L'éclat des coquelicots

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F
Merci, Jean, pour ces mots si forts : "Et l’être humain, s’il accepte de grand cœur sa propre fragilité, peut s’unir ainsi à ce choix et, ce faisant, se divinise."
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L
Merci Jean pour ton commentaire et ta réponse sur la réalité que Dieu choisi d'être frêle, avec cet appel à s'unir à son choix en acceptant "de grand cœur sa propre fragilité".
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M
Merci Jean pour ce que tu exprimes sur la possibilité de l'homme d'être divinisé en acceptant de grand coeur sa propre fragilité.
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J
Merci pour tes belles images poétiques : « braises légères et fragiles qu’une brise tiède vient, tour à tour, ranimer ou consumer » ; « lave de joie ». J’ai été aussi touché, bien sûr, de relire cette si émouvante méditation de C. Bobin. <br /> Merci Lucie pour ton observation et le sens que tu en tires : « Je suis toujours frappée par la fragilité que semble manifester la finesse des pétales du coquelicot, comme s’ils étaient prêts, toujours, à être froissés, déchirés. En ce sens, j’aime ce vers qui me présente la réalité inverse : ‘‘Comme le coquelicot déchire l’étoffe trop riche des blés’’. Peut-être que c’est justement parce qu’il semble si fragile que le coquelicot peut ainsi se frayer un chemin et ‘‘déchirer l’étoffe’’ des blés. »<br /> Concernant ta difficulté, voici :<br /> Dieu est frêle (rien à « comprendre », le réel à accepter : l’Enfant-Jésus, l’hostie…). Mais sa toute-puissance est sauve, et même exhaussée : il l’est par choix magnanime d’amour. Et l’être humain, s’il accepte de grand coeur sa propre fragilité, peut s’unir ainsi à ce choix et, ce faisant, se divinise.
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M
Merci Christine pour ce partage poétique. J’aime énormément apercevoir les coquelicots dans les champs, ce rouge est magnifique, on le voit bien sur la jolie photo que tu as mises. <br /> Ce que j’aime bien dans le tableau de Claude Monet c’est voir ces femmes avec leur enfant tracer « un chemin de contrebandier » dans ce champ.<br /> Merci pour cette belle phrase : « les coquelicots flamboient, braises légères et fragiles qu’une brise tiède vient, tour à tour, ranimer ou consumer ». Merci aussi pour les vers de Bobin, j’ai particulièrement aimé ceux-ci : « leur consentement aux grâces mouvantes du vent et des lumières. », « Je ne laisserai personne éteindre en moi la petite lampe rouge de la confiance ».<br /> Et merci pour tout ce que tu exprimes sur le lien avec le Sacré-Cœur de Jésus et son Sang Précieux.
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J
Merci pour ce beau partage poétique découvert dans le mois de juillet dédié au Sang de Jésus pour les catholiques. En ce sens, j’ai été touché de relire ces belles lignes de Bobin : « Tu es l’attaquant par grâce, l’incroyable insurrection du rouge de l’esprit dans notre cœur éteint. », et plus encore par ta longue métaphore poétique relevée par Lucie. En effet, je suis touché par l’image poétique du coquelicot qui symbolise de manière très belle la réalité du sang, dans sa force vivifiante et aussi sa faiblesse, puisqu’il rappelle la blessure et la mort, comme une forme de combat. J’ai aimé en ce sens les mots de Bobin : « Tu es contagieux comme le feu des coquelicots traçant un chemin de contrebandier dans le sommeil doré des blés ».<br /> J’aime aussi cette grande leçon de confiance donnée par la nature :<br /> « Il suffirait d’avoir la patience et la paix blonde des grands champs de blé, <br /> leur consentement aux grâces mouvantes du vent et des lumières.<br /> Et que nos cœurs chaque jour s’ouvrent à la fraîcheur et à l’éclat des coquelicots. »<br /> Merci aussi de souligner encore la qualité particulière de gratuité des coquelicots, une gratuité qui ne peut être accaparée, sous peine de mort immédiate; leçon de gratitude emplie de crainte et de délicatesse... Cela me parle aussi du sens du sacré : on ne peut mettre la main dessus, ce serait comme une profanation mortelle. Je pense ainsi à l'Amour de Dieu qui se fait "frêle" en effet dans l'Enfant Jésus, et aussi dans son Sang offert à la Messe, qui peut être bu par des humains !<br /> Enfin, ce qui me touche le plus est cette phrase, remplie de foi en la victoire du Christ aux coquelicots : « Tu brûles le linge, brodé à nos initiales, de notre trépas. »
