La vénération de la Croix

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci Frantz pour la découverte de ce tableau, je n’ai moi-même pas souvenir d’avoir contemplé un tableau présentant la Croix glorieuse. C’est beau de voir cette foule autour de la Croix du Christ, et tous ces anges auprès de Marie. J’aime cette scène au fond que l’on aperçoit du couronnement de la Vierge Marie, elle qui plus que quiconque a vécu la communion avec son Fils crucifié, et ce n’est qu’en regardant de plus près que j’ai distingué à droite de Dieu le Père, le Seigneur Jésus vêtu de draps rouge et bleu. Ne couronnent-ils pas tous deux la Vierge ? J’aime apercevoir son beau manteau bleu, et aussi les petits angelots juste derrière qui semblent vouloir se cacher dessous.<br /> Sous cette scène tu parles des Apôtres, et il me semble distinguer justement les « quatre vivants » (qui représentent les quatre animaux ailés qui tirent le char de la vision d’Ezechiel (dans le livre d’Ezechiel chapitre 1, versets 1 à 14), puis repris dans le livre de l’Apocalypse de saint Jean (chapitre 4, versets 7 et 8) et qui seront interprétés comme l’emblème des quatre Evangélistes). Ne vois t’on pas la tête du lion prise sous le bras d’un des hommes assis qui serait alors saint Marc ? Un bœuf près de l’homme assis à droite donc saint Luc ? Un peu au dessus une forme foncée près d’un homme, l’aigle près de saint Jean ? Et puis à droite de saint Marc, saint Matthieu avec un enfant près de lui ?<br /> J’aime le chevalier à droite derrière Jonas en sa posture noble qui contemple le haut de la Croix. Je trouve beaux les vêtements de sainte Marie Madeleine et sainte Catherine me fait penser à sainte Jeanne d’Arc (mais béatifiée et canonisée qu’au XXème siècle). Et puis derrière la Croix dans le petit groupe au fond on distingue le voile de sainte Véronique (tissus qu’elle a posé sur le visage de Jésus lors de son chemin de Croix vers le Calvaire et sur lequel il est resté imprimé), mais il semble plutôt tenu par un ange j’ai l’impression.<br /> J’aime l’attitude de saisissement de l’homme qui serait saint François d’Assise.<br /> Merci pour ce que tu exprimes sur la Croix glorieuse, et pour la citation magnifique du pape François, « Pacifiée avec le Sang de Jésus, c’est une Croix avec la force de la victoire du Christ qui vainc le mal, qui nous libère du Malin. »<br /> Merci Lucie pour ce que tu écris sur la Croix et la lumière.<br /> Merci Joseph pour ton beau commentaire.
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J
La réalisation est en effet impressionnante lorsque l’on considère la taille.<br /> Ce que je préfère personnellement, outre la Croix glorieuse, est le haut du tableau, avec le couronnement de la Vierge Marie, le cortège et l’orchestre des anges, avec l’orgue notamment.<br /> Je suis touché comme Jeanne par la révérente stupeur du Poverello, et par l’union de ces deux femmes. Mais quelle est celle qui tient le pied de la Croix, si ce n’est pas Marie-Madeleine ? J’ai aimé aussi le voile de Véronique (à ne pas confondre avec le Saint-Suaire).<br /> Les mots du pape François se passent de commentaires.<br /> Merci pour la découverte de cette œuvre sur un mystère qui m’est très cher. Simplicité si lumineuse de ce « poteau indicateur », comme dit Joseph : dans la Croix glorieuse, victorieuse, tout est dit…
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J
Merci pour la découverte de cette œuvre minutieuse, aux belles couleurs. J’ai aimé la manière dont était sobrement suggérée la présence de Dieu Trinité, dans ce halo de lumière. J’ai vraiment eu l’impression que l’artiste présentait comme une sorte de « file d’attente », ou plutôt le « cortège triomphal » de la Croix (cf. Bible, Lettre de saint Paul aux Colossiens, chapitre 2, verset 15). Et cela m’a touché de voir deux choses : premièrement, que ce cortège soit ouvert par la Vierge Marie, qui semble entraîner après Elle toute la foule des amis de Dieu. Deuxièmement, même si je sais que c’est la règle d’une simple perspective, j’ai aimé voir comme évoquée la « voie étroite » dont parle l’Évangile (évangile selon saint Matthieu, chapitre 7, verset 14), avec ce rapetissement des personnages jusqu’à la source de la lumière. Et je trouve très beau que la Croix soit le poteau indicateur de ce chemin des humbles, balisé ici par sa branche horizontale. Je trouve également réjouissante la manière dont est illustré l’ « entretien » des saints entre eux, cette amitié de la communion des saints dont parle Jeanne. En ce sens, je retiens particulièrement la représentation de sainte Catherine et sainte Marie-Madeleine. J’ai aimé aussi l’ange et son orgue, debout, sans doute « passionné » par ce qui se passe, et s’en donnant à cœur joie ! Enfin, je rends grâce pour les mots si forts et profonds de saint Maxime le Confesseur, sur l’appât de la Croix. C’est vraiment le retournement complet de la logique du Mal.
