson sourire dans son sommeil. Comme toi, je retiens l’attitude très humble et belle des deux parents. J’aime en particulier celle de la mère. J’ai aimé penser qu’elle regardait le haut de la Croix dont nous ne verrions nous-mêmes que le bas, et distinguer à ces pieds quelques roses. Le fond de la toile m’a également intrigué. J’y reconnais des poissons et de la vignes (qui sont des symboles fréquents dans le catholicisme) qui peut-être représenteraient d’autres croyants, pour signifier la présence de l’église.
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