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F
Merci pour ton regard poétique sur cette belle fleur qu’est le coquelicot. J’apprécie beaucoup le tableau de Claude Monet que tu partages, avec ces traînées rouges qui inondent la masse diffuse des hautes herbes, dans laquelle sont plongés les promeneurs. Je trouve aussi vraiment belle et évocatrice ton expression « lave de joie ». Merci pour le poème de Bobin, dont j’ai aimé le contraste entre l’impression fragile, « frêle », que peut donner la présence de Dieu, que « les hommes veulent arracher de la terre », et son action qu’on ne peut empêcher : « Tu es l’attaquant par grâce, l’incroyable insurrection du rouge de l’esprit / dans notre cœur éteint. » Et en même temps, ce que soulève Jeanne est en effet très interpelant : ces belles fleurs qui venaient sans que l’homme ne les plante, sont à présent peu à peu supprimés par les engrais chimiques. Si on continue le parallèle avec la présence de Dieu, sans doute peut-on dire que la volonté de consommer toujours plus, bien au-delà de nos besoins et sans respect pour la Création, rend l’homme incapable d’accueillir Dieu dans sa vie…
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L
Merci Christine pour ton article dont j’apprécie en particulier ta propre poésie empruntant tour à tour les images du sang, de la braise, du ruisseau et de la lave. Merci pour ces images. Je suis toujours frappée par la fragilité que semble manifester la finesse des pétales du coquelicot, comme s’ils étaient prêts, toujours, à être froissés, déchirés. En ce sens, j’aime ce vers de Christian Bobin qui me présente la réalité inverse : « Comme le coquelicot déchire l’étoffe trop riche des blés ». Peut-être que c’est justement parce qu’il semble si fragile que le coquelicot peut ainsi se frayer un chemin et « déchirer l’étoffe » des blés.<br /> J’aime aussi ces vers : « Je veux bien souffrir mais je ne veux pas désespérer. Je ne laisserai personne éteindre en moi la petite lampe rouge de la confiance. ». J’ai par contre plus de difficulté à comprendre l’idée que Dieu soit « frêle ». Même si les hommes pensent parfois avoir un pouvoir sur Lui, c’est bien le contraire... !
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J
Merci Christine pour la belle photographie de coquelicots. J’aime beaucoup cette fleur des champs pour sa couleur, mais plus encore pour la fragilité extrême de ses pétales et son cœur noir qui forment à eux deux un ensemble harmonieux je trouve. J’apprécie revoir ici les bourgeons floraux qui se tiennent penchés tandis que la fleur de coquelicot ouverte est bien dressée. Ca devient presque rare maintenant de voir des coquelicots dans les champs avec tous les traitements qui y sont déversés. Merci pour tes mots que j’ai aimé lire : « Juin prépare ses blés ; les transperçant de loin en loin, ou en liserés de sang, les coquelicots flamboient, braises légères et fragiles ». Merci pour le poème de Bobin partagé avec nous. J’ai aimé ces vers même si je ne suis pas capable de commenter : « J’ai un travail ruisselant à faire avec toi. » ; sur les blés : « leur consentement aux grâces mouvantes du vent et des lumières. » ; la détermination du poète : « Je veux bien souffrir mais je ne veux pas désespérer. Je ne laisserai personne éteindre en moi la petite lampe rouge de la confiance. » ; « Tu es l’attaquant par grâce, l’incroyable insurrection du rouge de l’esprit dans notre cœur éteint. »
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