Petits êtres passionnés

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci pour la belle découverte de ce « peintre de l’enfance et des gens humbles » (titre bien enviable) ! J’ai beaucoup aimé ses tableaux, mais aussi ton commentaire très agréable et vivant. Tout cela donne le sourire !<br /> Merci Christine pour ce que tu écris : « cette capacité extraordinaire à s’extraire du monde qui les entoure et à être tout entiers absorbés par ce qu’ils voient ou font… ils ont le temps d’observer, de scruter, de s’émerveiller pleinement ; parfois même, pour eux, le temps s’arrête... l’élan se fait tout intérieur, quelque chose les dépasse et les attire ; ils sont aimantés par les trésors offerts à leurs yeux et cette admiration commune les soude ». Cela m’évoque exactement l’enfance spirituelle.<br /> Merci également Joseph, pour ta remarque sur l’admiration et l’imitation. En revanche, un « soldat belge »… ? que nenni ! Français ! Je suis offusqué.
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C
Merci Jeanne pour cet article qui fait remonter beaucoup de souvenirs!<br /> Merci de me faire découvrir Jean Geoffroy que je ne connaissais pas et que je vais avoir envie de découvrir encore davantage; merci pour ces deux tableaux si réalistes.<br /> Ce qui me frappe le plus dans les enfants de ces tableaux et chez les enfants en général, c'est cette capacité extraordinaire à s'extraire du monde qui les entoure et à être tout entiers absorbés par ce qu'ils voient ou font.<br /> Leur rapport au temps est tellement différent de celui des adultes; ils ont le temps d'observer, de scruter, de s'émerveiller pleinement; parfois même, pour eux, le temps s'arrête...<br /> Dans le premier tableau, c'est cette fascination muette et comme figée que je trouve très bien rendue: nul désir de toucher, de s'emparer comme l'on pourrait s'y attendre dans une vision trop simpliste de l'enfance turbulente et possessive : l'élan se fait tout intérieur, quelque chose les dépasse et les attire; ils sont aimantés par les trésors offerts à leurs yeux et cette admiration commune les soude...<br /> Dans le second tableau, c'est l'attention extrême et la concentration qui me touchent: le jeu est une affaire plus que sérieuse! Ici, on y apprendra peut-être à tenir un secret, à ne pas trahir,à être loyal ...<br /> C'est toute une réflexion sur la valeur du jeu chez les enfants qui s'engage ainsi; sur les liens qui s'y nouent, les valeurs qui s'y transmettent, les vertus qui s'y sèment .<br /> Et sur l'importance des "bons" jeux...
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F
Merci Joseph pour le renvoi à ce chant : en effet, le lien est évident entre le courage de l'homme et ses rêves d'enfants !
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M
Merci Jeanne, j’ai aimé découvrir ces deux tableaux. On imagine tellement bien la scène avec ces enfants si expressifs et simples. Leur passion et leur fascination sont extraordinaires et restent pour l’adulte une belle leçon…<br /> Dans le premier tableau j’aime l’attitude de chacun. L’enfant aux mains dans les poches semble prêt à rester des heures dans sa contemplation. Le plus jeune est très touchant, on l’imagine bien sur la pointe des pieds pour voir au mieux tous ces trésors sur la table. L’aîné semble perdu dans ces pensées, peut-être est-il parti en pensée dans une histoire de conquêtes et de batailles. Et le dernier est complètement hypnotisé. J’aime leurs vêtements.<br /> Dans le second tableau c’est l’air tellement concentré de cet enfant qui reçoit les instructions, son petit ventre en avant, son air innocent et son fusil à l’épaule, au garde-à-vous, qui me plaisent.<br /> Merci pour ce moment plaisant.<br /> Merci Joseph pour le lien vers le chant Le soldat belge que j'ai aimé réentendre.
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J
Merci pour la découverte de ces deux tableaux très réjouissants et remarquablement évocateurs ! Ils déclenchent immédiatement de grands souvenirs… J’aime particulièrement le petit garçon à l’épée de bois dans le premier tableau. Le flou des objets vers lesquels il cherche à se hisser suggère pour moi les belles vertus cachées derrière eux : sens du devoir, dévouement, cause à servir… En ce sens, j’aime à penser aux ‘‘absents’’ de ces tableaux, bien présents pourtant en leurs ‘‘disciples’’ ! Je suis touché en effet par ces figures masculines qui ont su être des exemples, à un certain degré, pour ces garçons. Je trouve qu’est esquissée de manière très émouvante l’idée d’imitation. On peut rétorquer que la guerre est une bien triste chose, mais évidemment, ce qui attire ces petits-d’hommes, c’est bien le combat passionnant, le courage et la générosité de leurs aînés !<br /> J’aime beaucoup le grand sérieux des deux enfants du second tableau. Ils vivent à fond l’instant présent, rien ne saurait les détourner de leur haute tâche ! Pour moi, c’est évident, ils se transmettent ici le mot de passe ! Et ces deux là sont prédestinés à chanter un jour le Chant du soldat belge ! (cf. https://www.youtube.com/watch?v=4MyVdyt77_w). Merci pour ce bon moment de simplicité et de fraîcheur, dans ce que l’enfance a de meilleur.
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F
Ces tableaux sont formidables, je trouve ! Ils traduisent si bien les grandes aspirations qu’on peut porter enfant, et qui se traduisent par les regards admiratifs posés sur les hauts faits d’adultes qu’évoquent les jouets (particulièrement le premier tableau), et par les jeux improvisés par lesquels on associe petits risques et grand sérieux (c’est ce que je vois sur la seconde peinture). Oui, pour ce qui est de la détermination et de l’enthousiasme, tout est déjà là, peut-être même beaucoup plus que chez bien des adultes. C’est beau. Je trouve que ces deux scènes interpellent sur ce que nous, adultes, nous avons fait de notre cœur d’enfant, à l’âge où il n’avait pas peur de défier parfois le monde entier… C’est en tout cas ce que je reçois pour moi. Certes, les rêves d’enfants sont ensuite éprouvés par le réel, mais est-ce une fatalité d’arrêter de s’émerveiller ou de vouloir combattre ? Je suis sûr que non.
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L
Merci Jeanne, j’ai beaucoup aimé découvrir ces tableaux. La simplicité et l’innocence de ce qu’ils représentent transmettent une belle joie je trouve (et pourtant, la guerre, par les armes, est omniprésente).<br /> Les épées, de confection si simple, sont portées avec une grande fierté. J’aime l’attitude de ce petit garçon, sur le premier tableau, qui la tient fermement dans la main. Les expressions de visages des deux aînés sont si bien réussies ! On a envie de se laisser captiver avec eux par ce qu’ils admirent. Pour moi la scène est entièrement silencieuse ; les souffles coupés. J’aime moi aussi le rendu un peu flouté de la technique choisie par l’artiste. <br /> Sur le second tableau, la concentration du plus jeune qui reçoit la consigne est attendrissante, les yeux levés vers le ciel, la tête un peu baissée, très attentif. A leurs chapeaux, j’ai pensé reconnaître les deux aînés de l’œuvre précédente, quelques années auparavant, déjà complices.
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