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C
Merci Frantz de nous donner à contempler la Croix Glorieuse.<br /> La première chose qui me vient à l'esprit devant ce tableau est la si belle devise des chartreux: « Stat Crux, dum volvitur Orbis », « La Croix demeure tandis que le monde tourne ». La profusion de personnes qui entourent la Croix contraste avec la simplicité de la grande silhouette claire qui fait se rejoindre le Ciel et la terre...<br /> Nous sommes comme devant un panorama de l'histoire du Salut depuis Adam et Eve, mais un panorama non statique, empli de gestes, de paroles, de musique, d'émotions. Les cœurs se soulèvent quand ils reconnaissent dans la Croix le signe du plus haut amour, de la plus grande victoire.<br /> Merci pour les détails déjà élucidés, je n'ai pas réussi à identifier d'autres personnages (j'attends les prochains commentaires!).<br /> Merci pour le texte du Pape François et ce qu'il explique sur la morsure du serpent en particulier; cela m'éclaire beaucoup.<br /> Le venin du démon est à tout jamais neutralisé par la Croix: la vénération de la Croix Glorieuse permet de rejeter les tentations , de traverser les épreuves, d'affronter la mort. Christ est vainqueur!
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J
Merci Frantz d’avoir partagé avec nous ce tableau que j’ai aimé prendre le temps de contempler avec les nombreux détails et scènes qui y sont représentés. J’en ai été d’autant plus impressionnée en découvrant les dimensions de l’œuvre et d’apprendre qu’elle est une peinture sur cuivre. Merci pour l’impression festive et lumineuse que tu relèves dans ton commentaire. J’aime la présence des anges au pied de la Croix qui tiennent certains objets présents lors de la Passion. J’ai reconnu un marteau, une échelle, le voile de sainte Véronique portant à présent la marque de la Sainte Face de Jésus. Je trouve belle l’impression de foule rendue au dernier plan du tableau avec toutes ces créatures célestes qui jouent la symphonie céleste. J’aime la scène du couronnement de la Vierge avec les petits anges (qui, s’ils ne tiennent pas le manteau de Notre Dame, ont l’air de vouloir se cacher dessous), ainsi que le chemin de clarté qui s’écoule du couronnement dans lequel des anges cheminent. Je trouve très beau le fait que la Croix soit très haute ce qui souligne la dimension intégrale de la Croix : elle s’élève au-dessus de la vision humaine pour sauver toute chose. Ce qui me touche le plus dans ce tableau est la représentation des deux saintes femmes que tu suggères être sainte Marie-Madeleine et sainte Catherine. L’union des âmes dans l’amour de Jésus même à travers les âges, la Communion des saints, est absolument magnifique et si enthousiasmant ! Je suis aussi touchée par l’attitude de saint François d’Assise dont tout l’être avec ses mains sur son cœur et sa bouche ouverte, est complètement choqué, stupéfait devant la Croix glorieuse. Merci pour les paroles du Saint Père rapportées. Je suis émerveillée par la compréhension de la Croix du Pape François et de saint Maxime de Confesseur avec ces réalités extraordinaires qui laisse bouche bée : « appât de la Croix », la Chair de Jésus devient un antidote contre le Mal. Merci Lucie pour ce que tu écris sur la valeur de la Croix : « Le pied de la Croix est enraciné dans ce qui est humain et terrestre, et le haut, mêlé à l’allégresse des anges, est continuité du rayonnement Trinitaire. »
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L
Merci Frantz pour la découverte de cette œuvre. En lisant cet extrait de Wikipedia et en m’arrêtant sur la taille de cette huile sur cuivre, j’ai été stupéfaite par la prouesse technique ! En voyant l’œuvre avant sa description j’avais imaginé qu’il s’agissait d’une toile de très grande taille, or c’est exactement l’inverse ! J’ai été très impressionnée par autant de précision sur une pièce de cuivre plutôt petite. C’est un travail extraordinaire de minutie ! Je suis impressionnée en particulier par la beauté des drapés et des tissus de chacun des personnages du premier plan, la transparence de l’une des dentelles et la beauté des étoffes tissées de fils dorés.<br /> J’ai aimé aussi prendre du recul pour contempler d’œuvre d’un seul regard. Comme elle est de petite taille, j’imagine que l’artiste a voulu qu’elle puisse être vue ainsi. Il me semble que cela met encore davantage en valeur la Croix. Elle en est l’unique centre et les différentes zones, sombres ou de lumières éclatantes, le soulignent. Le pied de la Croix est enraciné dans ce qui est humain et terrestre, et le haut, mêlé à l’allégresse des anges, est continuité du rayonnement Trinitaire. Il me semble qu’on ne saurait trop dire si les deux faisceaux lumineux partent du fond de l’œuvre (où la représentation de la Sainte Trinité m’impressionne : le Père et le Fils, se distinguant d’une manière presque diffuse dans la clarté de la lumière de l’Esprit-Saint), ou bien de la Croix elle-même. Il m’a semblé en tout cas que la Croix diffractait cette lumière, et notamment sur Adam et Eve. Ce que je trouve très beau !<br /> J’ai aimé aussi l’impression de profondeur, rendue par les nuages et la taille des divers personnages. La Croix traverse ainsi les strates entre la terre et le Ciel. Et il me semble que sur la portion de terre qui nous apparait demeurent les signes de la Passion : marteau, escabeau et Saint Suaire (tissu sur le quel le visage de Jésus a été imprimé lorsque sainte Véronique l’a essuyé au moment de la Passion ; et que je crois reconnaître entre les mains d’un ange).
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